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Dans l’enfer ultraprogressiste

Le suicide de l’humanisme


Dans l’enfer ultraprogressiste
Manifestation contre les violences sexistes et sexuelles, Bordeaux, 25 novembre 2023 © UGO AMEZ/SIPA

À l’image du libéralisme, le progressisme a lui aussi ses « ultras ». Animés d’intentions louables en apparence, ils cachent mal leurs passions tristes: hypocrisie, vengeance, ingratitude, racisme, antisémitisme, bêtise crasse et mauvaise foi.


La mutation du concept de progrès en idéologie progressiste portait déjà en elle le ver du fanatisme. Non, toute nouveauté ne peut être sanctifiée, ni tout ce qui est ancien, bon à jeter aux orties ou à « déconstruire ». Il en va aujourd’hui du progressisme comme du libéralisme économique : parfois, trop, c’est trop. Obliger ainsi EDF à vendre à perte son électricité à des « concurrents » qui ne produisaient rien relevait du dogmatisme. Cet ultralibéralisme a désormais son pendant sociétal : l’ultraprogressisme. Ses sectateurs hurlent à l’énoncé suivant – « Tous les musulmans ne sont pas terroristes ; mais tous les terroristes sont musulmans » – mais applaudissent, émus, à cette affirmation : « Tous les violeurs sont des hommes donc tous les hommes sont des violeurs potentiels. » Les mêmes se battent contre l’expulsion de terroristes présumés, au nom d’un État de droit détourné de son objet. Défendre un seul individu, quitte à sacrifier l’intérêt de millions d’autres, constitue l’essence fanatique de l’ultraprogressisme – à l’instar « du monde rempli d’idées chrétiennes devenues folles »


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Octobre 2024 - Causeur #127

Article extrait du Magazine Causeur




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Diplômé d'HEC, il a travaillé de nombreuses années dans la presse ("Le Figaro", "Le Nouvel Obs", "Libération", "Le Point", etc.). Affectionnant les anarchistes de droite tels Jean Yanne ou Pierre Desproges, il est devenu l'un des meilleurs spécialistes de Michel Audiard. On lui doit deux livres de référence sur le sujet : <em>Le Dico flingueur des Tontons</em> et <em>L'Encyclopédie d'Audiard</em> (Hugo & Cie).

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