Home Édition Abonné Avril 2021 Éric Zemmour: “Quand la France était grande”

Éric Zemmour: “Quand la France était grande”

Entretien exclusif avec un grand admirateur de Napoléon

Éric Zemmour: “Quand la France était grande”
Eric Zemmour ©JOEL SAGET/AFP

Admirateur de l’Empereur depuis l’enfance, Éric Zemmour voit dans son épopée la dernière chance pour la France de redevenir une puissance mondiale de premier rang. Depuis, elle a perdu sa vocation et son destin. Alors que les élites ont saccagé l’héritage napoléonien, nous ne pouvons avoir qu’un projet défensif : refaire des Français par l’assimilation.


Causeur. Dans les pages autobiographiques de Destin français vous racontez comment, très jeune, vous avez préféré une biographie de Napoléon aux BD et autres lectures des gamins de l’époque. Pourquoi étiez-vous séduit ?

Éric Zemmour. Difficile de se souvenir après tant d’années… Enfant, j’aimais les héros de Dumas, les trois mousquetaires, Monte-Cristo, les personnages de Balzac comme Lucien de Rubempré… Je me suis plongé dans le roman historique et l’histoire romancée. Ma mère m’a offert pour mes 11 ans, le Napoléon d’André Castelot. Je l’ai gardé depuis avec sa belle couverture verte. Pour moi, Napoléon était aux frontières de la fiction et de la réalité, c’était le personnage le plus extraordinaire de notre histoire, le héros par excellence, le mètre étalon de tous les autres héros, ceux qui sont venus après lui mais – ce qui est encore plus extraordinaire – également ceux qui l’ont précédé. Au-delà du personnage et de son épopée, le premier Empire est le moment où la France a été la plus grande dans l’histoire. Jeune, j’étais déjà fasciné à la fois par le petit Corse qui devient empereur et par le moment, celui où la France est au sommet. Pour moi, Napoléon est un empereur romain. J’aurais aimé vivre à cette époque, je ne rêvais pas de pays étrangers et de contrées exotiques, ni d’espace et de science-fiction futuriste, mais de voyager dans le temps.

Y a-t-il eu d’autres moments napoléoniens dans votre vie ?

Depuis ces premiers émois napoléoniens, je ne l’ai plus quitté. Je n’ai pas cessé d’approfondir ma connaissance de ce personnage. Je lis encore régulièrement des livres, des biographies de ses contemporains – notamment de Talleyrand, de Fouché et des maréchaux –, des ouvrages sur les batailles. Je relis régulièrement les Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand, car le livre allie l’élégance du style et le récit de nos grandeurs. Avec le xviie siècle, pour la grandeur littéraire, artistique, Molière, Racine, Versailles, qui constituent la quintessence de la France, le premier Empire est mon moment français préféré. C’est celui où les Français sont vraiment sur le toit du monde. D’ailleurs, Stendhal dit en substance que les Français étaient alors fiers d’eux-mêmes, se sentaient supérieurs au reste de l’humanité, comme les Espagnols au temps de Charles Quint ou les Romains au temps de l’Empire romain. Je souffre beaucoup du déclin, qui a commencé après 1815.

Qui sont pour vous les meilleurs – militaires, ministres, hauts fonctionnaires – dans les équipes mises en place par Napoléon ?

Davout est mon préféré. Il n’a jamais perdu une bataille. S’il avait été présent à Waterloo… Talleyrand est le pire, le vrai traître.

Napoléon veut que la France reste une puissance globale capable de tenir tête à l’Angleterre

Selon vous, nous sommes sur le déclin depuis 1815. Diriez-vous que nous avons atteint le nadir ?

L’échec de la guerre de Sept Ans (1756-1763) est une véritable catastrophe qui en réalité explique la suite : nous avons perdu l’Amérique, nous avons laissé le monde nous échapper. Cela explique les guerres de la Révolution et de l’Empire. Les Français tentent de prendre leur revanche sur les Anglais pour l’hégémonie mondiale.

On fait de Napoléon un belliqueux alors qu’il ne fait qu’essayer de corriger la défaite subie par Louis XV en 1763 et de rattraper le coup terrible porté à la France par l’Angleterre. Celle-ci nous a déclaré une guerre pour l’hégémonie mondiale, à la fin du règne de Louis XIV, une seconde guerre de cent ans, de 1680 à 1815. Les guerres napoléoniennes ne sont qu’un épisode de ce conflit séculaire. En 1815, nous étions si puissants que l’Europe entière devait se mobiliser pour nous battre. Moins de soixante ans plus tard, en 1870, un pays tout seul, la Prusse, nous bat à plate couture en quelques mois. Encore sept décennies et en 1940, on se fait écraser par les Allemands en trois semaines. Huit décennies sont encore passées et aujourd’hui nous ne pouvons maîtriser ni notre population ni nos frontières et notre pays subit une islamisation d’une partie de notre territoire. Et en plus, nous nous sommes piégés dans un système européen dirigé par l’Allemagne.

Eric Zemmour ©Soleil
Eric Zemmour © Soleil

Pourquoi situez-vous le point de départ de ce déclin en 1815 et non en 1808, le moment où l’Empire français est à son apogée ? Après trois ans de retraite quasi ininterrompue, Napoléon laisse après Waterloo un territoire plus petit que celui dont il a pris le contrôle fin 1799…

C’est l’argument de Bainville, mais malgré cette illustre origine intellectuelle, il est fallacieux, car l’important n’est pas là. Le problème de fond – et c’est le seul point de désaccord que j’ai avec Bainville –, c’est qu’au départ, à la fin du xviiie siècle, la France est un mastodonte, elle est surnommée la Chine de l’Europe ! En 1789, la France compte 28 millions d’habitants, c’est-à-dire autant que la Russie. La Grande-Bretagne : 8 millions.

Sauf que l’Europe se transforme à grande allure : déploiement de l’empire anglais, accès de la Russie aux mers chaudes, arrivée timide de l’Amérique dans le jeu, partage de la Pologne, sans oublier la Prusse qui commence à grossir. Le résultat, c’est que la France de Louis XV n’est plus le seul géant. Napoléon veut qu’elle redevienne un géant et donc qu’elle prenne l’Italie du Nord, la Belgique, les Pays-Bas et la rive gauche du Rhin. Autrement dit qu’elle conserve ce qu’on appelle aujourd’hui la taille critique d’une puissance globale capable de tenir tête à l’Angleterre et son empire maritime. Il veut aussi concurrencer l’Angleterre sur les mers, dans le monde entier. D’où le si critiqué rétablissement de l’esclavage à Saint-Domingue. Dans Le Grand Échiquier, Zbigniew Brzezinski, le conseiller de la sécurité nationale de Jimmy Carter, livre une analyse historique très intéressante : si la France de Napoléon avait gagné, la France serait une puissance globale de notre époque. À la sienne, Napoléon est le seul à l’avoir compris. Même Talleyrand, pourtant très intelligent et bien informé ne l’a pas vu. Et c’est seulement un siècle plus tard, après la Première Guerre mondiale, que Paul Valéry le comprend à son tour. Aujourd’hui, tout le monde le sait : la France n’est plus un géant à l’échelle du monde.

Chateaubriand, avec son admiration réservée pour Napoléon, constate que les guerres d’Ancien Régime changeaient les frontières de l’Europe au prix de quelques milliers de morts, souvent mercenaires. Les guerres napoléoniennes ont coûté 3 millions de vies pour les mêmes résultats. Ces millions de morts, militaires et civils, n’expliquent-ils pas que la dynamique démographique française se soit cassée entre 1789 et 1815 ?

Pas 3 millions de morts français, loin de là. Et je répète que ce n’est pas Napoléon qui déclare la guerre. Il aura quand même sept coalitions contre lui. Quant à la chute démographique, elle commence à la fin du xviiie siècle, et la déchristianisation en est, je pense, la raison fondamentale.

Parlons de notre rapport à Napoléon. Alors que le bicentenaire de sa naissance (1969) et le 150e anniversaire de sa mort (1971) ont été célébrés avec faste, aujourd’hui, on sent bien qu’il gêne. En 2004, on fête le bicentenaire du Code, mais un an plus tard, on passe totalement sous silence les deux cents ans de la victoire d’Austerlitz. Et il y a quelques semaines, Jean-Louis Debré déclarait : « Sur Napoléon, n’en faisons pas trop, car cela risque d’être perçu comme une provocation. » Alors, Napoléon, pourquoi tant de haine ?

Tout simplement parce qu’il incarne la quintessence de tout ce que notre époque déteste et veut abattre : un homme d’abord, un combattant ensuite et enfin la puissance de la France. Et pour l’abattre, il faut détruire tout ce qu’il avait fait. Tout ce qui a trait au Code civil, au mariage est systématiquement démantelé aujourd’hui avec le mariage homosexuel ; on a également supprimé tout ce qui concernait la nationalité, notamment la loi sur les prénoms ; son organisation administrative (État-département-commune) a été complexifiée avec le millefeuille territorial au point de perdre toute son efficacité. Et n’oublions pas la justice administrative avec le Conseil d’État qui, initialement chargé de protéger l’État, considère aujourd’hui qu’il doit protéger l’individu contre l’État. La liste est longue… Tout l’héritage napoléonien a été saccagé parce que notre époque ne veut plus de sa vision de la France comme organisation hiérarchique autour de son État. On veut la société des individus autonomes, pas l’unité et la grandeur de la France. L’État ne doit plus surplomber la société, il doit être son objet soumis, le serviteur des individus et de leurs caprices. Et ne parlons pas des idées de puissance, d’autorité et de domination, qui sont presque criminalisées. Napoléon, leur incarnation pure et unique, est donc l’icône à abattre.

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À l’approche du bicentenaire de sa mort, la résistance au souvenir napoléonien vient surtout des associations et militants décoloniaux qui voient en lui l’homme du rétablissement de l’esclavage. Comment analysez-vous cette décision ?

Je crois avoir répondu : ces associations, au fond, détestent la France.

Pourquoi cette haine n’est-elle pas dirigée contre Louis XIV qui est l’initiateur du Code noir ?

Vous savez, Louis XIV n’est pas non plus particulièrement apprécié, il suffit de voir la chasse aux statues de Colbert… Au demeurant, Napoléon admire Louis XIV. Napoléon est simplement le Français le plus admiré à l’étranger, y compris par ses ennemis et adversaires. Qu’on lui rende hommage dans l’hymne national polonais, c’est compréhensible. Mais – c’est le grand paradoxe de cet homme d’exception ainsi qu’un indice de plus de son statut unique – qu’on l’admire en Russie, en Angleterre, en Allemagne et même en Chine, c’est tout de même extraordinaire ! Les Coréens se battent à coups de millions de dollars pour acheter ses bicornes aux enchères. Partout dans le monde on lui voue un véritable culte, sans parler des militaires, tous éduqués depuis deux siècles à la lumière de son génie.

Quelle est sa réalisation la plus importante et la plus durable ? Que reste-t-il de Napoléon aujourd’hui ?

Paul Valéry parlait des « édifices qui ne sont pas solides mais qui sont éternels ». Pour moi, les plus importantes réalisations de Napoléon sont ses victoires militaires. Paradoxalement – et Valéry l’avait parfaitement compris –, elles sont aussi les plus durables. Tout le monde pense au Code civil, mais pas moi. Souvent, les gens disent aimer Bonaparte davantage que Napoléon. Pour moi, c’est le contraire. Je préfère Napoléon à Bonaparte, pour le grand Empire de 1810. C’est cela qui aujourd’hui fascine et fait rêver les Chinois et les Russes. Il a laissé aussi un mode de direction du pays : un pouvoir centralisé, rapide, efficace. Bref, le bonapartisme.

Quelle est la possibilité d’un Empire aujourd’hui ? Est-ce qu’un État puissant et conquérant représente une option réelle pour la France du xxie siècle ?

Non. Nous avons perdu définitivement et depuis longtemps cette bataille-là. La dernière chance, c’était la stratégie gaullienne. L’Europe des Six, c’est la France de Napoléon. De Gaulle dit à Peyrefitte : « À six, on est capable de faire aussi bien que les USA et l’URSS, et comme la France va diriger les Six, on retrouvera notre Europe qu’on a perdue en 1815. » Je vous signale que de Gaulle dit bien « 1815 » et non pas « 1763 » ou « 1812 ». La stratégie gaullienne échoue très vite, car les Allemands refusent la tutelle française, lui préférant celle des États-Unis d’Amérique. Ce choix rend furieux le général et explique sa politique étrangère maurassienne ensuite (sortie de l’OTAN, discours de Mexico, « Vive le Québec libre ! », le discours de Phnom Penh). Le problème, c’est qu’aujourd’hui, ceux qui dirigent la France croient retrouver la stratégie gaullienne du levier d’Archimède tandis qu’en réalité ils se soumettent à l’Allemagne. Avec l’Europe des Vingt-Sept, on est sorti de l’Europe napoléonienne pour entrer dans l’Europe du Saint-Empire romain germanique, que Napoléon a détruite en 1806 à Iéna.

Si la France n’a plus de rêve impérial, qu’en reste-t-il ?

C’est tout le problème. Il y a dix ans, j’ai écrit Mélancolie française pour expliquer que le projet secret, le destin de la France, était de refaire l’Empire romain, que Napoléon l’avait assumé, et qu’à partir du moment où ce rêve d’empire n’existe plus, la France se délite. Le problème français, c’est de retrouver un objectif, un destin, une vocation. Les élites françaises, imprégnées d’européisme, pensent qu’elles vont rétablir leur hégémonie sur l’Europe à travers l’UE. Et tant pis si, pour qu’elles se maintiennent, il faut sacrifier la France.

La Ve République est faite pour gouverner l’Europe et pas seulement la France

Franchement, vous nous voyez avec un empereur ?

Mais la Ve République, c’est ça ! Peter Sloterdijk dit très justement que la Ve République, c’est l’élection du président de la République au suffrage universel plus la bombe atomique. C’est, dit-il, l’équivalent de la Grande Armée de Napoléon et du sacre de Notre-Dame. Je trouve cette observation magnifique, et c’est pour cela que l’Europe nous pose un problème : la Ve République est faite pour gouverner l’Europe et pas seulement la France. C’est pour cela aussi que les institutions françaises sont autant détestées par les européistes, parce qu’elles placent le président de la République, élu directement au suffrage universel, au-dessus du chancelier allemand, et qu’il détient l’arme atomique – caractéristiques du président américain. Et ça fabrique de la légitimité. Si la France est écoutée encore en Europe, c’est grâce à cette légitimité-là. Je suis toujours frappé par l’aura du président de la République française en Europe six mois après son élection. Après, cela s’effiloche très vite, parce que la mécanique européenne est faite de telle manière qu’elle détruit la puissance française en la soumettant à des négociations sans fin et au droit européen. C’est tout simplement incompatible avec l’esprit et les institutions de la Ve République.

Rencontre entre Konrad Adenauer et Charles de Gaulle à Cologne (Allemagne), septembre 1962. "L'Europe des Six voulue par de Gaulle, c'est la France de Napoléon." ©DPA/Picture Alliance/Leemage
Rencontre entre Konrad Adenauer et Charles de Gaulle à Cologne (Allemagne), septembre 1962. “L’Europe des Six voulue par de Gaulle, c’est la France de Napoléon.” ©DPA/Picture Alliance/Leemage

On peut vous objecter que, bien avant le quinquennat, la Ve République n’arrivait plus à fabriquer de la légitimité même à l’intérieur du système politique français, à cause de son manque de représentativité du corps électoral.

Je ne trouve pas. Certes, il y avait des dérèglements avec la cohabitation, parce que le président Mitterrand n’a pas respecté l’esprit de la Ve République ; il aurait dû démissionner et refaire une campagne présidentielle. Mais c’est le quinquennat qui a vraiment abîmé, dénaturé même, la Ve République, permettant en conséquence le développement du droit européen. Il ne doit pas y avoir de droit au-dessus de celui du président de la République car, comme disait de Gaulle, « la cour suprême en France, c’est le peuple ». Et maintenant, tout cela est fini : la cour suprême en France, ce sont tout à la fois le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation, le Conseil d’État, la CJUE et la CEDH. Résultat, il n’y a plus de pouvoir réel et les présidents sont élus sur des projets auxquels ils renoncent au bout de six mois ou un an à cause des contraintes européennes et mondiales.

 Si la réforme des retraites poussée par Macron a échoué, ce n’est pas à cause du droit européen.

Vous avez raison, mais si on a démantelé EDF, c’est à cause de l’UE. L’absence de légitimité du pouvoir français a pour cause l’Europe et la décentralisation.

Autrement dit, pour poursuivre votre logique, l’abandon de l’héritage napoléonien.

Exactement ! Son abandon et sa destruction.

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De Gaulle et Napoléon sont issus de l’armée. La marginalisation de l’armée française a-t-elle abîmé notre génie particulier ?

Peut-être. Cependant, notre armée n’est pas marginale : nous sommes le dernier pays d’Europe à utiliser son armée pour des expéditions à l’étranger. C’est la spécificité française. L’aura, certes éphémère, du général de Villiers en témoigne. Il y a une nostalgie. Je continue de penser que c’est notre atout majeur.

Quel projet peut donc avoir la France à partir de votre conception de son histoire et de son génie particulier ?

Notre principal problème aujourd’hui est la désagrégation du pays et la guerre de civilisation qui se déroule sur notre sol. En conséquence, tout projet pour la France doit d’abord être défensif : il s’agit de refaire des Français et de refaire la France. Cela passe par l’assimilation, par l’École, par notre indépendance et le retour de la puissance militaire et du régalien. Surtout, il faut régler cette question intérieure par un changement des lois, par une politique de blocage de l’immigration et, je le répète, par l’assimilation. C’est une position défensive, on retrouvera une position offensive après, car nous ne sommes plus crédibles aujourd’hui.

Vous n’avez pas évoqué l’économie, la richesse nationale. C’était aussi l’une des faiblesses du système continental de Napoléon.

Napoléon était très soucieux de développement économique et obsédé par celui de la marine. Il avait une vision économique et mondiale. Son blocus continental a permis l’émergence de l’industrie allemande, l’économiste List le reconnaît. Or aujourd’hui, on aurait justement besoin de cela : un protectionnisme continental, pour favoriser notre réindustrialisation.

Avouez-le, vous vous prenez un peu pour Napoléon. Rêvez-vous de poursuivre son projet ?

Je vous assure que je ne vais pas envahir l’Italie !

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Avril 2021 – Causeur #89

Article extrait du Magazine Causeur


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est historien et directeur de la publication de Causeur.

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