Quiconque observe la crise de l’intégration de minorités ethniques et/ou religieuses, mais ne croit pas que la France, ou plutôt sa majorité culturelle, en soit la principale responsable, est immédiatement suspect d’« essentialisme », voire de racisme larvé. Soucieux d’échapper à cette infamante accusation, certains pourfendeurs du communautarisme ne manquent jamais d’associer, dans leur condamnation des manifestations identitaires, celle des juifs et des musulmans (sans oublier, parfois, les hordes de cathos intégristes fantasmées par Caroline Fourest) : visibilité vestimentaire dans l’espace public, pratiques rituelles allant de la circoncision à l’abattage des animaux de boucherie, demandes ou exigences d’accommodements du calendrier des examens, etc.

Ce parallélisme – qui repose sur de réelles ressemblances –  est trompeur, car il fait l’impasse sur un phénomène aisément observable et beaucoup étudié : l’intégration des juifs dans la société française est une success story.

*Photo : LICHTFELD EREZ/SIPA. 00664066_000030.

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