Philippe Muray, Tchernobyl, Marie-Antoinette, Philippe Caubère : notre numéro de décembre est en vente.


Au secours, il revient ! Philippe Muray a disparu en 2006 mais son Journal vit encore, entretenant à intervalles réguliers la ferveur de ses lecteurs. La troisième partie du Journal (1989-1991) sort cet hiver aux Belles Lettres.

Muray dans l’actualité

Qui mieux qu’Elisabeth Lévy pour le présenter ? « Tout l’intérêt de ce volume est précisément qu’il couvre une période charnière. Il a déjà fourbi les armes qui constitueront les motifs lancinants de son œuvre future. Et pour qui a vraiment lu Le xixe siècle et Postérité, son entreprise de dynamitage est déjà une évidence. Cependant, tel un marrane, il déjeune et devise le jour avec ceux qu’il exècre la nuit, furieux contre eux et contre lui du besoin qu’il a encore d’eux. C’est Dr Philippe et Mr Muray. » Sûr de son génie, l’écrivain conjugue le style célinien et l’ambition balzacienne pour déclarer la guerre à son temps. Ainsi commence le combat de Muray contre le reste du monde.

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Son confrère Jacques Drillon nous offre une critique magistrale du journal intime murayen. Muray se hisse au niveau de Kafka et des Goncourt. Avec intelligence et orgueil, l’écrivain fait exploser son époque. Des petits marquis de l’édition aux femmes, personne n’en sort indemne.

Enfin, j’ai rencontré son éditeur aux Belles Lettres Michel Desgranges pour lui tirer le portrait. Aujourd’hui romancier retiré à la campagne au milieu des livres, cet érudit dézingue à tout va et se souvient avec émotion de leurs années communes.

Des gilets jaunes à Tchernobyl

Rayon actualités, en sus des chroniques de Basile de Koch et Alain Finkielkraut, vous trouverez une fine exégèse de la (vaine) parole macronienne signée Bérénice Levet. Rattrapé par le réel, le président dresse des constats lucides sur l’état de notre société. Mais ses beaux discours sur l’islamisme ou le malaise des gilets jaunes ne se transforment jamais en actes. Quant au politologue Jérôme-Sainte-Marie, dans son essai Bloc contre bloc, il identifie un conflit de classes entre un bloc élitaire pro-Macron et un bloc populaire incarné par Marine Le Pen. Pour 2022, rien n’est joué !

Bertrand Alliot nous emmène en Ukraine pour un reportage irradiant. Trente-trois ans après l’explosion nucléaire, Tchernobyl exploite la manne du tourisme. Dans cette cité fantôme, les voyageurs découvrent des animaux sauvages et une activité industrielle insoupçonnée.

Marie-Antoinette retourne à la Conciergerie

Puisque la culture ne devrait pas s’étaler comme de la confiture, faisons profil bas. Pour filer la métaphore, passons en cuisine nous intéresser au commerce des sexes avec Emmanuel Tresmontant. Au siècle dernier, tous les grands chefs étaient des hommes tandis que les femmes se cantonnaient à une cuisine de ménagère. Depuis la vague féministe post-mai 68, la situation s’est inversée : aux femmes les grandes tables, aux hommes les fourneaux familiaux. Notre fine bouche a mené l’enquête.

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Au centre de Paris, Marie-Antoinette est l’objet d’une passionnante exposition à la Conciergerie. Le destin atroce de cette reine martyrisée par l’histoire de France est présenté à travers les nombreuses métamorphoses de son personnage et leurs représentations. Visite guidée avec Patrick Mandon.

Enfin, l’Œdipe roi des planches Philippe Caubère raconte ses souvenirs sur scène. Sous la double tutelle de sa mère disparue et d’Ariane Mnouchkine, il met un point (presque) final à sa thérapie théâtrale. En cette période de frimas, sortez couverts un Causeur à la main !

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