La campagne américaine a été marquée par les insultes. La démocratie américaine est-elle en danger ? La France est-elle, elle aussi, menacée par ce que les éditocrates nomment au choix « trumpisation » ou « polarisation » de la vie politique ? Pire, est-elle déjà gravement atteinte ?
À en croire la majorité des médias français, la campagne présidentielle américaine aurait opposé un Donald Trump déchaîné dans l’outrance et l’insulte à une gentille Kamala Harris respectueuse des usages… En langage d’éditorialiste, on parle de polarisation extrême dont M. Trump serait le seul responsable. Quant aux rares journalistes pro-Trump, ils nous servent un récit symétrique où le pauvre Trump est systématiquement attaqué et diffamé.
Soyons honnêtes : durant la période récente, c’est certainement M. Trump qui a normalisé l’insulte et l’affabulation en politique. Rappelez-vous de tous ses tweets (c’est au point que l’on
