Avec Philippe Bilger et Jeremy Stubbs.
Au moment où une insurrection est à craindre, où l’Etat semble impuissant, où Jean-Luc Mélenchon attise le feu et l’ultra-gauche a le vent en poupe, le pays se tourne vers la justice pour apporter une réponse. Pour Philippe Bilger, si l’on compare la situation actuelle avec les lendemains des émeutes du passé, il y a eu quelques améliorations. Plus de condamnations ont été prononcées, jusqu’à présent, accompagnées de plus d’incarcérations. Les progrès sont modestes mais appréciables.
En revanche, il reste un problème du côté des tribunaux administratifs qui n’hésitent pas à annuler les interdictions à manifester décidées par les préfets. On voit ici toute la contradiction entre la réalité du terrain et les idéaux abstraits de la justice administrative qui pratique le droit en chambre.
A lire aussi : Le roi est nu – la révolution s’habille en Prada
Ce weekend, des hordes de « manifestants » menacent de descendre sur Orléans pour protester contre la tenue du congrès du Rassemblement National. Les LFIstes prétendent souscrire à la démocratie mais s’opposent au processus démocratique quand il s’agit de leurs adversaires. Cette hypocrisie est le résultat de deux phénomènes : un mépris pour l’Etat de droit et une bêtise qui finira par faire le jeu de Marine Le Pen qui ne pourra que monter plus haut dans les sondages. La candidate du RN a sagement adopté la bonne tactique en refusant de souffler sur les braises.
La vraie tragédie de la République à l’heure actuelle, c’est que les autorités accablent les forces de l’ordre d’injonctions à limiter l’usage de la force, tandis qu’en face se trouvent des voyous qui n’ont plus de limites.
L'Heure des crocs - De CNews et du délit d'opinion
Prix: 15,00 €
2 d'occasion et neuf disponible à partir de 3,07 €
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !




