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Macron II: Que la fête commence!

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Macron II: Que la fête commence!
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Que la fête commence ! Mais quelle fête le roi Macron II nous prépare-t-il ? Il nous promet un véritable pays de Cocagne, un pays où – pour parodier le Baudelaire de « L’invitation au voyage » – tout n’est que réconciliation, bienveillance et unité nationale. Crédible ? Pas pour Elisabeth Lévy. L’ère « postpolitique » dans laquelle nous sommes entrés ne permet plus d’organiser les mécontentements. En disqualifiant toute revendication populaire, notamment en provenance de la France dite « périphérique », le maccarthysme moral ambiant empêche la civilisation des conflits propre à notre société. Plutôt que l’unité festive et de façade de la macronie, ce qu’il nous faut, c’est « un horizon commun, un cadre symbolique partagé dans lequel nous serions d’accord pour être en désaccord. » Le verdict du maire de Cannes est sans appel : « Macron restera le président des dettes. » David Lisnard confie à Elisabeth Lévy qu’il veut inventer une nouvelle droite, opposée autant au transnationalisme de Macron qu’à l’islamo-gauchisme des Insoumis, et ayant le courage de rompre avec le social-étatisme qui détruit l’État. Un autre maire, Robert Ménard, nous explique pourquoi il a changé. Pour lui, l’ère des excès verbaux, des slogans et des affiches chocs est close. S’il a soutenu Marine Le Pen, par fidélité, cela ne l’empêche pas de saluer certaines actions d’Emmanuel Macron. Mais pour l’historien, Pierre Vermeren, le consensus bourgeois autour du président n’augure pas la refondation du contrat social. Il est l’aboutissement d’un mépris profond pour les classes laborieuses et annonce des révoltes populaires violentes. 

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Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, revient dans une interview avec Gil Mihaely sur les résultats de la présidentielle. Les trois blocs sortis des urnes – l’extrême gauche, l’extrême droite et l’extrême centre – sont là depuis cinq ans. La nouveauté réside plutôt dans la normalisation de Marine Le Pen, l’ancrage communautaire de Jean-Luc Mélenchon, et la confirmation que le clivage politique a laissé place à un clivage social. Pour Philippe Bilger, Marine Le Pen a réussi à inscrire son parti dans la normalité républicaine, et ce, malgré le front « antifa » habilement instrumentalisé par Emmanuel Macron. Tandis que Jean-Luc Mélenchon, selon l’analyse de Céline Pina, est parvenu, grâce à une campagne clientéliste menée auprès des Français arabo-musulmans, à enregistrer des scores chavéziens dans de nombreuses banlieues. Ce vote communautaire marque l’influence des islamistes sur toute une population. Cette gauche dite « nouvelle » de Mélenchon est-elle vraiment nouvelle ? Dans son édito, Elisabeth Lévy, y voit surtout une répétition de celle théorisée autrefois par le think tank Terra Nova : une gauche qui devait abandonner le prolétariat pour se tourner vers un nouvel électorat fondé sur l’alliance entre les bobos et les immigrés. Cela ne marchera pas, car « la gauche sans le peuple, voire contre le peuple, est sans avenir. »

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À l’époque de la génération trans, il faut sauver les enfants ! Introduisant notre mini-dossier sur la mode de la transidentité qui sévit dans nos collèges et lycées, Elisabeth Lévy estime qu’il est urgent de « dénoncer cette folie qui promet d’engendrer bien plus de souffrances qu’elle n’en apaisera. » Dans une enquête sur le financement du lobby trans, je mets à nu tout un système international d’ONG, d’universités, d’hôpitaux, d’entreprises et d’organismes publics alimenté par l’argent fourni par un petit nombre de milliardaires intéressés. Nous combattons les idées du lobby trans ; nous devrions combattre surtout son argent. La conséquence directe de l’action de ces apôtres est que, à l’école, de plus en plus d’élèves se revendiquent d’un autre genre que celui de leur naissance, pendant que le ministère recommande aux professeurs d’approuver ces changements d’identité. Gabrielle Périer a recueilli les témoignages de parents désemparés. Pourquoi nos adolescents sont-ils si souvent vulnérables à cette épidémie de dysphorie de genre ? Le psychanalyste, Jean-Pierre Winter, se confiant à Gil Mihaely, voit l’explication dans l’effacement de l’autorité, celle des parents, profs ou médecins. Face à la parole sacralisée, il est interdit d’interdire. Mais si écouter un enfant est une chose, le croire en est une autre. Pour compléter le tableau, Marsault nous présente Jules, marié à Pimprenelle, née Gérard…

Comme tous les mois, Causeur lève le rideau sur la scène culturelle. Mais, tristement, le rideau vient de tomber sur la vie de Michel Bouquet. Frédéric Ferney et Yannis Ezziadi rendent hommage à la mémoire d’un acteur resté intransigeant dans sa recherche de la perfection. C’est à la mémoire de Marcel Proust, dans l’année de son centenaire, que Jérôme Leroy rend hommage, tandis que Julien San Frax fait l’éloge de Richard Strauss qui sera à l’honneur à l’Opéra de Bastille et au Festival d’Aix-en-Provence. Heureusement, tous les génies ne nous ont pas quittés… Christian Lacroix s’est confié à Yannis Ezziadi. Après avoir marqué de son nom le monde de la haute couture, il l’a imposé à l’univers du décor et du costume de scène, à l’opéra et au théâtre. Il a récemment signé sa première mise en scène d’opéra avec La Vie parisienne d’Offenbach, empreinte de rêve et de nostalgie. Voilà une fête qui peut bien commencer !

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est directeur adjoint de la rédaction de Causeur.

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