Peut-être y aura-t-il un jour des enfants de synthèse comme il existe des diamants de synthèse. Des créatures chimiques, des sortes de super-baigneurs mini-Frankenstein, qui non seulement fermeront les yeux et diront « papamaman » (ou « P1-P2 »), non seulement pleureront et feront pipi, mais grandiront, parleront, iront à l’école…

Mais en attendant, si vous descendez vers le soubassement anthropologique de ces familles « construites » que la future loi sur le mariage homosexuel entend promouvoir, vous retrouvez nécessairement la complémentarité sexuelle entre l’homme et la femme. Pour l’instant, les homosexuels sont encore assujettis à cette loi primordiale de la reproduction sexuée, inscrite dans la nature, et pas seulement dans l’espèce humaine. L’effacement programmé d’une réalité universelle au profit d’une construction volontaire, culturelle et sociale, élaborée par et pour quelques-uns, concerne toute l’humanité, et pas seulement les homosexuels, pas seulement les politiciens, pas seulement les idéologues. Le tort du mariage, à leurs yeux, est d’institutionnaliser, c’est-à-dire de rendre visible et lisible socialement, un donné scientifique fondateur qui induit diverses visions du monde. En dehors de toute interprétation, à l’origine de la vie humaine, il y a un homme et une femme. C’est un fait biologique. On peut le diluer et l’occulter sous toutes sortes de commentaires, on ne peut pas le supprimer. Pas encore ?

*Photo : Mikka Skaffar.

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