Vive la contre-révolution sexuelle !
L’érotisme oppresse, le porno libère
Publié le 03 novembre 2011 à 19:00 dans CultureSociété
Mots-clés : Contre l'érotisme, Laurent de Sutter, pornographie
Laurent de Sutter, ce jeune philosophe belge qui partit d’un si bon pas en déclarant à la face du monde son Indifférence à la politique (PUF, 2008) nous revient aujourd’hui avec Contre l’érotisme, un petit livre sur l’orgasme (La Musardine, 2011). Mais le lecteur salace sera déçu. Ici, nul éloge des seins mûrs ou des jeunes filles. Ce petit opuscule se veut intégralement philosophique.
Il faut dire que Laurent de Sutter jouit d’une perversion très rare : c’est un fétichiste des chevilles logiques. Rien ne l’excite comme une proposition métaphysique si ce n’est, peut-être, la possibilité de lier deux propositions métaphysiques. Appliqué au plaisir, le résultat est étonnant. Il y avait un empirisme logique, il y aura désormais une pornographie logique
[...]

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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 40Octobre 2011

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L'auteur
David Di Nota est écrivain
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164Lionel_Lumbroso dit
PS [notamment @ "RRF-Peypinois"] :
Chic, un nouveau rebondissement dans notre petite aventure ici des jours derniers, qui s’avère tout de même finalement assez productive !
En archivant la fin des échanges, je suis tombé sur un petit mot de vous, Peypinois, que j’ai trouvé fort opportun et qui m’avait échappé dans le foisonnement de la discussion. Il s’agit d’un 2e sous-post, le 8/11 à 19h10, à votre remarque principale du 8/11 à 16h59.
J’y ai bien entendu fait la meilleure réponse que je pouvais et je vous remercie de nous avoir ainsi donné l’occasion de mieux faire fructifier cet épisode un peu intense et déstabilisant que ce n’était le cas.
Bien cordialement et A+ ici ou sur Facebook ! ;)
Lionel
Lionel_Lumbroso dit
@ Ylx :
Ça tombe bien que ce soit à vous que j’aie à répondre en dernier, ça met de l’harmonie dans cette conclusion, parce que vous êtes celui avec qui il y a des atomes crochus dans les deux sens depuis le début (en dehors du cas un peu particulier de Sophie). :)
Vous relevez — gentiment pour moi — l’“épreuve d’initiation” à laquelle j’aurais été soumis, et il est vrai qu’il y a eu un phénomène de coalition partielle du groupe pour faire reculer “la bête”. ;) Mais j’ai relu les morceaux de choix de nos échanges à un bon ami ce soir, et on ne peut passer sous silence que je vous suis bien rentré dans le lard d’emblée, notamment en remarquant “qu’on [était] décidément particulièrement bas du front en causeur-land” ! ;o)
Ce n’était pas de la pure provoc. Ce que j’avais lu avant de contribuer moi-même, c’était des échanges “sociaux” du groupe, les 2-3 lignes qui fusent pour se dire qu’on s’aime bien, qu’on aime bien être et déconner ensemble. Bon, mais il n’y avait quasiment que ça.
Quand vous me renvoyez fort aimablement un compliment pour le travail effectué et que vous me parlez de votre “respect pour ceux qui mouillent la chemise”, c’est ma sucrerie de la semaine, un beau cadeau pour les efforts consentis. Merci beaucoup, Ylx, ça m’est fort agréable. Mais s’il y a mouillage de chemise, c’est qu’il y a un boulot à faire, there’s a job to do.
Les perspectives sont tout de même bien bouchées. D’ailleurs si Causeur existe, c’est pour essayer de faire bouger les lignes, de secouer un peu les choses par la parole et l’analyse plus “vraie”. On y voit peu clair sur tout un tas de question majeures, mais à côté de ça, on a une agora (merci, Gracian ! ;) mondiale de forums et lieux de discussion phénoménale et les débats fusent quotidiennement et sont de plus en consistants, notamment sur Facebook. Nous avons cette chance de pouvoir peut-être parvenir à des solutions à force de débattre, et c’est encore mieux par ce que ça vient “d’en bas”, de la multitude.
Mais pour ça, il faut bosser. Et vous (sauf cas isolés, je parle du groupe), sur ce que j’ai vu, vous ne bossez vraiment pas assez. C’est ça qui se dégage de notre sympathique happening, pour moi.
oOo
Bon, l’analogie du 1er de la classe tête de Turc, on ne peut pas dire qu’elle soit indue, mais elle est amusante parce que je n’étais pas particulièrement brillant en classe, Bac à l’oral, redoublage de 1ère année de médecine, etc.
Bien sûr, c’est encore trop long, ce que j’écris. J’essaye d’être bien clair, didactique s’il y a lieu, je pense que ça se lit encore assez facilement, mais il y en a trop, c’est sûr. Il faudra que ça fasse l’objet d’un boulot à un moment.
oOo
Si vous voulez m’envoyer votre adresse mail à “lionel[AROBASE]lumbroso[POINT]fr“, j’aurai plaisir et intérêt à prolonger la discussion avec vous.
Bien cordialement,
Lionel
saintex dit
Monsieur Lumbroso,
Certainement vous peaufinez, pardon, justement vous peaufinez. Vous auriez pu vous éviter ces deux textes avec un “persiste et signe”.
Votre bonne foi et votre bonne volonté sont évidentes. Il n’empêche que tout ce qui vous est dit est que votre ton est à côté de la plaque. Et au lieu d’essayer de suivre une autre forme, vous analysez celle qui vous est ptoposée pour l’intégrer dans votre pensée.
Les mdr et les smileys vous semblent de l’inculturation ? C’est un symptôme.
Le langage télématique n’est pas et ne sera jamais le langage épistolaire. Un individu ne lui donnera pas l’orientation que seul le groupe (pas le mien, je n’appartiens à aucun, même ici) et sa dynamique créeront et valideront.
Vous pouvez faire une plaisanterie à différents degrés, et l’expliciter par du texte, encore du texte, toujours du texte. Vous pouvez aussi ajouter mdr ou un sourire. Dans le premier cas, vous serez jugé ennuyeux et ne serez pas lu sur un écran, dans le second cas, vous déclencherez une étincelle. Peut-être pas celle prévue, et alors ?
Une autre idée est que que selon que vous serez auteur ou participant, les jugement de Causeur vous feront clair ou obscur.
Vous avez dirigé la pensée de sites ? Il faut ici se mettre dans une autre position. Vous ne pouvez pas être lu, donc pas écrire pareil selon la place que vous occupez sur l’écran. Le pourquoi serait long à développer, mais regardez bien et constatez. C’est même un jeu de l’ego que de faire descendre les auteurs dans la catégorie des contributeurs ou de se hisser vers celle-ci.
Un petit dernier pour la route.
Savez-vous qui a écrit successivement :
…/… Vos “Mettez-y du coeur, mettez-y de la passion” me font sourire : mon petit problème, en général et en particulier dans le cas de ma visite chez vous, c’est justement que ça déborde de partout…/…
et
…/… Et lorsqu’on débat, faites-moi confiance, le choix le plus sûr est de s’astreindre à rester dans la Raison et à travailler ses argumentations, sa rhétorique, son éloquence.
Du coeur, je vous disais, de celui qui a des raisons que la raison ignore, de celui qui ne justifie pas, qui bat.
Mes conseils ne sont aucunement directifs. Vous faîtes absolument ce que vous voulez. Je voulais juste vous dire que vous êtes décalé, comment, pourquoi, et pourquoi vous avez été mal perçu… C’est dire s’il est vain de justifier votre approche, C’est révélateur de votre persistance… très bien, qu’il en soit ainsi.
pirate dit
Bon en gros, il veut causer tout seul le monsieur. Bien. Ca m’arrange, j’ai jamais eu rien à dire à ce genre de nombril.
Lionel_Lumbroso dit
@ Saintex [1/2] :
J’aime bien écrire “long”, on aura pu le constater, et j’aime bien lire d’autres contribs longues, qui se tiennent et prennent le temps de parler. Je vous ai donc lu avec intérêt et vous remercie de m’avoir consacré du temps et de l’attention.
Il y a de bonnes observations et analyses dans le message que vous m’avez adressé, mais il y a aussi beaucoup de projection qui vous conduit à des hypothèses bien éloignées de la vérité, et ce qui est gênant, c’est que vous semblez vous accorder le même crédit dans un cas et dans l’autre. Un peu plus de lucidité ou d’intuition sur ce qui est très vraisemblable et ce qui l’est nettement moins donnerait plus de valeur à une telle analyse. Et emporté par votre élan généreux et productif, vous m’adressez des conseils beaucoup trop directifs pour le peu que vous savez de moi (qui en révèle pourtant beaucoup ! ;) et qui sont pour la plupart à côté de la plaque.
Vos “Mettez-y du coeur, mettez-y de la passion” me font sourire : mon petit problème, en général et en particulier dans le cas de ma visite chez vous, c’est justement que ça déborde de partout, je suis tout plein d’enthousiasme depuis tout petit, ça n’arrête pas, je parle tout le temps, je veux jouer avec tout le monde et mon totem est incontestablement le chien ! “Mettez-y du fond de vous” : mais je suis là en entier, voyons.
Je ne me suis même jamais senti autant moi-même et au clair là-dessus. Comme d’autres, j’ai fait un rattrapage de philo assez intense depuis 10 ans, et comme beaucoup d’autres, j’ai été frappé et conquis par les conseils et la pensée de Baruch Spinoza. Tout ce qui importe à un homme, dit-il, c’est de gagner en joie (c’est comme ça que la vie est plus agréable) et en puissance d’être (être de plus en plus soi-même et y gagner la puissance d’agir de celui qui est de plus en plus fondé). Et pour cela, il fait une recommandation simplissime qui a en plus l’avantage de ne faire intervenir en rien la morale, le bien, le mal, les trucs compliqués : il faut rechercher ce qui nous convient (les choses, les gens, les nourritures, etc.) et veiller à s’éloigner de ce qui nous disconvient. Sans nécessairement juger, sans dire, oh, ça c’est mal, oh, lui il est bête, etc. C’est assez lumineux et ça marche encore sans aucune réserve près de 400 ans plus tard ! J’ajoute que quand on adopte ce viatique pour soi, c’est ce qu’on souhaite aussi pour les autres. Dans mes interactions avec les autres, c’est une motivation très présente ; je ne cherche en général qu’à entendre mieux l’autre et si j’en vois l’ouverture, j’essaye de le lui dire, d’une manière ou d’une autre — “sois plus toi-même ; que veux-tu dire ? est-ce bien toi qui parle, là ? ce que tu viens de dire, ça équivaut à ça, était-ce bien ton intention ?” –… d’une manière parfois sans doute trop vive, trop pesante, c’est vrai.
J’ai beaucoup d’exigence envers moi-même dans ces interactions : s’il faut répondre à quelqu’un, je prendrai le temps de le faire, quasiment quelle que soit l’activité à repousser pour cela ; je me relis plusieurs fois avant de poster, je peaufine, je cherche à faciliter la lecture de mes textes assez denses par des enrichissements (gras, italique, etc.) lorsque c’est possible, j’interroge chaque phrase pour m’assurer qu’elle reflète bien ce que je veux dire. Et naturellement, lorsqu’on est exigeant avec soi-même on a tendance à l’être avec les autres. Mais je ne demande pas qu’on aille aussi loin que moi dans un perfectionnisme quasi obsessionnel de la communication ; toutefois, dans un lieu de langage et de débat, et si l’on choisit de rentrer en discussion, je demande tout de même à ce qu’on exprime un point de vue (pas trop de clichés empruntés ailleurs) et qu’on essaye de le faire avec un certain sérieux.
Il y a certainement un décalage entre ma démarche et le vécu de votre groupe et c’est un des éléments du “clash”. Je dois dire que ma démarche un peu trop sérieuse a tendance à l’être parce qu’un de mes soucis est d’agir contre la facilité qui envahit une bonne partie de la “commentosphère”, les LOL, MDR, hi hi hi et autres réponses systématiques de 2-3 lignes inconséquentes qui traduisent une déculturation assez nette et dangereuse à terme si elle se poursuit.
…/…
Lionel_Lumbroso dit
…/… [@ Saintex, 2/2]
Vous me racontez à l’appui de votre propos votre rencontre d’avant-hier soir avec Isa. Mais justement, ça n’a rien à voir avec une interaction en forum uniquement, c’est de “l’IRL”, ça : on est beaucoup plus chaudement en contact avec l’autre, il y a le visuel, les gestuelles, l’intonation, tout parle.
Sur le Net, c’est le langage qui doit tout suppléer. Il est donc encore plus important de le soigner que lorsqu’on parle en face à face. Et lorsqu’on débat, faites-moi confiance, le choix le plus sûr est de s’astreindre à rester dans la Raison et à travailler ses argumentations, sa rhétorique, son éloquence. Ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas rigoler, déconner, être purement dans “l’être-ensemble“. Mais il est préférable de ne pas tout mélanger, sauf à être dans un groupe où tout le monde se connaît bien. Isa m’a clairement indiqué hier seulement que la question de la pornographie ne “l’intéressait guère”. Pour moi, ça n’était pas clair jusque là. Je ne suis pas habitué à ce quelqu’un qu’une discussion n’intéresse pas me balance, après une contrib où j’ai mouillé la chemise, pour reprendre la gentille expression d’Ylx, “Oh, les mecs, vous êtes tous des obsédés”. Je sais bien qu’elle a rajouté “vous les granas” pour créer du lien avec moi et j’ai trouvé ça sympa, et si je l’avais eu en face de moi, je sais pertinemment que ça aurait pris un tout autre tour.
Mais sa phrase a de la charge, tout de même dans ce contexte : la séquence historique fort accusatoire pour le mâle fait qu’on est de nombreux mecs à nous être demandé pendant des années si on était monstrueux ou quoi, d’avoir ces désirs-là ; cette phrase-là, il a fallu l’endurer 40 ans tout de même. Donc il m’a paru important de le lui dire, sans irritation, mais en déroulant mon explication. C’est “violentée, forcée, bloquée”, ça ? Dans mon répertoire à moi, c’est du respect, de l’attention, de la prise de temps pour partager avec mon prochain autant que je peux de ce que j’ai pu acquérir. Maintenant, il est vrai que si elle rajoute derrière, “je trouve que c’est de la boucherie”, je vais avoir l’impression d’avoir pris 1/2 heure pour rien et je vais le lui dire. Sans méchanceté. Vous voyez ça comme de l’agression, moi je vois toujours ça comme du respect. Celui de ne pas se dire, “OK, I give up on you, you don’t know what you’re talking about!”.
Vous pensez que j’ai vraiment besoin que vous me racontiez une histoire de partouze et que vous me disiez, “C’est pas ça, le truc, le truc, c’est l’échange” ?! Je vous le répète, le truc, c’est peut-être juste qu’on échange pas de la même manière. Est-il vraiment possible qu’à vos yeux, j’aie besoin d’encouragements pour me sentir “obligé de revenir” lorsque je suis “mal compris” ?! Je ne le fais pas assez pour vous, vraiment ? ;) Quand à vouloir me voir en position de faiblesse, oui, je sais, c’est humain, la prise d’affection passe souvent par la compassion au spectacle d’un prochain commettant une faute. Je suis humain, je fais des fautes, c’est en les corrigeant que j’avance, je me fais un devoir de les reconnaître, etc., ça vous rassure ? Simplement, j’ai fait mon boulot, que nous faisons tous plus ou moins, pour qu’elles soient les moins graves et les moins fréquentes possibles.
Bon, là, ça fait peut-être trop, ça va même pas tenir dans un seul commentaire ! ;o)
Cordialement,
Lionel
PS : Content de savoir que vous avez consulté et apprécié la page du “XXe anniversaire du Service Calvados”, mais au cas où vous ne l’auriez pas noté, ce dîner a eu lieu il y a 9 ans et les effets des mets et boissons que nous avons pu y consommer avec appétit sont épuisés depuis un moment. ;)
Lionel_Lumbroso dit
Bon, les mecs, Saintex, Sausage, c’est vous qui commencez à être “lourds”, là. ;->
Je ne suis pas obtus et après le pas de 3 de Pirate (1- Il essaye de me brocarder direct dans un charabia illisible dès mon premier post, 2- Après ma 1ère contrib consistante, ô miracle, il écrit très bien, tient des propos intéressants et m’en donne 50 lignes généreuses, yesss, 3- Il change encore d’humeur, ne veut plus discuter et repart sur le mode “pour qui il se prend?!”), après ces soubresauts continuels dans le dialogue, j’ai accepté d’admettre qu’il n’y avait pas assez de complémentarité.
C’était bien, instructif, divertissant, mais on ne va pas y passer l’année, non plus, on se lasserait tous.
C’était bien notamment parce que je m’y suis engagé à fond, comme d’hab’, mais du coup je me suis mis pas mal en retard dans mon travail alimentaire. Je m’attache à répondre à tous ceux qui me parlent et je tâcherai de répondre individuellement à Saintex et Ylx, mais demain et après-demain, c’est le taf qui aura la priorité et je ferai en fonction.
Cordialement,
Lionel
ylx dit
@ L_L
Dès votre arrivée ici vous avez été accueilli un peu comme “un chien dans un jeu de quille”, mais mettez cela sur compte du bizuthage ou des épreuves d’initiation comme à chaque fois qu’un nouveau pénètre dans un cercle “constitué”
Et puis, personnellement, le gros travail sérieux que vous avez “commis” , sur un thème peu sérieux m’a impressionné et j’ai beaucoup de respect pour ceux qui mouillent la chemise. Et ceci laissait espérer vous pourriez devenir un contributeur de qualité sur des sujets plus sérieux.
Ceci dit vous me faites quand même un peu penser à ces enfants de l’école primaire, plutôt bien informés, très cultivés, plus intelligents que la moyenne, souvent très protégés parce qu’enfant unique et qui deviennent malgré eux les têtes de turc de la cour de récréation.parce qu’ils sont trop différents des autres….et souvent insupportables.
Lionel_Lumbroso dit
J’ai allègrement passé plus de temps que prévu à répondre à Saintex et je me trouve à court pour ce soir, mais je ne manquerai évidemment pas de revenir, probablement demain, répondre à votre fort aimable et plutôt pertinente mise en perspective, Ylx.
L.
saintex dit
Oh la la, les effets secondaires d’un dîner !!!
M. Lumbroso,
Certainement vous avez travaillé le langage et la sémantique, c’est assez flagrant. La recherche du mot juste dans une acception que vous espérez et estimez être la plus universelle possible, transparaît dans votre prose (inévitable allusion). Vous êtes arrivé au point ou l’affinement de la forme répond à divers objectifs, de précision, d’esthétique et de portée, bien entendu.
Mais c’est sur ce dernier point que le bât blesse et c’est ce que vous disent les Causeurs.
Votre CV, tout autant impressionnant qu’il soit, et cadrant assez bien avec votre style, ne valide pas votre expression.
Peut-être êtes-vous à la recherche du langage universel.
Peut-être pensez-vous que le mot juste est son meilleur véhicule.
Peut-être même pensez-vous l’avoir trouvé.
Je vous souhaite que non, parce que les propos que certains vous tiennent vous apportent la preuve qu’il n’en est rien.
Je ne sais pas si ce langage parfait et universel existe, je le cherche partout, y compris sous les banquettes de restaurants, mais je trouve plutôt des souris en décomposition.
Ce que je sais, c’est qu’il ne ressemble pas à celui que vous employez ici. Je veux bien croire qu’avec un coup de calvados, le signal s’amplifie, et comme déjà RFF vous refile une barette, ça devrait pouvoir le faire (je vous imagine déjà en train de noter le changement de ton).
Il existe un langageomètre qui ne se trompe jamais. Si dix personnes vous font des remarques sur le vôtre, ce n’est pas leur expression qui est à corriger, c’est la vôtre.
Ne perdez jamais de vue qu’un langage reflète une pensée et qu’il y a sept milliards de pensées sur terre qui chacune nous enseigne quelque chose.
Et comme un bon exemple de derrière les fagots est souvent parlant, je vais vous parler d’Isa avec laquelle vous avez eu un échange.
Chance, elle était hier au soir en face de moi. Et bien figurez-vous qu’elle est exactement comme vous le supposez, tout autant enfant qu’adulte. Elle pousse les même petits cris en dolby que ceux que l’on imagine en la lisant. Sa pensée bascule quelquefois sans même la prévenir, ni même lui dire où elle va l’emmener, elle devient affirmative et en même temps interrogative, son regard qui est assez dans le lointain est bousculé par le mouvement de ses yeux, elle dit non et garde ses esgourdes ouvertes, elle crie puis se calme….
J’ai su hier en trois phrases, une intonation et un regard comment elle ressentait le porno. Je me suis permis de la bousculer, un peu et indirectement sur le sujet. De la façon dont vous vous êtes adressé à celle qu’elle est, vous l’avez violentée, forcée, bloquée.
Vous pourriez penser que c’est un très bel exemple et qu’apprendre la maîtrise du langage, de la parole posée, de la langue 7 fois tournée dans la bouche lui permettrait… excusez, je vous coupe…cela ne lui permettrait que de ne pas être Isa.
Personnellement, je n’aime pas beaucoup l’idée d’un monde sans elle, et je ne crois guère à la variété des pensées sans variété de langage.
Vous prenez ici un certain style (je subodore qu’ailleurs il peut être autre), Lapin (Pirate) le qualifie de lourd. Ne reprenez pas, s’il avait voulu écrire sérieux il l’aurait fait, et il sait avoir été péjoratif. Il n’y a que dans le factuel/matériel que l’on peut avoir raison contre tous.
Peut-être, probablement même à ce que je comprends de vos écrits, êtes-vous en train de prendre vos marques sur ce forum. Dans ce cas, ce qui manque à votre langage, c’est l’affectif. Mettez-y du coeur, mettez-y de la passion, mettez-y du fond de vous, là où la pensée n’est pas aboutie, n’ayez pas peur de la faute, du manque ou du manquement, d’être mal compris et obligé d’y revenir. N’ayez pas peut du chaos qui nous délivre le splendide chant humain, de faire tomber le mur de Berlin des mots du Littrée, prenez le français, baisez-le, retournez-le et recommencez en partouzant avec les autres Causeurs, laissez-vous allez milledious !!!
Vous me rappelez une histoire belge (mes excuses Sophie), celle de celui qui va dans une partouze et ne baise que sa femme. C’est pas ça le truc, le truc c’est léchange. Prête moi tes mots et la pensée qui va avec, tiens, ceux-ci me vont bien et me tiendraient chaud pour l’hiver, Je les garde pour quand nous sortirons ensemble.
Chiche ?
pirate dit
Joli le portrait d’Isa, ça lui va très bien. Et je tire la même conclusion que toi sur elle.
sausage dit
4 November 2011 à 19h31
Je pense, en gros, que ne pas être modeste jusqu’à 40-50 ans, c’est une faute, et que l’être passé cet âge, c’est une faute aussi. Si on n’a pas réussi à se forger des convictions étayées et à se sentir plus sur de soi aux alentours de 60 ans, ce qui permet d’accomplir éventuellement tel ou tel projet de vie, c’est qu’on a merdé un peu quelque part et c’est regrettable parce qu’on en a qu’une (vie, chance, âme, etc.).
Il fallait être présent au début de ce fil pour lire ceci, dans une réponse de M. Lumbroso à pirate. Ce court passage acheva mes bonnes volontés et m’empêcha alors d’achever le moindre de ses commentaires: il a réussi à se rendre encore plus laborieux que moi.
Nul doute que votre écrit, saintex, lui permettra de rectifier ses certitudes. Et s’en défaire totalement ?
“On ne saurait bien voir les choses du monde qu’en les regardant à rebours.”
Gracian
isa dit
Si ça veut pas, ça veut pas”.
Ou c’est ça, ou c’est que je ne suis pas la seule à n’être guère intéressée par le sujet même du fil.
Mais vous avez tout à fait le droit de vous pencher sur la question de manière très approfondie.
Lionel_Lumbroso dit
@ Pirate :
Le plus juste serait de dire qu’il y a un décalage apparent entre mes préoccupations, mes attentes en matière de discussion, mon expérience, ma manière, et celles qui président à vos échanges. Et l’inutilement péjoratif “lourd” se dit chez moi “sérieux”. Ainsi, “Vous faites dans le ‘trop sérieux’” aurait exprimé la même chose que ce que vous m’avez dit en plus élégant. Merci de trouver mon “analyse intéressante”, et grâce à cette ouverture de votre part, il y a tout de même eu un échange harmonieux et utile entre nous, ce dont je me réjouis.
J’ai eu la chance de créer il y a près de 30 ans, à partir de 1982 (12 ans avant l’ouverture d’Internet au grand public), les premiers services de messagerie et de forum électroniques en France (Ah, zut, une “tranche de vie” qui risque encore de “ne pas passer” auprès de RRF, dur ! ;). Ça s’est appelé d’abord “Service Calvados” (jeu de mots car nous étions en cheville avec Apple qui s’installait en même temps en France) puis “CalvaCom” quand ça n’était plus exclusivement destiné aux utilisateurs d’Apple ][.
Depuis, j’ai animé des dizaines voire centaines de forums, supervisé des animateurs de forum, écrit des millions de mots de fond sur les mêmes thèmes majeurs qui repassent en boucle depuis 30 ans, arbitré des centaines d’échauffourées en ligne, réfléchi avec les autres pionniers et spécialistes du “online” sur le devenir de cette modalité tout à fait nouvelle de lien entre nous.
Après avoir débuté les débats en ligne à 300 bit/s (10.000 fois moins vite que l’Internet de maintenant) et avec des outils rudimentaires, je m’émerveille de la puissance des outils dont nous disposons aujourd’hui au bout de cette filiation. Ils sont désormais ce dont nous avons besoin pour mettre en oeuvre “l’intelligence collective” annoncée et chantée il y a 10-15 ans par un très pertinent philosophe du Net, Pierre Lévy.
Quant au fond, après 10 ou 20 itérations au moins de grands débats sur les principaux thèmes, et des choses apprises ou comprises à chaque itération, j’ai l’impression d’avoir les idées claires et cohérentes sur ces thèmes.
Et donc, après une longue préparation à cet effet, je me considère comme passé à l’action depuis 6 mois. Ça joue sans doute dans le “décalage” que j’évoquais en intro.
╰⊰⊹✿ ✿⊹⊱╮
pirate dit
J’hésite à savoir, sans ironie, si vous êtes pas un cas pathologique ou pas. Bien, vous m’expliquez que vous êtes trop sérieux peut être. Non, je vous dit qu’ici il n’y a rien de sérieux dans ce que vous dites, sinon vous même avec vous même, lancé dans un débat avec vous même, vous servant des autres comme rebond, mais ne leur répondant jamais réellement. Vous êtes lourd, je répète, rien que votre graphie pour souligner les mots importants… mais à qui pensez vous avoir à faire ?. Ensuite vous m’expliquez votre parcours sur internet et avant sur le minitel. Bien, qu’a t-il d’extraordinaire exactement ? Que vous animiez des débats ? Euh… c’est un peu ce qu’on fait tous ici, certain mieux que d’autres parce que nous sommes plus ou moins habitué à ce médium, et parfois parce que nous avons un parcours similaire au votre. Enfin vous venez m’expliquez que vous sentez pret à passer à l’action après avoir trouver des Reponses aux Principaux Theme. Rien que ça… et c’est quoi les principaucx theme ? La où c’est assez pathologiquement curieux c’est cette dernière affirmation. On dirait un prophete venu assainer sa Vérité, sa Pensée, après une longue maturation dans la toile… Vous êtes une araignée ? Vous avez besoin de foules captives ? Je vous dit les choses comme je le pense, et sans la moindre ironie, ou bien malgré moi. Mais je ne suis même pas certain que vous vous rendez-compte de ça. Enfin pour parler d’intelligence collective… eh bien considérant ce que je vois sur la toile, j’ai un peu de mal a relié ça à la moindre forme d’intelligence. Elle existe, je ne dis pas le contraire, on trouve quelques pépites ça et là, mais globalement ça s’apparentait plutôt à de la folie collective.