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Amsterdam : des réfugiés sèment le trouble dans les cités

A Amsterdam, un projet de vivre-ensemble multiculturaliste se révèle être un échec.

Amsterdam : des réfugiés sèment le trouble dans les cités
Capture d'écran d'une vidéo Twitter

Suite à une politique d’insertion des réfugiés à Amsterdam proposant une mixité culturelle dans des immeubles, le nombre de plaintes augmente et le sentiment d’insécurité est de plus en plus fort.


Le projet de cohabitation entre de jeunes Néerlandais et des réfugiés arabes et africains a péri dans les cendres de l’incendie qui a ravagé leurs modestes demeures à Amsterdam.

Le dimanche 13 novembre, la police a arrêté un des habitants suspecté d’avoir volontairement incendié son propre appartement dans l’immeuble de trois étages, vite dévoré par les flammes. La nationalité du suspect de 27 ans n’a pas été divulguée, donc on peut supposer qu’il ne s’agit pas d’un Néerlandais de souche. Six chats périrent dans les flammes. Parmi les jeunes il n’y a pas de victimes à regretter, mais environ 135 d’entre eux n’ont plus de logement.

«L’autre jour, il [le suspect] jetait ses meubles par la fenêtre, ce n’était pas la première fois que ce type donnait des signes de graves problèmes d’ordre psychotique. Je suis bien placée pour le savoir, car j’habitais dans l’appartement face au sien», constatait une étudiante de 23 ans contemplant, un gobelet de café dans une main, un nounours dans l’autre, le spectacle désolant de son immeuble calciné.

La jeune femme, qui préférait taire son nom, confia à un reporter du journal amstellodamois Het Parool, que dans sa fuite, elle avait laissé toutes ses possessions dans l’appartement.

Ce ne serait qu’un triste fait divers, s’il ne prouvait pas l’échec du projet de la municipalité de gauche d’Amsterdam d’inciter des jeunes d’origines différentes à vivre ensemble. Car depuis belle lurette, les témoignages pleuvaient que la réalité multi-ethnique se soucie peu des projets mijotés dans la mairie on ne peut plus woke. Engueulades nocturnes, rixes, vols, brimades envers les homos et filles agressées étaient le lot quasi quotidien dans la cité en partie brûlée dimanche.

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L’étudiante sus-mentionnée: «Dimanche matin, je croyais que c’était le boucan habituel dans les corridors et je tentais de ne pas y prêter trop d’attention, quand des policiers cognaient sur ma porte, m’ ordonnant de déguerpir au plus vite. Si seulement j’avais pensé à prendre mes affaires…»

Les torts sont-ils partagés entre jeunes Néerlandais et leurs pairs de plusieurs pays à problèmes qu’ils sont censés accompagner vers une existence digne, comme l’ont réussi tant d’immigrés avant eux ? Eh bien non, les nombreux témoignages de jeunes Néerlandaises pointent uniquement vers des Africains et des Arabes qui font régner si ce n’est pas la terreur, en tout cas l’insécurité.

Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’elles accusent les mêmes personnes qu’au départ elles voulaient aider à mieux connaître leur pays d’accueil. Jusqu’à ce qu’elles se rendent compte que ce n’étaient pas les classes de langue et de civilisation néerlandaises qui les intéressaient, mais de les draguer lourdement. «Au lieu de chercher des contacts avec eux, ces intimidations avaient un effet contraire sur moi, je me repliais sur moi-même, rasais les murs, rentrais le soir la peur au ventre», confia récemment l’étudiante Juul de Nijs à la télévision locale AT5. Elle était particulièrement écoeurée par de jeunes hommes érythréens, ordonnant leurs rarissimes compatriotes féminines de se taire.

Juul est loin d’être la seule à être retournée vivre chez ses parents «en province» plutôt que de figurer comme cobaye dans un projet multi-culturaliste. Son réveil a dû être cruel et en plus elle se voit traitée de pauvre cruche sur le principal réseau social de droite.

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Son calvaire se déroulait dans une cité dans l’est d’Amsterdam, l’incendie de dimanche s’était produit à l’ouest. C’est là où, en 2016, le projet de vivre-ensemble avait commencé. Dans un reportage sur le chantier, peu avant l’arrivée des premiers jeunes de toutes les couleurs, la très gaucho-compatible télévision publique en chanta les louanges. Un politicien local vantait un projet «où tout le monde serait gagnant». D’abord grâce au loyer très modeste d’environ 300 euros par mois dans une ville où les logements décents sont de plus en plus réservés aux nantis. Gagnants seraient également ces Néerlandais ayant la possibilité d’aider les jeunes étrangers, tous régularisés, à s’intégrer. Ces Blancs, pour la plupart, étaient sommés de faire preuve d’une attitude proactive et de consacrer au minimum quelques heures par semaine au bien-être des étrangers, ces veinards, à qui, en contrepartie, on demandait de se montrer avides d’apprendre et de se comporter convenablement. Pas tous se montrèrent à la hauteur.

Dans chaque unité étaient logés, pour un maximum de cinq ans, autant de Néerlandais que de Syriens, Erythréens, Afghans, Somaliens et tutti quanti. Ces jours-ci, à Amsterdam et dans sa proche banlieue, il existe une petite vingtaine de ces cités dont le nombre d’habitants varie entre quelques centaines et une quarantaine. Avec leurs «habitations conteneurs», ces blocs ont l’air plutôt tristounet, comme des centres de rétention de clandestins aux abords d’aéroports internationaux.

Les bruits que la fraternisation ne se passait pas sans heurts allaient crescendo à mesure que le nombre de cités augmentait. Les plaintes de harcèlement sexuels pleuvaient, mais aussi sur l’entretien insuffisant et la présence de marchands de drogue, la nuit. La coopérative de logement social répétait comme un mantra que la sécurité des locataires était primordiale et que les fauteurs de trouble seraient expulsés ou signalés à la police. Comme ce jeune homme accusé de six agressions sexuels dans la même cité….

La coopérative et des dirigeants municipaux firent preuve cependant de compréhension envers les malfrats, arguant que plusieurs d’entre eux viennent de pays en guerre et sont de ce fait traumatisés. Que leur comportement imprévisible devraient les tenir à l’écart d’un projet idéaliste n’était pas évident pour les partisans du vivre-ensemble imposé.

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La ville et le bailleur social ont également des comptes à rendre sur la sécurité-incendie, vu qu’un habitant réputé psychotique a réussi à tout cramer autour de lui. Un jeune Syrien désormais sans toit s’écria devant la presse locale: «Ce type s’était ces derniers temps fait taper sur les doigts par la police pour semer la pagaille, mais chaque fois on le renvoya parmi nous. On craignait tous que cela finisse mal un jour».

S’il est établi que le coupable est en effet un étranger, la réputation de demandeurs d’asile en pâtira encore plus dans un pays où de jeunes Nord-Africains se rendent coupables de vols et d’agressions dans et aux abords de centres de réfugiés. Même des bénévoles de la Croix Rouge s’y étaient fait dévaliser…

Il est bien sûr injuste de stigmatiser tous les réfugiés pour des horreurs commises par une minorité d’imposteurs. Et dans les cités en question, bien des jeunes étrangers se montrent reconnaissants de l’accueil et s’efforcent de s’intégrer. Mais au fil des ans, le mot néerlandais asielzoeker, demandeur d’asile, a fini par acquérir une connotation péjorative, du moins dans les cercles conservateurs, tant les abus ont été flagrants.

A Amsterdam, le projet de vivre-ensemble entre jeunes Bataves et non-Européens changera bientôt de fond en comble, prônent ses initiateurs: désormais, les Néerlandais y formeront une majorité d’au moins 70 pour-cent, les supposés bénéfices de l’égalité en nombre s’étant avérés être des leurres aussi naïfs que dangereux.


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Journaliste hollandais.

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