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François Bayrou: haut-commissaire aux réfugiés

Les politiques immigrationnistes persistent et signent

François Bayrou: haut-commissaire aux réfugiés
Francois Bayrou, Haut-Commissaire au plan, présente son programme au CESE, Paris, le 22/09/2020 © ROMUALD MEIGNEUX/SIPA Numéro de reportage : 00982472_000045

La révolution bolchévique a échoué ? C’est parce qu’elle n’a pas poussé la logique bolchévique suffisamment loin. En substance, c’est un peu ce que François Bayrou affirme sur les politiques d’immigration made in France.


Le haut-commissaire au plan s’est transformé en haut-commissaire aux réfugiés dont l’inspiration pioche autant dans les principes onusiens que dans ceux du FMI, comme on pouvait malheureusement le prévoir. « L’apport des migrations peut aider à améliorer le rapport actifs-retraités, et donc la capacité de financement de nos systèmes sociaux », a notamment avancé le Béarnais. En une phrase, l’homme qui murmurait à l’oreille d’Emmanuel Macron, a rappelé quarante ans de désastre politique national, voire européen. Le discours voulant qu’il soit impossible pour nous autres, pauvres Européens et particulièrement Français, de financer nos retraites sans un apport massif de populations immigrées venues le plus souvent d’Afrique et du Maghreb a servi de justification à la radicale transformation que subit présentement le pays. Il a été appliqué à la lettre depuis des décennies, pour un résultat désormais bien connu. Un désastre social, civilisationnel et même économique.

L’immigration de peuplement mènera à un remplacement de population

François Bayrou est un no border qui souhaite importer un peu plus de misère en France, militant pour une immigration de peuplement qui amènera à terme à un remplacement de population. Il le dit explicitement, ne prend même plus la peine d’en faire mystère. Sommes-nous prêts à payer ce coût pour préserver un modèle social défaillant, profondément vicié, ne profitant plus qu’à un petit nombre ? Contrairement à ce qui est communément admis dans les cercles de socialistes retraités, l’immigration de travail se limite aujourd’hui à quelques secteurs bien précis, souvent saisonniers, tel que l’agriculture. Pour que les Français reprennent les chemins de ces métiers, il faut que les entreprises puissent correctement payer leurs salariés et ne soient plus étouffées par une fiscalité délirante.

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Nous sommes des champions du monde de l’immigration et de l’impôt. De fait, nous avons intériorisé notre infériorité, notre incapacité à exister autrement qu’avec un Etat obèse entretenant une part substantielle de la population. En France, le travail ne rapporte pas. Dans des pans entiers du territoire, l’activité économique n’est pas rentable, survivant grâce aux subventions et aides de toutes sortes. Notre modèle social est un artifice, une chimère qui s’est décomposée aux yeux du monde à l’occasion de la pandémie de coronavirus. L’immigration ne le préservera pas : elle l’a rendu caduc. Les statistiques données par France Stratégie montrent que dans toutes les grandes métropoles françaises près de 40% des enfants de 0 à 18 ans sont immigrés ou enfants d’immigrés extra-européens.

La majorité des Français refuse plus d’immigration

Croire que nous pourrons absorber des vagues supplémentaires alors qu’il a été si difficile d’intégrer les précédentes générations d’immigrés est un vœu pieux. C’est même une hypothèse criminelle qui détruirait le maigre espoir que peut encore nourrir la France d’être une nation souveraine héritière d’un passé millénaire. L’opinion publique ne s’y trompe pas, 69% des Français interrogés par CSA ayant répondu par la négative dans un sondage leur demandant si « favoriser l’immigration » était nécessaire pour « assurer l’avenir démographique de la France ». Ils savent qu’il faut d’abord retenir les candidats à l’émigration bien de chez nous, forces vives qui s’exportent en Asie ou en Amérique du Nord pour fuir la tiers-mondisation en cours. Encourager la démographie française passe par permettre à nos concitoyens d’élever leurs enfants dans un pays en sécurité et prospère.

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Avec François Bayrou, nous aurons un futur mais pas d’avenir. Que l’on justifie l’immigration par une obsession pour l’épiderme, à l’image de Mélenchon qui semble jouir en envisageant une France « créolisée » devant un parterre de vieillards ruinés par la mondialisation dans le bassin minier aveyronnais, ou qu’on la justifie pour prolonger les courbes des Trente Glorieuses qui ne sont plus qu’un lointain souvenir, on se trompe et on trahit son peuple. Il n’est pas même obligatoire d’évoquer les terroristes issus de l’immigration, les clandestins régularisés, l’impossibilité de prononcer des interdictions de séjour, la circulaire Valls qui a ouvert la France aux quatre vents, la population carcérale, le poids de l’immigration dans la CAF, ou encore le fait qu’il y ait près de 100 nationalités différentes dans le département de la Seine-Saint-Denis : il suffit d’avoir des yeux en état de marche.

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Gabriel Robin est journaliste rédacteur en chef des pages société de L'Incorrect et essayiste ("Le Non Du Peuple", éditions du Cerf 2019). Il a été collaborateur politique

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