Pour vaincre l’islamisme, détruire Daech ne suffit pas | Causeur

Pour vaincre l’islamisme, détruire Daech ne suffit pas

La lutte doit aussi être culturelle

Auteur

Aurélien Marq
Polytechnicien et haut fonctionnaire chargé de questions de sécurité intérieure

Publié le 19 juin 2017 / Politique

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Puits de pétrole incendié par Daech près de Mossoul en Irak, décembre 2016. SIPA. 00792172_000005

La destruction militaire du califat est une nécessité. Il faut néanmoins réfléchir à ses conséquences.

L’État islamique (EI) n’est pas notre ennemi principal. Il n’est que l’excroissance d’une idéologie qui se manifeste de multiples manières. Il est une des têtes de l’hydre, il n’est pas son cœur. Et il n’est, au fond, que le frère jumeau désinhibé de l’Arabie saoudite.

Il doit pourtant être détruit, pour trois raisons au moins.

Tant qu’il existe, il exerce une fascination qui ne peut que favoriser les vocations djihadistes, l’espoir de l’incarnation réelle d’un califat largement fantasmé. Source d’inspiration pour les terroristes, il est un danger pour l’ensemble de la planète.

Les islamistes ne veulent pas la guerre civile, ils veulent l’islamisation

Il représente évidemment une menace militaire et un facteur de déstabilisation au Moyen-Orient. Il est illusoire d’espérer la conclusion d’une paix durable entre lui et ses voisins, en premier lieu mais pas seulement, l’Irak et la Syrie.

Au plan éthique enfin, l’État islamique est une monstruosité. Même s’il n’est pas seul à commettre certains crimes, aucune autre structure ne les revendique aussi ouvertement, et le laisser agir créerait un précédent dangereux. La passivité de la communauté internationale face à d’autres Etats totalitaires est problématique, mais ne peut pas servir à justifier une quelconque faiblesse face à l’EI.

Ceci étant clairement posé, il faut s’interroger sur la manière dont le califat réagira, une fois militairement détruit, et sur sa riposte contre l’Occident.

Contrairement à ce qui a trop souvent été dit et écrit, les islamistes ne veulent pas la guerre civile. Ils veulent l’islamisation.

La guerre civile n’est éventuellement qu’un moyen d’y parvenir, à condition qu’ils estiment avoir de bonnes chances de la gagner, mais elle n’est pas le seul moyen envisageable. De même, les tensions entre communautés ne sont pas un but en elles-mêmes.

Toute concession à l’islam politique est une victoire pour Daech

Dès lors qu’un Etat cède petit à petit aux revendications de l’islam politique, dans l’espoir d’apaiser les communautés les plus virulentes, par peur d’une hypothétique guerre civile, par culpabilité post-coloniale, par haine de soi ou par clientélisme électoral, les islamistes s’estiment victorieux.

A leurs yeux, chaque concession n’est pas une main tendue mais une marque de faiblesse qui les encourage à réclamer toujours plus. A poursuivre les attentats, aussi, puisque l’effet de sidération rend leurs cibles vulnérables et que, en Occident du moins, crier aux amalgames et à l’islamophobie leur permet de faire entendre leurs exigences. Réfléchissant sur le long terme, ils vont toujours plus loin mais veillent à ne pas y aller trop vite.

Cependant, les défaites militaires de l’EI sont susceptibles de changer la donne.

Que ce soit dans l’espoir de survivre en tant qu’ « Etat » territorial, ou pour se donner du temps afin de préparer son retour à la clandestinité, le califat va chercher par tous les moyens à ouvrir d’autres fronts pour obliger ses ennemis à distraire leurs ressources militaires du théâtre syro-irakien.

Dès lors, créer des troubles dans les pays qui combattent l’EI deviendra prioritaire, et il faudra s’attendre à voir se multiplier les attaques, notamment contre les cibles les plus sensibles aux yeux des opinions publiques. Ce sera temporaire et prendra probablement fin peu après la chute effective du califat, mais il ne sert à rien de fermer les yeux sur l’évidence : ce sera collectivement douloureux.

Après Daech, 5 hypothèses

Reste à anticiper la phase finale, c’est à dire le retour à la clandestinité des réseaux et des ressources de l’EI. Plusieurs hypothèses :

1. Le « califat de l’ombre ». Les dirigeants de l’« État islamique » préservent pour l’essentiel leur cohésion, et réussissent à se dissimuler en gardant leur autonomie par rapport aux autres réseaux islamistes. Défaite partielle pour les ennemis de l’EI, puisque le califat existerait toujours sous une autre forme. Cette hypothèse aurait pourtant l’avantage de maintenir en l’état la fragmentation des groupes terroristes, avec ce que cela suppose de rivalités entre eux et d’absence de coordination.

2. Prise de contrôle par Al Qaïda. Quoi qu’il arrive, la disparition du califat lui laissera un nouvel espace de développement. Modernisée, elle tirera les leçons de l’EI, et combinera désormais la structure pyramidale d’une armée clandestine et les métastases du terrorisme « uberisé ». La dureté probable des combats à venir entre le califat et les rebelles soi-disant modérés, généralement affiliés à Al Qaïda, reste toutefois un obstacle potentiel à une fusion complète des réseaux.

3. Union avec les Talibans. Reprenant progressivement le pouvoir sur une grande partie de l’Afghanistan, ils peuvent incarner le nouvel espoir d’un Etat islamiste disposant d’une assise territoriale et assumant pleinement ce qu’il est. Reste à savoir s’ils se laisseraient séduire par l’internationalisme de l’EI, ou si les agents du califat accepteraient de se contenter d’un projet purement local.

4. Rattachement à Riyad. L’idéologie wahhabite de l’Arabie saoudite est presque exactement la même que celle de l’ « Etat islamique », elle est un véritable Etat, possède les lieux saints de l’Islam, et défie ouvertement la communauté internationale en jouant un double jeu que tout le monde connaît mais que peu osent dénoncer. Certes, on imagine mal les cadres de l’EI accepter l’autorité des Al Saoud, et on voit mal la famille régnante prendre le risque d’offrir un asile aux responsables du califat. D’une part, de crainte des retombées en termes de relations internationales, d’autre part de peur de les voir ensuite se retourner contre eux, comme jadis l’Ikhwan. Mais il en va tout autrement des simples soldats et des soutiens idéologiques du califat. L’Arabie saoudite, où toute critique de l’islam peut être punie de mort, a bien obtenu la bénédiction des Américains pour diriger des programmes de déradicalisation ! Manière à peine voilée d’offrir un refuge aux combattants de l’EI, sans doute en échange de leur aide contre l’Iran, et avec la bénédiction des États-Unis. Car quel meilleur moyen pour réconcilier d’anciens adversaires que de leur désigner un ennemi commun ? En ravivant sa lutte contre Téhéran, Riyad se positionne en alternative crédible au califat pour ceux qu’anime avant tout la haine des chiites.

5. Rapprochement avec les Frères musulmans. Structure internationale, ouvertement ambitieuse, efficace, sachant jouer à merveille du duo façade légale / bras armé, la Confrérie a de nombreux atouts. Peut-être les Frères se proposeront-ils eux-aussi pour déradicaliser les soldats de l’EI ! Dans tous les cas, l’échec de l’établissement d’un califat par des moyens militaires augmentera l’attractivité de leur modèle, qui repose sur l’influence culturelle comme préalable à la prise de pouvoir politique.

Il est presque certain que toutes ces options se réaliseront à des degrés divers, les membres de l’EI et les groupes affiliés faisant chacun des choix différents, en fonction de leurs intérêts propres, des opportunités qui se présenteront et de leurs affinités idéologiques.

Mais une chose est sûre : la lutte contre l’islamisme doit être simultanément militaire, policière et culturelle, et même après la chute du califat elle sera loin d’être terminée.

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    • 24 Juin 2017 à 21h54

      Anouman dit

      L’auteur n’a pas tort après Daech il y aura autre chose équivalent quel que soit le nom. Mais à part réhabiliter la guillotine pour les islamistes je ne vois pas de solution. La solution est déjà choisie en haut lieu, la soumission.

    • 22 Juin 2017 à 17h16

      Hannibal-lecteur dit

      M. Marq, voilà une bien belle ambition. !! Comme d’habitude sans proposition de moyens matériels pour l’atteindre, bref, une simple prière.
      Votre remarque essentielle est pour autant excellente, que le but ultime est l’islamisation des peuples. Et sur ce plan on peut agir.
      1/ on constate que le coran est intouchable, on ne gaspille pas son temps ni son énergie à vouloir le faire réformer : l’islamdefrance est une ineptie.
      2/ on rappelle que les lois de la nation s’appliquent à tous, religions comprises et on interdit l’enseignement des dogmes religieux illégaux. Ça n’est pas attenter au coran, c’est laisser libre ses adeptes d’aller l’enseigner ailleurs que chez nous dans son intégraité. Ceux qui acceptent dans son enseignement l’illégalité – chez nous, pas essentielle, chez nous – de certaines prescriptions peuvent le faire.
      Cette suggestion présente l’avantage de laisser à chacun l’appréciation de son adhésion entière ou limitée à sa bible. Et le choix de rester ou partir.

    • 21 Juin 2017 à 18h01

      Koestler A. dit

      Ce qui est apparemment peu compris et peu commenté en France : que l’offensive culturelle (celle des Frères musulmans) a pour ressort l’attaque djihadiste, c’est elle, la violence djihadiste qui aide l’offensive culturelle douce. En France, il n’est guère d’attaque sanglante des djihadistes qui ne soit suivie le lendemain ou le surlendemain d’une “manifestation contre l’islamophobie”, organisée par l’islam culturel, ses relais, amis et agents en France, appartenant à la famille politique de la gauche et de l’extrême-gauche. Mme Vallaud-Belkacem s’était donné ce rôle là : être le “bon flic”, et passer le mercurochrome sur les plaies de la société après toute attaque sanguinaire des “mauvais flics”, les salafistes, en valorisant l’islam de civilisation. Ce jeu de contraste “mauvais flic, bon flic” fait merveille pour promouvoir “les valeurs de paix et de concorde de l’islam” après chaque bain de sang de ceux qui se réclament de la même religion. L’offensive culturelle de l’Islam s’arc-boute sur ces massacres, par le travail de ceux qui se sont donnés pour tâche de faire aimer cette religion et l’ordre politique et juridique qu’elle promeut en faisant ressortir ces prétendus contrastes avec ces tueries et l’horreur qui s’en dégage. Jamais depuis les atrocités commises par les djihadistes les livres d’histoire de l’Education nationale n’ont été plus abondamment garnis de chants de gloire à l’islam “de civilisation”. Ne pensez surtout pas que ce soit là pur hasard. C’est stratégique. Le sang appelle le baume réparateur et celui-ci avance la cause islamique dans les consciences assommées. Système en crémaillère : un pas en arrière (carnage); deux pas en avant (baume et propagande éhontée pour le “vrai” islam qui serait tout paix et tout amour).

    • 21 Juin 2017 à 15h51

      1000 sabords dit

      Pourquoi Causeur n’affiche pas tous les commentaires d’un coup. On ne sait plus où on en est et on a du mal à suivre le fil de la discussion, si jamais il y en a une.

    • 21 Juin 2017 à 11h12

      Pol&Mic dit

      à tel point que la plupart des votant ne sait plus ce qu’elle pense (la plupart) (même les plus concernées !!!)

    • 21 Juin 2017 à 11h09

      Pol&Mic dit

      “Pour vaincre l’islamisme, détruire Daech ne suffit pas”…… (CQFD)…..
      …….
      en effet ! mais en plus (et c’est urgent) il faut changer les mentalités (inculquées à longueur de journée par les socialistes)

    • 21 Juin 2017 à 9h22

      accenteur dit

      On ne peut pas laisser circuler des paroles haineuses contenues dans un livre et prétendre appartenir à une religion d’amour.
      Si le livre des Musulmans comportent des passages appelant au meurtre des non-musulmans, il convient alors que les Musulmans se revendiquant d’un islam de paix, suppriment d’eux-mêmes ces passages.
      Suffit le double langage.

    • 20 Juin 2017 à 23h05

      Pierre Jolibert dit

      @Pascall,
      j’ai lu vos interventions. J’ai grande honte d’avoir à mon actif 10 bonnes années d’enseignement en 5ème avant d’avoir eu entendu parler au hasard d’un commentaire de quelqu’un sur Causeur de la thèse d’E.-M. Gallez. Et depuis mon déniaisement j’ai carrément l’impression que les programmes et instructions d’accompagnement sont rédigées par des gens qui sont au courant et veulent un peu en tenir compte mais sans le dire : ils disent vaguement… oui… il faut historiciser les textes religieux, etc. mais sans dire ni quoi ni comment, et surtout sans rien changer aux scansions rituelles de la périodisation générale.
      Il me paraît évident qu’il faut une prise de position officielle précise, au moins selon le critère du vraisemblable.

      • 21 Juin 2017 à 0h50

        Schlemihl dit

        On me pardonnera d’ être sceptique sur les thèses de M Gallez .

        L’ Arabie pré islamique était pénétrée d’ influences chrétiennes et surtout juives . Que ceci ait joué un rôle important dans la genèse de l’ Islam me parait une évidence .

        Mais faire des rapprochements avec des sectes antérieures de plusieurs siècles est un peu aventuré . L’ Eglise de Jerusalem est possiblement en rapport avec les Ebionites , c’ est possible . Vu ce qu’on peut entrevoir de sa doctrine, elle ne semble pas en rapport avec l’ Islam . Une secte judéo chrétienne n’aurait pas ignoré l’ Ancien et le Nouveau testament , n’aurait pas fait de Jesus un prophète de l’ Islam simple précurseur de Mahomet , n’aurait pas nié la mort de Jésus . Pour avoir une opinion ferme sur ces questions il faudrait une science que je ne possède pas . Je reste dubitatif et perplexe .

         

        • 21 Juin 2017 à 14h52

          Pierre Jolibert dit

          Tente ces rapprochements nous encourage en tout cas plus généralement à voir de l’unité dans l’ensemble du millénaire qui suit Jésus et la destruction du Temple et à envisager dans le détail les différentes doctrines qui en émergent comme très plastiques si on les compare aux formes solidifiées du millénaire suivant.

        • 21 Juin 2017 à 15h06

          Pierre Jolibert dit

          (Tenter, pardon)
          … et donc, par delà le très intéressant fondement théorique qui peut servir à un nouveau type de dialogue avec l’islam (à grands coups de démythification), le changement de périodisation livre le plaisir second (premier pour moi mais c’est ainsi qu’on fait les alliances) mais très intense de la destruction de la croyance en la coupure entre une “Antiquité” et un “Moyen Âge” au milieu du millénaire.

    • 20 Juin 2017 à 19h01

      Terminator dit

      L’islamisation de la France est en marche. La seule façon de stopper sa progression est d’interdire l’Islam en France, tout du moins dans son expression publique et dans le mode de vie ostensiblement provocateur…

    • 20 Juin 2017 à 17h14

      Jourbon dit

      > Le 15 novembre 2015, après l’attentat du Bataclan, le peuple français allumait des bougies, mais ne réclamait aucun compte à son gouvernement.
      > Après l’attentat de Nice, le peuple français allume des bougies, et ne hurle pas sa rage : il a accepté, il s’est soumis au terrorisme et je respecte son choix.
      > Je songe au petit livre de Stéphane Hessel, “Indignez-vous”, qui s’était vendu à 3 millions d’exemplaires, avait été acclamé par une presse enthousiaste qui
      > encourageait les Français à s’indigner, et je me demande pourquoi soudainement mes confrères, après le Bataclan, après les morts de Nice,
      > alors qu’aucune indignation n’est plus légitime que la perte de la vie, appellent les Français à ne pas s’indigner contre la barbarie qui s’est abattue sur eux.
      > Ils ont recommencé avec l’attentat de Nice : les Français déposent des fleurs, allument des bougies, se recueillent, mais personne ne proteste,
      > personne ne crie sa douleur et sa rage, personne ne s’indigne, personne ne réclame des comptes.
      >
      > Oui, les Français ont choisi d’accepter le terrorisme, et je respecte leur choix.
      > Après les attentats de Charlie Hebdo et de l’épicerie cacher, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré à des étudiants, le 23 janvier 2015 :
      > «Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats.»
      > Les Français ont décidé de s’habituer. Ils ne sont pas descendus dans la rue manifester leur refus.
      > Ils n’ont pas demandé à leur gouvernement qu’il assume ses fonctions régaliennes et les mette à l’abri des attentats. Je respecte leur décision.
      > Je suis journaliste étranger, je ne vais pas faire comme mes confrères français.
      > Je respecte les Français : ils ont choisi librement et démocratiquement un président. Il avait nommé une ministre de la justice, Christiane Taubira, qui laissait les jihadistes en liberté.
      > Je respecte ce choix, il est d’une humanité que je n’ai pas : je pense plus aux victimes qu’au bien-être des terroristes.
      > Les Françai

      • 20 Juin 2017 à 18h04

        accenteur dit

        Jourdon je réponds aux voeux de Hessel, je m’indigne. Je refuse la soumission et la patience, je réclame des comptes aux dirigeants. Nous serons de plus en plus nombreux à le faire passée la phase de sidération et l’obéissance improductive aux conseils insensés des ministres veules.

        • 22 Juin 2017 à 17h23

          Hannibal-lecteur dit

          Tout bon …sauf l’indignation qui est une simple perte de temps …même si apparemment elle soulage.

      • 24 Juin 2017 à 21h52

        Anouman dit

        Les Français n’ont pas fait de choix. Ils sont victimes de lavage de cerveau pour les esprits les plus influençables, c’est à dire la majorité. C’est triste mais c’est comme ça.

    • 20 Juin 2017 à 16h35

      castor27 dit

      “Toute concession à l’islam politique est une victoire pour Daech” Les politiques européens et français en particulier caressent depuis plus de trente ans les babouches des musulmans dans le sens de la semelle. Qu’ils soient de gauche mais hélas aussi de droite. Il n’y a qu’à compter les 100 mosquées de 1970 aux 2400 en 2016, sans compter les clandestines (http://www.breizh-info.com/2016/03/30/40911/1970-nombre-de-mosquees-france-a-ete-multiplie-24). Quand les musulmans seront capables de se faire élire “démocratiquement”, s’en sera fini de la civilisation européennes d’autant qu’ils ont en plus pour eux la démographie. Effectivement si on ne fait rien DAESH aura gagné.

    • 20 Juin 2017 à 14h25

      Dans les petites longueurs dit

      Pertinent et opportun !

      Dans une suite, il serait intéressant de se pencher sur les conséquences chez nous de ce manque de courage de nos politiques.

      Un manque de courage qui à confiné à abandonner nos publics les plus vulnérables, notamment dans les “zup”,là où d’ailleurs se concentrent les “convertis” à l’islamisme dont un parangon semble être le footballeur Ribéry, qui avec ses potes musulmans (Benzema, Nasri…) a imposé le “hallal” à l’équipe de France de football un certain temps, avant d’en être écarté, tant mieux !
      Je me souviens aussi de ce conseiller municipal de ma commune de week-end, cégétiste (et même communiste, pourrait-on dire “par son ADN”) et dont la fille ne le visite plus que voilée, une émancipation soi-disant ! Quand son petit-fils est mort-né, le père a demandé à la commune la création d’un “carré musulman” au cimetière municipal, ce à quoi celle-ci n’a pas accédé. Moyennant quoi la dépouille de l’enfant a été transportée en Afrique du Nord par avion et c’est le grand-père maternel qui a financé le voyage, car, en effet, les minimas sociaux, ça ne saurait servir à ça !
      L’autre question que je me pose et sur laquelle votre ressenti serait intéressant à connaître, c’est de savoir si l’Occident avait lâché (voire miné, ce qui ne doit pas être compliqué à réaliser) le régime saoudien, quelles en seraient les conséquences aujourd’hui…. Les bonnes raisons pour ce choix sont évidentes tant ce régime est toxique pour le reste du monde mais c’est là aussi juste une affaire de courage politique, quand ce serait pourtant une délivrance tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son territoire.
      S’il s’avère qu’on aura besoin de moins en moins de pétrole, ce courage politique sera sûrement plus facile à trouver à l’avenir…, car il faudra bien y arriver !

      • 20 Juin 2017 à 15h40

        Corsaire dit

        En dehors de leur vendre du matériel militaire, bien souvent dépassé pour ce qui est du matériel terrestre, nous n’avons rien gagné à faire ami-ami avec les bédouins, il n’y a pas eu à ma connaissance de remise sur le prix du pétrole. Par contre nous avons eu droit au prosélytisme, aux constructions de mosquées, à l’achat à la découpe du patrimoine “parisien”, à des clauses commerciales ne bénéficiant qu’aux intéressés. Les bédouins se sont sentis très fort depuis les accords de 1945 signés par Roosevelt, homme malade et dépassé,  sur le croiseur Quincy.
        Avec le pétrole qui regorge de partout, la situation pourrait changer à condition de le vouloir. Trump n’a pas donné le bon signal!!! 

    • 20 Juin 2017 à 12h42

      accenteur dit

      Nous autres imbéciles, triples buses, je parle pour moi, avons longtemps cru que notre exemplarité sans faille, nos qualités supérieures, les attireraient vers nous, les rendraient identiques à nous ; il suffisait de patience et d’indulgence. Cela allait se faire.
      Puis le voile s’est déchiré “on” (moi) a compris à quel point on était des andouilles (moi) à toujours reculer en espérant les convaincre qu’on était supérieur : entendez-moi, la laïcité, la république, l’école. Les choses sont claires à présents, nous, (moi, en tout cas) ne sommes ni supérieurs ni infiniment patients, mais simplement nous reconnaissons les règles du 1° arrivé, 1° servi, comme chez le boulanger, us et traditions obligent. On était là les premiers, et on est plus nombreux. Cela suffit pour qu’ils s’adaptent à nous et non le contraire.

      • 20 Juin 2017 à 12h46

        accenteur dit

        car arriver nombreux sur un territoire donné et vouloir imposer sa langue, ses lois, ses us et coutumes, porte un nom : invasion.

      • 20 Juin 2017 à 15h11

        Schlemihl dit

        Toute personne venant vivre dans un pays étranger avec l’ intention d’ y rester doit s’efforcer de respecter les règles du pays . J’ajouterai que les Français sont tolérants , que la République est bonne fille et sait fermer les yeux quand il faut , et que l’ étranger bénéficie de certains droits et immunités , parce qu’il est étranger .

        Il est admis qu’un petit groupe se fasse un ghetto volontaire et forme un ilot . Des Russes arrivés à Paris en 1920  ont choisi de vivre entre eux , d’aller faire leurs emplettes dans LEURS boutiques manger dans LEURS restaurants ne se fréquenter qu’entre eux …. en 1960 ils ne parlaient pas un mot de français . Je trouve cela très appauvrissant mais ça ne faisait du mal à personne . Et ils respectaient les lois et n’embêtaient personne .

        Mais le monde extérieur existe . Quand on a des enfants on peut les appeler Piotr Moïché Mohamed à la maison .  Pour le dehors , ça doit être autre chose , par exemple Pierre Michel Maurice . On doit leur enseigner à la maison le respect et l’amour du pays ou ils vivent . Et bien d’autres choses .

        Je ne dis pas que si on fait cela tout ira bien . Mais je dis que si on ne le fait pas ça ira mal . 

        • 20 Juin 2017 à 16h24

          accenteur dit

          Schlemihl, Vivre ensemble quand on est d’origine différente (et la différence, c’est parfois à qq centaines de km), suppose d’accepter de mener une vie double, car il s’agit de ça, de se dédoubler de son plein gré, sous condition. Car se vouloir toujours et partout Mohammed, entier et sans concessions, ici aussi bien que là, est bizarrement, et par une forme bizarre de folie, une forme d’orgueil fou qui ostracise les autres, les non-Mohammed, et qui, les renvoyant à leur marginale étrangeté, les agresse eux, les plus nombreux, qui se voyaient normalement au centre du dispositif.
          Leur rituel ne leur apprendra donc jamais qu’il faut oublier parfois d’être moins Mohammed et d’accepter temporairement d’être Maurice, homme évolué, respectueux des lieux, des langues et des autres ainsi que courtois avec les femmes ?
          Hélas le PIR est devant nous qui interdit toute concession aux autres.

          “Je ne dis pas que si on fait cela tout ira bien . Mais je dis que si on ne le fait pas ça ira mal”

        • 20 Juin 2017 à 20h27

          srul dit

          t’as trouvé le resto pour que l’on se fasse un bon schmalze herring avec une vodka?

    • 20 Juin 2017 à 12h28

      Corsaire dit

      Monsieur Mars
      Merci pour cet enfoncement de portes ouvertes qui confine à prendre le lecteur pour un demeuré.
      Il faut d’abord et avant tout détruire Daech ce qui passe par l’élimination physique de tous ses combattants et en premier lieu ceux qui viennent de France et pour ceux qui ne seraient pas éliminés qu’ils ne puissent , d’aucune manière, eux et leurs familles revenir sur le sol français ni nulle part en Europe.
      Ensuite il faut s’attaquer à l’islam et à ses thuriféraires, les monarchies du Golfe. Ce qui implique de revoir fondamentalement nos relations diplomatiques, économiques et culturelles avec ces dernières
      Ensuite  il faut s’attaquer résolument sur le territoire national au communautarisme musulman et aux cellules dormantes qu’il génère.
      Enfin et parallèlement à tout le reste il faut mettre un terme à l’immigration incontrôlée en liaison avec les pays d’origine.
      Tout cela est connu de longue date, 40 ans au bas mot, il n’y a que la volonté politique qui manque.
      Un Colonel à la retraite et de surcroît expert en sécurité des personnes et des biens  

      • 20 Juin 2017 à 19h51

        ruanluis dit

        J’ai bien peur qu’aucun “dirigeant” ne traite jamais du problème.”Comment éviter la partition?” nous dit le plus informé des Français. Chaque musulman est estimable et veut le bonheur de sa famille, mais ensemble et nombreux ils reclameront leur terre en France pour y vivre leur religion en paix. Aux autres de s’habituer ou de partir.Les politiques ont compris qu’ils étaient l’avenir…de l’electorat. Et l’Europe a sacrifié la France bienveillante terre d’Islam…

      • 22 Juin 2017 à 18h58

        Hannibal-lecteur dit

        Enfonceur de portes ouvertes, exactement. Sans aucune proposition cncrète vers une solution… On cause, on cause…

    • 20 Juin 2017 à 12h12

      mitch-savoy dit

      L’islamisme radical est comparable à bien des égards à l’Hydre de Lerne ! Lorsque vous lui coupez une ou plusieurs têtes, elles repoussent! L’énergie, la matrice, se trouvent au sein des communautés, l’islamisme radical ressurgira à chaque élimination d’islamistes radicaux: un autre, une autre prendra sa place….Peut-être en cautérisant les moignons? Faut voir….

      • 22 Juin 2017 à 19h02

        Hannibal-lecteur dit

        Le principe de l’Islam ne peut être démoli. Mais son interdiction sur un territoire précis reste possible. C’est pour l’instant la seule voie utilisable.
        Quand l’Islam sera confiné sur ses propres territoires, il sera temps de voir comment il évolue et comment s’en accommoder. La première étape reste son élimination de NOTRE territoire. 

    • 20 Juin 2017 à 11h58

      Nicolas dit

      Très bon article, merci. En effet, l’Arabie Saoudite ‘déradicalisant’ les petits soldats de l’El, le sujet prête à sourire.