Emerson disait que le talent seul ne suffit pas pour faire un écrivain : « Derrière un livre, il doit y avoir un homme. » Un homme avec deux mains, puisque l’écriture est un métier manuel non moins qu’intellectuel. Écrire, c’est se saisir, c’est s’emparer de quelque sujet, passion, idée, souvenir, et cela de mille façons possibles, avec rage ou délicatesse, avec désespoir ou confiance. Hannah Assouline a su très tôt que les mains parlaient. Débutant sa carrière de photographe aux Nouvelles littéraires, elle braque immédiatement son objectif sur elles autant que sur le visage des écrivains. Depuis une trentaine d’années, elle n’a cessé de chercher à percer le rapport énigmatique qui existe entre une œuvre, un visage et des mains. Le résultat, sous forme de 44 portraits doubles, couvre désormais tout un mur du siège du Centre national du livre, à Paris. Que les lecteurs de Sollers, Finkielkraut, Gauchet, Quignard ne tardent pas à s’y rendre.

L’installation Portraits d’écrivains d’Hannah Assouline est permanente. À voir dans la salle « Cahiers du Sud » de l’hôtel d’Avejan, au Centre national du livre, 53, rue de Verneuil, Paris 7e ; réservation obligatoire : 01 49 54 68 65.

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Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.
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