Alors que la majorité présidentielle essuyait une cuisante défaite aux élections municipales, Brune Poirson s’est emportée à la télévision.


Les élections municipales 2020 sont un échec cuisant pour le parti majoritaire LREM avec une déroute électorale doublée d’un taux de participation historiquement bas, reflétant toute la défiance des électeurs vis-à-vis de la classe politique. Aussi, la performance de Brune Poirson ne va pas arranger l’affaire.

Invitée sur CNEWS pour commenter les résultats de l’élection dimanche 28 juin, un débat musclé s’engage entre la Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire et le député RN Sébastien Chenu. Brune Poirson tente alors de reprendre la parole et lâche : « En fait, j’aurais dû venir avec une paire de couilles et la poser sur la table. Comme ça, peut-être que j’aurais eu le droit de parler ! »

Subtilité

On se rappelle des déclarations de Gilles Le Gendre qui nous expliquait, en 2018 : « Deuxième erreur, dont nous portons tous la responsabilité – moi y compris, je ne me pose pas en censeur : c’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils… ». Le chef de file des députés LREM pourra donc féliciter la Secrétaire d’Etat de ne pas avoir usé de trop de subtilité. C’est bien le moins.

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Mais quelle mouche a donc piqué Poirson ? Il faut dire qu’elle n’avait pas grand-chose à dire. Et quoi qu’elle dise, on aurait de toute façon vite oublié ses propos. Avec sa « paire de couilles », elle pourrait rester dans les annales. Madame Poirson, de par sa fonction à l’écologie, est à la pointe sur la question du recyclage et de la gestion des déchets, et tient à le faire savoir en étalant son langage ordurier.

Laurence Ferrari recadre la péroreuse

Le véritable problème est que Brune Poirson a des difficultés à prendre la parole sur le plateau de télévision. Alors elle opte pour la solution de facilité: la victimisation. C’est parce qu’elle est une femme qu’on ne la laisse pas parler. Il fallait y penser : il faut être sévèrement burné pour avoir le droit de s’exprimer. Sauf que le féminisme victimaire ne marche pas à tous les coups. Même Laurence Ferrari est excédée : « Non, mais arrêtez de me faire le coup de la femme qui ne peut pas parler… C’est bon ! »

Brune Poirson démontre que l’on peut avoir à la fois un look BCBG et jurer comme un charretier. C’est sans doute ça le « en même temps » macronien. On en vient à regretter que Jean-Marie Bigard ne se lance pas vraiment en politique. Face à Brune Poirson, il aurait relevé le niveau.

 

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