L’un des phénomènes les plus étranges de la culture chinoise est ce qu’on nomme la duplitecture. Il s’agit de ce courant architectural tout simplement spécialisé dans… la copie de monuments ou de villes existantes.


Ces copies ne sont pas des sites touristiques ou des monuments à visiter, mais des véritables lieux de vie où les habitants vivent à la chinoise, dans un décor et une ambiance d’ailleurs.

Les plus célèbres exemples de duplitecture sont la reproduction d’un quartier de Paris et de la Tour Eiffel à Tiandu Cheng (au sud de Shanghai), et une reconstitution du village autrichien de Hallstatt dans la province de Guangdong (Sud du pays). Cependant, ce phénomène est aujourd’hui menacé. Autrefois répandue, un nouvel ensemble de réglementations du ministère chinois du logement et du développement urbain entend mettre fin à cette pratique.

Sans contrefaçon, j’habite à Canton

La tendance chinoise à « l’architecture de contrefaçon » a commencé au début des années 1990 avec la construction à Zhengzhou (centre-est) d’une réplique – démolie depuis – de la chapelle Ronchamp de Le Corbusier. Le phénomène a rapidement gagné en popularité car il donnait aux habitants le sentiment de voyager sans sortir de la Chine (et de chez eux). Bien que l’important parc de bâtiments-copies, fidèlement reproduits – et parfois sujets à des poursuites judiciaires -, ne soit

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