Le « féminicide » figurera sans doute bientôt dans le code pénal. N’est-il pas temps de penser à la catégorie des mâles, désormais?


Les statistiques s’intéressent beaucoup à l’inflation. Mais elles ne prennent jamais en compte l’inflation des mots.

Définition du dictionnaire: Un homicide est l’action de tuer un autre être humain, qu’elle soit volontaire ou non. Lorsque l’acte est intentionnel, il est généralement qualifié de meurtre, et d’assassinat si en plus il est prémédité.

Oubliez l’égalité des sexes!

Voilà qui est clair. Tous ces actes sont très sévèrement punis par la loi. Et rien ne permet de penser que les juges soient particulièrement laxistes en ce domaine. En outre, la loi a prévu des circonstances aggravantes si l’homicide est commis en raison de la race, de l’ethnie, de la religion ou de l’orientation sexuelle de la victime. La peine sera plus lourde donc si un Arabe est tué parce qu’arabe, un Juif parce que juif, un musulman parce que musulman, un gay parce que gay…

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Selon la loi, selon le droit, selon le bon sens, un homme est une femme comme une autre, et une femme est un homme comme un autre. Une égalité des sexes affichée de façon limpide. Il semblerait que cela doive prendre fin avec l’introduction de la notion de féminicide qui viendrait se substituer, dans certains cas, à celle d’homicide.

Valoche à la pointe de la mode

Le Conseil régional d’Île-de-France a apporté sa puissante contribution à ce combat très à la mode et très tendance. À l’initiative de Valérie Pécresse, il a voté un texte réclamant que le féminicide soit inscrit dans la loi. Tous les partis l’ont voté. Même le Rassemblement national n’a pas osé être contre, préférant s’abstenir. C’est dire si le féminicide a le vent en poupe.

Il n’est pas contestable que chaque année des dizaines de femmes meurent sous les coups d’un mari ou d’un compagnon particulièrement brutaux. Mais elles ne meurent pas parce qu’elles sont femmes : simplement parce qu’elles sont plus faibles physiquement que les hommes. C’est insupportable et les tribunaux font leur travail en châtiant durement les coupables.

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Le mot féminicide apporte-t-il quelque chose à la lutte nécessaire contre les violences faites aux femmes ? Non, il est là pour satisfaire – en créant une aberration juridique – les pulsions frénétiques et envahissantes de quelques associations féministes.

Au demeurant, il pourrait se justifier s’il se trouvait des hommes atteint de gynéphobie. Imaginons une brute masculine qui égorgerait une représentante du sexe opposé au sien en criant : « Mort aux femmes ! » Parallèlement, on ne peut exclure que des féministes radicalisées et androphobes tuent bientôt un mâle en criant: « Mort aux hommes ! » Et là, pour le coup, et pour tenir compagnie au féminicide, il faudra bien créer le concept d’ « hommicide » (avec deux « m », s’il vous plaît). Nous attendons avec impatience l’avis du législateur sur ce sujet essentiel.

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