Vers Vatican III ?
Benoit XVI à l’heure des choix cardinaux
Publié le 12 avril 2009 à 11:22 dans Monde
Mots-clés : Benoît XVI, Religion, Vatican
On pensait qu’avec la mort de Jean-Paul II, pape cathodique autant que catholique, le Vatican et le destin de l’Eglise catholique apostolique et romaine ne feraient plus les gros titres que de La Croix ou de Radio Notre-Dame. Eh bien on s’est trompé. Mais depuis l’élection de Benoît XVI, la fascination pour le pape s’est muée en méfiance et souvent en défiance. Ce retournement de l’opinion, catholique mais pas seulement, révèle un énorme malentendu : depuis Jean XXIII et le concile Vatican II – et surtout depuis qu’un prélat polonais a été élu au siège de saint Pierre – beaucoup avaient rangé le pape dans le camp des droits de l’homme et s’étaient persuadés que l’Eglise catholique s’était convertie à la religion du Progrès.
Les dernières controverses au sujet de l’évêque négationniste et surtout autour de la question du sida et des préservatifs montrent que ce malentendu repose, en particulier en France, sur une méconnaissance totale de la mission de l’Eglise. Vu de Rome, le combat à mener se trouve en Amérique du Sud, et notamment au Brésil, premier pays catholique du monde avec 125 millions de fidèles. Or, la proportion d’habitants se définissant comme catholiques y est passée de 89 % en 1980 à 74 % en 2000. Dans le même temps, le nombre de Brésiliens se réclamant de l’Eglise évangélique s’est envolé de 7 % à 15 %. Au-delà du Brésil, la “part de marché” des Eglises protestantes s’élève à environ 20 % au Chili et à presque 30 % au Guatemala. En Argentine, 10 % environ de la population revendique son appartenance au mouvement évangélique. En conséquence, les divisions du Vatican qui pouvaient mobiliser 85 % des 350 millions de latino-américains en 2000, ne représentent plus que 70 % de la population.
Les raisons de l’engouement pour les Eglises évangéliques (qui, bien que protestantes n’ont pas grand-chose à voir avec la sévérité calviniste) sont connues : elles proposent une religion pleine d’émotion reposant sur un fort sentiment d’appartenance à une communauté plutôt que sur un dogme ou un contenu intellectuel sophistiqué. Elles parviennent ainsi à séduire des populations laminées par l’éclatement des sociétés sous les coups des crises politiques, économiques et sociales répétées. Le plus frappant est que leur expansion fulgurante n’est nullement entravée – et peut-être même encouragée – par leur conservatisme en matière sociale et morale. Cela n’a pas échappé aux stratèges de Rome.
En Amérique latine, les Eglises évangéliques ont su séduire à la fois les pauvres et les classes moyennes bien mieux que n’avait su le faire “la théologie de la libération”, dont les thuriféraires des années 1960 entendaient capter l’enthousiasme populaire suscité par la figure de Che Guevara et l’idée de la Révolution. Dans les années qui ont suivi Vatican II, Rome a même manifesté une certaine bienveillance à l’égard de ces expérimentations, même si une décennie auparavant le mouvement autrement ambitieux des prêtres-ouvriers avait été supprimé par Pie XII, marquant ainsi les limites de la tolérance du Saint-Siège.
Depuis, l’écroulement des régimes socialistes a fait presque disparaître toute initiative catho-marxiste. Aujourd’hui, pour l’Eglise, le danger ne vient pas de la gauche révolutionnaire mais des Eglises évangéliques.
Le personnage de Mgr Claudio Hummes, cardinal d’origine brésilienne, est symptomatique de cette évolution. Prêtre d’une paroisse de la banlieue ouvrière de São Paulo dans les années 1970, il s’était fait connaître par des prises de position hardies, notamment par son soutien à un jeune militant syndicaliste, Luiz Inacio Lula da Silva, l’autorisant même à prononcer des discours dans son église.
Quelque trente ans plus tard, en 2000, on entend de nouveau parler du prélat, promu depuis archevêque de São Paulo par Jean-Paul II. Mais les temps ont changé. Valeriano Paitoni va en faire l’amère expérience. Curé d’Imirim, une paroisse pauvre du nord de Sao Paulo, il a fondé, avec l’aide financière de ses ouailles, trois centres d’hébergement qui accueillent alors 33 séropositifs et malades du sida, dont 22 enfants. Indigné par les tests de dépistage secrètement exigés, selon lui, des candidats au sacerdoce par certains séminaires brésiliens, il a, pour couronner le tout, pris l’habitude de distribuer des préservatifs à ses paroissiens les plus démunis. Mgr Hummes, son supérieur hiérarchique, condamne aussitôt, avec l’aval de l’archevêque de Rio et “en communion avec le Pape et l’Eglise” les idées défendues par le père Valeriano. L’année suivante, Mgr Hummes critique un ministre brésilien qui avait renforcé le plan national d’éducation à la contraception. Fin 2006, Benoît XVI le rappelle à Rome et le nomme préfet de la Congrégation pour le Clergé, chargée notamment de la formation du clergé et de celle des fidèles (catéchisme).
Dans ces conditions et contrairement à ce que j’ai écrit, les choix de Benoît XVI sont peut-être dictés par la tactique politique autant que par la rigueur théologique. Il sait que l’avenir de sa multinationale ne se joue ni sur les rives du Tibre ni sur celles de la Seine mais en Amérique du sud, en Afrique et en Asie face aux nouvelles Eglises. Cette évolution semble avoir été bien comprise à la fois par les chefs de l’Église catholique et par certains croyants, comme on peut le constater par l’essor des charismatiques, sorte de “pentecôtisme catholique” agrémenté d’un fervent culte marial.
Rome peut regagner du terrain en s’appuyant sur ces mouvements mais continue à leur vouer une certaine méfiance. Sa stratégie s’appuie d’une part sur une défense de la morale sexuelle traditionnelle (contre le divorce, la contraception, l’avortement et l’éducation sexuelle à l’école), d’autre part sur celle des privilèges du catholicisme face à la concurrence évangélique. Les prises de position de Benoît XVI sur la contraception et l’avortement ne visent pas à lui gagner la sympathie, de toute façon temporaire, d’intellectuels mécréants, de faiseurs d’opinion parisiens ni même celle des évêques de France. Il a entendu le message venu d’ailleurs : ce que veulent les chrétiens d’Amérique latine, les participants des JMJ et les charismatiques, ce n’est pas une Réforme bis. C’est une Contre Réforme.
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L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
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Franz dit
Bravo à Causeur pour ses séries d’articles sur le Pape, je suis heureux de voir des gens utiliser leur cerveau avant d’hurler avec les loups, même si je ne suis que partiellement d’accord avec l’article.
Plutôt qu’une analyse concurrentielle (comment font mes concurrents qui gagnent des parts de marché? comment faire comme eux?), je pense que l’Eglise a plutôt fait une analyse statistique des ventes.
Je change le goût du yaourt au fraise: -15% de ventes six mois après. En temps que chef de produit, je reviens à l’ancienne formule en précisant “nouveau goût” sur l’emballage pour essayer de remonter la pente.
Je fais une Eglise qui applaudit aux “évolutions” de la société ou qui fait du marxisme: -15% de parts de marché.
Bam, je reviens aux vieilles méthodes. Deux stratégies marketing s’affrontent alors dans l’Eglise: les tradis, qui mettent sur l’emballage “retour à l’ancienne formule”, et les charismatiques, qui mettent eux “nouvelle formule” sur l’emballage. Mais la recette est exactement la même. Grosse formation théologique des prêtres, tolérance zéro sur les moeurs, bioéthique, etc…, effort sur la liturgie, travail sur l’accueil dans la communauté (un chrétien seul étant un chrétien mort).
Je souscris entièrement au dernier paragraphe de l’article sur la contre-réforme. Le retour à l’ancienne formule est (AMHA) gagnant. Il a en plus l’avantage d’être en accord avec les évangiles, les apôtres, les Pères de l’Eglise, et la tradition, ce qui fait plus sérieux pour une organisation qui prône une vérité absolue.
Gil Mihaely dit
@Vincent : vous avez évidement raison mais le problème est comment traduire cette mission dans la réalité. Vous dites que « pour mettre à bien sa mission, elle doit combattre telle ou telle erreur sur Dieu ou sur l’Homme » – d’accord mais est-ce que l’Eglise doit combattre toutes les erreurs ? évidement non ! Il faut combattre celles qui trouvent « preneurs », pas la peine de perdre le temps avec celles qui n’attirent personne n’est-ce pas ? Et comment relever les défis jugés pertinents surtout par leur audience ? En comprenant le fonctionnement de la « concurrence », sinon la réponse n’est guère efficace. Vous voyez bien que les tendances majeures, le taux de catholiques dans une société, les atouts qui attirent certains fidèles chez d’autres églises, tout cela doit être pris en compte. La capacité de faire passer le message, la « pédagogique de la théologie » si vous voulez, fait partie de la mission de l’Eglise car pour sauver les âmes il faut bien attirer les corps qui les portent provisoirement ici-bas…
Vincent dit
“Les dernières controverses au sujet de l’évêque négationniste et surtout autour de la question du sida et des préservatifs montrent que ce malentendu repose, en particulier en France, sur une méconnaissance totale de la mission de l’Eglise.”
Votre article nage également dans ce malentendu.
Le rôle de l’Église est d’amener les âmes à Dieu. Le plus d’âmes possible, je vous l’accorde – d’où ces choix qui ont une certaine similitude avec ce qu’on apelle la politique – , mais avant tout son combat est spirituel : la vie de la grace dans les âmes.
En aucun cas le but de l’Église n’est d’avoir le plus d’adeptes possible, si pour ce faire, elle doit renoncer à faire grimper les âmes au ciel.
Les “questions morales” ne sont que des préalables pour se débarrasser de l’esclavage de la volonté par les sirènes du monde.
Une certaine ascèse est indispensable à tout être humain pour s’élever au dessus de la boue. Ca fait par conséquent partie intégrante de son rôle, qui accompagne nécessairement celui d’enseigner et de baptiser les nations au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Encore une fois, on n’est pas dans une grande foire au spirituel ou différentes marques de Salut se partage le marché. L’Église a une mission qui lui a été confiée à son début (il y a plus de 2000 ans) et qu’elle doit continuer jusqu’à la fin. Les autres “religions” ou “églises” peuvent préparer son travail, ou bien le géner. Par conséquent pour mettre à bien sa mission, elle doit combattre telle ou telle erreur sur Dieu ou sur l’Homme, point barre.
Catholique du dimanche dit
Surtout ne fermez pas “Causeur”. Vous y offrez un salon merveilleux où la provocation elle-même est formulée toute en nuances.. En plus d’un lieu de réflexion c’est une sorte de courrier concret du lecteur beaucoup plus ouvert en tout cas que les habituelles sections “Courrier du lecteur” des journeaux traditionnels ou encore les “talks show” où seuls les journalistes et autres bêtes médiatiques sont invités. Pour les analystes c’est presque la révolution du sondage d’opinion permanent avec plein de questions ouvertes.
Ah et puis oui il faut bien que quelqu’un défende Georges Bush fils devant les jugements à l’emporte pièce sur ses deux mandats. Des jugements sans nuances qui pour la plupart ne nous apprennent rien d’instructif pour demain.
Mais Benoit XVI se défend très bien seul pour peu que l’on se mette à lire quelques uns de ses documents relatifs aux interactions du religieux avec le politique; pour ce qui est du reste il manque de communicateurs ou bien il ne les écoute pas. C’est le défaut apparent de sa cuirasse. Car il faut dire aussi qu’il est visé – plus même que Pie XII – en permanence par une campagne internationale de presse le dénigrant ouvertement . Je me demande à qui profite le crime. Aucun chef religieux du monde ne supporte présentement pareile agression. Pas même le Dalaï Lama ! Qui a peur de Benoit XVI ? Il y a quelque chose à travailler là même si la tentation peut être grande en ce moment de répondre trop rapidement: “personne”! Il faut refuser de réduire le Pape aux réductions simplistes de ses ennemis et du même coup ennemis de notre foi qui pourraient nous accommoder dans notre laxisme religieux , politique et moral..
On l’imagine fort bien capable au plan intellectuel en tout cas de préparer un Concile Vatican III qui en serait un de clarifications sur plein de choses et pas seulement sur certains excès Commis au nom de Vatican II.
Une chose parait certaine: aucun pape ne peut céder à des “évaluations externes” et Benoit XVI ira au bout de sa mission jusqu’à ce que mort s’en suive. En vrai romain! Sinon ce serait comme si en Israel par exemple, Ehud Barak démissionnait de son poste de Ministre de la défense parce que le Hamas et le Hezbollah l’auraient évalué négativement. On devine la suite facilement!
gersha dit
Allons plus loin, pourquoi diable tout le monde rangeait la papaute du cote du progres ? N’etait ce point une strategie de l’Eglise depuis Vatican II et l’ouverture au monde ?
carredas dit
@Venik
J’ai dit ça ?
Je constate voilà tout.
Venik dit
@carredas
“tout le monde vaut tout le monde…
Le citoyen lambda pérore, fustige, stigmatise, condamne et donne des leçons aux dirigeants ”
Vous voulez que l’on ferme Causeur ?
carredas dit
Pour utiliser une expression qui colle au sujet, il semble bien que la messe soit dite pour Benoît XVI, définitivement conservateur, rétrograde, maladroit, et maintenant, stratège hasardeux en géopolitique religieuse.
Et chacun y va de son opinion sur le Pape…
Les catholiques eux-mêmes se lâchent et donnent leur avis quand un journaliste quelconque le leur demande, et pourquoi s’en priveraient-ils puisque aujourd’hui, tout le monde vaut tout le monde…
Le citoyen lambda pérore, fustige, stigmatise, condamne et donne des leçons aux dirigeants de tout poil à priori suspects puisque dirigeants et dirigeant évidemment moins bien que le ferait le citoyen lambda derrière son clavier.
Le catholique lambda est un citoyen comme les autres, bombardé d’informations partielles et parfois partiales déversées à longueur de temps par des médias aussi impersonnels que omniprésents.
N’étant pas catholique, je vais me payer le luxe de soutenir Benoît XVI qui occupe depuis peu la place de ” méchant ” laissée vacante par G. W.Bush.
Les ” spécialistes ” en religion ( F.Lenoir, O.Vallet ) au chevet de la papauté stigmatisée en appellent à un âge de la retraite obligatoire pour le Pape… une façon comme une autre de suggérer une forme de sénilité ??
Je ne connais pas l’âge de O.Vallet dont le débit monotone et régulier rappelle en version religieuse le même insupportable débit, version politique, de C.Barbier, mais un homme qui choisit une teinture capillaire à reflets ” aubergine ” a nécessairement lui-même un problème avec l’âge…
Une religion de l’émotion… ?
Les charismatiques catholiques, dont j’ignorai l’existence, ont en tête de liste Henri Tisot sur wikipedia…
Vraiment, je préfère faire crédit au Pape d’une recherche de spiritualité et laisser l’émotion ( juste ) à Ségolène Royal ou à J.L.Delarue.
Têtuniçois dit
Merci au néant de nous avoir donné un tel pape , on ne pouvait rêver mieux pour vider les églises encore plus vite .
On devrait solder ces lieux de culte sur ebay .
Catholique du dimanche dit
Je viens de tomber par hasard sur votre texte. Merci de parler de la “stratégie à froid” du Pape dans le cas des événements récents du Brésil. Je pense que vous être proche de la vérité. Enfin un texte qui me semble lucide et dépourvu de l’anti-catholicisme primaire et bête propre à la quasi-totalité des médias aussi bien “chrétiens de gauche” que froidement athés ou de toute autre obédience rageusement anti-pape et anti-catholiques romains. Vous nous donnez enfin un bref aperçu du contexte général dans lequel – ou face auquel – les chefs de l’Église doivent décider et prioriser: rien de nécessairement agréable mais nécessité faisant loi. C’est l’Église en tant qu’État. Pour ce qui est du Pape, qui personnifie l’Église et est le Vicaire du Christ , la plupart de ses opposants ont adoptés le mode de la dérision primaire pour nous en parler alors qu’il s’agit d’un intellectuel de fort calibre qui n’a par contre pas les talents cathodiques de son prédécesseur ou bien qui n’a pas su se doter des communicateurs qu’il lui faudrait. Chose certaine: en dépit du fait que je ne sois pas un catholique “pratiquant” et que je me situe généralement parmi la vaste majorité euraméricaine des indifférents anonymes ..quand j’entend ou lis des propos de haine primaire contre le Pape – quel qu’il soit – je me sens attaqué et le goût des croisades me revient – soldat du Christ faudrait-il dire!. C’est un reste de cet “émotionnel” dont on parle au sujet des catholiques de jadis. Je crois que c’est un peu la même chose pour un juif indifférent à sa religion et au sionisme quand il entend systématiquement des propos de haine gratuite au sujet de l’un ou l’autre. Dans le cas la lecture de votre article
j’y ressens un trop rare éclair d’honnête objectivité que je trouve rassurant : on peut de nouveau parler publiquement de l’Église et de son Pape de manière intelligente.
Alors je me répète: Merci d’avoir souligné entr’autres que la parole publique du Pape ne s’adresse pas prioritairement aux athés mal éduqués, ni aux intellectuels religieux de l’Europe et de l’Amérique du Nord! Et qu’elle n’en a pas moins un sens et une signification de longue portée même si l’acteur s’appelle Benoît XVI et est d’origine allemande!
D.H. dit
“une religion pleine d’émotion”.
C’était le cas autrefois de la religion catholique, lorsqu’elle conservait encore le sens de la beauté liturgique. L’émotion esthétique est un moyen privilégié pour faire l’expérience de Dieu.
Si de plus en plus de chrétiens (en Europe, statistiquement, je crois) se tournent vers le culte orthodoxe, ou du moins se déclarent intéressés par lui, c’est certainement, outre sa proximité avec l’Orient, à cause de l’élévation de l’âme que peut procurer sa liturgie.
Personnellement, c’est en assistant à une célébration de culte orthodoxe que j’ai pu ressentir le pus fortement le mystère de la transubstantiation.
J’ai entendu quelqu’un d’aussi éloigné des traditionalistes que Frédéric Lenoir, reconnaître que la réforme liturgique, dans Vatican II, a été une erreur, ou un échec.
Et effectivement, sans vouloir revenir au Latin, une messe traditionaliste à laquelle j’ai assisté par hasard, m’a semblé relever de la chorégraphie. C’était solennel et chorégraphié.
Franklin D. dit
Dîtes toujours, j’aime apprendre, comme boîte sado-maso, je pense que j’irais bien bouffer au Bristol, on doit y manger dans les assiettes carrées à la mode en ce moment (plaisir pervers) et en plus ça coûte cher, et en plus, cerise sur le gâteau du plaisir sadique-masochiste, on doit se fader des discours UMP à la chaîne.
Venik dit
merci de votre soutien.Je vous indiquerai une adresse…
Franklin D. dit
Oui, bien sûr, j’ai inversé les chiffres.
Moi aussi j’aime bien l’authentique, par exemple, je trouve que l’on devrait rétablir le droit de cuissage, les punitions corporelles (quel pied)…
Venik dit
@Franklin D.
Vous voulez surement dire qu’il a touche 3$ au lieu des 2 habituels.
Aux USA ils appellent ca le ‘ fair-product ‘. C’est plus cher mais les ouvriers sont payes ‘decemment’.
maintenant une provocation:
ne trouvez-vous pas qu’un cafe ramasse par un esclave qui s’est tue a la tache a plus de gout,est plus authentique ?