Les 10 et 17 décembre prochains, notre mouvement va désigner son futur président pour cinq ans. Alors que la victoire nous tendait les bras, pour la première fois depuis 1965, nous avons été absents du second tour de l’élection présidentielle. Plutôt que de rejeter la responsabilité de notre échec sur le seul candidat, nous devons procéder à un examen de conscience commun de notre double erreur.

Oui, nous avons sous-estimé les mutations profondes de la société française et la soif de nos concitoyens de voir émerger des visages nouveaux. Oui, notre mouvement a été réduit à l’état de machine arbitrant les querelles de personnes. Nous avons cessé de réfléchir, de débattre et de trancher, nous préoccupant des seules élections que nous avons finalement perdues, rongés de l’intérieur.

Refonder la droite

C’est pourquoi nous devons faire absolument de cette élection interne des Républicains une chance : celle de mettre fin aux arrangements de façade et de clarifier une bonne fois pour toutes ce que nous voulons être. Nous, jeunes cadres, responsables et militants des Républicains, nous faisons le pari que soutenir Julien Aubert peut enfin nous permettre de tout changer et de refonder la droite !

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Toujours loyal aux choix et candidats de notre mouvement, Julien Aubert l’est encore par sa candidature. Notre renaissance doit passer avant les ambitions présidentielles. Créer une énième écurie présidentielle n’a aucun sens dans l’état de délitement de la droite. Julien Aubert est un candidat libre ; libre d’exercer un droit d’inventaire et libre de rebâtir, en rassemblant toutes les bonnes volontés. Il est le seul qui insiste sur l’esprit de compagnonnage qui faisait la force du mouvement gaulliste à ses origines et que nous devons absolument retrouver pour redevenir une véritable famille où règnent de nouveau les valeurs de respect, d’unité et de convivialité.

Un gaulliste authentique

Julien Aubert, jeune parlementaire élu puis réélu face à la vague rose, est issu du Vaucluse, département à la fois rural et urbain. Il représente cette France périphérique sinistrée par la mondialisation et qui nous a fait perdre les classes populaires. Par son expérience de député de terrain, il est le seul à clairement dire que les dérives de la décentralisation détruisent notre cohésion nationale et qu’il est vital pour la France d’avoir un État stratège. Si en Allemagne ou en Italie, la nation a précédé l’État ; chez nous, c’est l’État qui a fait la France. Si l’État n’est pas là, c’est la France qui disparaîtra.

Gaulliste authentique, dans la lignée de Philippe Séguin et Charles Pasqua, ardent défenseur de la souveraineté de la France et de l’intégrité de la Ve République, Julien Aubert croit que notre renaissance idéologique se fera autour du gaullisme. Face à Emmanuel Macron, le président qui prend la France pour une « start-up » dont il vend les actifs – d’Alstom à STX – retrouver le sens de la souveraineté est le pré-requis indispensable pour une France forte et fière d’elle : une France qui défend ses intérêts, sa culture et sa civilisation dans le concert des nations européennes et sur l’échiquier mondial.

Assumer nos différences

Parler dur ne suffira pas pour ramener à nous les électeurs du FN. Pour être fortes, les paroles doivent être suivies d’actes. Pour redevenir crédibles, il est temps d’agir, il est temps de reprendre le pouvoir. Notre mouvement n’est plus fidèle à l’image qu’en donnait André Malraux, celle du métro à six heures du soir. Nous nous sommes embourgeoisés. Depuis combien de temps n’avons-nous pas pris le métro ? Nous devons y retourner.

Le « grand parti de la Droite et du Centre » a perdu les électeurs du centre et les électeurs de droite, faute d’être trop à droite pour les uns ou trop au centre pour les autres. Résultat ? Le FN a pris un essor inégalé et Emmanuel Macron a été élu président de la République, par défaut et par peur des extrêmes. Julien Aubert est le seul à oser dire qu’il faut assumer nos différences pour en débattre et mieux les dépasser : sa proposition d’une confédération de deux formations jumelles sur le modèle allemand de la CDU-CSU – les gaullistes, conservateurs et eurosceptiques d’un côté, les libéraux, chrétiens-démocrates et européistes de l’autre – peut nous permettre de retrouver ce goût de vivre ensemble.

Il est temps de tirer un trait sur cinq années de divisions et de luttes intestines. Il est temps de déterminer une ligne politique claire, forte et crédible. Il est temps de retrouver l’esprit de compagnonnage. Il est temps que la droite s’assume et cesse de vouloir plaire absolument aux objecteurs de conscience et à la gauche.

Avec Julien Aubert il est temps de tout changer.1

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