L’éditorial de novembre d’Elisabeth Lévy
Il paraît qu’Emmanuel Macron est très soucieux de la trace qu’il laissera dans l’Histoire. Des esprits chagrins insinueront qu’il y restera comme le président qui a battu les records d’endettement ou celui qui a réussi à enfermer les Français chez eux – cela expliquant ceci car il a bien fallu sortir le chéquier pour que nous acceptions de passer nos jours devant Netflix. D’autres, taquins, se demanderont s’il ne sera pas éternellement le prédécesseur de Marine Le Pen (ou d’un autre méchant). C’est injuste. Le président a aussi de grands projets culturels. L’ultime legs de son décennat sera certainement la « Maison des mondes africains » – dans le jargon de l’inclusivité, tout est au pluriel : les cultures, les Afrique, les France, seul le racisme n’a qu’une adresse. Je me demande quel crâne
