Ligue du Lol, Jean-Marie Bigard, Claire Nouvian, Facebook, Leonard de Vinci, cuisine juive: notre numéro d’octobre est en vente.


Tariq Ramadan, Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein, Jean-Marie Bigard, Patrick Bruel : qu’il s’agisse de porcs avérés, d’amateurs d’humour salé ou de dragueurs un peu lestes, tous sont présumés coupables. C’est bien simple, avec la déferlante #metoo, depuis deux ans, « pas un jour ne se passe sans que l’on entende parler violences conjugales, « féminicides », harcèlement sexuel, culture du viol, comme si la violence et la souffrance constituaient l’ordinaire de la vie des femmes dans notre pays. Ainsi a-t-on accrédité l’invraisemblable amalgame qui fait de tous les hommes des cogneurs, des harceleurs ou des tueurs en puissance. C’est le désir masculin qui est criminalisé, en particulier quand il s’adresse aux femmes », soupire Elisabeth Lévy.

 

Tout est bon pour tirer sur les mâles

L’occasion était trop belle de consacrer un dossier à la croisade anti-mâles que mènent certaines néoféministes les ciseaux castrateurs entre les dents. Pour Cyril Bennasar, comprendre Epstein n’est pas excuser ses actes. On trouve volontiers des circonstances atténuantes aux islamistes et aux criminels mais certains délinquants mâles hétérosexuels échappent à toute pitié…

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Tout est bon pour tirer sur les mâles. On nous serine que ces derniers gagneraient 25% de plus que les femmes. Complaisamment relayé par l’Etat, ce chiffre gonflé ne tient pas compte des écarts de temps de travail, de pénibilité et de productivité, explique Sami Biasoni. Quant à Jean-Marie Bigard, il paie cher une blague salée qui lui vaut excommunication amicale et fatwas de Muriel Robin, l’accusant de banaliser le viol, sinon d’inviter au féminicide. J’ai eu la chance de rencontrer cet histrion en convalescence… Tout aussi cabotins avec leurs blagues potaches, les jeunes journalistes membres de la Ligue du LOL ont plus péché par mauvais goût que par sexisme. Si le tribunal numérique les a condamnés à la mort sociale, la vérité se dévoile peu à peu, notamment grâce à notre directrice. Aux Etats-Unis, adepte des queer studies et de l’auto-notation, le campus d’Evergreen, le plus progressiste des Etats-Unis, a instauré une journée sans blancs. Malencontreusement nommé Weinstein (!), le professeur juif qui s’y est opposé se voit aujourd’hui accusé de racisme.  On croit cauchemarder.

Facebook: l’empire contre-attaque

Passons aux actualités. Concurrencé par d’autres réseaux sociaux et affaibli par les scandales, Facebook ne conquiert plus de marché dans les pays développés. Son fondateur Mark Zuckerberg a opportunément racheté ses concurrents Instagram et Whatsapp pour se protéger des menaces de démantèlement. Jonathan Koskas a enquêté sur les méthodes de censure des contenus des utilisateurs qui hissent presque le réseau social au rang d’un Etat.

Retour au monde d’avant. Journaliste, animateur du Figaro Vox, Alexandre Devecchio annonce dans Recomposition la fin du vieux monde post-guerre froide. L’utopie d’une démocratie libérale régie par la technocratie et le marché a fait long feu. Plutôt que de fustiger le réveil des peuples, nos dirigeants feraient mieux d’écouter leurs revendications, explique le jeune journaliste dans nos colonnes.

Trente ans de soumission

A en croire Barbara Lefebvre, depuis la première affaire du voile à Creil en 1989, l’islam politique n’a cessé de gagner du terrain en France. Mais cet épisode malheureux a replacé la laïcité au cœur du débat public. Un nouveau clivage s’est progressivement mis en place entre une gauche multiculturaliste et une droite convertie à l’universalisme républicain. La professeur d’histoire-géographie revient sur trente ans de soumission.

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Enfin, notre reporter Erwan Seznec a mis au jour les intérêts bien compris de Claire Nouvian. La fondatrice de l’ONG Bloom réalise un parcours exemplaire dans la gauche écolo-associative. Fruit d’une détermination sans failles, sa croisade contre la pêche industrielle bénéficie du soutien de puissants groupes d’intérêt.

Léonard de Vinci, ce surcoté

Côté culture, Jérôme Leroy a lu pour nous les derniers livres des écrivains Romain Slocombe et Jean-Luc Coatalem. Tous deux explorent la France de la dernière guerre, un passé qui ne passe (toujours) pas. D’après notre critique d’art Pierre Lamalattie, l’exposition Léonard de Vinci au Louvre ne célèbre qu’un petit peintre florentin aux œuvres de facture moyenne. Il faut croire que sa starification posthume doit davantage à sa vie qu’à son œuvre artistique.

Miracle des fourneaux: Emmanuel Tresmontant a réussi à réconcilier séfarades et ashkénazes autour d’un reportage en l’honneur de la cuisine juive. Mazeltov !

De mon côté, j’ai eu l’insigne privilège de rencontrer Marie France. Danseuse, actrice, chanteuse et égérie des nuits parisiennes, Marie France est un mythe vivant. Son nouveau disque Tendre assassine reflète son parcours peu commun, des rues d’Oran aux plateaux de Téchiné. En piste !

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