À l’origine, j’avais entrepris de former avec Jérôme Leroy une cabale pour réclamer que Georges Kaplan soit bouté hors de Causeur : certainement un reliquat d’Inquisition chez moi, et une nostalgie de procès moscovite chez l’auteur du Bloc. La taulière étant intervenue justement pour nous ramener à de plus amènes sentiments, j’ai cru néanmoins de mon devoir, qui est celui de tous les hommes libres, de répondre en raison et sur le fond à l’apologie du libéralisme à laquelle se livre jour après jour le pseudonymé Georges Kaplan. Ce n’est pas que cela m’amuse, mais enfin il faut bien y aller. J’espère seulement que mon irascibilité naturelle ne prendra pas le dessus en cours de route – et si c’était le cas, je prie d’avance les personnes que je pourrais froisser, M. Kaplan au premier chef, de bien vouloir me le pardonner en mettant cela sur le compte du feu de la disputatio.

Il faut toujours commencer par les évidences, c’est Aristote qui l’a dit : le libéralisme est un système cohérent, qui n’est pas apparu spontanément et qui procède de postulats philosophiques. S’il y a un point sur lequel je rejoins Kaplan, c’est bien sur l’unité irréfragable des libéralismes, sous tous leurs modes, politique, philosophique et économique.

Cet article est issu de Causeur magazine n ° 41.

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