Comme chaque mois, Alain Finkielkraut retrouve la journaliste Elisabeth Lévy dans l’Esprit de l’escalier, l’émission culte diffusée sur REACnROLL, la webtélé des mécontemporains (5€ par mois).


Nous vous invitons à lire un extrait de leur échange, où l’académicien révèle pourquoi il n’a étonnamment pas signé la tribune de l’Express en faveur de la jeune Mila, aux côtés d’Elisabeth Badinter, Elisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard ou Jean-Pierre Le Goff…

Verbatim

Elisabeth Lévy. Depuis le 20 janvier, cette jeune fille est menacée de mort, déscolarisée et insultée après avoir déclaré dans une vidéo « votre religion c’est de la merde, le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul », vidéo qui répondait à une première salve d’insultes comme « sale Française », salve lancée par un internaute qui avait été éconduit. Depuis, Mila et sa famille ont été placées en protection policière. En quelques jours le camp qui déclarait « je suis Charlie » en 2015 est devenu « je suis Mila ». Il y a dans ce camp une exception notable, vous !

Alain Finkiekraut. À partir du moment où l’on veut diviser le monde en deux camps, oui je suis une exception notable. Je n’ai pas signé le texte publié dans l’Express et je ne dirai jamais « je suis Mila ». Je soutiens Mila, à fond, sans hésitation, face à la violence dont elle est l’objet, mais ce n’est pas lui rendre service de dire « je suis Mila ». On peut constater la défection d’une partie ou de l’essentiel de la gauche. Il y a la gauche culturelle, Télérama qui évidement ne fait rien, comme les Inrockuptibles. Mediapart, au lieu d’une investigation sur Mila, a fait une longue enquête (!!) sur les errements sexistes, homophobes et LGBTphobes commis dans l’émission «le Masque et la Plume »…

Un scandale s’ajoute à l’autre, le scandale de cette violence, très révélatrice du climat qui règne dans les quartiers. Elle est sous protection policière, le ministère de l’éducation a du mal à trouver un nouvel établissement scolaire où elle sera en sécurité car elle ne peut revenir dans le sien, elle aurait été lapidée par les autres élèves, c’est d’une gravité extrême…

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