Et c’est pourquoi Zemmour est grand! | Causeur

Et c’est pourquoi Zemmour est grand!

Quand Zemmour prédit Trump en 2006

Publié le 19 novembre 2016 / Politique

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Zemmour aussi l'avait prédit! Dans un essai, publié en 2006, le polémiste anticipait la victoire d'un Trump et parlait de François Hollande en des termes très actuels...

Eric Zemmour lors d'une conférence à La Baule, janvier 2015. SIPA. 00702413_000008

Le regretté Alexandre Vialatte, certains s’en souviendront peut-être, terminait invariablement ses savoureuses chroniques, quel que fût le sujet qu’il y traitât, par cette ironique clausule : « Et c’est pourquoi Allah est grand ». Pourrait-il d’ailleurs, sans attirer aussitôt sur lui les foudres de tous ceux qui, avec une vigilance très sourcilleuse, se sont donné la mission de traquer tous azimuts la moindre impertinence pouvant être considérée comme islamophobe, se le permettre encore de nos jours ? Peut-être pas…

En tout cas, c’est ce titre imité de Vialatte que j’ai eu envie de donner à cette communication par laquelle j’aimerais faire partager à mes contemporains l’étonnement et l’admiration qui ont été les miens en découvrant, dans un petit livre d’Éric Zemmour, dont je viens tout juste d’achever la lecture, les pages d’une surprenante actualité sur lesquelles je suis incidemment tombé. L’essai s’appelle « Le premier sexe », paru en janvier 2006.

Comment un ouvrage aussi essentiel, gorgé de sucs nourriciers, avec ses rappels historiques ou ses aperçus sociologiques opportuns, ses toujours judicieux renvois aussi bien à la grande littérature européenne (Balzac, Stendhal, Dostoïevski, René Girard, Pascal Quignard) qu’au cinéma ou à la publicité et ses lumineuses mises en relation et en perspective, a-t-il pu ainsi m’échapper jusqu’ici ? Il était temps que je comble cette lacune regrettable et que j’invite ceux qui seraient dans mon cas à faire de même. Quant à ceux qui le connaîtraient déjà, eh bien, qu’ils le relisent…

Éric Zemmour y analyse, avec brio et acuité, l’évolution lors des deux derniers siècles, en France et dans les autres pays occidentaux, des rapports entre les femmes et les hommes, tels qu’on peut les surprendre, les observer, les caractériser, dans toutes sortes de circonstances de la vie et sur toutes sortes de terrains comme ceux du mariage, du divorce, du travail, de l’éducation des enfants, du pouvoir économique et politique, etc.

« Si Hillary Clinton était la candidate choisie par le Parti démocrate, les républicains chercheraient comme remplaçant de George Bush le sosie de John Wayne. » (Eric Zemmour, en 2006)

Outre ses qualités d’analyse et de synthèse, ce petit essai possède aussi cette qualité précieuse propre à toutes les productions de l’essayiste : il est écrit dans une langue impeccable. Un style d’une grande clarté, souple et élégant, qui sait pourtant, quand il le faut, se montrer percutant. Foin chez lui de ce salmigondis indigeste, de ce charabia alambiqué et abscons qui règne en maître chez Lacan, Bourdieu, Derrida et autres prétendus grands intellectuels. Tant, pour Éric Zemmour, cet amour de la France, lequel met sa plume en mouvement et le pousse à si vaillamment batailler, va également de pair avec un constant et scrupuleux souci de servir et d’illustrer de son mieux la langue française…

Mais il est temps, sans importuner plus longtemps mon lecteur avec des préambules qu’il pourrait finir par trouver oiseux, de lui fournir toutes les preuves palpables et tangibles de ce que je lui annonce.

D’abord la preuve la plus éclatante, une page où Zemmour disserte sur l’attrait qu’exerce sur les électeurs américains une figure masculine forte comme celle qu’a incarné à l’écran un John Wayne, avec les lignes suivantes : « On peut être sûr que, pour la prochaine élection, si Hillary Clinton était la candidate choisie par le Parti démocrate, les républicains chercheraient comme remplaçant de George Bush le sosie de John Wayne. Et gagneraient encore. »

Guimauve le conquérant

La seule chose qui, pour qu’elle soit complète, manque à cette assertion divinatoire, c’est seulement le nom du challenger victorieux de Mme Clinton, le nom de celui qui sera, face à elle, chargé par les républicains d’incarner la figure du mâle américain, c’est-à-dire, on le sait aujourd’hui, le nom de Donald Trump. Et, je le rappelle, ces phrases quasi prophétiques, ont été écrites avant janvier 2006, il y a donc plus de 10 ans…

Notre essayiste se penche aussi sur le cas Hollande. Nous sommes à une date où, on en conviendra, personne n’envisage encore que celui-ci pût un jour, pour notre malheur, se trouver placé à la tête du pays. Voici cependant le diagnostic très sûr et extraordinairement bien senti que déjà il nous fournit sur le personnage : « Il vient de remporter le référendum interne au PS sur la Constitution européenne. Il incarne à gauche la nouvelle génération, la relève, les cinquantenaires. Il veut être le Sarkozy du Parti socialiste. Il triomphe, plastronne… […] Au Parti Socialiste, François Hollande est justement brocardé pour sa rondeur, sa quête consensuelle, sa difficulté à décider, trancher ; un de ses surnoms est « Guimauve le conquérant ». Hollande raccommode et circonvient. Embrouille, brouille et débrouille ; très intelligent, il est doué d’un instinct de survie exceptionnel, mais il ne possède pas l’instinct de mort. Nul ne parvient à le tuer, mais lui non plus ne tue aucun de ses ennemis. Machiavel a écrit qu’un prince doit être à la fois renard et lion ; Hollande n’est qu’un renard. Il n’est pas un patron, mais un animateur ; il n’est pas un roi même en gestation mais un régent. Il possède peu de vertus viriles, mais toutes les qualités féminines. […] Dans le couple qu’il forme avec Ségolène Royal, c’est elle, corps élancé et port de tête impérieux, qui assène et ferraille… »

J’abrège mais ne doutez plus: à lire et à relire sans aucune modération !

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 24 Novembre 2016 à 0h35

      Simbabbad dit

      Dès le début de la campagne américaine, et avant les primaires, Zemmour a dit et répété que Donald Trump était un phénomène profond et durable à prendre au sérieux, et que Hillary Clinton était une très mauvaise candidate. Il y a plusieurs émission de “Zemmour & Naulleau” où Naulleau lui rit d’ailleurs au nez en répliquant que Trump n’est qu’un clown qui se limitera à un tour de piste, et que Clinton va “évidemment” remporter ses primaires sans effort, et l’élection de même.

      Lors des “printemps arabes”, et encore plus la guerre en Libye, Zemmour prédisait sous les quolibets et les ricanement de Nicolas Domenach une vague d’immigration sans précédent, et une flambée généralisée de l’islamisme. “Vous jouez sur les peurs”, lui disait-on, expliquant doctement que l’un comme l’autre phénomène démontraient “évidemment” le désir ardent des Arabes de vivre à l’occidentale dans des démocraties modernes.

      Tout est comme ça. Ce type est d’une intelligence et d’une clairvoyance incroyables.

      • 24 Novembre 2016 à 14h29

        François dit

        Vous avez absolument raison Simbabbad. Ce que Zemmour a dit est dans la droité ligne de ce qu’affirmaient Aristophane et Hésiode repris par jean Cau en 1990 comme bien d’autres “Tous les déclins et décadences sont d’origine féministe, féminoïde et maternaliste”
        Clinton, sur le tard, a fait appel à ce fameux “vote des femmes” puisque femme. Que soient félicitées les 53% de femmes américaines (blanches) qui ne sont pas tombées dans ce piège minable de l’épanouissement de leurs contemporains au seul motif de la bienveillance du pouvoir de la femme, puisque femme.
        En la matière, Zemmour ne fait que dire la même chose : Le féminisme c’est l’ennemi.
        Et il a raison. le féminisme ne connaît que le mot DROIT, ignorant le mot DEVOIR.

    • 22 Novembre 2016 à 13h44

      Sancho Pensum dit

      Mais où diable Causeur va-t-il dénicher des brêles pareilles ?
      Ainsi donc Zemmour aurait prédit la victoire d’un Trump ?
      Voyons voir.
      D’abord et d’un, Zemmour parle du sosie de John Wayne. Même un esprit confus, le matin, au sortir d’une soirée bien arrosée, aura du mal à confondre les deux. Autant l’un est perçu comme un héros romantique, désintéressé, défenseur de la veuve et de l’orphelin, autant l’autre apparaît plutôt comme un raciste misogène et âpre au gain…
      Ensuite et de deux, le lecteur attentif aura remarqué que l’alter ego de John Wayne a bel et bien existé chez les Républicains, il s’appelait John Mc Cain. Et en 2006, il ne fallait pas être bien malin pour prédire qu’il pouvait se présenter en 2008, puisqu’il s’était déjà présenté en 2000 aux primaires républicaines. Sauf que ce n’est pas face à Clinton qu’il se présente en 2008, mais face à Obama. Autant dire que les prédictions de notre Nostrazemmour ne valent pas tripette. En revanche, ce qu’il y a de bien avec les prédictions, c’est qu’elles finissent toujours par arriver, si on attend suffisamment longtemps.
      Voyons le cas de Hollande maintenant. Pouchet tenterait presque de faire croire que là aussi, Nostrazemmour aurait prévu son arrivée à l’Elysée, ou a minima, sa façon de gouverner si d’aventure il y atterrissait. J’ai beau relire ce qu’a écrit Nostrazemmour, je n’y vois rien là-dedans autre chose que des banalités archi-convenues sur le caractère (ou plutôt le manque de) de François Hollande. Il écrit ainsi que : “Nul ne parvient à le tuer, mais lui non plus ne tue aucun de ses ennemis.”. Cela signifie clairement qu’il ne le voit pas briguer le poste suprême. Rappel, on est en 2006, Ségolène est très haut dans les sondages, la candidature de Hollande n’est pas envisageable. Nostrazemmour ne fait que répéter, comme tout le monde, que Hollande ne fait pas partie de l’équation des présidentielles de 2007.

      • 22 Novembre 2016 à 13h46

        Sancho Pensum dit

        Dernière chose. Vialatte ne terminait pas ses chroniques par “Et c’est pourquoi Allah est grand” mais par “Et c’est ainsi qu’Allah est grand”.

        • 22 Novembre 2016 à 19h37

          Pierre Jolibert dit

          En effet, quelqu’un l’a dit plus bas.
          Le changement de mots est intéressant.
          “pourquoi” à la place d’ainsi, ça sent l’amour de la causalité. Ceux qui idolâtrent les auteurs de prédictions censément exactes (prophète, visionnaire) sont évidemment semblables (car mécanistes) à ceux qui critiquent nerveusement les dites prédictions sous tous les angles et par tous les moyens.
          Votre passage sur McCain est pourtant très intéressant. Dans son propre jugement (j’insiste, il s’agissait de juger d’un coup d’oeil, pas de penser) de Trump, Finkielkraut a précisément pris en exemple la figure de Mc Cain, et précisément les démêlés entre McCain et Trump, pour accabler la figure de Trump (qui se permet de dire qu’il n’aime pas les perdants à propos d’un prisonnier de guerre, etc.).
          (et d’autres causeurs ci-dessous, d’autres bords que le vôtre, ont critiqué la ressemblance posée a posteriori et faite par l’article entre Trump et Wayne)

      • 24 Novembre 2016 à 14h39

        François dit

        Sancho,
        Zemmour est antiféministe. Il n’en fait pas mystère. Sa “prédiction” est historique en ça qu’elle ne fait que confirmer ce qui s’est toujours passé. Napoléon réduisant les droits de la femme à peau de chagrin après le souk que fut 1789 pour l’exemple.
        Les américains (comme les français) réalisent que les promesses d’une société épanouie et heureuse au motif du pouvoir de la femme sont une escroquerie. Il serait temps. Ils ont choisi un Trump et s’apprête à préférer un Fillon pourtant présenté comme plus austère et intransigeant, à la racaille bling bling éjectée ou au mou du genou actuellement en poste.
        N’y voyez pas de choix politique mais bien plus un choix sociologique.

    • 22 Novembre 2016 à 9h27

      gege26 dit

      Zemmour est visionnaire n’en déplaise aux pisse vinaigre

    • 22 Novembre 2016 à 8h58

      chlomo dit

      en peu de mots en citant Alexandre Del Val sur TV libertés :

      LE DEFAITISME DE NOS DIRIGEANTS OCCCIDENTAUX REPRESENTE LA MOITIE DE L EFFORT DE CONQUÊTE DE NOS ENNEMIS .

    • 21 Novembre 2016 à 20h36

      Orwell dit

      suite : Mais il y eut plus de drapeaux algériens et marocains que français heureux de continuer à vivre sur le dos de la France. Ouf ! Ils ne seraient pas expulsés, ils pourraient continuer à piller la poule aux œufs d’or. Alors oui, la France qui a voté Hollande en 2012 peut clamer « Allah est grand »
      Mais l’Histoire remet toujours les choses à leur place. Et nos mahométans peuvent trembler pour leurs privilèges acquis sur le dos des vrais Français. Le retour de bâton sera dur pour eux, et une réjouissance pour moi. La Justice, comme la Vengeance, est un plat que l’on sert froid. Et là, pour le coup, je m’oppose au défaitisme résigné d’Eric Zemmour.

    • 21 Novembre 2016 à 20h33

      Orwell dit

      Éric Zemmour, on peut penser de lui que ses pensées constituent une nouvelle idéologie, toute aussi psychorigide que nos chers amis trotskystes qui se sont retrouvés à ELVV. Mais Zemmour a très bien analysé le lent mais victorieux travail de sape opéré depuis 1968 au niveau du combat culturel Et ces succès culturels qui échappèrent aux beaufs et aux beaufettes de France qui chantonnaient les mièvreries de Goldman dans les années 80 et qui regardaient sans esprit critique les films de Bertrand Tavernier comme des vaches voyant passer un train. Ces veaux et génisses sans cervelles acceptèrent stupidement la transformation de la société comme aucun pouvoir politique n’aurait su le faire.
      J’ai une très grande admiration pour John Wayne en tant qu’acteur. Et ces idées en apparence simplistes du Parti Républicain répondaient au cœur du peuple, contrairement aux élites intellos et fascistes qu’incarnait une Hillary Clinton.
      Sans être ce guignol de Nostradamus, Zemmour avait aussi appréhendé la victoire de Hollande. Il a gagné parce qu’il a embrouillé les Français (déjà, Serge Federbusch avait publié un ouvrage titré : « L’enfumeur ») Au Parti Socialiste il était surnommé «Guimauve le Conquérant ? » Mais derrière la vedette du cirque Barnum, se dissimulait un individu à l’esprit de mygale. Dommage que la France naïve lobotomisée par son petit écran nous a imposé pour 5 ans ce mélange de cynisme et d’opportunisme. Non, pas « Guimauve le Conquérant », mais « Houdini, le prestidigitateur qui usa de sa bouille de Oliver Hardy pour se révéler être la réincarnation de François Mitterrand.
      Lui ou Ségolène Royal ? Malgré mon mépris pour la tarentule du Poitou, j’en viens à me demander si cette dernière aurait pu faire pire en 2007. Rien ne prouve le contraire.

      • 22 Novembre 2016 à 5h22

        chlomo dit

        ” Zemmour défaitiste ??? ”
        expliquez -vous

        Je me pose exactement la même question : “Ségolène Royal à La place de Sarkozy n’aurait peut-être pas été le pire des choix en 2007 “…
        du reste , les cinq ans qui ont suivis légitiment cette remarque …
        rappelez-vous le score de Sarkozy aux primaires à Neuilly dimanche dernier : ex- président , ex ministre de l’intérieur et des finances ( pour notre malheur )et qui plus est dans son fief taillé à coups de serpe depuis l’âge de 25 ans arrivé en troisième avec 600 OOO voix ???
        tout est dit là mais l’homme est un peu dur de la feuille .
        Il n’a pas capté que personne ne veut de lui pour 5 ans car il nous a roulé et incarne toujours ce que le pays (réel )rejette : l’arrivisme , le culte de l’argent et du luxe , aucun enracinement provincial , l’ exhibition de sa vie privée ,le désordre et la précipitation de son action dans tout , une vie de merde et précaire pour tous sauf pour lui et les siens ….

        épuisant comme bonhomme pour un pays comme le nôtre : dans le monde agricole , ils l’ ont bien compris à leurs dépens mais trop tard …

        et puis quand il nous dit qu’il quitte définitivement la vie politique , on la quitte définitivement , on ne revient plus .

        par ailleurs , j’abonde souvent dans votre sens sur la période d’après 1968 dont on n’est pas sorti même s’il y a des” frémissements “.
        Tous les jeunes n’ont été pas des cons et ont bien compris la situation et le déroulé de leur avenir .

    • 21 Novembre 2016 à 20h31

      rolberg dit

      Zemmour aurait vécu dans l’Antiquité juive qu’il serait aujourd’hui au haut de la liste de ses prophètes, des êtres d’une compréhension si forte qu’ils avaient l’air de deviner.

    • 21 Novembre 2016 à 20h30

      Orwell dit

      Votre messageÉric Zemmour, on peut penser de lui que ses pensées constituent une nouvelle idéologie, toute aussi psychorigide que nos chers amis trotskystes qui se sont retrouvés à ELVV. Mais Zemmour a très bien analysé le lent mais victorieux travail de sape opéré depuis 1968 au niveau du combat culturel Et ces succès culturels qui échappèrent aux beaufs et aux beaufettes de France qui chantonnaient les mièvreries de Goldman dans les années 80 et qui regardaient sans esprit critique les films de Bertrand Tavernier comme des vaches voyant passer un train. Ces veaux et génisses sans cervelles acceptèrent stupidement la transformation de la société comme aucun pouvoir politique n’aurait su le faire.
      J’ai une très grande admiration pour John Wayne en tant qu’acteur. Et ces idées en apparence simplistes du Parti Républicain répondaient au cœur du peuple, contrairement aux élites intellos et fascistes qu’incarnait une Hillary Clinton.
      Sans être ce guignol de Nostradamus, Zemmour avait aussi appréhendé la victoire de Hollande. Il a gagné parce qu’il a embrouillé les Français (déjà, Serge Federbusch avait publié un ouvrage titré : « L’enfumeur ») Au Parti Socialiste il était surnommé «Guimauve le Conquérant ? » Mais derrière la vedette du cirque Barnum, se dissimulait un individu à l’esprit de mygale. Dommage que la France naïve lobotomisée par son petit écran nous a imposé pour 5 ans ce mélange de cynisme et d’opportunisme. Non, pas « Guimauve le Conquérant », mais « Houdini, le prestidigitateur qui usa de sa bouille de Oliver Hardy pour se révéler être la réincarnation de François Mitterrand.
      Lui ou Ségolène Royal ? Malgré mon mépris pour la tarentule du Poitou, j’en viens à me demander si cette dernière aurait pu faire pire en 2007. Rien ne prouve le contraire.
      Mais il y eut plus de drapeaux algériens et marocains que français heureux de continuer à vivre sur le dos de la France.

    • 21 Novembre 2016 à 19h58

      Lector dit

      Zemmour plus savant que Lacan ? Le délire total ! Ah il a bataillé savamment ledit Zemmour qui serinait à son lectorat depuis des lustres que Huntington avait vu juste… alors qu’il vient d’avouer l’avoir lu seulement l’été dernier… et depuis ? Il n’a plus grand chose à en dire. Ah mais quel intellectuel !

      • 22 Novembre 2016 à 3h30

        Lector dit

        donc je reprends, sa déclaration (d’avoir lu cet été Huntington) sonne comme un cruel aveu.
        Un peu comme l’inconséquence de ces imbéciles qui nous disent que tout va mal et qu’ils en connaissent les causes : c’est la faute à Bourdieu ou celle de Rousseau, etc., sans avoir jamais lu une ligne desdits auteurs qu’ils conspuent à longueurs de piges bavardes ou de commentaires.
        N’était-ce pas ce qu’on nommait le prêt-à-penser tout bourrelé de slogans… ben si ! Et c’est comme ça qu’untel est grand dans le plus ignorant des mondes qui va bien…

        • 22 Novembre 2016 à 23h13

          Lector dit

          je vous disais juste que ce n’était pas très reluisant d’avoir fait le malin en citant sur les plateau TV durant des lustres un livre qu’il n’avait pas lu à l’époque. Pas plus, et de fait n’ai aucune envie de me lancer à votre suite dans l’exégèse des bouquins de Z ou de Lui-même voire de H.
          Et au départ il y avait l’article mettant Zemmour au dessus de Lacan par exemple… pfff ça signe juste l’imbécile de cette pige.

        • 23 Novembre 2016 à 13h44

          Pierre Jolibert dit

          Il ne s’agit pas de le mettre au-dessus, je crois que c’est à prendre à la suite de la révolte anti-élites qui s’exprime dans tous les … euh… champs.
          L’auteur dit que Zemmour écrit de façon lisible [malgré ça, comme le rappelle en substance Persée, le Suicide français a été lu intégralement par 4.5 % de ses acheteurs] contrairement à ceux qui sont cités dans l’autre groupe (et parmi qui j’aurais allègrement propulsé Quignard malgré les apparences/il suffit de rappeler la polémique au moment de son Goncourt il y a quelques années).
          [Boughezala vient de nous encourager à lire Pierre Legendre, lacanien, etc. pour une raison hasardeuse j'en ai à disposition. J'ai essayé. Je réessaierai peut-être un jour avec des béquilles adaptées à mon handicap cognitif.]
          Qu’y peut-on ? il y a des proses explicites et il y en a qui le sont moins.

      • 22 Novembre 2016 à 19h12

        Pierre Jolibert dit

        O. K. je comprends bien que ce n’est pas l’aveu dont je parlais.
        Mais justement parlait-il ainsi avant ? il me semble qu’il dit ça très naturellement justement parce qu’il a conscience que son discours s’est infléchi. Je ne crois pas que ce soit uniquement en raison de cette lecture estivale. Mais il y a quelque chose de nouveau en cette 2ème moitié d’année.
        La préface de son Quinquennat pour rien n’a que très peu de contenu commun avec la préface très offensive où il parle d’islam (dans des termes qui ont dû assez réjouir l’Ours, par exemple) alors qu’il n’est pas souvent ni dans ces termes question de ça dans les chroniques antérieures, du recueil desquelles ce texte offensif est, donc, la préface, écrite tout récemment.
        Je pense d’ailleurs que cette lecture, si c’est bien de ça qu’il s’agit, lui est préjudiciable. Je veux dire qu’il avait une façon habile et astucieuse de parler de géopolitique et de tendances de longue durée, que le système mécanique (un peu couillon selon moi) de Huntington risque d’alourdir à l’excès. Bref, ce que je reprocherais à Huntington (dont j’ai lu le livre en français paru après 2001 lorsque tout le monde en parlait, mais dont j’ignore le reste), je le reprocherais à Zemmour d’autant plus que ça se mélange à ses subtiles comparaisons et mises en relations habituelles, et que le mélange des deux procédés, quand s’y mêle un mélange entre les échelles de temps sur quoi s’appuient les comparaisons, peut prendre un aspect bizarre.
        Ex : après de longues pages où Z. enfonce le clou sur un islam millénaire où n’ont jamais percé les tendances gentillounettes et toujours amplifié l’aspect dur aboutissant au wahabisme/salafisme etc., dans le paragraphe (p. 42) où surgit l’expression même de guerre de civilisation et où le lecteur a le vertige devant la gravité de l’enjeu, celui-ci se voit proposer par Z. “une révolution culturelle”… diable, le lecteur continue à être impressionné…/…

        • 22 Novembre 2016 à 19h22

          Pierre Jolibert dit

          mon § 3 n’a aucun sens : comprendre que la préface n’a pas grand chose à voir avec les textes préfacés.
          Ceci a été écrit bâclé, et même pas fiévreusement.

      • 22 Novembre 2016 à 19h20

        Pierre Jolibert dit

        …/…
        et la phrase suivante de préciser : “Une sorte de Kulturkampf, “un combat pour la civilisation”, dans la logique qui fut celle de Bismarck après l’unité allemande, pour contenir l’autonomisme catholique, etc.
        Quoi c’est tout ? Un ajustement interne à un Etat vieux d’un siècle et demi après avoir claironné sur un antagonisme millénaire entre deux aires de civilisation ?
        Et le lecteur perplexe voit le paragraphe en question se terminer sur un éloge de la laïcité de 1905 comme compromis en continuité plus qu’en rupture avec les régimes précédents (ce avec quoi je suis tout à fait d’accord) couronné d’une mention de Pierre Manent pour illustrer l’idée que s’était maintenue la “prédominance culturelle du catholicisme“.
        Il y a de quoi être perdu. Quand on fouille bien, on voit que ça n’a rien de contradictoire, mais tout aligné au rythme où c’est écrit, c’est abrupt. Je pense que tout ça a été écrit un peu fiévreusement et rapidement.

    • 21 Novembre 2016 à 14h05

      chlomo dit

      Éric Zemmour a grandit plus par son intelligence que par ses pieds ou la taille :
      on a plus d’un grand comme Zemmour que Benzema ou Anelka que je cite par hasard .

      rendons lui grâce d’exister

    • 21 Novembre 2016 à 13h59

      persee dit

      Le problème de Zemmour , c’est que malheureusement une faible minorité de citoyens peut suivre sa pensée et ses développements , et une autre minorité qui a les outils  de compréhension ne veut pas en convenir parce qu’il est terriblement exact.  

      • 21 Novembre 2016 à 19h16

        Pierre Jolibert dit

        Tiens vous êtes le premier à le redire depuis longtemps. En effet, l’ensemble de sa pensée est mal suivi, on se souvient encore du taux de lecture complète réelle de son Suicide français, d’après le Figaro (à peu près le taux de voix pour B. Le Maire, mettons).
        Mais profitons de ce que le commentaire sur la primaire s’est déversé sur les fils idoines pour reprendre le débat sur les titres et valeurs du marché clérical.
        Nolens n’en démord pas : il y a les vrais intellos, Zemmour en est un et il en est peu. Ibn Khaldun a profité de la mention du mot érudit par Nolens pour comparer l’érudition de Zemmour et d’autres.
        Je redis que tout le monde qui s’affronte sur ce marché-là peut être appelé intello. Les approximations par lesquelles Zemmour peut pécher (son abus des causes & effets de Bossuet, de ceusses qui font à Rome comme les Romains, etc. et je ne peux évidemment citer que celles que je connais pour abusées, ignorant les autres) ont leurs équivalents chez beaucoup de monde qui le prend de haut. Et il me semble que Zemmour en remontrerait à beaucoup dès qu’il s’agit d’histoire événementielle antérieure à 1789, pas seulement sur des faits, mais tout simplement il aime vraiment l’histoire de France, il aime les faits, alors que beaucoup d’intellos ne parlent d’histoire que pour emboîter des idées toutes faites au sujet de celle-ci.
        De toute façon chacun a ses références chéries, et bien souvent les dialogues de sourds tiennent à l’ignorance réciproque des écoles de pensée dans lesquelles chacun a forgé ses tours, ses façons, ses tics. Quand Finkielkraut cause salons et esprit français Geoffrin et du Deffand pour vanter le pouvoir de la femme dans la civilité et tout ça (influence de Claude Habib), Zemmour va répondre Pompadour et désastre de la guerre de Sept ans (influence de Bainville ?). Mais ce ne sont pas des arguments qui s’échangent, juste des tempéraments qui parlent s’expriment face à face …/…

        • 21 Novembre 2016 à 20h05

          Lector dit

          Pierre, bonsoir ; sauf que ne peut être nommé érudit celui qui ne vérifie pas les sources des citations contemporaines qu’il répète en suiviste. Zemmour est certainement un bon essayiste mais sans doute pas quelqu’un d’aussi sérieux qu’il prétend être. La preuve par Huntington, et de son propre aveu ! Un comble.

        • 21 Novembre 2016 à 22h47

          Pierre Jolibert dit

          Bonsoir Lector ;
          attendez j’ai oublié : qu’il l’a lu récemment, c’est ça ?
          Et il l’aurait cité auparavant sans l’avoir lu, c’est ça ?
          Et il a donc avoué ?
          Hé bien c’est une chose fort rare, je trouve, ce genre d’aveu.
          En tout cas vous placez haut la barre, du coup. Y a-t-il des érudits de grande envergure de vues qui interviennent dans la place publique ? Marc Fumaroli, mais les textes de lui que j’ai lus sur des questions d’actualité m’ont déçu. Et sans doute des scientifiques. De toute façon j’ai très peu lu d’essais sur des questions d’actualité et je ne peux pas comparer grand monde.

        • 22 Novembre 2016 à 3h23

          Lector dit

          Pierre vous n’avez pas compris ou disons que j’ai mal exprimé la chose, en tout cas vous n’avez pas suivi, car en fait il ne s’agissait pas d’un aveu de sa part et s’il a bel et bien usé jusqu’à la corde le titre (choc des civilisations) de Huntington sur chaque plateau tv, à l’adresse de ses potentiels lecteurs, c’est bien dans l’interview faite par E.L. récemment qu’il déclare qu’il a lu cet été ledit ouvrage… Enfin!, dirais-je… bref c’est plutôt cocasse qu’honnête ou rare… ou alors d’une rare arrogance prétendant que personne ne se souviendrait qu’il parlait depuis un bail de ce qu’il n’avait pas lu.

      • 21 Novembre 2016 à 19h35

        Pierre Jolibert dit

        [lire il en est peu comme voulant dire il y en a peu]
        …/… sauf qu’en l’occurrence, sur ce sujet précis d’un fait antérieur à 1789, on sent qu’un Zemmour a encore beaucoup de ressources, mais le débat ne va pas plus loin, faute d’adversaire.
        D’ailleurs il n’y a jamais de débat avec lui autre que sur des interprétations d’histoire récente (Vichy évidemment) ou d’actualité. Personne ne débat avec lui de sa vision des guerres de Louis XIV par exemple. Or, il y aurait de quoi.
        Et du coup s’il arrive qu’un débat d’actualité débouche sur un débat censément de principes, mettons le reproche finkielkrautien (à propos de l’entretien récent pour Causeur / je suis du reste d’accord avec Fink.) de noyer les victimes dans une dialectique hégélienne d’oeufs cassés sans pitié pour le bien de l’omelette collective, c’est parce qu’on passe à la philo. Soit les principes généraux, soit l’actualité, mais aucun débat sur les lignes de force géopolitiques, les structures, les tendances de longue durée, qui sont pourtant à mon avis ce qui occupe la majorité des pages qu’il noircit.
        C’est que très peu de monde y serait préparé. Encore une fois je vois là comme l’effet d’un anachronisme : Zemmour s’est abreuvé seul et librement à des sources qui sont vives pour lui mais qui depuis longtemps ne sont abordées par l’Ecole que de façon aseptisée, avec les gants poudrés de l’archiviste qui ne veut rien salir, et encore, uniquement par ceux qui sont classés dans le bon compartiment, la bonne discipline où on est bien inscrit.

      • 22 Novembre 2016 à 5h30

        chlomo dit

        exact , les gens ne lisent pas , s’informent mal , ne font pas d’effort .
        je le vois bien ici .
        mais dés qu’on parle avec eux , ils sont souvent remplis de bon sens .
        La (minorité de) gauche est toxique car elle a l’argent , un réseau et les médias qui empêchent l’ émergence du sens critique d’autant plus que l’ éducation nationale est sous leur redoutable férule .

        • 22 Novembre 2016 à 9h04

          chlomo dit

          à propos d’information , faites un détour par Télelibertés (YouTube ) de temps en temps …
          et puis Elise Blaise n’est pas vilaine à voir

          il y a des pépites !

      • 22 Novembre 2016 à 9h02

        chlomo dit

        lisez mon petit post en haut !

    • 21 Novembre 2016 à 12h10

      radagast dit

      Pour le Front National Fillon est le pire des candidats de la droite , en revanche Juppé serait pain bénit .
      Il serait logique que les partisans du F.N. votent Juppé , aux électeurs centristes en revanche il faut conseiller de peser le pour et le contre …
      Moi par exemple si c’est Juppé/Le Pen je voterai Le Pen , si c’est Fillon/Le Pen ce sera Fillon.
      En fait Fillon est le seul capable de faire revivre l’alliance des droites qui existait avec le R.P.R. et peut être aux débuts de l’U.M.P.

    • 21 Novembre 2016 à 11h10

      radagast dit

      Je n’étais pas partisan de l’euro et beaucoup de ceux qui l’étaient reconnaissent aujourd’hui que c’était une erreur mais il faut reconnaître qu’une sortie brutale et unilatérale de la France de ce piège est impossible.
      A coté de cela on peut toujours espérer comme le dit Henri Gaino que ce soit l’euro qui nous quitte…
      De toute façon son existence est menacée par la crise monétaire mondiale qui plane sur nos têtes depuis bien longtemps.
      Nos problèmes sont la mondialisation et la direction des affaires de l’Europe par l’odieuse commission de Bruxelles .
      Les Anglais ont pu se payer le Brexit parce qu’ils n’étaient pas dans l’euro et que leur économie est sans doute moins dévitalisée que la nôtre.
      Fillon me paraît le plus à même de faire ce qui est indispensable tout en défendant la cause de la France au sein de l’U.E. ce qui n’est plus fait depuis au moins 20 ans.
      On peut aussi espérer que cette U.E. évoluera vers ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être : une confédération restreinte d’Etats ayant de vraies valeurs et des intérêts communs.
      C’est aussi pour ça qu’il est utile de casser l’axe Berlin Washington et de ramener la Russie dans le jeu.
      A coté de cela il ne faut pas se leurrer , il y en a encore qui osent souhaiter l’adhésion de la Turquie …
      Certes la politique économique de Fillon sera pénible mais on peut espérer qu’elle aura pour but d’améliorer la santé économique et financière du pays , pas de servir une idéologie comme chez un Macron (à coté de ses ambitions personnelles…)
      De toute façon si Fillon n’est pas élu nous risquons un jour d’avoir chez nous une troïka infernale comme celle que l’on a imposé aux malheureux grec, et ce sera encore pire.

      • 21 Novembre 2016 à 12h31

        chlomo dit

        pas sûr que Fillon soit l’adversaire le plus redoutable pour MLP .
        Juppé est ou était le plus dangereux …

        maintenant , j’ ai senti les frémissement d’une lassitude chez Fillon par rapport au comportement outrancier et engagé des médias depuis des décennies .

        ( Elkabbach infecte comme dab ! )

        Il y a eu le Brexit , des élections en Autriche , aux USA , en Hongrie , au Dänmark :
        les résultats sont là , les sondages et les médias se plantent grossièrement volontairement , on est mieux informé par le net et les gens ont de moins en moins peur et n’apprécient plus d’être manipulés par des imposteurs .
        Le réel se passe de toute interprétions ou état d’âme
        tout est possible en période de dangers bien avérés .
        Si les gens sont persuadés qu’ils sont trahis et menés en bateaux ou à l’abattoir ils en tireront les conséquences et feront “les bons choix”

        c’est en route

    • 21 Novembre 2016 à 2h57

      Martini Henry dit

      Savez-vous Warboi que Marine Le Pen a toujours dit qu’avant de quitter l’UE, elle engagerait des négociations avec elle pour que celle-ci garantisse le retour de la souveraineté de la France?
      Ça ne ressemble pas, selon vous, à la proposition de Fillon d’une “Europe des nations, une Europe qui, dans la lignée de celle voulue par le Général de Gaulle, soit garante de notre souveraineté. ” Vraiment pas?
      Programme du FN : “il convient d’initier une renégociation des
      traités afin de rompre avec la construction européenne dogmatique en total échec. Il faut désormais jeter
      les bases d’une Europe respectueuse des souverainetés populaires, des identités nationales, des langues
      et des cultures, et qui soit réellement au service des peuples par des actions concrètes.”
      Programme de Fillon : Nous devons donc proposer une évolution de la construction européenne raisonnable, réaliste et efficace. Je suis ainsi pour une Europe des nations, une Europe qui, dans la lignée de celle voulue par le Général de Gaulle, soit garante de notre souveraineté. Mais je défends aussi l’urgence d’une France souveraine au sein d’une Europe qui partage des valeurs communes et un objectif commun : celui de notre souveraineté vis-à-vis de nos autres partenaires. Pour cela, l’Europe devra concentrer son action sur quelques domaines bien définis et laisser la liberté aux Etats nations de se gouverner comme ils l’entendent sur une majorité de sujets, en respect du principe de subsidiarité.”
      Réalisme, dites-vous…

      • 21 Novembre 2016 à 9h22

        Warboi dit

        Martini, n’essayez pas de faire entrer Fillon de force dans vos cases.
        Comme je vous l’ai dit, ce n’est certainement pas un européen naturel, d’ailleurs il n’y en a plus à droite, mais il a beaucoup évolué depuis Seguin et c’est un européen réaliste à défaut d’être un européen de coeur.
        Il a été PM pendant cinq ans, regardons plutôt ce qu’il a fait que ce qu’il a dit, de Gaulle est mort depuis longtemps et le gaullisme avec. Nous savons exactement ce qu’il veut faire de l’Europe. Plus d’intégration et renforcement de la souveraineté…européenne. Ce n’est pas Macron, ça manque de panache et de vision, ce n’est pas très flamboyant, mais c’est à l’image de Fillon. Du sérieux et du réalisme et je m’en accommoderai très bien.

        Quant à MLP, elle veut proposer un referendum pour quitter l’UE qu’elle a toutes les chances de perdre. Pas impossible que ce soit une tactique pour récupérer les voix des souveraino-nationalistes et leur dire après, regardez j’aurai essayé.

        • 21 Novembre 2016 à 9h59

          radagast dit

          Ce qu’on appelle le Gaullisme plongeait ses racines dans un terreau beaucoup plus ancien que vous ne pouvez l’imaginer .
          Si le Gaullisme est mort (il l’est parmi les politiques parmi les Français peut être pas )
          ce qui le nourrissait ne l’est pas.
          Ou voyez vous qu’il veut plus d’intégration européenne ?
          Pour moi je suis prêt à voter pour un islamiste s’il est le seul à se présenter contre votre Macron chéri.

        • 21 Novembre 2016 à 10h09

          Malinamodra dit

          Madame la Duchesse
          “un référendum qu’elle a toutes les chances de perdre”
          Oui, on se souvient que vous aviez prévu le Brexit!

        • 21 Novembre 2016 à 12h49

          saintex dit

          Radagast, d’accord sur les points un, deux et trois. Le gaullisme est un héritage de l’histoire de France, de Philippe le Bel, Henri IV et Sully, Colbert… Mais il est tout de même tué à petit feu depuis des années à l’école, et dans un mouvement qui s’accélère de décérébration nationale.
          Plus qu’une histoire faussée, car une histoire est toujours fausse, c’est la présentation d’un catéchisme qui se prétend scientifique, plus sainte parole qu’un évangile, et ce à une jeunesse à qui on ne donnepas les moyens de ne pas gober.