La dernière série sur Netflix, La Révolution, est d’abord à prendre comme un pur divertissement qui récrit l’histoire avec les codes du mauvais genre. Et c’est plutôt plaisant.


La dernière série française sur Netflix, La Révolution, ne lésine pas sur les moyens. Pour reconstituer le décor largement fantasmé dans le genre gothique de la France des années 1780 dans le comté imaginaire de Montargis, tout est soigné jusqu’au moins détail. La forteresse impressionnante, la forêt de toits misérables, les costumes et en permanence, un clair-obscur à la fois crasseux et léché qui doit plus à l’esthétique du film d’épouvante qu’à Rembrandt.

Pur divertissement

Il ne faut demander, à la série La Révolution d’Aurélien Molas, qui aura par ailleurs d’autres saisons, que ce qu’elle peut donner. Un pur divertissement qui ne prétend en rien à une quelconque ambition historique. L’utiliser comme support pédagogique, par exemple, demanderait beaucoup d’habileté aux enseignants. D’abord parce qu’il faudra tout de même passer vite sur les scènes de sexe et de violence qui sont traitées dans la grande tradition du genre, c’est-à-dire sans concessions. Ensuite parce qu’il faut admettre le point de départ de La Révolution.

Une hybridation plaisante de tous les « mauvais genres », fantastique, gore, zombie et compagnie…

Elle se déroule dans une réalité parallèle, dans une histoire alternative, un peu comme la seconde guerre mondiale dans le Maître du Haut Château de Dick (visible sur Amazon Prime). On appelle ça une uchronie. La Révolution française aura bien lieu, mais pas pour les raisons que l’on croit habituellement et se déroulera différemment, comme l’explique la voix-off de la jeune fille au commencement, même si

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