C’était écrit, la chronique de Jérôme Leroy.


Si la réalité dépasse parfois la fiction, c’est que la fiction précède souvent la réalité. La littérature prévoit l’avenir. Cette chronique le prouve.

Il n’y a pas que la France qui a décidé d’un « plan vélo » suite à la pandémie. Comme nous le dit Les Échos, le Royaume-Uni aussi : « Le gouvernement britannique a dévoilé un plan de 2 milliards de livres pour investir dans des pistes cyclables, des zones piétonnières et des chèques vélo. Il veut ainsi lutter contre l’obésité, qui est un facteur de fragilité face au virus. »

Le vélo serait-il la nouvelle panacée, un genre d’hydroxychloroquine avec des pédales ? Ce qui est certain, c’est que dès son apparition, la bicyclette a suscité des réactions positives chez les écrivains que l’on peut diviser en deux catégories : les rêveurs et les enthousiastes.

Pour les rêveurs, prenons Proust. Même s’il n’était pas lui-même pratiquant, son premier éblouissement amoureux pour Albertine, dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs, est lié à l’association fille-vélo : « Une fille aux yeux brillants, rieurs, aux grosses joues mates, sous un polo noir, enfoncé sur sa tête, qui poussait un

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Septembre 2020 – Causeur #82

Article extrait du Magazine Causeur

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