La « rage de l’impôt » pourrait s’apparenter à une rage de dents, mais la maladie est encore plus grave et plus difficile à traiter.


Il y a une passion française pour l’impôt, qui consiste bien sûr à faire payer les autres pour jouir de la redistribution financée par autrui. L’impôt est à la fois le sujet le plus omniprésent dans notre société et celui qui demeure le moins compris. Le contribuable se perd dans le maquis de tous les impôts et taxes existant ainsi que dans les flux et les tuyaux des redistributions.

L’ouvrage de Simone Wapler est utile à plusieurs titres. D’abord, il décrit de façon claire et compréhensible un système complexe, permettant ainsi de mieux comprendre le fonctionnement de la fiscalité. Ensuite, il en étudie de nombreux ressorts : protection sociale, légitimité de l’impôt, fonctionnement démocratique, culte de l’égalité, etc. Cela permet d’englober l’impôt dans sa totalité et de prendre en compte son fonctionnement général.

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Le chapitre consacré à l’écologie est à ce titre très instructif. L’auteur rappelle d’abord, se fondant sur de nombreuses publications scientifiques, que le réchauffement climatique est loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique. Ensuite, que si réchauffement il y a, il n’est pas du tout certain que celui-ci soit dû à l’action humaine ou aux gaz à effet de serre. En revanche, la peur engendrée par l’évocation quotidienne du réchauffement sert la cause du socialisme et de la redistribution. Cela légitime la création de nouveaux impôts et l’accroissement de la pression fiscale, permettant ensuite le renforcement du capitalisme de connivence. Nombreuses sont les industries inutiles sur le plan de la protection de l’environnement, mais déclarées comme telles, et qui vivent donc de l’impôt : éoliennes, circuit de nourriture bio, etc. L’impôt se voit paré d’une nouvelle justification idéologique : la lutte pour l’environnement et contre le réchauffement climatique. C’est une nouvelle restriction de nos libertés et l’accroissement de la tutelle étatique.

La révolte fiscale arrivera-t-elle ? Rien n’est moins certain. Nombreux sont ceux à vivre de l’impôt, même un peu. Le matraquage fiscal est difficile à combattre. Le font ceux qui s’exilent ou bien qui cessent de développer leur entreprise. Cette folie fiscale nuit à la puissance française, en créant chômage, dette et pauvreté et en freinant le développement des entreprises. La rage fiscale est un enjeu de puissance nationale, sans cesse recommencé.

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