Faute de pouvoir être classé dans une avant-garde répertoriée, le grand peintre suédois Anders Zorn (1860-1920) était presque inconnu en France. La rétrospective que lui consacre le Petit Palais rend justice à ce chantre de la nature, des femmes et des traditions paysannes.


 

En arrivant dans les premières salles de l’exposition Anders Zorn, au Petit Palais, à Paris, j’ai croisé un ami artiste. Il était penché vers les toiles pour observer de près le détail de la touche et des matières. Il paraissait bluffé. Cependant, m’a-t-il expliqué, il ignorait jusque-là l’existence de Zorn. Il n’en revenait pas de découvrir si tardivement un artiste aussi excellent. Nous avons discuté un moment. Je me suis aperçu que, comme beaucoup de gens, ce passionné de peinture n’avait principalement eu sous les yeux, en guise de xixe siècle, que des impressionnistes, des post-impressionnistes et la cascade des avant-gardes répertoriées. Le reste, c’est-à-dire l’essentiel, était un continent presque inexploré. Heureusement, exposition après exposition, le Petit Palais s’emploie à nous faire redécouvrir ce continent.

Reconnu par un père inconnu

Anders Zorn naît en 1860, à Mora, localité rurale de Dalécarlie, à 300 km au nord-est de Stockholm. Sa mère, fille de petits paysans, est serveuse dans

Article réservé aux abonnés

85 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Novembre 2017 - #51

Article extrait du Magazine Causeur

est écrivain.Dernier ouvrage paru : Précipitation en milieu acide (L'éditeur, 2013).
Lire la suite