Dans son nouveau livre Le Secret néolibéral, notre collaborateur Jean-Luc Gréau dénonce le cours actuel de la mondialisation. Indépendance des banques centrales, privatisation des profits, mutualisation des pertes : le rapport de forces mondial redevient défavorable aux salariés.


Causeur. Depuis la crise de 2008, vous analysez ce que vous avez appelé dans La Grande Récession (2012) la « grande bifurcation historique ». Elle consiste à confier la régulation des marchés financiers à leurs propres acteurs. Aujourd’hui, avec Le Secret néolibéral, vous en décryptez la matrice idéologique. Commençons par le commencement : qu’est-ce que le vocable néolibéralisme et en quoi est-il différent du libéralisme? 

Jean-Luc Gréau. C’est précisément l’autorégulation du marché par ses propres acteurs qui justifie le nouveau vocable. Et dans Le Secret néolibéral, j’ajoute à mon analyse précédente deux éléments essentiels. Le premier est l’indépendance des banques centrales. Comme s’il s’agissait d’une épidémie, les plus grandes banques centrales, en dehors de l’allemande et de l’américaine, ont été soustraites à la tutelle de l’État. Je rappelle au passage la formule éclairante de Bonap

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Mars 2020 - Causeur #77

Article extrait du Magazine Causeur

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