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Football: l’idéologie diversitaire à l’offensive en Équipe de France

Un remplacement « En Marche » forcée...

Football: l’idéologie diversitaire à l’offensive en Équipe de France
Le choix du rappeur Youssoupha (photo) pour l'hymne de l'équipe de France de foot est critiqué © SADAKA EDMOND/SIPA Numéro de reportage : 00777135_000025

Dans la sélection de Karim Benzema en Équipe de France et dans le choix du rappeur Youssoupha pour la chanson des Bleus, Jean Messiha a vu une offensive de l’idéologie diversitaire. Il compte ne pas regarder la compétition. Tribune.


Pendant la soirée des César 2020, l’actrice Aïssa Maïga, invitée pour remettre le prix du meilleur espoir féminin, déclarait devant le gotha du showbiz français « compter le nombre de Noirs dans la salle », citant tour à tour les quelques personnes de couleur présentes, comme le réalisateur des “Misérables” Ladj Ly. Je me suis donc permis de faire pareil, mais cette fois-ci de compter les « Blancs » plutôt que les « Noirs » et de le faire dans le foot et non pas dans le cinéma.

Le ballon rond est une passion populaire presque partout dans le monde. Y échappent les États-Unis, plus adeptes de leur forme ultra-violente de rugby, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, terres de vrai rugby, ainsi que les pays du sous-continent indien qui, de leur côté, ont fait du cricket leur sport national. 

Ailleurs, et bien sûr en France, c’est le foot. C’est un sport populaire. Son exercice est peu coûteux : une paire de chaussures à crampons, un short, un t-shirt, un ballon que l’on peut se partager à plusieurs et hop, le match peut commencer. Il faut certes des terrains. Mais notre pays en compte des milliers depuis longtemps et en particulier dans les quartiers populaires. Universellement, ce sport est à l’image de son peuple. En France, plus que tout autre domaine, le football reflète le changement de peuple en version accélérée. La dernière sélection, celle annoncée par Didier Deschamps il y a quelques jours compte neuf joueurs d’origine européenne, c’est-à-dire « blancs », comme dirait un certain Youssoupha. Neuf… sur 26 ! Je les nomme Hugo Lloris, Benjamin Pavard, Léo Dubois, Clément Lenglet, Lucas Hernandez, Lucas Digne, Adrien Rabiot, Antoine Griezman et Olivier Giroud. Tous les autres sont d’origine africaine, récente ou lointaine, ou encore maghrébine. Cela ne remet évidemment pas en cause leurs qualités de jeu et la légitimité de leur sélection. Mais dans un pays où il devient de bon ton de compter les Blancs, de leur reprocher à demi-mots d’être encore là, c’est assez parlant.

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Say no to racism

Ce lent et inexorable déclin de la présence de joueurs d’origine européenne au point de devenir franchement minoritaire dans un pays dont plus de 80% du territoire et 96% de la population est sur le continent européen est exceptionnelle. Aucun autre pays participant à l’Euro de foot ne présente une telle caractéristique. Pas même la Belgique, pourtant ancienne puissance coloniale fortement marquée par une immigration extra-européenne. Pas même l’Angleterre et sa « diversité » légendaire. Il faut dire la vérité : le foot français a fait l’objet d’un véritable nettoyage ethnique, savamment et patiemment entrepris depuis des années par le milieu des associations sportives pétries d’immigrationnisme et de discrimination positive en faveur des minorités. Le tout supervisé par la Fédération Française de Football (FFF). Être un jeune Blanc dans les clubs des quartiers populaires est, à la longue, devenue une erreur de casting. À moins d’avoir des parents qui peuvent vous payer une école de foot, mieux vaut oublier pouvoir y briller. La doctrine « progressiste » a posé le postulat que ce sport, où l’on peut gagner beaucoup et devenir une star, devienne le domaine de prédilection des jeunes « racisés » afin de créer ce que les Anglos-saxons appellent les « role models ». Mais comme il faut ne pas trahir l’idéologie immigrationniste et malgré le fait que notre pays compte un nombre considérable de talents pétris de rêves de gloire sportive, la France va continuellement chercher en Afrique noire et au Maghreb de nouveaux joueurs pour la Ligue 1, la Ligue 2 et même la ligue nationale, ex- troisième division, qui compte quelques clubs pro. Une immigration du sport totalement irrationnelle. 

Cette année, à l’occasion de l’Euro 2021, nous avons également eu droit à une initiative de la Fédération Française de Football, initiative destinée à acter le basculement de ce sport dans l’après-France. Le choix d’un rappeur congolo-français, né à Kinshasa et vivant en Côte-d’Ivoire, Youssoupha Mabiki Zola, pour interpréter l’hymne des « Bleus » à l’Euro 2021, était tout sauf le fruit du hasard.  Soyons juste : l’homme est certes injurieux, racialiste, sexiste au point d’en être ordurier (contre Marine Le Pen), haineux et menaçant (contre Eric Zemmour), anti-flics et anti-France, mais ses textes sont plutôt plus riches et moins débiles que la grande majorité du rap. Cela lui vaut d’être vénéré par tout ce que la France compte de francophobes. C’est ainsi depuis des années : quand un immigré noir ou maghrébin rappe son vomi et souvent sa haine sur notre pays, les femmes, les forces de l’ordre et les Blancs de façon outrageusement grossière et dans une langue de décharge, il fait frissonner de joie les apôtres de l’humanisme, les grands prêtres de la bienveillance et les souverains-pontifes de la tolérance. Quand même : ils doivent reconnaitre que c’est trash, même pour eux. Avec Youssoupha on a à peu près le même type de message, mais avec toutefois plus de mots en français et qui arrivent à s’aligner dans des phrases. Mais oui, mais oui : des phrases, miracle ! Alors, il faut le mettre à l’honneur. Une équipe de France majoritairement non-Blanche soutenue par la chanson d’un rappeur noir :  le rêve pour l’extrême-gauche, la gauche ou ce qu’il en reste et bien sûr la macronie qui a envoyé sa ministre des sports Roxana Maricineanu promouvoir ce « coup » de la FFF.  Et puis il y a Karim Benzema, l’Algérien de cœur et d’âme, suspecté d’être maître chanteur dans une affaire de sextape, qui préférerait jouer pour « son pays », celui de ses parents, l’Algérie, mais qui, comme le pognon est de ce côté-ci de la Méditerranée, n’a pas eu à hésiter. Le cœur au Maghreb, le portefeuille en Europe.     

Offensive diversitaire

L’objet de cette tribune n’est pas de demander le changement de composition de notre équipe nationale de football. Dans l’absolu, nous pourrions exiger une discrimination positive qui favorise l’accès des Blancs à l’équipe de France. Car après tout, pourquoi la discrimination positive serait-elle réservée à toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sauf au Blanc ? Malgré cela, nous ne sommes pas pour les quotas, à la différence des racialistes qui les réclament en faveur des non-blancs. Les Français qui en ont marre de cette imposture peuvent faire le choix très simple de ne plus la regarder à la télévision. Un tel boycott serait plus que symbolique. Ce sport-business devenu l’étendard du remplacement ne vit, en effet, que de l’énorme manne financière rapportée par les recettes télévisuelles. Il ne survivrait pas à la « grève » des remplacés qui l’alimentent avec leur pognon. À chacun de se déterminer. Personnellement, je regarderai autre chose. 

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Au-delà de la façon dont nous voulons réagir à cette offensive diversitaire, il reste que cette formation illustre de façon aveuglante la réalité du changement de peuple. Mais en version accélérée. On nous dira qu’elle a toujours compté des immigrés comme Michel Platini, Youri Djorkaeff et bien d’autres. Je le sais bien, moi qui fus longtemps un fan de nos Bleus. Mais ils étaient issus de l’immigration européenne que nous considérons depuis très longtemps comme une mixité naturelle à l’échelle de notre continent commun, l’Europe. Elle comptait aussi des joueurs géniaux issus de la diversité extra-européenne comme les Marius Trésor, Jean Tigana, Marcel Desailly ou encore le formidable Zinédine Zidane. Mais à l’époque, la France en bleu ressemblait encore à la France. Aujourd’hui, elle représente à la fois une réussite et une étape de plus dans la marche vers l’annihilation identitaire de la France historique. Pourquoi une étape ? Car lorsque l’on regarde les équipes de la « relève » alignée par la FFF, les U19 ou U20, nous pouvons programmer la quasi-disparition des joueurs européens dans l’équipe de France d’ici la fin de la décennie. La France Black-Beur. Amputée de ses Blancs. Le rêve ultime de la grande majorité de ces élites qui nous demandent de leur redonner cinq ans de plus en 2022 pour continuer le boulot. On me dira que la France a bien d’autres problèmes que la couleur de son équipe de foot. C’est vrai. Mais alors qu’ils cessent de nous dire que nous fantasmons le « grand remplacement ». Qu’ils admettent sa réalité au lieu de le nier de façon grotesque. Sans cela, il sera impossible d’avoir un débat politique honnête sur l’immigration et l’identité. Ce débat interdit laisse la France interdite.


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Economiste et haut fonctionnaire. Président de l’Institut Apollon.

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