Vivement les sélections présidentielles
Terra Nova contre le 21 avril
Publié le 23 avril 2011 à 8:00 dans Politique
Mots-clés : Michel Balinski, Rida Laraki, Terra Nova

Il ne faut jamais bouder une occasion de rire. C’est ainsi que, conseillé par quelques amis, je me suis rendu ce matin sur le site de Terra Nova, fondation proche du Parti socialiste. Je n’ai pas été déçu.
Le think tank « progressiste » publie en effet une note de Michel Balinski et Rida Laraki, chercheurs à l’Ecole polytechnique, qui proposent de remplacer le scrutin majoritaire à deux tours par la notion de « jugement majoritaire ». Une révolution.
Avant d’expliquer en quoi consiste cette méthode novatrice, attardons-nous un instant sur le diagnostic formulé par nos deux éminents cerveaux à propos de ce mode de scrutin u mode de scrutin majoritaire, utilisé par les peuples du monde entier, et depuis deux siècles par le nôtre dans sa version uninominale et directe, pour sélectionner leurs dirigeants. En somme il est la traduction concrète la plus basique de la démocratie.
Eh bien, voyez-vous, il parait que ce mode de scrutin trahit la volonté des électeurs. Ainsi, Raymond Barre aurait dû battre François Mitterrand en 1988, mais le pauvre n’était pas qualifié au second tour. Si ma tante en avait… Evidemment, en 1995, c’est Edouard Balladur qui aurait dû entrer à l’Elysée. « Jacques Chirac a été élu en 1995 avec seulement 20,8% des voix au premier tour : mais si Philippe de Villiers ne s’était pas présenté, ses 4,7% des voix auraient pu s’ajouter au 18,6% d’Edouard Balladur, ce qui aurait produit une confrontation entre Balladur et Lionel Jospin au deuxième tour ». Où donc Balinski et Laraki sont-ils allés pêcher que les électeurs villiéristes se seraient reportés davantage sur Edouard Balladur que sur Jacques Chirac ou Jean-Marie Le Pen ? Boule de cristal ? Tarots ? Entrailles de poulet sacrifié en présence de Cayrol et Jaffré ? Ma tante commence vraiment à avoir des airs bizarres.
Deux autres hypothèses sont avancées : l’habituelle galéjade prétendant que, si Jospin était absent du second tour en 2002, c’est à cause de Jean-Pierre Chevènement1 et l’amusante idée selon laquelle, en 2007, Bayrou qui aurait battu Royal ou Sarkozy au second tour aurait été spolié.
Il y a bien pire encore, ajoutent nos chercheurs : les bulletins de vote ne traduisent nullement les sentiments des électeurs ! Vous avez bien lu. Pour appuyer cette affirmation, ils précisent que depuis 1988 Jean-Marie Le Pen fut placé régulièrement dans les quartés de tête des premiers tours alors qu’il était rejeté par trois électeurs sur quatre. A contrario, les pauvres écolos, tellement appréciés dans les études d’opinion, ne sont jamais parvenus à se hisser en haut du classement issu des urnes. À l’appui de cette thèse rafraichissante, les auteurs nous délivrent un scoop d’une ampleur interplanétaire : Jacques Chirac valait moins que ses 82,2 % du 5 mai 2002. Certes, il avait réussi à se qualifier au second tour, lui. Mais c’était un point de détail.
Et en plus ça ne marche même pas !
Et les duettistes de conclure par cette phrase particulièrement ébouriffante. Les voix d’un candidat sont loin d’avoir le même sens : les additionner ne veut rien dire ! C’est vrai, quoi ! Tous ces chefs de bureaux de vote qui additionnent les voix au lieu de les soustraire, de les multiplier ou de les diviser, où donc ont-ils la tête ? Afin d’étayer leur thèse, Terra Nova a même commandé un sondage à Opinion Way. Douze candidats ont été proposés aux sondés pour le premier tour, puis trois combinaisons pour le second. Ils en concluent que Marine Le Pen pourrait prendre honteusement la place d’un candidat pouvant gagner la présidentielle. Et que cela ne serait pas dû à la volonté des électeurs mais à l’éventuelle multiplicité des candidatures.
Marine Le Pen. Nous y sommes ! Ce n’est pas un hasard si cette note a été publiée le jour anniversaire de l’élimination de Lionel Jospin. Il faut éviter un nouveau 21 avril ! Ce scrutin majoritaire à deux tours qui, au passage, n’a que peu favorisé l’audience parlementaire du lepénisme pendant les vingt-trois dernières années, lui donnerait néanmoins une importance surdimensionnée dans le paysage politique. On se pince…
Vous n’avez encore rien vu ! Nos chercheurs n’en sont pas resté au stade du diagnostic : ils ont trouvé le remède miracle. Cela s’appelle « le jugement majoritaire ». Il s’agirait, une fois les candidats sélectionnés2, de cocher pour chacun une croix dans une des cases correspondant aux mentions suivantes : Excellent, Très bien, Bien, Assez bien, Passable, Insuffisant, A rejeter (tout candidat n’ayant pas obtenu une croix serait assimilé à cette dernière mention). Ensuite, on pondère tout ça et hop, le candidat arrivé en tête est président ! Figurez-vous que d’après les calculs d’Opinion Way , avec ce système, Marine Le Pen serait reléguée à la douzième et dernière place, loin derrière Jean-Louis Borloo et Dominique de Villepin, qui eux, finiraient 2e et 3e. Accessoirement, Martine Aubry serait élue présidente, n’y voyez pas malice.
Certains crieront au scandale devant un tel déni de démocratie. Pas moi ! Je trouve ça très drôle. J’imagine nos deux savants fous passant des jours, des semaines voire des mois à échafauder ce système auquel, si on vit ailleurs que dans le monde des matheux fous ou des Bisounours, on trouve la parade en trois minutes.
La parade est en effet très simple. Balinski et Laraki partent du postulat que les électeurs joueront leur jeu en mettant la note « excellent » à leur candidat préféré puis attribuant, après mure réflexion ou bien au pifomètre, à quelques candidats la mention « bien », à d’autres « assez bien » et ainsi de suite. Or, si par malheur, un tel système entrait en vigueur, les différents candidats s’y adapteraient illico. Marine Le Pen demandera à ses électeurs de lui mettre la note « excellent » et de rejeter tous les autres sans exception, ce que ceux-ci, révoltés à l’idée que le « système UMPS » a encore échafaudé un plan pour faire pièce à leur favorite, feront volontiers. Et chaque candidat donnant le même conseil à ses ouailles, à l’exception des électeurs du « marais » qui pourraient être tentés d’utiliser toute la palette des mentions. une très grande majorité d’électeurs portera son préféré au pinacle et rejettera tous les autres. Exactement comme dans un scrutin à l’ancienne. Sauf qu’on aura supprimé le second tour. Et, peut-être, amené Marine Le Pen à l’Elysée. Bravo Terra Nova !
- Pour avoir été des électeurs du candidat du Pôle républicain en 2002, je peux assurer qu’il ne me serait jamais venu à l’idée d’apporter mon suffrage à Lionel Jospin en son absence. Pis, c’est même sa rupture (sur la question corse, symptomatique d’une certaine conception de la République) avec le Premier ministre qui m’a encouragé à voter pour l’ex-ministre de l’Intérieur. Ayant un peu participé à la campagne et rencontré d’autres électeurs, je ne saurais jurer que j’étais le seul dans ce cas-là ↩
- Dans un autre document, Terra Nova propose de supprimer le système des parrainages d’élus et de rendre possible deux types de candidatures. Le premier : les candidatures désignées par les partis représentatifs (ceux dépassant un seuil de représentation électorale minimal, par exemple 5% aux élections législatives précédentes). Ce serait conforme au rôle que la Constitution confie aux partis dans la vie démocratique nationale. Le second : les candidatures ayant fait l’objet d’un « parrainage populaire » sous la forme d’une pétition de soutien (avec un seuil autour d’un million de signataires, soit 2.5% du corps électoral). Autant dire que le nombre de candidatures serait encore davantage réduit ↩
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L'auteur
David Desgouilles est attaché d'administration.
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LeCapitaine dit
Ils doivent vraiment chercher beaucoup à Terra Nova puisque nos amis britanniques sont appelés à voter par referendum pour l’adpotion d’un système plus que similaire.
http://www.electoral-reform.org.uk/article.php?id=55
Sans étonner personne, la proposition est plutôt défendu par les girouettes Liberal Democrats. Vive le centre mou!
skardanelli dit
Condorcet, c’est le centre mou ?
kenavo dit
Et si on gardait le scrutin uninominal mais à un tour seulement. Pour toutes les élections d’ailleurs.
Ca changerait nos habitudes, car il est considéré en France comme démocratique de faire de la place à tous et aux extrêmes en particulier… opinion discutable.
Ce serait un peu pagailleux au tout début, parce que les alliances devraient se faire avant l’élection, en nous épargnant les magouilles d’entre deux tours, mais à l’arrivée quelle clarté.
solitude dit
« Dès 2003, le chercheur Vincent Geisser mettait en lumière et dénonçait cette « nouvelle islamophobie ».
terra Nova reprend sans hésitation le terme élaboré par l’ayatollah Khomeiny. Ils vont peut-être proposer comme modèle de modernité le délit de blasphème. Pour l’islam il va sans dire .
« Depuis, la situation ne cesse de se dégrader. Sous prétexte de « débat identitaire », la communauté musulmane de France, hétérogène (de ce fait difficile à appréhender mais aussi riche de cette diversité) est constamment renvoyée à ses courants ultraminoritaires, et à leurs dérives (voile intégral, polygamie, etc.). Elle est constamment rappelée à l’ordre par une succession de lois qui, tout en ciblant des pratiques marginales »
Ce n’est pas terra nova qui les ramène au voile intégral etc en proposant une citoyenneté musulmane ? Pourquoi ne pas instituer des tribunaux de la charia comme la Grande Bretagne qui est en avance sur son temps ?
Et tout est du même tonneau.
Mettre la gauche actuelle au pouvoir me parait une folie suicidaire
solitude dit
http://www.tnova.fr/note/d-bat-sur-lislam-pour-une-citoyennet-musulmane
Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane ..TERRA NOVA
Note Par Marc Cheb Sun, Ousmane Ndiaye. Le 09/03/2011
Télécharger la note (version PDF)
Une citoyenneté musulmane… ?
Est ce que Terra Nova veut un état musulman en France côtoyant l ‘État républicain ? ?
La République Française est une et indivisible, ce qui vaut aussi bien pour son territoire que pour son Peuple
Un extrait parmi d’autres :
« Etre musulman aujourd’hui en Europe, c’est être placé au cœur des mutations identitaires du monde. Des communautés nationales, hier blanches et d’origines judéo-chrétiennes, doivent intégrer de nouveaux citoyens issus de l’immigration récente, aux couleurs de la diversité et d’origine musulmane pour l’essentiel. Les tentatives désespérées pour empêcher la progression des métissages des pensées et des cultures installent les pays européens dans une tension identitaire, marquée par un repli qui n’offre aucune issue en termes de modèle de société. »
Terra Nova propose un repli identitaire aux immigrés : une citoyenneté musulmane ( !) et les républicains sont forcément d’extrême droite
La république une et indivisible n’est pas un modèle de société ?
solitude dit
Grand Chelem médiatique pour Terra Nova
“La gauche a enfin sa machine à penser : Terra Nova, une fondation social-démocrate chargée de fournir des idées politiques au PS. Côté idées, pas grand chose de neuf, en revanche le lancement médiatique a fait un carton. ”
http://www.marianne2.fr/Grand-Chelem-mediatique-pour-Terra-Nova_a87180.html
“Publicis et Microsoft mécènes de Terra Nova
Côté financement, Terra Nova s’est largement inspiré du système des think tanks américains, basé sur le mécénat. Et là encore, parmi les premiers figurent des entreprises issues de la vaste galaxie des médias, avec notamment Microsoft et Publicis. La rénovation idéologique du PS se fera donc sur fonds privés, sous les figures tutélaires de DSK et Rocard, à partir d’une base social-démocrate et sous le haut-patronage des élites médiatiques. Tout un programme… “
SPQR dit
Je reviens sur ma réserve quant à l’alignement des ouailles sur la position du parti ou du candidat. Ça n’a plus vraiment cours et rend donc la perspective d’un scrutin dans le genre de celui des auteurs ( j’ai dix points à distribuer à tous les candidats) plus alléchante qu’il n’y parait. Parce que, même les gens qui n’habitent pas le “marais”, appelons-les “montagnards” ;), vont s’amuser aux coups de billard à trois bandes. Je vois tout à fait un nombre conséquent de gens arroser les deux extrêmes et laisser les plus modérés se gratter. En fait, je crois que très mettront le paquet sur un seul canasson! Je ne ferais pas si j’en avais la possibilité et je n’habite pas le 4eme!
skardanelli dit
L’Ours vous me le retirez de la bouche. C’est la règle de Borda. Kenneth Arrow, dans “Social choice and individual values” a montré qu’il n’est pas possible de trouver un système de vote équitable, respectant un certains nombre de principes dont celui de non-dictature de Condorcet. Deux chercheurs français ont montré qu’en affaiblissant un de ces principes, celui d’indépendance on peut trouver une solution par un algorithme de programmation linéaire en nombres entiers. Un bémol cependant, la solution nécessite une quantité de calculs proportionnelle au carré du nombre de votants. La règle visiblement proposée dans l’article est la règle de Borda, qui viole le principe d’indépendance : la position relative de deux candidats peut dépendre d’un troisième. La règle de Condorcet est mieux, mais elle aboutit à des paradoxes : ainsi un candidat peut être préféré collectivement à un second, lui-même préféré collectivement à un troisième qui pourra être préféré collectivement au premier : la solution des deux chercheurs revient à couper le lien le plus faible lorsque l’on rencontre de tels cycles, solution que Condorcet aurait envisagé semble-t-il, mais hors de portée des moyens de calcul de l’époque. Rien de neuf sous le soleil en tout cas.
skardanelli dit
SPQR désolé pour la redite, je ne savais pas que l’article de Wikipédia était si complet :(
skardanelli dit
Les deux chercheurs français sont Jean François Marcotorchino directeur scientifique de Thales et Pierre Michaud, chercheur à Centrale.
red benjamin dit
Question gratuite:
Un scrutin majoritaire à 3 tours pourraient-il être à même de combler certains vices? Un deuxième tour constitué des 4 meilleurs candidats du premier tour. Si majorité pour l’un il est élu sinon les deux meilleurs de ce deuxième tour sont sélectionnés pour le troisième et dernier tour.
L’intérêt serait de garder le premier tour aussi ouvert qu’il est à présent pour ne pas faire le jeu des partis institutionnels (et laisser sa place aux petits partis / candidats atypiques). Le deuxième tour sélectionnerait les favoris les mettant en concurrence sans dispersion par des votes mineurs. De fait le troisième tour serait à même d’offrir les 2 candidats qui rassemblent le plus et non plus un choix par défaut.
skardanelli dit
Je ne crois pas que ce soit nécessaire car ce type de vote donne les préférences collectives agrégées. Pour ma part je préfèrerais un type de vote de ce genre, pour les raisons mêmes de Condorcet, barrer la route au dictateur, barrer la route au FN. Par contre la règle de Borda rend toute stratégie politique impossible…
phloppe dit
Il suffit d’inscrire dans la constitution qu’un vote Le Pen est un vote nul. Après le père et la fille, il y aura bien un petit fils… Il faut prévoir.
En d’autre temps, l’héritier des rois de France était banni d’office. Au moins, c’était clair !
skardanelli dit
Condorcet avait en tête le cas de figure actuel. Comment empêcher par les jeux d’alliance et les inimitiés entre démocrates, que le dictateur n’accède au pouvoir alors que le plus grand nombre est contre lui…
Iakkhos dit
on reste sans voix devant tant de bêtise ! merci d’avoir dégonflé la baudruche avec 2 sous de bon sens !
L'Ours dit
Condorcet avait déjà démontré en son temps que le type de scrutin que nous connaissons ne qualifiait pas forcément celui qui aurait eu la “vraie” préférence au bout du compte.
Mais si un mathématicien de génie comme lui n’a pas proposé une meilleure solution, vous imaginez bien que celle proposée par le tank produit plus de thing que de think.
SPQR dit
pour aller plus loin:
une autre idée amusante (scientifique angliche, beware!!)
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/1103/1103.1224v1.pdf
skardanelli dit
Je n’arrive pas à le télécharger.
SPQR dit
Et en passant par là?
http://arxiv.org/abs/1103.1224
skardanelli dit
Pas plus, peut-être une icompatibilité avec l’iPad…
SPQR dit
Vous m’en voyez fort contrit. Ce résumé donne une idée du contenu en attendant de passer sur un vrai ordinateur ;)…
Accidental Politicians: How Randomly Selected Legislators Can Improve Parliament Efficiency
We study the prototypical model of a Parliament with two Parties or two Political Coalitions and we show how the introduction of a variable percentage of randomly selected inde- pendent legislators can increase the global efficiency of a Legislature, in terms of both number of laws passed and average social welfare obtained. We also analytically find an ”efficiency golden rule” which allows to fix the optimal number of legislators to be selected at random after that regular elections have established the relative proportion of the two Parties or Coalitions. These results are in line with both the ancient Greek democratic system and the recent discovery that the adoption of random strategies can improve the efficiency of hierarchical organizations.
skardanelli dit
Oui, le résumé à l’air intéressant. Arxiv doit avoir un contentieux avec Steve Job, ou un deal avec Adobe. Je télécharge ça d’autre part.
Merci :)
skardanelli dit
j’ai l’air de quoi avec cet “à l’air”…
SPQR dit
Je suis un peu plus circonspect voyez-vous…
Ça fait un bout de temps que l’on cherche le mode de scrutin idéal et divers principes de base peuvent être tout à fait légitimes… Je suis trois cents fois d’accord pour dire que ce brainstorming est orienté aujourd’hui mais la question de principe mérite d’être posée, de même que le scrutin uninominal à 1 tour par exemple. Je vous conseille le travail de Condorcet (il roule pas pour le PS lui!)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Condorcet et autres paradoxes associés (voir liens à la fin). Et gageons que votre défense sans faille de l’uninominal à deux tours (qui a également ma faveur) ne s’avèrera pas exempte de considérations politiciennes.
De surcroit, l’assertion:
“La suite est prévisible, chaque candidat sera forcé de conseiller la même chose à ses ouailles. Et finalement, une très grande majorité d’électeurs et portera son préféré au pinacle et rejettera tous les autres candidats, ce qui correspondra très exactement au vote à l’ancienne. ” ne me semble plus vraiment de mise dans la société actuelle.
red benjamin dit
Merci David D. pour avoir crevé la baudruche si rapidement. Après les cabinets de consultant, les chercheurs de l’X qui cherche à justifier des émoluments par des propositions abracadabrantesques (à quand le vote par SMS, pondéré sous contrôle de l’huissier Cayrol)
Il m’avait suffit d’écouter tous les mercredis les sermons du représentant de Terra Nova à l’émission “Du grain à moudre” sur France Cul pour me convaincre de leur originalité consensuelle, de leurs idées nouciennes (nouvelles+anciennes), de leur anti-fascisme démocrate, de leur tolérance variable, de leur esprit visionnaire aveuglant, etc. Mais là je suis on ne peut plus convaincu de leur génie!
Que le PS renoue avec du socialisme et là il gagnera. Mais face à ce boulevard il n’ose se lancer. Trop de courage, trop de génie, trop d’avant-gardisme…
Mangouste1 dit
Merci, David! J’espère que vous avez envoyé vos réflexions aux auteurs de cette bonne blague… avec un paquet de mouchoirs, il faut rester humain et compatir à la souffrance de nos semblables.
eclair dit
bien vu le fait que cela pourrait aboutir au résultat inverse de celui recherché.
En géneral les manipulations du mode de scrutin ont toujours été défvorable à ceux qui les avaient orchestré.