Le « white privilege » ou quand des soutiens de La Vérité pour Adama rétablissent le « temps béni » des colonies….


En marge des manifestations du collectif La Vérité pour Adama, les réseaux sociaux ont vu naître une multitude de petits guides antiracistes destinés à nos amis les Blancs.

Or, ces manuels du parfait manifestant ne recommandent pas seulement l’usage de sérum physiologique, d’eau et de bandages, mais s’appuient sur la plus efficace des armes : le privilège blanc. 

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Bouclier humain

Dans notre monde bicolore, il est vivement recommandé aux non-racisés de protéger les « POC » (people of colour) de la police. Mieux qu’un bouclier, le Blanc fait « barrage entre les racisés et les forces de l’ordre » grâce à son « white privilege ». Les consignes sont on ne peut plus claires : « veillez sur nos adelphes » (mot grec neutre désignant les frères et les sœurs). En plus de traîner la responsabilité de tous les crimes de l’Histoire, le Blanc est ainsi capable d’arrêter les balles, tel Néo dans Matrix. Partant, il doit faire profiter de son immunité d’oppresseur à ses frères opprimés. Et malheur à ceux qui rappellent que les gilets jaunes, quoique beaucoup trop blancs, ont eu leur dose de lacrymo et de LBD. Comme le martèle une twittos indigéniste, les cortèges de gilets jaunes restaient scandaleusement indifférents aux origines ethniques des manifestants alors que « le mouvement de Traoré EN REVANCHE concerne les violences policières envers les personnes de couleur et c’est là que le white privilège a une influence ! » 

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Rappelons à ces militants qu’une autre idéologie soumettait naguère certains peuples à la bienveillance des Blancs : le colonialisme.

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