Souverainiste bon teint, la directrice de la rédaction de Marianne entend réveiller de sa torpeur l’hebdomadaire fondé par Jean-François Kahn. Europe, gilets jaunes, nouvel actionnaire tchèque: en détaillant son projet éditorial, Natacha Polony passe les sujets d’actualité au crible (2/2).


A lire aussi: Natacha Polony: « Quand on n’offre aucun débouché politique à la révolte, on engendre la radicalisation » (1/2)

Marianne a une identité. Quelle est celle de son lecteur ?

Quand j’étais jeune journaliste à Marianne, notre public couvrait à peu près tout le prisme politique. J’ai à cœur de reconstruire cette diversité, non pas en draguant les électeurs de tel ou tel bord, mais en faisant du journalisme, c’est-à-dire de l’enquête. Pour le dire autrement, je veux organiser la convergence des luttes ! Un journal comme Marianne devrait s’adresser autant aux fonctionnaires de son actuel lectorat qu’aux petits commerçants, artisans et patrons de PME. Par-delà leurs intérêts et leurs visions du monde, parfois divergents, tous sont les dindons de la farce

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Décembre 2018 - Causeur #63

Article extrait du Magazine Causeur

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