Caroline Fourest continue à approuver MeToo mais pointe, dans son nouveau livre, la dérive fanatique de certains de ses zélateurs. Une nuance inadmissible pour les défenseurs de la cause : les néoféministes et la presse comme-il-faut lui tombent dessus. Alerte : Caroline a viré à droite.
Pour la promotion de son livre Le Vertige MeToo, la journaliste et militante féministe Caroline Fourest prend soin de préciser qu’elle ne souhaite pas être récupérée par les anti-MeToo. Elle souhaite rester dans le camp du bien. Elle ne dénonce pas ce mouvement de « libération de la parole », elle pointe les dérives de certains fanatiques.
Social-traître
Raté chère Caroline ! Bienvenue dans le camp du mal. Quiconque émet la moindre nuance sur les méthodes du mouvement est un ennemi du Parti. La guerre des féministes est déclarée ! Et le féminisme « modéré », « raisonnable », celui de Fourest, ne fait pas le poids face au féminisme fasciste du camp woke. Libé, Les Inrocks, Mediapart, L’Obs, Télérama, Arrêt sur image ou encore L’Humanité, tombent à bras raccourcis sur la social-traître. Dans Les Inrocks, on qualifie le livre de Fourest de « brûlot réactionnaire ». Libé déplore son « virage à droite » et l’accuse de « minimiser les violences ». Le journal qui naguère publiait les annonces sexuellement déjantées de la rubrique « Chéri(e)s » lui reproche également de penser que toutes les violences sexuelles n’ont pas la même gravité, donc
