La CGT a voulu unifier la législation sociale, exactement comme les gouvernements successifs ont voulu croire que ce qui convenait à Paris convenait à tout le monde.


Le temps s’est remis au beau après deux jours d’orages désirés. Je suis donc allé visiter l’oppidum gallo-romain d’Ensérune, au pied de la via Domitia, entre Béziers et Narbonne.

Comme des millions de Français cette année, j’ai choisi la France et des vacances en famille. Bien heureux d’avoir quand même des vacances, quand d’autres millions de Français s’en passent — signe certain, nous dit Jérôme Fourquet dans Le Figaro, d’un certain déclassement. Conjuguez le verbe « se paupériser » au passé composé, au présent et au futur, histoire de résumer d’un coup votre existence.

Seul au milieu des ruines

De la ville antique (Ve siècle av.JC – IIe siècle ap.JC) il ne reste pas grand-chose, sinon des silos à grains où l’on a envie de jeter les touristes.

Par chance, ce matin-là — j’y étais pour l’ouverture, à 9 heures —, le touriste se faisait discret, il en était encore au Nescafé-croissants au camping des Flots bleus. J’errais donc seul parmi les ruines, et admirais en contrebas l’ « étang » de Montady. En fait, un marais infâme asséché au XIIIe siècle, dont on distingue — et c’est fort beau — les tranchées creusées par les serfs de l’époque, qui ont constitué un soleil autour de l’étang central dont il ne reste aujourd’hui plus rien, sinon ce découpage en quartiers d’orange que le vrai soleil inondait de lumière.

Seule présence humaine sur le site, un employé balayait les feuilles des chênes verts — qui restent verts mais qui perdent des feuilles en permanence, comme les oliviers. Une plaie.

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