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Valls-Aubry, le couple de l’été

La lettre de Martine, une engueulade ? Non, une promotion !

Publié le 18 juillet 2009 à 13:16 dans Politique

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Après l’épisode burlesque de la motion de censure invisible, on croyait le PS incapable de faire parler de lui avant La Rochelle, on s’était trompé.
Avec l’affaire Valls, Solférino tient son feuilleton de l’été. Mais au fait, y a-t-il une affaire Valls ? Ne devrait-on pas plutôt parler d’affaire Aubry ? Car c’est bel et bien Martine qui est à l’origine de tout ce tintouin, même si derrière le style surgé, on reconnaît un peu trop l’inimitable griffe militaro-lambertiste de Cambadélis.

Sans la lettre de Martine, Manuel aurait pu continuer à multiplier ses fléchettes jusqu’à la semaine des quatre jeudis ou des 35 heures, sans décrocher autre chose que des brèves factuelles en bas de page politique des quotidiens, comme c’est le cas depuis environ six mois. On vous refait le film, mais vite – sans l’épisode des blacks d’Evry, dont tout le monde se souvient ici.

Valls réclame des primaires englobant tout le peuple de gauche: « un parti ferme, un mouvement ouvre » ; Valls exige que le PS change de nom : « le mot socialiste ne veut plus rien dire » ; Valls dénonce l’antisarkozysme primaire qui tient lieu de viatique idéologique au parti : « N’exagérons pas nos critiques en présentant le chef de l’Etat comme un Bonaparte en puissance ! » En conséquence de quoi Valls exige qu’on fiche à la porte Martine et sa garde rapprochée (Camba, Bartolone, etc.), « la génération qui a failli dévore ses enfants. Il est temps qu’elle passe la main à des hommes et des femmes contemporains ». Une fois cette formalité acquise, il sera bien sûr disponible pour être désigné par les socialistes en vue de 2012, puis par les Français à cette date.

Force est de constater que jusque-là, cette activité débordante du maire d’Evry – dont on plaint la secrétaire, qui doit sûrement bosser tous les dimanches – n’avait guère fait de vagues. On se demandera donc pourquoi Martine a soudain décidé d’offrir son heure de gloire à celui qui jusque-là passait pour un agité, un trublion, un carrément méchant jamais content qu’on finissait par ne plus écouter.

On peut plaider la bêtise, ou plutôt l’aveuglement passager. À Lille comme à Paris, la première secrétaire vit dans un ravioli. Elle est enfermée H 24 dans un blockhaus bourré de courtisans, lesquels ont probablement fini par lui faire croire qu’elle aussi avait un destin présidentiel, qu’elle était autre chose qu’une rustine destinée à empêcher – très provisoirement – le PS de Reims d’exploser, et à lui cacher qu’elle n’avait fait l’unanimité chez les prétendants anti-Ségo que parce qu’elle n’était pas susceptible de faire de l’ombre à Hollande, Delanoë, Fabius, et même DSK. Ces banalités de bases, dont nous pensons que Martine avait conscience au moment de son élection, nous croyons qu’il est fort possible qu’elle les ait oubliées sous le poids des « t’es la meilleure, on va tous les fumer » et autres kilotonnes de flatteries déployées par sa camarilla, y compris, et ça c’est vraiment trop mignon, après la cata des européennes.

On peut aussi envisager l’hypothèse du calcul diabolique, qui présente l’avantage de ne pas être incompatible la précédente. Le ton très formel et, disons-le, limite grotesque, de la lettre de remontrance, mélange de solennité monarchique et d’avertissement d’institutrice courroucée, n’est pas un vrai pétage de plomb. Car de facto ce courrier intronise Valls comme l’opposant officiel de sa Majesté, parce que c’est le seul qu’elle pense être capable de battre dans le cadre – fort improbable – de primaires à gauche ou dans celui – plus vraisemblable – de simple consultation interne des militants PS.

Pour le choix du candidat de 2012, qui est bien sûr, la seule vraie question, Martine fait le pari que ses concurrents dans sa propre majorité (Hollande et compagnie, déjà cités plus haut, mais aussi Hamon, Montebourg et autres jeunots) se neutraliseront les uns les autres (comme à Reims, justement), et qu’une fois de plus, après la mêlée, elle incarnera la seule possibilité de compromis.

Mais à ce stade de la manip, y’a comme un problème : il s’appelle Ségolène. On rappellera qu’elle a fait fifty-fifty avec Titine à Reims, qu’elle n’a jamais cessé depuis de peaufiner son statut de présidentiable (l’affaire Orelsan en est le dernier épisode). On peut raisonnablement supputer qu’elle aura mis à profit sa traversée du désert poitevin pour blinder ses réseaux politiques et surtout financiers. On peut enfin parier qu’en cas de vote des militants, on aurait droit à un remake de 2006 : Ségo ne ferait qu’une bouchée d’une Martine Aubry très affaiblie par la guerre civile dans sa propre majorité, tout du moins en l’état actuel des choses

C’est justement toute l’utilité de la lettre à Valls : elle ne laisse plus les choses dans leur état actuel. Elle désigne aux socialistes mécontents mais aussi à la caste médiatique le personnage vers qui se tourner quand on cherche un éléphanteau en révolte contre ses aînés dominants. Quand il s’agit de trouver un contrepoint à une position officielle du PS, le plus paresseux des journalistes de France-Info ou de Libé sait désormais qui appeler, et ça tombe bien : Valls répond toujours, et a toujours quelque chose de détonant à dire. Issu lui-même de l’équipe dirigeante de Ségolène et partageant pour l’essentiel ses présupposés modernistes, eurobéats et sociétalistes, c’est bien sûr prioritairement dans ce camp-ci que Manuel va semer sa zone. On peut d’ores et déjà parier qu’en Ségolénie, le sourire et la lovitude ne seront plus de mise, on entend déjà les mots doux qui vont s’ensuivre : « crypto-sarkozyste ! », « sérial-loseuse ! ». La mystique du renouvellement étant puissante dans cette gauche-là, il n’est pas du tout exclu que Valls sorte vainqueur de ce premier combat contre Ségo, mais un Valls qui alors devra affronter Martine Aubry au prochain round sans vrais relais dans les fédés du PS, et donc, accessoirement sans grandes sources de financement. Or une campagne, fut-elle interne au PS, ça coûte bonbon.

Vu comme ça, l’objectif de la lettre de Martine devient plus clair : ouvrir un second front pour affaiblir et Ségolène et la faire supplanter par un challenger à sa propre portée.

Si ce scénario se déroule comme prévu, on verra, in fine, Manuel et Martine s’affronter dans un choc de titanneaux pour être le candidat socialiste qui aura le droit de se faire étriller en 2012. Sans forcément attendre le second tour.

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  • 19 July 2009 à 23h14

    Saul dit

    @ Impat :
    ne vous excusez pas, le bordelais ( d’ adoption, je suis landais en fait mais depuis 27 ans à Bordeaux ) comprend tout à fait.
    si nos vins ont la cote à Bruxelles, je reconnais volontiers qu’ ils ont bon gout
    ( mais par contre le bourgogne à Paris hum ! ils ne connaissent pas nos vins c’ est pas possible ! ou si c’ est le cas, alors ils ne méritent pas de les boire. ah ces parigots XD )
    bien à vous

    @ Kacyj :
    ou je comprends bien que ce traité était une compilation ( ou synthèse ) des précedents mais c’ était quand meme une transposition de ces règles dans le droit, rien que par le titre ” traité établissant une constitution européenne “. hors une constitution est bien en droit, un texte fondateur et superieur à tout autre, c’ est la réference supreme.
    mais vous avez raison, inutile de refaire ce débat…
    cordialement

  • 19 July 2009 à 23h00

    nadia comaneci dit

    Impat, une petite vendange tardive pourtant.

  • 19 July 2009 à 22h32

    Impat dit

    Nadia & Saul,
    Naturellement j’adhère aussi au traité de paix entre nous !
    (D’ailleurs les Bordeaux ont la cote à Bruxelles, bien plus qu’à Paris où l’on ne connait presque que les Bourgogne. Pardon Saul, pas pu m’en empêcher. Mais le Bordelais me comprendra…)

  • 19 July 2009 à 22h15

    Kacyj dit

    Saul,

    Je ne pense pas, aussi bizarre que cela puisse vous paraître, que c’est le droit qui ouvrait les portes du TCE mais plutôt l’économie. Le TCE, sur ce plan ne faisait que synthétiser la plus grande partie des traités déjà existants et ouvrait la porte à une symbolique qui aurait éventuellement permis l’émergence d’une vrai entité européenne. Mais bon, on ne va pas refaire l’histoire et les débats.

    Concernant le niveau de l’électeur, encore une fois qui dans son intégralité le programme d’un homme politique ? Le choix se fait pour la plupart sur la confiance qu’ils accordent à un homme ou à un parti et sur quelques slogans. Je ne le déplore pas, c’est très bien ainsi, on ne peut exiger de tout le monde de tout comprendre, autrement tout le monde serait capable de faire le job. Si je vais voir mon médecin, je ne comprends pas tout ce qu’il peut me dire mais j’ai confiance en son savoir et en sa compétence. Vous ne pouvez donc pas comparer le vote de la constitution à un un vote classique.

  • 19 July 2009 à 22h01

    Saul dit

    Kacyj :
    non je ne suis pas d’ accord, Chirac a eu raison, car ce texte incluait un abandon de souveraineté ( du moins le peu qui en restait ) et seul le peuple peut décider de ça.
    le réferendum ne doit pas etre utilisé selon le critère de la simplicité mais avec pour critère si la question inclut un changement des institutions ou concernant le destin de la nation ( ce qui fut le cas pour le TCE ), c.a.d un changement du cadre national. cela relève de la décision du peuple, seul souverain.
    concernant la difficulté de compréhension ( et je comfirme sur le TCE, heureusement que ma femme a fait du droit ! je l’ ai un peu emmerdée en lui demandant des explications XD ), si on va par là, autant interdire le suffrage universel aux elections ! car peu de citoyens comprennent aussi un programme politique.
    sur la peine de mort, je pourrais vous rejoindre ( bien qu’ étant plutot partisan de cette peine ), car cela n’ était qu’ un sujet d’ ordre uniquement judiciaire, et effectivement s’ il y avait eu réferendum le résultat pouvait etre “non à l’ abolition” ( quoique Mitterand, c’ est une de ses rares honnetetés, s’ était prononcé pour l’ abolition pendant la campagne alors que l’ opinion était contre, il a quand meme été élu )

  • 19 July 2009 à 21h10

    Kacyj dit

    En réponse au premier commentaire, Sarkozy en 2004, combien de divisions?

  • 19 July 2009 à 21h09

    Kacyj dit

    Saul,

    C’est l’utilisation du référendum qui n’aurait jamais dû avoir lieu (et une bourde de plus du grand Chirac). Le référendum doit être utilisé pour une question simple, style “êtes vous pour ou contre la peine de mort” (heureusement que le monarque de l’époque a eu recours à la voie parlementaire, qu’en pensez vous?) et non pour un texte aussi complexe que celui de la feu la constitution européenne, qu’une faible proportion d’électeurs s’est donnée la peine de lire et qu’une fraction de ceux qui l’ont lu ont totalement interprété de travers.

    Quant au fond de l’article, si tant est qu’il y en ait un, il va peut être falloir comprendre une chose : SR ne sera jamais élue présidente et si les socialistes font de nouveau l’erreur de la choisir, ils se casseront de nouveau la figure (s’ils existent encore en 2012). Il faudrait peut être qu’en France, on adopte ce qui se pratique aux Etats-Unis : lorsqu’un candidat a eu sa chance, il passe le relais (de grâce, ne me sortez pas l’exception de l’an je ne sais combien, sur les dernières décennies, c’est ainsi que cela se passe).

  • 19 July 2009 à 19h48

    Saul dit

    Nadia , Impat
    j’ adhère à ton traité ( mais je croyais que c’ était déjà le cas entre nous, non ? XD )

    mais face à l’ europe, ce monstre froid, je dirais comme feu le regretté capitaine Thomas Sankara, qui concluait ses discours par un :

    ” la Patrie ou la mort ! nous vaincrons. ” : )

    santé, nasdrovié.

  • 19 July 2009 à 19h20

    nadia comaneci dit

    Chers Saul et Impat
    Pour débloquer la situation, je ne vois plus qu’un traité de non agression mutuelle entre nous accompagné d’une bouteille d’un de ces vins merveilleux qu’on trouve chez vous. Santé, noroc, lechaïm !

  • 19 July 2009 à 19h03

    Saul dit

    @ Impat :
    oui désolé, j’ aurais du vous citer entierement, je ne l’ ai pas fait volontairement mais par flemme pas par intention de transformer votre propos.
    concernant fabius, c’ était une tentative de se remettre en selle, mais je ne crois pas que ça aurait suffit, il était déjà “mort” politiquement.
    quant à l’ europe, il n’ y a pas de “nation” européenne donc ce sentiment d’ appartenance de la part des peuples.

    @ Nadia :
    mais l’ europe n’ était pas si bloquée ( en gros la terre tournait toujours ).
    et crois moi ce mini traité n’ est pas qu’ une simple règle de fonctionnement des institutions, ça allait bien au delà. je ne l’ ai pas lu mais vu que meme les européistes admettent qu’ il reprend 97% du TCE ( que j’ ai lu article par article celui là et 2X en plus )…
    ne soyons pas surpris par ex, de la disparition ( ou privatisation, c’ est pareil ) des services publics, c’ est écrit dedans !
    ” les états membres s’ engagent à liberaliser leurs services AU DELA des mesures obligatoires édictées par l’ UE ”
    c’ est y pas beau ?
    et puis “il fallait bien sortir de l’impasse. ” non, pas en bafouant la souveraineté populaire et la democratie. ce traité est sans doute légal par quelques artifices mais du coup l’ europe a perdu toute légitimité.
    nous abandonnons notre souveraineté contre un plat de lentilles…car, vu que tu es dans ce domaine, tu connais les 5 attributs permettant de dire qu’ un état est souverain et indépendant :
    le droit de faire un traité, de déclarer la guerre, controler ses frontières ( douanes ), de battre monnaie et de controler son service de poste
    ( je crois que j’ en oublie un en fait )

    et non, je ne te dirai pas “on lui doit quoi” ; ) vu que tu ne parles pas des hypothétiques avantages, car tu es européiste par idéal et non par souci “materiel”. en gros je crois que tu défendrais l’ idée européenne meme si ça n’ avait que des désavantages, car tu es convaincu de cette idée. tu es une européenne par sentiment, non par materialisme très chère Nadia, et ça je le respecte profondément. tout comme je suis français et non européen, je n’ échangerai jamais ça, meme si l’ europe devait nous apporter toutes les richesses.

  • 19 July 2009 à 18h58

    ramon mercader dit

    @ jardidi
    “un ps pourquoi faire?”
    pour nous faire rigoler , pardi !
    @ nadia c
    “entre emmanuelli et dsk hier,entre hamon et vals aujourd’hui ,l’écart est trop grand pour que la fracture se réduise spontannément”
    c’est sur , lorsqu’il y a une pseudarthrose ou ,pire , une pseudarthrodèse ,ça va pas tout seul .
    on peut tenter un enclouage centromédullaire (technique de juvara),en le sachant voué à l’échec
    on peut tenter une intervention sur foyer ouvert (technique de papineau) , avec les complications bien connues (sepsis,thrombose ………)
    une stabilisation externe (merci m’sieur illizaroff) ne donnera pas de meilleurs résultats
    une seule solution : l’amputation ! (et nous ne parlons pas là de putasses ……….hu hu hu )

  • 19 July 2009 à 18h57

    Impat dit

    Chère Nadia,
    …”Le désamour des Français pour l’Europe est plus préoccupant.”…
    C’est le point. Vous mettez le doigt où ça fait mal. Et je pense que ce désamour ne redeviendra amour qu’à l’occasion d’un événement majeur, qui jouera sur l’émotion et remuera les esprits. Un phénomène sans violence, mais semblable à Pearl Harbour qui avait décidé l’opinion américaine à se mêler du retour de la paix dans le monde. Et semblable à la guerre civile franco-germanique de 39/45 qui a convaincu tout un chacun que seule l’Europe nous sauverait d’un tel nouveau désastre.
    Pour l’heure je ne décèle pas quel événement pourrait survenir. Mais l’avenir peut nous réserver bien des surprises.

  • 19 July 2009 à 18h24

    Impat dit

    Saul,
    Citez-moi complètement: “voulu assassiner l’Europe”.
    Une tentative d’assassinat (pour raisons avouables ou inavouables) n’est pas un assassinat réussi.
    Ce faisant, Fabius n’a assassiné que lui-même.

  • 19 July 2009 à 17h59

    nadia comaneci dit

    Mon Saul
    Il n’y a pas eu suicide, ce n’est pas l’Europe qui a nié le referendum. Un autre traité rédigé à Lisbonne, ville qui m’est chère en ce moment pour d’autres raisons, l’a mis au rencart. La manoeuvre n’est pas des plus élégantes, un peu hussarde pour tout dire, je te le concède, mais il fallait bien sortir de l’impasse. Or ce traiticulet permet aux institutions de fonctionner à 27, c’est à peu près tout ce qu’on attendait de lui. Le désamour des Français pour l’Europe est plus préccupant. A l’instar de ce que font les Brits en ce moment, on lui a collé sur le dos beaucoup de frustrations qui n’ont pas nécessairement grand chose à voir avec elle, en oubliant allègrement tout ce que nous lui devons (Et ne me réponds pas “on lui doit quoi ?”, je te vois venir cher Saul !).

  • 19 July 2009 à 17h42

    Saul dit

    @ Impat :
    “assassiner l’Europe”

    mais l’ europe est morte car elle est l’ ennemie pour la majorité du peuple français. elle s’ est suicidée, notamment en niant la décision souveraine par le réferendum de 2005.

  • 19 July 2009 à 17h32

    Impat dit

    Nadia
    …celui qui à l’ENA avait longtemps soupesé quel parti serait pour lui le plus porteur,…
    En effet, j’avais déjà entendu cette information d’une autre source. Et, parait-il, loin de s’en cacher, il se vantait de cette “réflexion” devant ses camarades de promo à l’ENA.
    Maintenant, pour revenir à une actualité plus proche je vais faire un aveu. Ma méchanceté naturelle me porte à me réjouir de l’effacement programmé de celui qui a voulu assassiner l’Europe.

  • 19 July 2009 à 17h17

    nadia comaneci dit

    Impat
    Rappelez vous “le jeune premier ministre donné à la France”… Fabius était à Mittérrand ce que Juppé était à Chirac, l’héritier naturel. Las, ils n’avaient pas prévu la case justice dans leur CV. Les ambitions nationales de Fabius étaient déjà cuites quand il a décidé de jouer la carte du “non” et a mis la barre à gauche toute. De la part de celui qui à l’ENA avait longtemps soupesé quel parti serait pour lui le plus porteur, rien ne m’étonne.

  • 19 July 2009 à 15h59

    Jardidi dit

    Un PS pour quoi faire? Rien, bien sûr. Non seulement, il est conformiste mais ses valeurs fondamentales, c’est-à-dire la mentalité profonde des régions de la moitié sud, de l’est et d’une partie du N-PC est la hiérarchie, mépris des faibles et soumission aux forts. Avec cela, on ne fait pas de grande politique. Le Bassin parisien, malgré son délire actuel, reste le moteur français, la seule espérance.
    Un parti conformiste doit simplement refléter la mentalité de ses électeurs supposés, Europe, finance, charité, niveau scolaire, respect de la différence, régionalisme, décentralisation…
    Pour les républicains, il suffirait de faire la même chose par rapport aux classes populaires du Bassin parisien et de concilier ses idéaux avec une politique d’intérêt général.

  • 19 July 2009 à 15h18

    Jardidi dit

    C’est la relation à l’autorité qui différencie les sociaux-démocrates-centreux et la droite latine. Pour celle-ci, ce serait le respect de l’action du chef, action dont l’état est le rouage. Le centre aime l’état ou l’autorité en soi en et rejette la domination d’un seul.

  • 19 July 2009 à 15h01

    slider dit

    @ Impat
    pas seulement fafa ,presque la totalité des cadres du PS.