Bérénice Levet adresse un dernier au revoir à Denis Tillinac


Denis Tillinac, l’homme qui aimait les femmes, la France, la littérature, le football, la peinture aussi. Ou qui aimait la France parce qu’elle comprenait tout cela. Un homme qui aimait. Si l’on devait garder une image de Denis, ce serait celle-ci : inaccessible au ressentiment, à la haine, à la jalousie, à ces passions viles qui corrodent et rabougrissent l’homme. Il fuyait les êtres et les choses qui alourdissent et enténèbrent l’existence.

J’ai fait la connaissance de Denis alors qu’il dirigeait les Éditions de la Table Ronde et publiait la revue L’Atelier du roman. J’avais adressé à Lakis Proguidis, le directeur de la publication, un texte, mon tout premier texte, sur Nabokov et la figure de « bon lecteur ». Denis l’avait lu, il était enthousiasmé. Sans lui, sans la confiance qu’il m’a alors témoignée, sans doute ne me serais-je jamais engagée dans la voie de l’écriture et de la participation à la vie intellectuelle. Il avait infiniment d’amitié et d’admiration pour l’ardeur d’Élisabeth Lévy qu’il retrouvait régulièrement dans l’émission de Marc-Olivier Fogiel sur RTL. Les francs-tireurs, les réfractaires à l’air du temps étaient son genre, et Causeur lui p

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Octobre 2020 – Causeur #83

Article extrait du Magazine Causeur

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