La laïcité “ouverte” promue par l’Observatoire de la Laïcité créé en 2013 n’est pas pour rien dans nos malheurs. Il est reproché à cet organisme d’être plus préoccupé par la lutte contre la stigmatisation des musulmans que par la défense de la laïcité. Céline Pina explique en quoi le renvoi de Jean-Louis Bianco enverrait un message fort à ceux qui veulent des responsabilités où la lâcheté n’a pas sa place


Nous avons appris en ce mercredi 21 octobre que Jean-Louis Bianco, président du très controversé Observatoire de la Laïcité était convoqué à Matignon. 

L’heure de vérité

Le microcosme bruisse de la fin de l’impunité accordée à un haut fonctionnaire qui s’était permis de s’asseoir sur tous les devoirs de sa charge, de s’en prendre au Premier ministre dont il dépendait (Manuel Valls), et qui a plus abîmé la laïcité qu’il ne l’a défendue. C’est donc à un moment de vérité que nous pourrions assister. Si ce gouvernement n’est pas capable de démettre Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène alors qu’ils ne sont rien et n’ont pas de pouvoir de nuisance, il va lui être difficile de prétendre combattre l’islamisme.

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Jean-Louis Bianco est déconsidéré et a trahi sa mission en signant une tribune avec des islamistes, en préfaçant le livre d’un avocat islamiste défenseur du CCIF, en s’alliant avec Coexister (teneurs de porte patentés des Frères musulmans), en travaillant avec le CCIF, en attaquant les laïques plutôt qu’en défendant les fonctionnaires confrontés aux violences sur le terrain. Aujourd’hui, Bianco est tellement peu clair, qu’alors que sa fonction devrait en faire des adversaires résolus, il est soutenu par les grandes figures de l’islamisme dont Tariq Ramadan. Ces soutiens, n’ayant peu d’éléments objectifs pour le défendre, arguent d’une « persécution », l’homme serait une « victime ». Le problème c’est qu’il s’agit d’un vieil homme qui n’a pas loin de 78 ans et qui s’accroche à un poste qui n’est pourtant pas un viatique, comme la bernique à son rocher.

Si l’État n’a pas le courage d’inviter Jean-Louis Bianco à une retraite plus que méritée, que va-t-il pouvoir faire en face des fascistes islamistes? 

Pourtant nulle chasse aux sorcières là-dedans, mais la juste sanction de la trahison de ses devoirs et de sa mission par ce haut fonctionnaire, enfant gâté de la Mitterrandie. Il termine sa carrière dans l’opprobre, mais c’est lui qui l’a choisi. Parce que disons-le clairement, tous les laïques espèrent qu’à la sortie de ce rendez-vous à Matignon, ni Jean-Louis Bianco, ni Nicolas Cadène ne continueront un jour de plus à abîmer cet élément-clé de notre contrat social qu’est la laïcité, eux qui ont réussi à faire de cet observatoire la Société Protectrice des Religions ! On espère donc que le Premier ministre mettra fin aux hésitations et atermoiements qui ont caractérisé la gestion de ce dossier en prenant les décisions qui s’imposent, aussi froidement que fermement.

Remettre un peu d’ordre juste dans la défense des valeurs françaises

Il ne faut jamais hésiter à agir quand le choix est juste, que la décision ne coûte rien politiquement et ne met personne en danger. Si l’État n’a pas le courage d’inviter Jean-Louis Bianco à une retraite plus que méritée, que va-t-il pouvoir faire en face des fascistes islamistes ? Cette histoire d’Observatoire peut paraître anecdotique. Elle ne l’est pas. Elle est plus fondamentale qu’il n’y parait. Virer Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène a du sens dans le cadre de la lutte contre le séparatisme.

Pourquoi ?

Parce que la proximité avec les islamistes rend puissant, là où défendre notre civilisation vous expose. Les alliés des islamistes ne sont attaqués par personne, leurs adversaires vivent sous protection. Une illustration ? En cas de critiques, vous accusez vos détracteurs de faire le jeu de l’extrême-droite, vous vous chargez en vertu, l’autre en opprobre et vous sortez avec l’aura du « Social justice Warrior », et votre adversaire avec une cible dans le dos. 

Casser la logique victimaire

Mais si les choses s’inversent, si être en lien avec des islamistes ou ambigu avec eux signe la fin des carrières, la mort des ambitions, et devient le tombeau de l’influence et du pouvoir, alors les puissants ne seront plus complaisants, les discours vont changer, les doctrines évoluer et nous serons enfin capables de fair

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