Étable malodorante, grenouilles trop bruyantes, coq intempestif : de plus en plus de néoruraux accablés par les nuisances des campagnes assignent leurs voisins en justice. Ces affaires sont le signe de la disparition des modes de vie campagnards d’antan, y compris chez les adeptes du « retour à la terre ».


Dans le Cantal, un homme estime que l’étable de son éleveur de voisin exhale un fumet trop malodorant : procès. Sur l’île d’Oléron, le poulailler d’une chanteuse locale réveille trop tôt les propriétaires d’à côté : procès. Dans le village de Grignols, en Dordogne, les grenouilles installées dans la mare des voisins poussent des coassements trop sonores : procès.

Nombre d’affaires de cet acabit ont éclaté ces dernières années, jusqu’à soulever parfois une vague de réprobation contre les plaignants dans les médias et sur les réseaux sociaux. Le même scénario semble se reproduire inlassablement : propriétaires d’une résidence secondaire ou retraités délocalisés loin des souc

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Été 2019 - Causeur #70

Article extrait du Magazine Causeur

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