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	<title>Comments on: Valse avec les souvenirs</title>
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	<description>Surtout si vous n&#039;êtes pas d&#039;accord</description>
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		<title>By: caggini</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-2#comment-10241</link>
		<dc:creator>caggini</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2008 09:45:29 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est  très  touchant  de  savoir que  des  gosses de  métropole eurent , un  matin  à quitter leur  famille et leurs amis pour aller faire la guerre .  Leurs parents auraient peut  être pu  leur  dire  que  les  jeunes  colonialistes  d &#039;Algérie,  qui  ne s&#039; appelaient  pas  nécessairement  Dupont   ,Durand,    sont  allés  se faire  casser  la gueule  à Cassino, sans  savoir  que  quelques  décennies  plus tard  , leurs morts  seraient englouties  dans les  archives  françaises   dans un  devoir  d&#039;  oubli,par une  population  entièrement assujettie  à la bonne pensée  unique   , offrant  aux  poseuses de  bombes  algériennes  une  émission  télévisée   bien  organisée  par  la  journaliste  sans  peur  et sans  reproche  , Arlette  Chabot .</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est  très  touchant  de  savoir que  des  gosses de  métropole eurent , un  matin  à quitter leur  famille et leurs amis pour aller faire la guerre .  Leurs parents auraient peut  être pu  leur  dire  que  les  jeunes  colonialistes  d &#8216;Algérie,  qui  ne s&#8217; appelaient  pas  nécessairement  Dupont   ,Durand,    sont  allés  se faire  casser  la gueule  à Cassino, sans  savoir  que  quelques  décennies  plus tard  , leurs morts  seraient englouties  dans les  archives  françaises   dans un  devoir  d&#8217;  oubli,par une  population  entièrement assujettie  à la bonne pensée  unique   , offrant  aux  poseuses de  bombes  algériennes  une  émission  télévisée   bien  organisée  par  la  journaliste  sans  peur  et sans  reproche  , Arlette  Chabot .</p>
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		<title>By: caggini</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-2#comment-10240</link>
		<dc:creator>caggini</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2008 09:43:19 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est  très  touchant  de  savoir que  des  gosses de  métropole eurent , un  matin  à quitter leur  famille et leurs amis pour aller faire la guerre , , leurs parents auraient peut  être pu  leur  dire  que  les  jeunes  colonialistes  d &#039;Algérie,  qui  ne
 s&#039; appelaient  pas  nécessairement  Dupont   ,Durand,  se  sont  allés  se faire  casser  la gueule  à Cassino, sans  savoir  que  quelques  décennies  plus tard  , leurs mort  seraient englouties  dans les  archives  françaises   dans un  devoir  
d&#039;  oubli,par une  population  entièrement assujettie  à la bonne pensée  unique   , offrant  aux  poseuses de  bombes   algériennes une  émission  télévisée   bien  organisée  par  la  journaliste  sans  peur  et sans  reproche  , Arlette  Chabot .</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est  très  touchant  de  savoir que  des  gosses de  métropole eurent , un  matin  à quitter leur  famille et leurs amis pour aller faire la guerre , , leurs parents auraient peut  être pu  leur  dire  que  les  jeunes  colonialistes  d &#8216;Algérie,  qui  ne<br />
 s&#8217; appelaient  pas  nécessairement  Dupont   ,Durand,  se  sont  allés  se faire  casser  la gueule  à Cassino, sans  savoir  que  quelques  décennies  plus tard  , leurs mort  seraient englouties  dans les  archives  françaises   dans un  devoir<br />
d&#8217;  oubli,par une  population  entièrement assujettie  à la bonne pensée  unique   , offrant  aux  poseuses de  bombes   algériennes une  émission  télévisée   bien  organisée  par  la  journaliste  sans  peur  et sans  reproche  , Arlette  Chabot .</p>
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		<title>By: Hmeir</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9557</link>
		<dc:creator>Hmeir</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 10:22:27 +0000</pubDate>
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		<description>@Zoa

Je n&#039;ai strictement rien compris à votre réaction, pourtant j&#039;ai essayé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Zoa</p>
<p>Je n&#8217;ai strictement rien compris à votre réaction, pourtant j&#8217;ai essayé.</p>
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		<title>By: Zoa</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9546</link>
		<dc:creator>Zoa</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 22:04:18 +0000</pubDate>
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		<description>Mince alors, moi qui croyais que sur ce site il était autorisé de dire à peu près n’importe quoi à n’importe qui… Mais vous avez raison, je me suis mal exprimée. C’était une façon de parler. J’aurais dû dire que je ne voyais pas ce qui, dans le film de Folman, avait pu motiver ce que vous en avez écrit. Je pense toujours que ce film est un film sincère. Et je pense toujours que si Folman se demande s’il servait vraiment son pays quand il tirait les fusées éclairantes au-dessus des camps de réfugiés pendant le massacre, eh bien, il peut en effet se poser la question.
Mais si je comprends bien ce que vous dites, seul un Israélien peut comprendre la réalité israélienne, et les Israéliens qui ne la ressentent pas « correctement » ne sont plus vraiment tout à fait israéliens ? Bien, bien… je ne vous importunerai plus. Bon courage.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mince alors, moi qui croyais que sur ce site il était autorisé de dire à peu près n’importe quoi à n’importe qui… Mais vous avez raison, je me suis mal exprimée. C’était une façon de parler. J’aurais dû dire que je ne voyais pas ce qui, dans le film de Folman, avait pu motiver ce que vous en avez écrit. Je pense toujours que ce film est un film sincère. Et je pense toujours que si Folman se demande s’il servait vraiment son pays quand il tirait les fusées éclairantes au-dessus des camps de réfugiés pendant le massacre, eh bien, il peut en effet se poser la question.<br />
Mais si je comprends bien ce que vous dites, seul un Israélien peut comprendre la réalité israélienne, et les Israéliens qui ne la ressentent pas « correctement » ne sont plus vraiment tout à fait israéliens ? Bien, bien… je ne vous importunerai plus. Bon courage.</p>
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		<title>By: Hmeir</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9423</link>
		<dc:creator>Hmeir</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 22:32:05 +0000</pubDate>
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		<description>@Zoa

Je ne vais pas vous renvoyer la monnaie de la pièce en vous disant qu&#039;est ce qui vous autorise à me dire qu&#039;est ce qui m&#039;autorise.
Je ne fais que constater que les histoires de soldats qui passent, qui sont susceptibles d&#039;être racontées chez vous, ce sont celles qui sont plaquées sur une certaine grille de lecture. Celle de Folman avec le stéréotype &quot;enfant de rescapés de la Shoah qui ne peut supporter les exactions faits à d&#039;autres&quot;, c&#039;est du rabaché de l&#039;archi rabaché en Israel. Depuis la guerre de 1948 où des rescapés de la Shoah étaient eux-même engagés dans les combats terribles de la guerre d&#039;Indépendance et les enfants des rescapés de la Shoah devenus combattants est un thème reccurant en Israel. Des centaines d&#039;histoires de chansons, de reflexion ont été écrites là-dessus. En tant que juifs, on est  tous plus ou moins des rescapés de la Shoah en Israel. Moi, je le suis un peu moins que d&#039;autres parce que mes parents sont d&#039;Afrique du Nord et que Vichy a été débouté dès Novembre 1942 par le débraquement des troupes américaines en AFN. Les nazis n&#039;ont pas eu le temps matériel d&#039;organiser les raffles de juifs avec l&#039;aide des vichystes.

 La guerre du Liban, c&#039;est comme je l&#039;ai écrit auparavant, c&#039;est une guerre qui se poursuit devant le pas de nos maisons ici et les soldats en première ligne ne sont plus les appelés que nous étions, casqués et armés, mais nos enfants qui vont à l&#039;école, nos parents qui ne sont plus tout jeunes. J&#039;ai une liste de très longue de noms, rien que de francophones, qui ont été tués par cette dernière intifada. Ce sont des gens que je connaissais et que j&#039;aimai: une copine toute nouvellement mariée, plusieurs copains, le gosse de mes voisins retrouvé broyé, la mère d&#039;un copain retrouvée en morceaux après l&#039;explosion de la ligne 14 à Jérusalem, l&#039;épouse d&#039;un ami de mon père après une déflagration dans un hôtel, une jeune femme tuée en voiture juste en bas de chez moi à Tekoa le lendemain de Rosh Hashana, etc, etc. Ce sont les assassins de ces gens que nous étions supposés liquider au Liban. Nous nous sommes contentés de les forcer à partir en Tunisie la vie sauve après l&#039;accord signé par le truchement de l&#039;envoyé spécial Philip Habib du département d&#039;Etat américain. Les terroristes et toute leur infrastructure, nous les avons ramenés en Israel dans le cadre de l&#039;accord d&#039;Oslo qui n&#039;était rien d&#039;autre qu&#039;un traquenard. C&#039;est cela, à mon sens, que nous devrions, nous (anciens) soldats de Tsahal garder à l&#039;esprit les milliers de morts que nous eus ces huit dernières années parce que nous n&#039;avons pas remplis la mission, d&#039;exterminer Arafat en 1982. 

Nous n&#039;avons pas le luxe en Israel de regarder cette guerre  comme si elle n&#039;était qu&#039;une expérience pour enfants de riches désenchantés qui avaient voulu jouer les baroudeurs et s&#039;encanailler comme Oliver Stone dans son film &quot;Platoon&quot;, qui est d&#039;ailleurs un excellent film ou comme &quot;Black Hawk Down&quot;  de Ridley Scott qui est aussi un film de guerre remarquable.
Voilà pour ce qui est de ce que je m&#039;autorise à dire. Pour moi, ce n&#039;est pas du cinéma, mais de la réalité bien concrète et qui se poursuit jusqu&#039;à maintenant de façon beaucoup plus grave que pendant la guerre au Liban. Si Folman ne ressent pas cela, c&#039;est que quelque part, il n&#039;est plus tout à fait israélien. Et c&#039;est pour cela que son langage vous parle. Vous êtes à des années lumière de la réalité israélienne pour pouvoir l&#039;appréhender, en dépit de tous les reportages télévisés quotidiens et tout le rabachage médiatique dont vous êtes victimes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Zoa</p>
<p>Je ne vais pas vous renvoyer la monnaie de la pièce en vous disant qu&#8217;est ce qui vous autorise à me dire qu&#8217;est ce qui m&#8217;autorise.<br />
Je ne fais que constater que les histoires de soldats qui passent, qui sont susceptibles d&#8217;être racontées chez vous, ce sont celles qui sont plaquées sur une certaine grille de lecture. Celle de Folman avec le stéréotype &#8220;enfant de rescapés de la Shoah qui ne peut supporter les exactions faits à d&#8217;autres&#8221;, c&#8217;est du rabaché de l&#8217;archi rabaché en Israel. Depuis la guerre de 1948 où des rescapés de la Shoah étaient eux-même engagés dans les combats terribles de la guerre d&#8217;Indépendance et les enfants des rescapés de la Shoah devenus combattants est un thème reccurant en Israel. Des centaines d&#8217;histoires de chansons, de reflexion ont été écrites là-dessus. En tant que juifs, on est  tous plus ou moins des rescapés de la Shoah en Israel. Moi, je le suis un peu moins que d&#8217;autres parce que mes parents sont d&#8217;Afrique du Nord et que Vichy a été débouté dès Novembre 1942 par le débraquement des troupes américaines en AFN. Les nazis n&#8217;ont pas eu le temps matériel d&#8217;organiser les raffles de juifs avec l&#8217;aide des vichystes.</p>
<p> La guerre du Liban, c&#8217;est comme je l&#8217;ai écrit auparavant, c&#8217;est une guerre qui se poursuit devant le pas de nos maisons ici et les soldats en première ligne ne sont plus les appelés que nous étions, casqués et armés, mais nos enfants qui vont à l&#8217;école, nos parents qui ne sont plus tout jeunes. J&#8217;ai une liste de très longue de noms, rien que de francophones, qui ont été tués par cette dernière intifada. Ce sont des gens que je connaissais et que j&#8217;aimai: une copine toute nouvellement mariée, plusieurs copains, le gosse de mes voisins retrouvé broyé, la mère d&#8217;un copain retrouvée en morceaux après l&#8217;explosion de la ligne 14 à Jérusalem, l&#8217;épouse d&#8217;un ami de mon père après une déflagration dans un hôtel, une jeune femme tuée en voiture juste en bas de chez moi à Tekoa le lendemain de Rosh Hashana, etc, etc. Ce sont les assassins de ces gens que nous étions supposés liquider au Liban. Nous nous sommes contentés de les forcer à partir en Tunisie la vie sauve après l&#8217;accord signé par le truchement de l&#8217;envoyé spécial Philip Habib du département d&#8217;Etat américain. Les terroristes et toute leur infrastructure, nous les avons ramenés en Israel dans le cadre de l&#8217;accord d&#8217;Oslo qui n&#8217;était rien d&#8217;autre qu&#8217;un traquenard. C&#8217;est cela, à mon sens, que nous devrions, nous (anciens) soldats de Tsahal garder à l&#8217;esprit les milliers de morts que nous eus ces huit dernières années parce que nous n&#8217;avons pas remplis la mission, d&#8217;exterminer Arafat en 1982. </p>
<p>Nous n&#8217;avons pas le luxe en Israel de regarder cette guerre  comme si elle n&#8217;était qu&#8217;une expérience pour enfants de riches désenchantés qui avaient voulu jouer les baroudeurs et s&#8217;encanailler comme Oliver Stone dans son film &#8220;Platoon&#8221;, qui est d&#8217;ailleurs un excellent film ou comme &#8220;Black Hawk Down&#8221;  de Ridley Scott qui est aussi un film de guerre remarquable.<br />
Voilà pour ce qui est de ce que je m&#8217;autorise à dire. Pour moi, ce n&#8217;est pas du cinéma, mais de la réalité bien concrète et qui se poursuit jusqu&#8217;à maintenant de façon beaucoup plus grave que pendant la guerre au Liban. Si Folman ne ressent pas cela, c&#8217;est que quelque part, il n&#8217;est plus tout à fait israélien. Et c&#8217;est pour cela que son langage vous parle. Vous êtes à des années lumière de la réalité israélienne pour pouvoir l&#8217;appréhender, en dépit de tous les reportages télévisés quotidiens et tout le rabachage médiatique dont vous êtes victimes.</p>
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		<title>By: Zoa</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9353</link>
		<dc:creator>Zoa</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 15:57:35 +0000</pubDate>
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		<description>J’ai vu le film, je l’ai trouvé très bien.
J’y ai peut-être décelé un anachronisme : la chanson « This is not a love song » de PIL qui passe dans la boîte de nuit pendant une permission de Folman où il regarde danser son ex qui vient de le plaquer n’est sortie qu’en 1983.

@ Meïr : j’ai lu votre témoignage, et je respecte bien sûr votre conviction et votre sincérité, et conçois parfaitement que vous puissiez ne pas vous reconnaître dans le film (à plus forte raison si vous ne l’avez pas encore vu). 
Mais je ne vois pas ce qui vous autorise à douter de la sincérité d’Ari Folman et de faire de ce qu’il exprime une manipulation mercantile. Tout soldat de Tsahal n’a pas forcément eu la même perception de ce conflit que vous. Comme dans toute guerre, d’ailleurs : je suis sûre que si certains soldats américains au Vietnam se demandaient effectivement ce qu’ils foutaient là, il devait y en avoir d’autres qui étaient gravement convaincus du bien-fondé de leur présence, voire tout frétillants à l’idée de casser du bridé vietcong au nom de la liberté dans le monde. 
Je ne vois pas non plus ce qui vous autorise à dire qu’Ari Folman est insensible au sort de ses compatriotes civils israéliens. Par ce film, je pense qu’il montre seulement qu’il n’a pas été insensible au sort des civils palestiniens. Les deux ne s’excluent pas mutuellement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai vu le film, je l’ai trouvé très bien.<br />
J’y ai peut-être décelé un anachronisme : la chanson « This is not a love song » de PIL qui passe dans la boîte de nuit pendant une permission de Folman où il regarde danser son ex qui vient de le plaquer n’est sortie qu’en 1983.</p>
<p>@ Meïr : j’ai lu votre témoignage, et je respecte bien sûr votre conviction et votre sincérité, et conçois parfaitement que vous puissiez ne pas vous reconnaître dans le film (à plus forte raison si vous ne l’avez pas encore vu).<br />
Mais je ne vois pas ce qui vous autorise à douter de la sincérité d’Ari Folman et de faire de ce qu’il exprime une manipulation mercantile. Tout soldat de Tsahal n’a pas forcément eu la même perception de ce conflit que vous. Comme dans toute guerre, d’ailleurs : je suis sûre que si certains soldats américains au Vietnam se demandaient effectivement ce qu’ils foutaient là, il devait y en avoir d’autres qui étaient gravement convaincus du bien-fondé de leur présence, voire tout frétillants à l’idée de casser du bridé vietcong au nom de la liberté dans le monde.<br />
Je ne vois pas non plus ce qui vous autorise à dire qu’Ari Folman est insensible au sort de ses compatriotes civils israéliens. Par ce film, je pense qu’il montre seulement qu’il n’a pas été insensible au sort des civils palestiniens. Les deux ne s’excluent pas mutuellement.</p>
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	<item>
		<title>By: AVERELL</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9222</link>
		<dc:creator>AVERELL</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 09:49:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9222</guid>
		<description>“Je viens de lire votre texte au curieux sous-titre : “Ce qu’un film israélien peut nous dire de la guerre d’Algérie”. Vous avez raison de faire allusion au drame de tant d’appelés embringués dans cette guerre. On ne les interroge pas, on ne veut pas les écouter, à moins qu’ils ne confessent avoir pratiqué la torture, des confessions qui doivent être accompagnées d’un certain luxe de détails, autant pour satisfaire ce préjugé selon lequel les soldats français n’ont jamais fait là-bas que torturer et violer que pour satisfaire un certain appétit du public que les mass médias (il faudrait insérer un r entre le é et le d de médias) connaissent bien. Je n’en tiens pas moins la colonisation de l’Algérie pour l’une des plus néfastes de toutes les colonisations, autant pour les colonisés que pour les colonisateurs. Et cette décolonisation restera l’une des plus éprouvantes de toutes les décolonisations. On aurait aimé que les Français se montrent souples comme les Anglais, fondateurs du plus vaste empire colonial de tous les temps, qui jamais ne se sont laissés entraîner dans une affaire aussi néfaste.  
    “Les Algériens entretiennent très bien la mémoire de leurs victimes – c’est-à-dire des victimes acceptables pour le régime” écrivez-vous. Je le répète, la victimisation est un fond de commerce et une arme diplomatique pour nombre d’Etats arabes ; il est vrai que nous leur prêtons le flanc et qu’ils auraient tort de se priver d’une si belle occasion. Par ailleurs, la France est bien trop soucieuse d’être aimée de tous, sans exception, elle tremble à l’idée qu’on puisse ne pas l’aimer, elle, la patrie des Droits de l’Homme ! Ce désir d’être à ce point aimée explique en grande partie son manque d’assurance qui la place dans de fâcheuses postures ; mais, surtout, à force de vouloir être aimé de tous on finit bien malheureux : on n’est jamais assez aimé...  
    Un mot encore à propos de la guerre d’Algérie. Ayons une pensée pour un homme quelque peu oublié, Gabriel Marcel. J’invite les lecteurs de cette lettre à consulter le site de l’association “Présence de Gabriel Marcel” et à lire ces deux textes (à “Articles et textes divers”) : “J’ai horreur de la dictature” et “Qu’est-ce qu’un homme de droite ?” Dans ce dernier texte je relève ce passage : “En tout cas, les hommes de gauche ont une certaine manière extraordinairement unilatérale de considérer les faits. Voyez ce qui s’est passé pour Camus, à propos du problème algérien. Les hommes de gauche se sont montés contre lui parce qu’il n’était pas assez engagé. Ce n’était certes pas par lâcheté, c’était un homme courageux par excellence, mais parce qu’ayant une vue très complète de la situation, il souffrait à la fois pour les uns et pour les autres, ce que je trouve admirable.”  
    Je relis votre texte sans trop savoir par quel bout le prendre. Ce qui me gêne c’est votre allusion à la guerre d’Algérie par laquelle vous commencez pour en venir à la guerre du Liban de 1982, avant de passer à des considérations philosophiques, éthiques et psychologiques, considérations dont je ne nie pas la pertinence. Toutes les guerres sont sales – la guerre n’a jamais produit que de l’immondice et du déchet, et parmi ces immondices et ces déchets des corps humains. Il n’empêche, chaque guerre est spécifique, dans ses causes déjà. La souffrance et l’horreur découragent la réflexion en frappant de stupeur le langage qui n’en doit pas moins continuer à s’exercer.
    Votre texte a suscité un beau commentaire, à coup sûr le plus intéressant de tous ceux publiés dans les six compartiments de “Causeur”, celui de cet ex-soldat de Tsahal, Méir Ben-Hayoun. J’étais dans le Golan puis en Cisjordanie peu après Sabra et Chatila. Je travaillais dans des kibboutzim avec des soldats qui revenaient du Liban. J’ai beaucoup parlé avec eux et le témoignage que vous adresse Méir Ben-Hayoum m’a reporté aux leurs. Les témoignages constituent un matériau essentiel pour l’historien qui sans eux serait quasiment aveugle. Parmi ces témoignages si précieux, la correspondance. 
    J’ai eu le privilège d’avoir entre autres professeurs, Monsieur André Kaspi, ce spécialiste de l’histoire des Etats-Unis, et dont l’une des thèses de doctorat a pour titre “Le temps des Américains 1917-1918”. Cette thèse qui applique avec exactitude les exigences non pas juxtaposées mais coordonnées de l’histoire globale (étude combinée des forces (causalité) et des buts (finalité) ; étude des relations entre facteurs politiques, économiques, psychologiques ; étude des relations entre l’action des hommes d’Etat et la réaction des masses) s’appuie sur une analyse des plus fines des “stéréotypes” (l’un des facteurs de la situation), images que les Américains se font des Français et que les Français se font des Américains par l’étude des archives du “contrôle postal”. Je me plais à penser qu’un historien considèrera avec attention le témoignage de cet ex-soldat de Tsahal. 
    Je suis d’accord avec vous, parler est vital, vital pour ceux qui parlent et pour ceux qui écoutent. Parler et écouter, écrire et lire, toujours, inlassablement. En Espagne où je vis depuis une quinzaine d’années je grappille des souvenirs auprès de ceux qui ont connu voire participé à la Guerre Civile de 1936-1939. Ces bribes que je consigne me sont précieuses, je les recueille dans des faces à faces, le plus souvent à l’improviste, entre la poire et le fromage. Ces souvenirs aussi modestes soient-ils influent grandement sur ma perception construite par tant de lectures choisies dans une immense bibliographie en constante expansion, ils les lestent d’émotion sans porter préjudice à la rigueur des meilleurs de ces livres. Mais surtout, ils me soufflent, le plus souvent très humblement, que le monde est complexe, embroussaillé, et qu’il faut que je me garde de tout manichéisme, ce danger qui ne cesse de nous guetter : il est reposant  et les paresses s’y trouvent flattées.   
    Faut-il rappeler que le massacre de Sabra et Chatila n’est pas le premier du genre, au Liban. On a curieusement oublié les massacres de chrétiens du Liban par des milices palestiniennes (dont celui de Damour, le 20 janvier 1976, où quelque sept cent cinquante personnes trouvèrent la mort) et ceux de Palestiniens par des milices chrétiennes, autant de massacres antérieurs à celui des camps de Sabra et Chatila. Mais je veux me garder de toute polémique à ce sujet. Mes compétences ne m’autorisent ni à disculper ni à accuser (et à un quelconque degré) l’armée israélienne. Je me permettrai toutefois un mot. J’ai été outré, mais néanmoins nullement étonné, que ce massacre ait été mis avec une si belle spontanéité et par plus d’un (euphémisme) sur le compte d’Israël. Vous n’ignorez pas qu’en France ils ne sont pas nombreux à différencier le sionisme du colonialisme, vous n’ignorez pas que “sioniste” est devenu une véritable injure.  
    Je repense à Méir Ben-Hayoum. J’espère qu’il écrit, qu’il consigne ses souvenirs, il le faut. J’espère aussi qu’il encourage ses compagnons d’armes à en faire autant. Ainsi nous aideront-ils à envisager la complexité de la guerre, particulièrement de cette guerre du Liban. Celui qui m’aide à envisager la complexité du monde et de toute chose est mon ami, il m’aide tout simplement à y voir plus clair. Et je n’ai pas le culte de la complexité, culte qui n’est que snobisme – cultiver la complexité pour paraître intelligent, pouah ! Il faut aussi avoir le courage d’appeler un chat un chat, courage qu’a Méir Ben-Hayoum. Relisez sa lettre, ce passage où il écrit que s’il nourrissait l’ambition d’un succès en librairie, à partir de son expérience de la guerre de 1982, au Liban, l’opération Paix en Galilée, il lui faudrait identifier son expérience à celle des jeunes soldats américains envoyés au Vietnam, ou des jeunes soldats français envoyés en Algérie, qui eux ne savaient pas pourquoi ils combattaient. Cette concession au politically correct lui assurerait un certain succès ; mais pour ce faire il lui faudrait mentir sur son expérience, ce à quoi il ne saurait se résoudre. 
    Un dernier mot. Quand je pense que Yasser Arafat est mort de sa belle mort, et à quelques pas de la maison de mon enfance, à Clamart ! Israël était pourtant sur le point de lui offrir une mort de combattant, à lui et à son équipe. Mais la France de Mitterrand a voulu se donner de l’importance et elle est allée offrir ses bons offices. Quel dommage, vraiment ! Aujourd’hui encore j’en éprouve de la colère.”</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>“Je viens de lire votre texte au curieux sous-titre : “Ce qu’un film israélien peut nous dire de la guerre d’Algérie”. Vous avez raison de faire allusion au drame de tant d’appelés embringués dans cette guerre. On ne les interroge pas, on ne veut pas les écouter, à moins qu’ils ne confessent avoir pratiqué la torture, des confessions qui doivent être accompagnées d’un certain luxe de détails, autant pour satisfaire ce préjugé selon lequel les soldats français n’ont jamais fait là-bas que torturer et violer que pour satisfaire un certain appétit du public que les mass médias (il faudrait insérer un r entre le é et le d de médias) connaissent bien. Je n’en tiens pas moins la colonisation de l’Algérie pour l’une des plus néfastes de toutes les colonisations, autant pour les colonisés que pour les colonisateurs. Et cette décolonisation restera l’une des plus éprouvantes de toutes les décolonisations. On aurait aimé que les Français se montrent souples comme les Anglais, fondateurs du plus vaste empire colonial de tous les temps, qui jamais ne se sont laissés entraîner dans une affaire aussi néfaste.<br />
    “Les Algériens entretiennent très bien la mémoire de leurs victimes – c’est-à-dire des victimes acceptables pour le régime” écrivez-vous. Je le répète, la victimisation est un fond de commerce et une arme diplomatique pour nombre d’Etats arabes ; il est vrai que nous leur prêtons le flanc et qu’ils auraient tort de se priver d’une si belle occasion. Par ailleurs, la France est bien trop soucieuse d’être aimée de tous, sans exception, elle tremble à l’idée qu’on puisse ne pas l’aimer, elle, la patrie des Droits de l’Homme ! Ce désir d’être à ce point aimée explique en grande partie son manque d’assurance qui la place dans de fâcheuses postures ; mais, surtout, à force de vouloir être aimé de tous on finit bien malheureux : on n’est jamais assez aimé&#8230;<br />
    Un mot encore à propos de la guerre d’Algérie. Ayons une pensée pour un homme quelque peu oublié, Gabriel Marcel. J’invite les lecteurs de cette lettre à consulter le site de l’association “Présence de Gabriel Marcel” et à lire ces deux textes (à “Articles et textes divers”) : “J’ai horreur de la dictature” et “Qu’est-ce qu’un homme de droite ?” Dans ce dernier texte je relève ce passage : “En tout cas, les hommes de gauche ont une certaine manière extraordinairement unilatérale de considérer les faits. Voyez ce qui s’est passé pour Camus, à propos du problème algérien. Les hommes de gauche se sont montés contre lui parce qu’il n’était pas assez engagé. Ce n’était certes pas par lâcheté, c’était un homme courageux par excellence, mais parce qu’ayant une vue très complète de la situation, il souffrait à la fois pour les uns et pour les autres, ce que je trouve admirable.”<br />
    Je relis votre texte sans trop savoir par quel bout le prendre. Ce qui me gêne c’est votre allusion à la guerre d’Algérie par laquelle vous commencez pour en venir à la guerre du Liban de 1982, avant de passer à des considérations philosophiques, éthiques et psychologiques, considérations dont je ne nie pas la pertinence. Toutes les guerres sont sales – la guerre n’a jamais produit que de l’immondice et du déchet, et parmi ces immondices et ces déchets des corps humains. Il n’empêche, chaque guerre est spécifique, dans ses causes déjà. La souffrance et l’horreur découragent la réflexion en frappant de stupeur le langage qui n’en doit pas moins continuer à s’exercer.<br />
    Votre texte a suscité un beau commentaire, à coup sûr le plus intéressant de tous ceux publiés dans les six compartiments de “Causeur”, celui de cet ex-soldat de Tsahal, Méir Ben-Hayoun. J’étais dans le Golan puis en Cisjordanie peu après Sabra et Chatila. Je travaillais dans des kibboutzim avec des soldats qui revenaient du Liban. J’ai beaucoup parlé avec eux et le témoignage que vous adresse Méir Ben-Hayoum m’a reporté aux leurs. Les témoignages constituent un matériau essentiel pour l’historien qui sans eux serait quasiment aveugle. Parmi ces témoignages si précieux, la correspondance.<br />
    J’ai eu le privilège d’avoir entre autres professeurs, Monsieur André Kaspi, ce spécialiste de l’histoire des Etats-Unis, et dont l’une des thèses de doctorat a pour titre “Le temps des Américains 1917-1918”. Cette thèse qui applique avec exactitude les exigences non pas juxtaposées mais coordonnées de l’histoire globale (étude combinée des forces (causalité) et des buts (finalité) ; étude des relations entre facteurs politiques, économiques, psychologiques ; étude des relations entre l’action des hommes d’Etat et la réaction des masses) s’appuie sur une analyse des plus fines des “stéréotypes” (l’un des facteurs de la situation), images que les Américains se font des Français et que les Français se font des Américains par l’étude des archives du “contrôle postal”. Je me plais à penser qu’un historien considèrera avec attention le témoignage de cet ex-soldat de Tsahal.<br />
    Je suis d’accord avec vous, parler est vital, vital pour ceux qui parlent et pour ceux qui écoutent. Parler et écouter, écrire et lire, toujours, inlassablement. En Espagne où je vis depuis une quinzaine d’années je grappille des souvenirs auprès de ceux qui ont connu voire participé à la Guerre Civile de 1936-1939. Ces bribes que je consigne me sont précieuses, je les recueille dans des faces à faces, le plus souvent à l’improviste, entre la poire et le fromage. Ces souvenirs aussi modestes soient-ils influent grandement sur ma perception construite par tant de lectures choisies dans une immense bibliographie en constante expansion, ils les lestent d’émotion sans porter préjudice à la rigueur des meilleurs de ces livres. Mais surtout, ils me soufflent, le plus souvent très humblement, que le monde est complexe, embroussaillé, et qu’il faut que je me garde de tout manichéisme, ce danger qui ne cesse de nous guetter : il est reposant  et les paresses s’y trouvent flattées.<br />
    Faut-il rappeler que le massacre de Sabra et Chatila n’est pas le premier du genre, au Liban. On a curieusement oublié les massacres de chrétiens du Liban par des milices palestiniennes (dont celui de Damour, le 20 janvier 1976, où quelque sept cent cinquante personnes trouvèrent la mort) et ceux de Palestiniens par des milices chrétiennes, autant de massacres antérieurs à celui des camps de Sabra et Chatila. Mais je veux me garder de toute polémique à ce sujet. Mes compétences ne m’autorisent ni à disculper ni à accuser (et à un quelconque degré) l’armée israélienne. Je me permettrai toutefois un mot. J’ai été outré, mais néanmoins nullement étonné, que ce massacre ait été mis avec une si belle spontanéité et par plus d’un (euphémisme) sur le compte d’Israël. Vous n’ignorez pas qu’en France ils ne sont pas nombreux à différencier le sionisme du colonialisme, vous n’ignorez pas que “sioniste” est devenu une véritable injure.<br />
    Je repense à Méir Ben-Hayoum. J’espère qu’il écrit, qu’il consigne ses souvenirs, il le faut. J’espère aussi qu’il encourage ses compagnons d’armes à en faire autant. Ainsi nous aideront-ils à envisager la complexité de la guerre, particulièrement de cette guerre du Liban. Celui qui m’aide à envisager la complexité du monde et de toute chose est mon ami, il m’aide tout simplement à y voir plus clair. Et je n’ai pas le culte de la complexité, culte qui n’est que snobisme – cultiver la complexité pour paraître intelligent, pouah ! Il faut aussi avoir le courage d’appeler un chat un chat, courage qu’a Méir Ben-Hayoum. Relisez sa lettre, ce passage où il écrit que s’il nourrissait l’ambition d’un succès en librairie, à partir de son expérience de la guerre de 1982, au Liban, l’opération Paix en Galilée, il lui faudrait identifier son expérience à celle des jeunes soldats américains envoyés au Vietnam, ou des jeunes soldats français envoyés en Algérie, qui eux ne savaient pas pourquoi ils combattaient. Cette concession au politically correct lui assurerait un certain succès ; mais pour ce faire il lui faudrait mentir sur son expérience, ce à quoi il ne saurait se résoudre.<br />
    Un dernier mot. Quand je pense que Yasser Arafat est mort de sa belle mort, et à quelques pas de la maison de mon enfance, à Clamart ! Israël était pourtant sur le point de lui offrir une mort de combattant, à lui et à son équipe. Mais la France de Mitterrand a voulu se donner de l’importance et elle est allée offrir ses bons offices. Quel dommage, vraiment ! Aujourd’hui encore j’en éprouve de la colère.”</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Ludovic-Lefebvre</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9190</link>
		<dc:creator>Ludovic-Lefebvre</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 14:29:39 +0000</pubDate>
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		<description>Voici enfin un article malgré tout et merci à Cyril où il est fait part des barbaries que vécurent aussi les français. Nous sortons à travers cette analyse du cliché obligatoire sur les guerres coloniales : le pauvre opprimé qui endure avec abnégation le calvaire des troupes françaises. Ce ne fut pas tout à fait ainsi que les évènements se déroulèrent, ils furent face à des ennemis d&#039;une cruauté sans nom que les droits de l&#039;hommistes falsificateurs d&#039;Histoire dénient systématiquement (lire : L&#039;Algérie, une question française, tiens il a presque pompé l&#039;intitulé de son ami ou un titre approchant, ni le temps et l&#039;envie de vérifier, du simpliste G-M Benamou.) . C&#039;est dommage toutefois qu&#039;il faille passer par la caution de la guerre du Liban pour pouvoir dire que nos gamins partis à la guerre méritent la même considération que tous les autres, qu&#039;ils sont humains, eux aussi. 

De Gaulle qui ne voulait pas de Colombay les deux mosquées et a capitulé pour que nous soyons libérés du boulet qui nous coûtait déjà si cher à l&#039;époque aura eu la chance de mourir avant le regroupement familial de Giscard, la création du MRAP et les voitures des pauvres brûlées par les victimes professionnelles (qu&#039;il est pratique ce statut de victime que je ne veux surtout pas : il est trouvé des excuses permanentes au moindre comportement indélicat, il est possible de se comporter en petit prince, on ne reçoit ni réprobation, ni contradiction, mais de l&#039;aide, des vacances, des avantages sociaux diverses ne nous poussant pas à être des individus productifs et responsables et si quelqu&#039;un s&#039;en plaint, il a un procès et est considéré comme un criminel nazi).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voici enfin un article malgré tout et merci à Cyril où il est fait part des barbaries que vécurent aussi les français. Nous sortons à travers cette analyse du cliché obligatoire sur les guerres coloniales : le pauvre opprimé qui endure avec abnégation le calvaire des troupes françaises. Ce ne fut pas tout à fait ainsi que les évènements se déroulèrent, ils furent face à des ennemis d&#8217;une cruauté sans nom que les droits de l&#8217;hommistes falsificateurs d&#8217;Histoire dénient systématiquement (lire : L&#8217;Algérie, une question française, tiens il a presque pompé l&#8217;intitulé de son ami ou un titre approchant, ni le temps et l&#8217;envie de vérifier, du simpliste G-M Benamou.) . C&#8217;est dommage toutefois qu&#8217;il faille passer par la caution de la guerre du Liban pour pouvoir dire que nos gamins partis à la guerre méritent la même considération que tous les autres, qu&#8217;ils sont humains, eux aussi. </p>
<p>De Gaulle qui ne voulait pas de Colombay les deux mosquées et a capitulé pour que nous soyons libérés du boulet qui nous coûtait déjà si cher à l&#8217;époque aura eu la chance de mourir avant le regroupement familial de Giscard, la création du MRAP et les voitures des pauvres brûlées par les victimes professionnelles (qu&#8217;il est pratique ce statut de victime que je ne veux surtout pas : il est trouvé des excuses permanentes au moindre comportement indélicat, il est possible de se comporter en petit prince, on ne reçoit ni réprobation, ni contradiction, mais de l&#8217;aide, des vacances, des avantages sociaux diverses ne nous poussant pas à être des individus productifs et responsables et si quelqu&#8217;un s&#8217;en plaint, il a un procès et est considéré comme un criminel nazi).</p>
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		<title>By: Frank</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9170</link>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 00:22:40 +0000</pubDate>
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		<description>Il n&#039;y a aucun rapport entre la guerre d&#039;Algérie et la guerre du Liban mis à part le fait que dans les deux cas, l&#039;ennemi était composé d&#039;arabes génocidaires et terroristes qui étaient soutenus par la gauche mondiale.

La guerre du Liban n&#039;était pas une guerre coloniale mais une guerre visant à empêcher les arabes de continuer leur jihad contre Israël et accessoirement d&#039;empêcher les jihadistes de mettre la main sur le Liban.

Une autre différence majeure est que les terroristes du FLN n&#039;ont jamais voulu détruire la France, simplement se libérer de la colonisation française, s&#039;approprier les richesses créées par les français et pratiquer une épuration ethnique des non musulmans.

Une dernière différence est que Tsahal n&#039;utilise pas les mêmes méthodes que l&#039;armée françaises.

Le massacre de Sabra et Chatila n&#039;est qu&#039;un épiphénomène qui n&#039;est en rien lié à Israël mais s&#039;inscrit dans la continuité des massacres inter-arabes au Liban initiés par Arafat contre les chrétiens à Damour. Les amis du gentil Arafat y ont arraché les yeux des enfants et leur ont coupé les bras et les jambes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;y a aucun rapport entre la guerre d&#8217;Algérie et la guerre du Liban mis à part le fait que dans les deux cas, l&#8217;ennemi était composé d&#8217;arabes génocidaires et terroristes qui étaient soutenus par la gauche mondiale.</p>
<p>La guerre du Liban n&#8217;était pas une guerre coloniale mais une guerre visant à empêcher les arabes de continuer leur jihad contre Israël et accessoirement d&#8217;empêcher les jihadistes de mettre la main sur le Liban.</p>
<p>Une autre différence majeure est que les terroristes du FLN n&#8217;ont jamais voulu détruire la France, simplement se libérer de la colonisation française, s&#8217;approprier les richesses créées par les français et pratiquer une épuration ethnique des non musulmans.</p>
<p>Une dernière différence est que Tsahal n&#8217;utilise pas les mêmes méthodes que l&#8217;armée françaises.</p>
<p>Le massacre de Sabra et Chatila n&#8217;est qu&#8217;un épiphénomène qui n&#8217;est en rien lié à Israël mais s&#8217;inscrit dans la continuité des massacres inter-arabes au Liban initiés par Arafat contre les chrétiens à Damour. Les amis du gentil Arafat y ont arraché les yeux des enfants et leur ont coupé les bras et les jambes.</p>
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	<item>
		<title>By: ramon mercader</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9163</link>
		<dc:creator>ramon mercader</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 15:12:57 +0000</pubDate>
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		<description>ce que ça a à nous dire sur la guerre d&#039;algérie?
rien, bien sur!
rien de rien.
par contre ça nous dit beaucoup sur israel et sur les pays qui ,comme israel,ont le courage de regarder leur passé,sans l&#039;idéaliser.
des pays qui filment l&#039;holocauste,la traite négrière(la seule,la vraie ,la traite atlantique,les autres ne sont pas à mettre au débit des blancs donc inutile de les mentionner),leurs guerres civiles,leurs guerres d&#039;occupation.
trouvez moi d&#039;autres pays qu&#039;européens,israel et les usa pour en parler,pour les filmer et après je vous dirait ce que le film d&#039;ari folmann dit sur ces sociétés.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>ce que ça a à nous dire sur la guerre d&#8217;algérie?<br />
rien, bien sur!<br />
rien de rien.<br />
par contre ça nous dit beaucoup sur israel et sur les pays qui ,comme israel,ont le courage de regarder leur passé,sans l&#8217;idéaliser.<br />
des pays qui filment l&#8217;holocauste,la traite négrière(la seule,la vraie ,la traite atlantique,les autres ne sont pas à mettre au débit des blancs donc inutile de les mentionner),leurs guerres civiles,leurs guerres d&#8217;occupation.<br />
trouvez moi d&#8217;autres pays qu&#8217;européens,israel et les usa pour en parler,pour les filmer et après je vous dirait ce que le film d&#8217;ari folmann dit sur ces sociétés.</p>
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	<item>
		<title>By: Natacha</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9156</link>
		<dc:creator>Natacha</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 10:37:47 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis admirative du témoignage de Méir et entièrement d&#039;accord sur son point de vue.

J&#039;ai vu Valse avec Bashir et les élèments contextuels de votre témoignage Méir ne sont pas repris par Ari Folman.

Respect</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis admirative du témoignage de Méir et entièrement d&#8217;accord sur son point de vue.</p>
<p>J&#8217;ai vu Valse avec Bashir et les élèments contextuels de votre témoignage Méir ne sont pas repris par Ari Folman.</p>
<p>Respect</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Jules</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9153</link>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 05:01:57 +0000</pubDate>
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		<description>A mon avis les appelés de la guerre d&#039;Algérie peuvent être considérés comme les plus lamentables soldats de tous les temps. Ils ont été très bien accueillis par les &quot;pieds noirs&quot; chez qui ils ont joué les piques assiettes. Mais ils n&#039;ont jamais eu envie de défendre &quot;l&#039;Algérie française&quot; chère à De Gaulle. J&#039;en ai connu plusieurs qui se sont volontairement tirés une balle dans la jambe pour être réformés. Leur hymne n&#039;était pas la Marseillaise mais Le déserteur de Vian, à l&#039;époque interdit à la radio.
A ma connaissance aucun soldat israélien ne s&#039;est comporté ainsi.
J&#039;ai vu &quot;Valse avec Bachir&quot;. Le sous titrage est tellement mauvais que si l&#039;on ne connait pas déjà les faits, il est impossible de comprendre quoique ce soit.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A mon avis les appelés de la guerre d&#8217;Algérie peuvent être considérés comme les plus lamentables soldats de tous les temps. Ils ont été très bien accueillis par les &#8220;pieds noirs&#8221; chez qui ils ont joué les piques assiettes. Mais ils n&#8217;ont jamais eu envie de défendre &#8220;l&#8217;Algérie française&#8221; chère à De Gaulle. J&#8217;en ai connu plusieurs qui se sont volontairement tirés une balle dans la jambe pour être réformés. Leur hymne n&#8217;était pas la Marseillaise mais Le déserteur de Vian, à l&#8217;époque interdit à la radio.<br />
A ma connaissance aucun soldat israélien ne s&#8217;est comporté ainsi.<br />
J&#8217;ai vu &#8220;Valse avec Bachir&#8221;. Le sous titrage est tellement mauvais que si l&#8217;on ne connait pas déjà les faits, il est impossible de comprendre quoique ce soit.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Ludovic-Lefebvre</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9135</link>
		<dc:creator>Ludovic-Lefebvre</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 12:51:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9135</guid>
		<description>Je vous avez, bien sûr, reconnu, Meir. Le symbole et le but utopiste ont pris toute la place sur la réalité et les grands principes, ce ne sont pas que des mots. Les égalitaristes, le niveleurs de creux et de bosses chez vous comme chez nous en mettant toutes les religions, les cultures, les modes de vie sur le même plan avec les conséquences que vous connaissez bien mieux que moi dénient le réel et il y a des civils tués effectivement. Ils ont au coeur un rêve de paix, d&#039;absence de violence, nous l&#039;avons aussi, mais ce n&#039;est pas à travers les limbes qu&#039;il puisse être obtenu hélas. C&#039;est en se montrant le plus fort, en étant ferme. Ce n&#039;est pas romantique, politiquement correct et si j&#039;aime beaucoup la sensibilité, la sophistication du violoniste hashkénaze ou du clerc français, je les garde pour la vie courante, pas pour ce type de drames.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous avez, bien sûr, reconnu, Meir. Le symbole et le but utopiste ont pris toute la place sur la réalité et les grands principes, ce ne sont pas que des mots. Les égalitaristes, le niveleurs de creux et de bosses chez vous comme chez nous en mettant toutes les religions, les cultures, les modes de vie sur le même plan avec les conséquences que vous connaissez bien mieux que moi dénient le réel et il y a des civils tués effectivement. Ils ont au coeur un rêve de paix, d&#8217;absence de violence, nous l&#8217;avons aussi, mais ce n&#8217;est pas à travers les limbes qu&#8217;il puisse être obtenu hélas. C&#8217;est en se montrant le plus fort, en étant ferme. Ce n&#8217;est pas romantique, politiquement correct et si j&#8217;aime beaucoup la sensibilité, la sophistication du violoniste hashkénaze ou du clerc français, je les garde pour la vie courante, pas pour ce type de drames.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Hmeir</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9124</link>
		<dc:creator>Hmeir</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 06:05:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9124</guid>
		<description>@Nina

En ce qui concerne, pas de problème à ce qu&#039;on te transmette mon adresse email.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Nina</p>
<p>En ce qui concerne, pas de problème à ce qu&#8217;on te transmette mon adresse email.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Nina</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9114</link>
		<dc:creator>Nina</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 23:12:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9114</guid>
		<description>Meïr,
Julietta a raison. Nous avons rarement ce type de témoignage et c&#039;est tellement plus prégnant que ce que les journalistes racontent !
J&#039;ai une question qui me tracasse.
Aujourd&#039;hui un jeune appelé de Tsahal aura-t-il la formation nécessaire pour faire face à la barbarie ?
Est ce qu&#039;on peut communiquer ensemble Meïr. Ca devient TRES urgent.
Je pense qu&#039;en passant par le &quot;contact&quot; de causeur, on pourra te donner mon email.
Il ne s&#039;agit pas d&#039;échanges purement idéologiques mais j&#039;ai absolument besoin de te parler.
Merci de faire le nécessaire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Meïr,<br />
Julietta a raison. Nous avons rarement ce type de témoignage et c&#8217;est tellement plus prégnant que ce que les journalistes racontent !<br />
J&#8217;ai une question qui me tracasse.<br />
Aujourd&#8217;hui un jeune appelé de Tsahal aura-t-il la formation nécessaire pour faire face à la barbarie ?<br />
Est ce qu&#8217;on peut communiquer ensemble Meïr. Ca devient TRES urgent.<br />
Je pense qu&#8217;en passant par le &#8220;contact&#8221; de causeur, on pourra te donner mon email.<br />
Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;échanges purement idéologiques mais j&#8217;ai absolument besoin de te parler.<br />
Merci de faire le nécessaire.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Julietta</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9113</link>
		<dc:creator>Julietta</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:34:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9113</guid>
		<description>Je n’ai pas encore vu le film Valse avec Bachir et la courtoisie autant que la sagesse envers les lecteurs me suggèrent de m’abstenir de commentaires, de fadaises et digressions sur la guerre, qu’elle soit du Liban, d’Algérie ou d’ailleurs. Je tenais à saluer Méir pour la force de son témoignage. Il vaut d’être lu, relu et largement diffusé. Si peu de mots pour une profusion d’informations de « première main » et pour un constat dont on voudrait tant que l’actualité, ou plutôt les acteurs responsables en allègent au moins la charge négative...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’ai pas encore vu le film Valse avec Bachir et la courtoisie autant que la sagesse envers les lecteurs me suggèrent de m’abstenir de commentaires, de fadaises et digressions sur la guerre, qu’elle soit du Liban, d’Algérie ou d’ailleurs. Je tenais à saluer Méir pour la force de son témoignage. Il vaut d’être lu, relu et largement diffusé. Si peu de mots pour une profusion d’informations de « première main » et pour un constat dont on voudrait tant que l’actualité, ou plutôt les acteurs responsables en allègent au moins la charge négative&#8230;</p>
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	</item>
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		<title>By: Hmeir</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9112</link>
		<dc:creator>Hmeir</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:21:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9112</guid>
		<description>Cher Cyril

Tout d&#039;abord merci à vous ainsi qu&#039;à Ludovic et Nina. Je leur signale que dans les autres débats de ce site, Charles, c&#039;était moi.
Ce que j&#039;ai essayé de vous faire comprendre, c&#039;est que le traumatisme de la guerre du Liban n&#039;est rien par rapport à l&#039;impuissance ressentie face à l&#039;incurie du leadership de mon pays qui a réduit à zéro les sacrifices faits par les soldats de Tsahal depuis 1982. Nous avions combattu pour éloigner la menace terroriste et nos dirigeants sous perfusion intraveineuse du &quot;processus de paix&quot; ont introduit en Israel de façon consternante l&#039;infrastructure OLPiste que nous avions déboutée en été 82. Les victimes civiles ici à Jérusalem, jusqu&#039;à la semaine dernière, les gens comme Ari Folman n&#039;y font pas attention, si bien qu&#039;ils préfèrent se concentrer sur cet évènement icône monté en épingle de Sabra et Chatila. Moi ainsi que Ari Folman, nous portions l&#039;uniforme de Tsahal pour que nos civils, femmes et enfants soient épargnés des zones de combat. Sabra et Chatila et les états d&#039;âmes qui en découlèrent chez certains inspirés par la mode post guerre du Vietnam qui voulait que nous soyons des âmes irrémédiablement perturbées-après-les-horreurs-que-nous-avons-faites-et-vues - nous ont fait oublier cela si bien que l&#039;assassinat d&#039;un vieux monsieur et de deux dames la semaine dernière à Jérusalem dont l&#039;une d&#039;entre elle a jeté son bébé de 5 mois par la fenêtre de sa voiture pour la sauver, ça et tout se qui s&#039;est passé ces vingt dernières années, nous étions supposés l&#039;empêcher.
Si bien qu&#039;aujourd&#039;hui, mes enfants lorsqu&#039;ils se rendent à l&#039;école, mes parents à la retraite qui font leur marché, sont en première ligne du combat en proie à la bestialité du terrorisme génocidaire arabe sans être équipés, entrainés et en age de combat comme moi et Ari Folman l&#039;étions à Beyrouth en 82. C&#039;est cela notre drame. Les appelés de la guerre d&#039;Algérie pouvaient oublier cette guerre une fois revenus chez eux et l&#039;occulter dans leur mémoire. C&#039;est ce que vous avez vu avec vos oncles anciens combattants qui ne voulaient plus y penser.. Nous en Israel, c&#039;est un luxe que nous ne pouvons nous permettre parce que la guerre au Liban de 1982 est toujours la guerre pour notre présence sur notre Terre et pour notre survie immédiate et bien concrète. C&#039;est pour cela qu&#039;on porte les armes jusqu&#039;à aujourd&#039;hui bien que je m&#039;approche inexorablement de la cinquantaine alors qu&#039;à Beyrouth je n&#039;avais que vingt deux ans.
Cette guerre n&#039;est pas finie!!
Ari Folman semble ne pas en avoir pris acte, d&#039;après ce que vous écrivez de son oeuvre. Je vous promet que j&#039;irai quant même voir son film. Il est étonnant qu&#039;il ne soit encore à l&#039;affiche en Israel.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Cyril</p>
<p>Tout d&#8217;abord merci à vous ainsi qu&#8217;à Ludovic et Nina. Je leur signale que dans les autres débats de ce site, Charles, c&#8217;était moi.<br />
Ce que j&#8217;ai essayé de vous faire comprendre, c&#8217;est que le traumatisme de la guerre du Liban n&#8217;est rien par rapport à l&#8217;impuissance ressentie face à l&#8217;incurie du leadership de mon pays qui a réduit à zéro les sacrifices faits par les soldats de Tsahal depuis 1982. Nous avions combattu pour éloigner la menace terroriste et nos dirigeants sous perfusion intraveineuse du &#8220;processus de paix&#8221; ont introduit en Israel de façon consternante l&#8217;infrastructure OLPiste que nous avions déboutée en été 82. Les victimes civiles ici à Jérusalem, jusqu&#8217;à la semaine dernière, les gens comme Ari Folman n&#8217;y font pas attention, si bien qu&#8217;ils préfèrent se concentrer sur cet évènement icône monté en épingle de Sabra et Chatila. Moi ainsi que Ari Folman, nous portions l&#8217;uniforme de Tsahal pour que nos civils, femmes et enfants soient épargnés des zones de combat. Sabra et Chatila et les états d&#8217;âmes qui en découlèrent chez certains inspirés par la mode post guerre du Vietnam qui voulait que nous soyons des âmes irrémédiablement perturbées-après-les-horreurs-que-nous-avons-faites-et-vues &#8211; nous ont fait oublier cela si bien que l&#8217;assassinat d&#8217;un vieux monsieur et de deux dames la semaine dernière à Jérusalem dont l&#8217;une d&#8217;entre elle a jeté son bébé de 5 mois par la fenêtre de sa voiture pour la sauver, ça et tout se qui s&#8217;est passé ces vingt dernières années, nous étions supposés l&#8217;empêcher.<br />
Si bien qu&#8217;aujourd&#8217;hui, mes enfants lorsqu&#8217;ils se rendent à l&#8217;école, mes parents à la retraite qui font leur marché, sont en première ligne du combat en proie à la bestialité du terrorisme génocidaire arabe sans être équipés, entrainés et en age de combat comme moi et Ari Folman l&#8217;étions à Beyrouth en 82. C&#8217;est cela notre drame. Les appelés de la guerre d&#8217;Algérie pouvaient oublier cette guerre une fois revenus chez eux et l&#8217;occulter dans leur mémoire. C&#8217;est ce que vous avez vu avec vos oncles anciens combattants qui ne voulaient plus y penser.. Nous en Israel, c&#8217;est un luxe que nous ne pouvons nous permettre parce que la guerre au Liban de 1982 est toujours la guerre pour notre présence sur notre Terre et pour notre survie immédiate et bien concrète. C&#8217;est pour cela qu&#8217;on porte les armes jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui bien que je m&#8217;approche inexorablement de la cinquantaine alors qu&#8217;à Beyrouth je n&#8217;avais que vingt deux ans.<br />
Cette guerre n&#8217;est pas finie!!<br />
Ari Folman semble ne pas en avoir pris acte, d&#8217;après ce que vous écrivez de son oeuvre. Je vous promet que j&#8217;irai quant même voir son film. Il est étonnant qu&#8217;il ne soit encore à l&#8217;affiche en Israel.</p>
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	<item>
		<title>By: Ludovic-Lefebvre</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9107</link>
		<dc:creator>Ludovic-Lefebvre</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 19:59:18 +0000</pubDate>
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		<description>Respect vis-à-vis de Meir tant pour son parcours que  pour la façon dont il nous le rapporte : un exemple à méditer. Ce dut être éprouvant pour le moins, c&#039;est un ensemble de situations que nous n&#039;aimerions guère vivre, qui doit laisser des traces, bien sûr. Il a fait son devoir, voici ce que nous avons perdu, que nous avons eu en nous, ce qui est nécessaire tant que le monde est monde.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Respect vis-à-vis de Meir tant pour son parcours que  pour la façon dont il nous le rapporte : un exemple à méditer. Ce dut être éprouvant pour le moins, c&#8217;est un ensemble de situations que nous n&#8217;aimerions guère vivre, qui doit laisser des traces, bien sûr. Il a fait son devoir, voici ce que nous avons perdu, que nous avons eu en nous, ce qui est nécessaire tant que le monde est monde.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Nina</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9102</link>
		<dc:creator>Nina</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 15:20:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9102</guid>
		<description>C&#039;est un très émouvant témoignage que Meïr nous fait là. Merci !
Mais c&#039;est aussi dans l&#039;air du temps de se &quot;poser des questions&quot; sur ce qu&#039;auraient pu faire les Israéliens sur le massacre de Sabra et Chatila.
Le fait même de se poser cette question est inepte car cela suppose à nouveau que les Israéliens auraient pu arrêter ce massacre. Ce qui n&#039;est pas le cas...
Les phalangistes chrétiens déterminés à venger leurs morts n&#039;ont pas consulté Sharon ou les commandants d&#039;unités israéliennes. Ils y sont allés, c&#039;est tout.
Mais comme d&#039;habitude : LE MAL EST FAIT !
Dans l&#039;inconscient collectif des gentils européens de gauche, c&#039;est la faute à Israel.
Nous ne sommes pas dupes.
Alors ce genre de film est très très mal venu en ce qui me concerne.
J&#039;aimerais qu&#039;on fasse un film sur la guerre de KIPPOUR EN 1973  par exemple.
Comment, profitant d&#039;une journée où tout le monde ou presque jeûne, les armées arabes se sont ruées comme des affamés sur les militaires pour les massacrer !
Israel, il est vrai avait pêché par orgueil car les renseignements du Mossad étaient pourtant explicites.
Mais là n&#039;est pas mon propos...
Alors que l&#039;issue de cette guerre dégueulasse était encore incertaine, les USA ont voulu créé un pont aérien...
TOUTE L&#039;EUROPE HORMIS LE PORTUGAL N&#039;A AUTORISE LES AVIONS US DE METTRE EN PLACE UN PONT AERIEN !
Ecoeurant non ?
L&#039;Europe s&#039;était-elle posée des questions sur sa &quot;passivité&quot; durant la Shoah ? Sans doute pas assez pour avoir laissé seul devant son destin un petit état juif durant l&#039;année 1973 !
Alors moi, les questionnements du pauvre soldat Folman, je m&#039;en cogne vraiment. A côté de ce soldat, tant d&#039;autres ont montré une bravoure, une détermination, une conscience de l&#039;état juif que je n&#039;irai pas même jeter un oeil sur ce film.
C&#039;est marrant tout de même : on ne cesse de nous répéter que les Juifs se la pètent lorsqu&#039;ils s&#039;annoncent comme peuple élu. Puis, bizarrement, on lui demande tout le temps d&#039;être au-dessus des autres. On ne lui passe rien, c&#039;est donc une élection...de fait ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un très émouvant témoignage que Meïr nous fait là. Merci !<br />
Mais c&#8217;est aussi dans l&#8217;air du temps de se &#8220;poser des questions&#8221; sur ce qu&#8217;auraient pu faire les Israéliens sur le massacre de Sabra et Chatila.<br />
Le fait même de se poser cette question est inepte car cela suppose à nouveau que les Israéliens auraient pu arrêter ce massacre. Ce qui n&#8217;est pas le cas&#8230;<br />
Les phalangistes chrétiens déterminés à venger leurs morts n&#8217;ont pas consulté Sharon ou les commandants d&#8217;unités israéliennes. Ils y sont allés, c&#8217;est tout.<br />
Mais comme d&#8217;habitude : LE MAL EST FAIT !<br />
Dans l&#8217;inconscient collectif des gentils européens de gauche, c&#8217;est la faute à Israel.<br />
Nous ne sommes pas dupes.<br />
Alors ce genre de film est très très mal venu en ce qui me concerne.<br />
J&#8217;aimerais qu&#8217;on fasse un film sur la guerre de KIPPOUR EN 1973  par exemple.<br />
Comment, profitant d&#8217;une journée où tout le monde ou presque jeûne, les armées arabes se sont ruées comme des affamés sur les militaires pour les massacrer !<br />
Israel, il est vrai avait pêché par orgueil car les renseignements du Mossad étaient pourtant explicites.<br />
Mais là n&#8217;est pas mon propos&#8230;<br />
Alors que l&#8217;issue de cette guerre dégueulasse était encore incertaine, les USA ont voulu créé un pont aérien&#8230;<br />
TOUTE L&#8217;EUROPE HORMIS LE PORTUGAL N&#8217;A AUTORISE LES AVIONS US DE METTRE EN PLACE UN PONT AERIEN !<br />
Ecoeurant non ?<br />
L&#8217;Europe s&#8217;était-elle posée des questions sur sa &#8220;passivité&#8221; durant la Shoah ? Sans doute pas assez pour avoir laissé seul devant son destin un petit état juif durant l&#8217;année 1973 !<br />
Alors moi, les questionnements du pauvre soldat Folman, je m&#8217;en cogne vraiment. A côté de ce soldat, tant d&#8217;autres ont montré une bravoure, une détermination, une conscience de l&#8217;état juif que je n&#8217;irai pas même jeter un oeil sur ce film.<br />
C&#8217;est marrant tout de même : on ne cesse de nous répéter que les Juifs se la pètent lorsqu&#8217;ils s&#8217;annoncent comme peuple élu. Puis, bizarrement, on lui demande tout le temps d&#8217;être au-dessus des autres. On ne lui passe rien, c&#8217;est donc une élection&#8230;de fait ?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Cyril de Pins</title>
		<link>http://www.causeur.fr/valse-avec-les-souvenirs,566/comment-page-1#comment-9094</link>
		<dc:creator>Cyril de Pins</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 12:31:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=566#comment-9094</guid>
		<description>Cher Meir, 
Je vous remercie de votre précieux témoignage. Il m&#039;apprend beaucoup de choses, mais ne me semble pas remettre en cause le propos de mon article.
Je ne cherche pas à assimiler les guerres les unes aux autres. Chacune est singulière absolument et l&#039;est d&#039;abord pour ceux qui en sont les acteurs. Mon article s&#039;intéresse aux qualités du film d&#039;Ari Folman et à ce qu&#039;il peut nous enseigner.
Si je peux me permettre un conseil : voyez le film avant que nous discutions de son propos. Le film, vous le verrez, ne généralise pas sur l&#039;armée israëlienne au Liban puisqu&#039;au contraire il est construit sur le témoignage des compagnons du réalisateur dont nous entendons la voix, mais dont l&#039;image réelle est remplacée par un dessin animé. Leur expérience n&#039;est ni plus ni moins réelle que la vôtre.  La question qui occupe le réalisateur est celle de sa position et de son implication dans les massacres de Sabra et Chatila. Tout est orienté dans le film vers cette question : pour la traiter, il faut bien décrire un peu le cadre général de la guerre du Liban.
Le réalisateur ne tient aucun discours politique sur cette guerre, il se contente de réfléchir à la manière dont certains événements d&#039;icelle ont pu affecter la vie de ses protagonistes.
Ce film m&#039;a renvoyé au silence de mes grands oncles, qui, presque tous furent soldats en Algérie. Ce fut une guerre traumatisante, tant par son issue que par ce qui s&#039;y passa. 
Mon constat est le suivant : il n&#039;y a pas de place dans la conscience collective française pour la parole de ces soldats qui ont sacrifié une part de leur jeunesse, vu mourir leurs amis et sont souvent revenus traumatisés de ce qu&#039;ils avaient vu et fait. Je ne crois qu&#039;il faille chercher à les accabler, à les juger, je crois qu&#039;il faut leur permettre de parler, car sans cette parole, leur souffrance nous tombe dessus sans que nous nous en rendions compte.
Voilà ce que ce film permet de comprendre : sans que guerre du Liban et guerre d&#039;Algérie soient en rien comparées  ou comparables, ce qui l&#039;est c&#039;est le sentiment de culpabilité des uns et des autres (pas de tous) et la souffrance qui, non dite, non analysée, se transmet de génération en génération.
Le film n&#039;est pas un acte d&#039;accusation d&#039;Israël, même si Sharon n&#039;est guère à son avantage. Le massacre fut perpétré par les milices chrétiennes : voilà ce que montre le film, sans ambiguïté. Il montre aussi quel imbroglio était cette guerre et que votre témoignage illustre aussi. 

Un dernier mot à l&#039;attention de Brunot : ce film ne me semble pas un énième acte d&#039;auto-accusation, mais un bel examen de conscience. Jacques Dewitte, dans un livre récent, identifie comme caractéristique de ce qu&#039;il appelle, à la suite de Kolakowski, &quot;une certaine supériorité européenne&quot;, et qui consiste en un esprit critique volontiers tourné vers soi, esprit critique qui permet de se réformer, de se perfectionner et de s&#039;amender, mais esprit critique qui conduit parfois à la haine de soi. Il me semble que le film d&#039;Ari Folman évite l&#039;écueil de la haine de soi et procède au contraire à un bel examen critique de la conscience et des blessures des Israëliens, en faisant preuve de compassion pour la souffrance de ses ennemis. Savoir se mettre à la place de ses ennemis, voilà encore un trait de l&#039;esprit européen, depuis Eschyle, Hérodote et Montaigne, d&#039;après Jacques Dewitte.
Ce film est en ce sens bien plus européen que beaucoup de pensums bien pensants, et donc, non pensant et auto-satisfaits au lieu d&#039;être autocritques.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Meir,<br />
Je vous remercie de votre précieux témoignage. Il m&#8217;apprend beaucoup de choses, mais ne me semble pas remettre en cause le propos de mon article.<br />
Je ne cherche pas à assimiler les guerres les unes aux autres. Chacune est singulière absolument et l&#8217;est d&#8217;abord pour ceux qui en sont les acteurs. Mon article s&#8217;intéresse aux qualités du film d&#8217;Ari Folman et à ce qu&#8217;il peut nous enseigner.<br />
Si je peux me permettre un conseil : voyez le film avant que nous discutions de son propos. Le film, vous le verrez, ne généralise pas sur l&#8217;armée israëlienne au Liban puisqu&#8217;au contraire il est construit sur le témoignage des compagnons du réalisateur dont nous entendons la voix, mais dont l&#8217;image réelle est remplacée par un dessin animé. Leur expérience n&#8217;est ni plus ni moins réelle que la vôtre.  La question qui occupe le réalisateur est celle de sa position et de son implication dans les massacres de Sabra et Chatila. Tout est orienté dans le film vers cette question : pour la traiter, il faut bien décrire un peu le cadre général de la guerre du Liban.<br />
Le réalisateur ne tient aucun discours politique sur cette guerre, il se contente de réfléchir à la manière dont certains événements d&#8217;icelle ont pu affecter la vie de ses protagonistes.<br />
Ce film m&#8217;a renvoyé au silence de mes grands oncles, qui, presque tous furent soldats en Algérie. Ce fut une guerre traumatisante, tant par son issue que par ce qui s&#8217;y passa.<br />
Mon constat est le suivant : il n&#8217;y a pas de place dans la conscience collective française pour la parole de ces soldats qui ont sacrifié une part de leur jeunesse, vu mourir leurs amis et sont souvent revenus traumatisés de ce qu&#8217;ils avaient vu et fait. Je ne crois qu&#8217;il faille chercher à les accabler, à les juger, je crois qu&#8217;il faut leur permettre de parler, car sans cette parole, leur souffrance nous tombe dessus sans que nous nous en rendions compte.<br />
Voilà ce que ce film permet de comprendre : sans que guerre du Liban et guerre d&#8217;Algérie soient en rien comparées  ou comparables, ce qui l&#8217;est c&#8217;est le sentiment de culpabilité des uns et des autres (pas de tous) et la souffrance qui, non dite, non analysée, se transmet de génération en génération.<br />
Le film n&#8217;est pas un acte d&#8217;accusation d&#8217;Israël, même si Sharon n&#8217;est guère à son avantage. Le massacre fut perpétré par les milices chrétiennes : voilà ce que montre le film, sans ambiguïté. Il montre aussi quel imbroglio était cette guerre et que votre témoignage illustre aussi. </p>
<p>Un dernier mot à l&#8217;attention de Brunot : ce film ne me semble pas un énième acte d&#8217;auto-accusation, mais un bel examen de conscience. Jacques Dewitte, dans un livre récent, identifie comme caractéristique de ce qu&#8217;il appelle, à la suite de Kolakowski, &#8220;une certaine supériorité européenne&#8221;, et qui consiste en un esprit critique volontiers tourné vers soi, esprit critique qui permet de se réformer, de se perfectionner et de s&#8217;amender, mais esprit critique qui conduit parfois à la haine de soi. Il me semble que le film d&#8217;Ari Folman évite l&#8217;écueil de la haine de soi et procède au contraire à un bel examen critique de la conscience et des blessures des Israëliens, en faisant preuve de compassion pour la souffrance de ses ennemis. Savoir se mettre à la place de ses ennemis, voilà encore un trait de l&#8217;esprit européen, depuis Eschyle, Hérodote et Montaigne, d&#8217;après Jacques Dewitte.<br />
Ce film est en ce sens bien plus européen que beaucoup de pensums bien pensants, et donc, non pensant et auto-satisfaits au lieu d&#8217;être autocritques.</p>
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Object Caching 703/710 objects using memcached

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