Dans Aveuglements, Jean-François Colosimo, historien et théologien, voit dans la confusion entre politique et religieux l’origine des convulsions du monde moderne. Le dévoiement de la religion en un ensemble de rites marque la défaite de la spiritualité au profit d’idéologies politiques souvent mortifères. Tétanisé par la menace djihadiste, l’Occident peine à comprendre ce paradoxe. 


Est-il possible d’être à la fois engagé et nuancé, passionné et précis, méthodique et digressif sur des questions aussi décisives par les temps qui courent que le retour du religieux, le choc des civilisations, les métamorphoses et les masques d’un nihilisme au mieux de sa forme, la barbarie la plus primitive des égorgeurs de Daech et celle de l’hypertechnologie prométhéenne de la Silicon Valley, cet aboutissement extrême occidental de la mondialisation libérale ? Est-il possible, aujourd’hui encore, de conjuguer l’histoire, la géopolitique, la philosophie et surtout la théologie sans oublier, parfois, la littérature et la poésie pour tenter de conjurer ce que Debord appelait en voulant caractériser la misère de l’homme moderne, « la perte de tout langage adéquat

Article réservé aux abonnés

85 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Mars 2018 – #55

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite