Sous ses airs de Monaco asiatique, la cité-État de Singapour cache un passé qui ne passe pas. À l’ombre des gratte-ciel flambant neufs, les victimes des atrocités commises par l’occupant  japonais (1942-1945) crient justice.


Dès son arrivée à Singapour, le voyageur européen comprend qu’il a changé de dimension. À l’intérieur du « meilleur aéroport au monde » (selon le classement Skytrax), la plus haute cascade artificielle existante, le « Rain Vortex », déverse 500 000 litres d’eau de pluie sur une hauteur de 40 mètres au milieu d’une jungle équatoriale recréée avec 2 000 arbres et orchidées à foison. La dernière œuvre monumentale de l’architecte israélo-canadien Moshe Safdie, qui a coûté plus d’un milliard d’euros, est emblématique de l’approche futuriste de cette cité-État, devenue un pôle financier à l’échelle planétaire.

À Singapour, rien n’est laissé au hasard. L’édification des gratte-ciel du nouveau quartier d’affaires est soumise à de savants calcul

Article réservé aux abonnés

85 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Été 2019 - Causeur #70

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite