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Comment France 2 a instrumentalisé Joséphine Baker contre Zemmour

L’air de rien…

Comment France 2 a instrumentalisé Joséphine Baker contre Zemmour
Nathalie Saint-Cricq, Julian Bugier et Pascal Blanchard. Image: capture d'écran France 2.

La panthéonisation de Joséphine Baker nous a fait du bien, en cette période gangrenée par le wokisme et ses relents racialistes et anti-universalistes. Mais sur France 2, Nathalie Saint-Cricq et Julian Bugier ont quand même détourné subtilement l’évènement pour accabler Eric Zemmour.


Il y aurait certes beaucoup à dire sur Joséphine Baker, et notamment qu’elle représente l’archétype parfait de l’assimilation telle que bien des Français la souhaitent, voire l’exigent à juste titre, de la part de ceux qui viennent vivre dans notre pays – on dira bien sûr de ceux qui exigent çà qu’ils sont d’extrême droite. 

Son amour pour la France lui a fait prendre de vrais risques pendant la Seconde Guerre mondiale, et ne serait-ce que pour cette raison, elle mérite sans doute le Panthéon !

Les accointances des journalistes avec Pascal Blanchard

Mais les journalistes de service, tels qu’ils officiaient mardi sur France 2 pour commenter la cérémonie, par leur façon de conclure l’évènement, ont montré qu’ils étaient prêts à tout pour se hausser du col, se faire bien voir des élites progressistes, LGBT, antiracistes ou décolonialistes (qui avaient d’ailleurs leur représentant sur le plateau en la personne de Monsieur Blanchard).

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En effet, comment Madame Saint Cricq, journaliste politique sur le service public, a-t-elle conclu tout cet hommage ? En disant : « …Elle était noire, elle était bisexuelle, elle était libre, ça a été prononcé… C’est une certaine idée de la France que tout le monde n’a pas ». 

Et là, on imagine qu’elle frétillait intérieurement d’avoir osé ce petit coup de patte, destiné incontestablement à la France nauséeuse dont un représentant venait d’annoncer sa candidature. Suivez mon regard… Enchaînement magistral de Julian Bugier, le présentateur, qui se montra alors flagorneur envers la flagorneuse (il a du penser: “pas de raison qu’elle se fasse bien voir et pas moi!”) : « Merci pour l’allusion Nathalie, je n’en attendais pas moins de vous ! » Et là, on a vu notre décolonialiste de service rire dans sa barbe, béat de satisfaction.

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Le sens du devoir

Tous ces gens-là ont dû rentrer chez eux avec le sentiment du devoir accompli. Ils ont finalement réussi à faire passer leur message, toujours le même. Il y a d’un côté la France antiraciste, de gauche, les LGBTQ, et puis il y a de l’autre tous les autres, la France rance, pouah !

Moi, je dis que conclure l’hommage à une combattante française qui a joué sa vie pour son pays en résumant son être et son âme à « elle était noire, elle était bisexuelle, elle était libre », c’est une instrumentalisation assez ignoble et surtout tout à fait ridicule de sottise. Madame Saint-Cricq, les gens que vous méprisez, ils aiment et admirent Joséphine Baker, et savez-vous ce qu’ils pensent du fait qu’elle fût noire, et bisexuelle ? Ils s’en moquent !!


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