La semaine dernière, l’acte V des Gilets Jaunes fut marqué par une apparition inattendue, celle de Deborah de Robertis, artiste performeuse  grimée en Marianne gothique les seins à l’air comme il se doit. Qui est-elle ?


La lassitude aidant, je n’y prête d’abord que peu d’attention, les gilets jaunes ayant provoqué un comeback de tout ce que la France compte de proscrits dangereux : Soral, ou pathétiques : Francis Lalanne, pourquoi pas une énième singerie à la sauce Femen ? Mais lorsque les réseaux sociaux ont commencé à nous bombarder de photos de son visage impassible d’ange exterminateur je me suis dit qu’il y avait peut être quelque chose à creuser.

Se prendre pour la Vierge…

C’est un papier de L’Obs/Rue 89 qui m’a m’a mis la puce à l’oreille car publié le 15 décembre (le jour même de l’acte V) à 12h16, à l’heure où la « vidéaste sextrémiste » a montré sa bobine de morte vivante sur les Champs Elysées. Nous pouvons donc en déduire que la presse de gôche était au courant. Coup de pub ?

Je parcours l’article : « Qui est Deborah de Robertis, l’artiste qui a réalisé une performance en pleine manif « Gilet Jaune  ? » Celui-ci passe en revue tous les faits d’armes de la vidéaste performeuse luxembourgeoise. Notamment le plus « signifiant » : son exhibition nue vêtue d’un voie bleue devant la grotte de Bernadette de Soubirous à Lourdes qui lui a valu une interpellation et une mise en garde à vue. Elle explique son geste ainsi : « Par ce geste de mise à nue, j’incarne l’apparition de la Vierge avec mon corps de chair et de femme vivante. Pourquoi le miracle ne serait-il pas pas aujourd’hui qu’une femme puisse prendre la liberté de poser son geste sachant que dans certains pays, le même geste pourrait lui coûter la vie ? » . Evidemment, l’artiste subventionnée ne nomme pas les « certains pays » et jamais le mot islam ne sortira de sa bouche.

… Mais épargner l’islam de ses sarcasmes

Qu’elle aille donc jusqu’au bout de sa démarche, il y a suffisamment de mosquées dans notre pays où un tel acte prendrait tout son sens. On ne risque pas grand chose en France à provoquer les cathos. C’est la routine. Cependant l’article dithyrambique du Nouvel Obs nous précise qu’elle est « loin d’être folle », peut-être, mais elle n’est pas court de propos fumeux et rabâchés depuis des décennies : « Pour les institutions, qu’elles soient religieuses ou artistiques, le corps nu de la femme est toujours vu sous un prisme sexuel et offensant comme pour mieux invisibiliser le geste politique et artistique qui en est l’origine »

Comme je suis obstinée, j’ai vraiment voulu comprendre le sens de sa démarche au milieu des Gilets jaunes, aucun article de presse, de L’Huma au Figaro ne me donnant de réponse, j’ai contacté Madame de Robertis via sa page Facebook : « Votre présence au sein du mouvement des Gilet Jaune était-elle politique ? » . Silence radio. Mon intuition première fut la bonne. Deborah de Robertis est une coquille vide, une pseudo artiste subventionnée avide de reconnaissance qui a profité de ce mouvement populaire qu’elle doit certainement mépriser pour faire du buzz. Buzz qui a fait pschitt, car la France profonde ne se laisse pas impressionner par un mauvais remake d’un clip de Mylène Farmer. Une brève du quotidien Sud Ouest revient sur la fameuse photo où on la voit faire face à une femme gendarme : « De toute manière, ce qui fait la puissance de cette image, ce n’était pas seulement la performance de l’artiste Deborah de Robertis, le public s’est surtout focalisé sur une représentante des forces de l’ordre, aussi stoïque qu’une statue de Marianne. (…) C’est cette femme impassible derrière son bouclier transparent qui semblait défendre le mieux la République ». Entropie inversée, et le désordre redevient ordre.

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