Si vous êtes dépressif, émotif, angoissé, le dernier livre d’Alain Finkielkraut n’est pas pour vous.
L’Identité malheureuse est un constat sans concession sur 200 pages, l’inventaire brillant d’un « mal français » dont l’auteur ne doute pas qu’il soit incurable. À mesure que l’on avance dans les chapitres, on attend que s’ouvre une fenêtre, un vasistas, une meurtrière, n’importe quel pertuis pourvu qu’il laisse passer, comme dirait George Orwell, « un peu d’air frais ».
Ce soulagement ne nous sera pas accordé. Il faut plonger dans ce texte avec ses bouteilles. D’oxygène si possible, de bordeaux faute de mieux. Moyennant quoi, on aura la force de rapporter de ces ténèbres quelques objets précieux.

Le plus remarquable, qui constitue le cœur du livre et reprend la magistrale conférence prononcée par l’auteur à l’École polytechnique en 2011, consiste en une lumineuse réflexion sur l’histoire philosophique de l’identité française. Finkielkraut montre qu’elle s’est développée sur deux racines qui poussent dans des directions opposées.

*Photo : L’esquive.

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