Pologne-UE: la carotte est le bâton | Causeur

Pologne-UE: la carotte est le bâton

L’Europe est incapable de défendre ses “citoyens”

Auteur

Paulina Dalmayer

Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.

Publié le 23 février 2017 / Monde

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Manifestation étudiante en faveur de liens plus étroits entre la Pologne et l'Union européenne, janvier 2017. SIPA. AP22005235_000006

« Permettez-nous d’agir en accord avec notre Constitution et non pas avec votre vision de notre Constitution. ». Telle a été, en substance, la conclusion imposée par le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, à un vif échange qui l’a opposé à Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, lors de la dernière conférence sur la sécurité de Munich. Bien que le Polonais ait eu tort, dans la mesure où les agissements de l’actuel gouvernement de Droit et Justice sont anticonstitutionnels, il serait difficile de critiquer sa réaction. Le conflit entre la Commission européenne et la Pologne, au sujet du fonctionnement du Tribunal constitutionnel polonais, dure depuis un an. Et depuis un bon moment déjà, plus personne n’est dupe quant à son issue. D’un côté, la Pologne ne sortira pas de l’Union européenne, malgré les vagues menaces des diplomates polonais qui n’hésitent pas à multiplier les allusions au Brexit. De l’autre, Bruxelles ne déclenchera pas à l’encontre de la Pologne « la procédure de l’article 7 », c’est-à-dire une sanction gravissime et à ce titre jamais employée, prévue dans le cas du non-respect de l’état de droit par un pays-membre.

Cette impuissante Union européenne

Si un éventuel Polexit ne peut pas entrer en ligne de compte, c’est parce que la majorité des Polonais demeure farouchement euro-enthousiaste. Et si l’Union européenne ne privera pas la Pologne de son droit de vote au sein du Conseil européen, c’est parce que la Hongrie s’y opposerait, compromettant ainsi l’unanimité requise dans ce cas de situation. Par ailleurs, le grand paradoxe de l’affaire réside dans le fait que les deux pays-membres de l’UE les plus critiqués par les eurocrates, la Pologne et la Hongrie, restent les plus favorables à cette institution avec, respectivement, 72% et 62% des citoyens satisfaits d’en faire partie, selon un sondage du Pew Research Center de juin 2016. Bruxelles n’aurait-elle pas tout intérêt à abandonner le rêve d’une union politique, à revoir ses compétences à la baisse et à laisser à ses membres une marge de manœuvre plus large que ne le prévoit le Traité de Lisbonne ? Avant de tenter d’y répondre, il nous faut revenir sur les éléments- clés du désaccord entre la Commission européenne et la Pologne.

Parler de « désaccord » supposerait en outre qu’il y ait eu un dialogue, alors que c’est précisément ce qui a fait défaut dans les rapports tendus entre Bruxelles et Varsovie. La crise a commencé en novembre 2015 lorsque le nouveau parti au pouvoir, Droit et Justice dirigé par Jaroslaw Kaczynski, a entrepris de se soumettre le Tribunal constitutionnel en modifiant, dans le cadre d’une procédure accélérée, la loi le concernant. Ainsi a été introduite la possibilité d’annuler les désignations de juges effectuées par l’assemblée précédente, dans laquelle les députés de la libérale Plateforme civique avaient la majorité, et de proposer de nommer cinq nouveaux juges. Les modifications ont également réduit  la durée des mandats du président et du vice-président du Tribunal. Le sénateur de Droit et Justice, Stanislaw Piotrowicz, anciennement illustre membre du Parti ouvrier et responsable notamment de la condamnation d’un activiste de l’opposition démocratique pendant l’état de guerre en 1981, a expliqué cette atteinte par la nécessité de « réformer » le pays. Un Tribunal constitutionnel dans lequel les juges élus par la Plateforme civique auraient gardé leurs sièges, rendrait l’ambitieux projet impossible. Inutile de s’étendre sur le caractère autocratique d’un tel raisonnement, que la légitimité de Droit et Justice de mener les réformes en vertu de la victoire électorale, ne suffirait à justifier. Le parti de Kaczynski a réussi à restreindre drastiquement les prérogatives et l’indépendance du Tribunal vis-à-vis de l’exécutif, suscitant l’indignation y compris parmi ses propres électeurs.

La Commission européenne a réagi presque immédiatement en demandant des explications au gouvernement polonais. C’était la chose à faire, vu l’ampleur des manifestations qui ont paralysé toutes les grandes villes polonaises. Le gouvernement s’est néanmoins hâté de publier dans le journal officiel le texte de la nouvelle loi sur le Tribunal constitutionnel et, au lieu de répondre à la Commission, a envoyé la Première ministre Beata Szydlo à Bruxelles. Sans surprise, elle a pu y compter uniquement sur le soutien de deux eurodéputés du FN. A cet exemple, Nicolas Bay a taxé de « scandaleuses » les accusations des eurocrates et a encouragé le gouvernement polonais à poursuivre ses réformes. Le souci c’est qu’il n’y avait rien de « scandaleux » dans la demande d’explications adressée aux Polonais. Comme l’a justement remarqué Guy Verhofstadt, qui préside les démocrates et les libéraux au Parlement européen, le démantèlement du Tribunal constitutionnel ne figurait pas au programme électoral de Droit et Justice. Pas plus que les « réformes » dans le domaine des organismes publics de radiodiffusion d’où ont été virés tous les journalistes soupçonnés de sympathie pour les partis de l’opposition. Par contre, ce qu’on pouvait qualifier de scandaleux c’était le débat-même à Bruxelles, lors duquel les leçons de morale et les comparaisons entre la Pologne de Kaczynski et la Russie de Poutine avaient de quoi rendre europhobe. Reste que Droit et Justice aurait pu éviter cet affront, tout d’abord en respectant les Polonais qui méritent de vivre dans un état de droit, ensuite en renonçant aux mesures controversées. Car en effet, en mars de l’année dernière, le Tribunal a jugé la nouvelle loi anticonstitutionnelle. Toutefois, jusqu’à présent, son arrêté n’a pas été publié au journal officiel conformément à une décision de madame Szydlo. La Commission européenne a de nouveau réagi et le gouvernement polonais a de nouveau feint de l’ignorer.

« Vous avez voulu la démocratie, alors vous avez la démocratie. »

L’aspect le plus triste de ce feuilleton, du moins pour les 72% de Polonais qui croient toujours dans les institutions européennes, relève de l’impuissance de celles-ci à influer sur les décisions arbitraires et illégitimes de gouvernements des pays-membres. Il est évident que l’Union ne passera pas à la dernière étape de la procédure des sanctions, au moment le plus incertain de son histoire, avec les élections prévues en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, les négociations liées au Brexit et, pour finir, la crise des migrants laborieusement balayée sous le tapis. En soi, ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Parce que les sanctions européennes ne toucheraient pas exclusivement Droit et Justice, mais tous les Polonais dont 48% estiment pourtant que c’est la Commission européenne qui a raison d’exiger du gouvernement polonais le respect des règles démocratiques.

Il est donc d’autant plus révoltant d’apprendre avec quel acharnement les petits soldats de la bien-pensance incitent, à coup de rapports et d’avis d’experts, la Commission européenne à sortir le bâton. Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters Sans Frontières, la Fédération internationale des Droits de l’Homme, et on en passe, ont enjoint la Commission d’activer « la procédure de l’article 7 » dans une lettre datée du 16 février. On doute fort des bénéfices de cette action vertueuse pour la démocratie en Pologne. C’est grâce à la mobilisation des Polonais, et sans que de quelconques sanctions aient été engagées, que le gouvernement conservateur a retiré son projet de loi ultra-restrictive sur l’avortement et a maintenu l’accès des journalistes aux débats parlementaires après le leur avoir temporairement retiré. Et bien que la popularité de Droit et Justice ait baissé, elle atteint toutefois les 36%, faisant des odieux populistes le plus populaires des partis polonais. Il nous reste à citer Janusz Korwin-Mikke, eurodéputé polonais du Congrès de la Nouvelle droite : « Je déteste la démocratie ! Droit et Justice a gagné les élections. Vous avez voulu la démocratie, alors vous avez la démocratie. Et si vous croyez que Droit et Justice est un mauvais parti, je suis d’accord avec vous. Mais puisque les Polonais les ont élus, réfléchissez à quoi devait ressembler le gouvernement précédent ! ». Laissons donc aux Polonais l’opportunité de rectifier le tir lors des prochaines élections.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 27 Février 2017 à 10h03

      Malczewski dit

      Comme pratiquement tous les articles qu’on lit sur la Pologne au sujet du tribunal constitutionnel, on omet lourdement de préciser que le gouvernement libéral précédent à changé plusieurs juges de ce tribunal avant leur fin de mandat, et ce avant l’investiture du nouveau président, avec des juges favorables à leur ligne politique, afin de pouvoir peser contres toutes les réformes annoncées par le nouveau gouvernement conservateur. Changements qui ont été qualifiés d’anticonstitutionnel par ce même tribunal.
      Donc la présentation qui est proposée au paragraphe 3 de cette séquence par la journaliste est biaisée.
      “Vu l’ampleur des manifestations qui ont paralysé toutes les grandes villes polonaises”. Il n’y a eu ici aucune ville “paralysée”. La première grande manifestation à Varsovie, relayée dans les médias avec 250 000 personnes a en réalité rassemblé au grand maximum 60 000 personnes à ce que j’ai pu constater.
      La presse n’a jamais été vraiment objective dans ce pays, aussi bien avant que maintenant. Sans parler de la purge journalistique sous PO.
      PiS n’a jamais eu le projet de revenir sur la loi de l’IVG. Je note l’hypocrisie des manifestants et politiques d’opposition qui sont restés absents lorsque cette loi aurait pû être assouplie lors des 2 mandatures précédentes.
      PiS est aujourd’hui crédité d’à peu près 40% de bonnes opinions, Nowoczesna a littéralement plongé, de 22% à 9% suite à sa séquence délirante de la fin d’année, PO pas mieux avec à peine plus de 20% et sa maire de Varsovie empêtrée dans un gros scandale sur fond de reprivatisations et de rachat/revente d’immeubles par des avocats véreux aux méthodes plus qu’exécrables.
      Comme la grosse majorité des européens aujourd’hui, une partie non négligeable des polonais ne supportent plus la main mise de Bruxelles dans tous les aspects de la vie politique polonaise. Les polonais et politiques sont pro-européens, mais certainement pas pour une Europe fédérale, au désespoir des têtes pensantes de l’UE.

      • 27 Février 2017 à 10h09

        steed59 dit

        c’est fou comme partout en Europe les mêmes causes produisent les mêmes effets

    • 25 Février 2017 à 17h45

      la ménagère dit

      On dit “le premier ministre, madame…etc.” et non “la Première ministre” il me semble. Je doute que de tous, elle ait été la première à devenir ministre…

    • 24 Février 2017 à 19h49

      cage dit

      ach!! Que serait l’UE sans cette bête de somme pour sa mauvaise conscience qu’est la Pologne!!!

      • 26 Février 2017 à 0h02

        Schlemihl dit

        Hue vieille carne !

        Quand je déguste
        J’ veux qu’ on soit saoul
        Disait Auguste
        Dans un glouglou
        La soif nous traque
        Et nous flapit
        Buvons d’ attaque
        Et sans répit
        Par ma moustache
        Nul ne s’ moqua
        Du blanc panache
        De ma czapka
        On a bonne trogne
        Quand on a bu
        Vive la Pologne
        Et l’ Père Ubu

        Alfrzed Jarzy 

    • 24 Février 2017 à 15h18

      rolberg dit

      Bien oui, les Polonais préfèrent faire ce qu’ils veulent tout en étant protégés par l’UE. Plus catholiques que ça, tu meurs.

    • 23 Février 2017 à 20h36

      Schlemihl dit

      Qui le sait en France ? M Waszczykowski manie la lyre comme le sabre et a enrichi les lettres

      Szmoglarlid

      De szypfirer zogt : Mir hoben coll gewonnen
      Ich zehe de Frische Haff rechc
      Unt forwec mis em sznaps unt sznik
      Unt rollen di fassen Eau de vie
      Ajn cwaj draj
      Zogt de firer unt rollen di fassen Eau de vie

      De weszter zogt : hir komt uns di szyp
      Zi ist hinten Westerplatte
      Ajlen zi bridelech , cu uns komt ojch a groise rebbe
      Riksdalen Marke Thaler
      Ajn cwaj draj
      Bewegen uns , zogt de weszter , bewegen uns fir dos gelt

      Zogt aber Pan Lojtnant Majneger
      Nu chlopcy , komen di szmoglars an
      Halten zi di gonif sztark unt fest
      Wer Wil kampfen , zo er wirt am ibelbojm hangen
      Ajn cwaj draj
      unt , zogt Pan Lojtnant , wirt uns di rojte cunge cajgen .

      Tout cela n’ est il pas d’ un charme très prenant ? on en regretterait de ne pas connaître la poésie de ces pays , et si le Ciel le voulait , nous aussi nous parlerions du cul .

      • 24 Février 2017 à 7h30

        accenteur dit

        Sans traduction cela manque singulièrement de charme.

        • 24 Février 2017 à 13h42

          Schlemihl dit

          Chant des contrebandiers

          le capitaine dit : on a enfoncé la douane !
          je peux voir le Frische Haff à tribord
          en avant avec le schnaps et le schnick
          et roulent les tonneaux d’ Eau de vie
          un , deux , trois
          le capitaine a dit et roulent les tonneaux d’ Eau de vie

          Le guetteur dit : le bateau arrive
          il est derrière la Westerplatte
          Hâtez vous petits frères , il nous arrive un gros bénef
          Des rixdales , marks , thalers
          un , deux , trois
          bougez vous , dit le garde , bougez vous pour la galette !

          Mais dit le Lieutenant Meineger
          Ca les gars , les contrebandiers rappliquent
          Attrapez moi cette bande de voleurs , fort et ferme
          Qui voudra combattre ira pendre à l’ arbre du mal
          un , deux , trois
          et , dit le lieutenant , il rotera sa langue au bout d’ une corde

          Waszczykowski

    • 23 Février 2017 à 20h34

      dacey dit

      “C’est grâce à la mobilisation des Polonais que le gouvernement conservateur a retiré son projet de loi ultra-restrictive sur l’avortement”. Hou le méchant gouvernement conservateur qui voulait interdir le crime d’avortement ! On sent le soulagement de l’auteur de l’article de constater que, heureusement, le bon peuple veille. Imaginer, interdire l’avortement, quelle horreur!

    • 23 Février 2017 à 17h46

      Ganzo dit

      L’Europe c’es un coup d’Etat continental, un pouvoir incontrôlé par les citoyens et dicté par les “lobbies”. On pourrait développer “lobbies” mais j’ai la nauséee.

    • 23 Février 2017 à 17h15

      durru dit

      “L’Europe” (enfin, on parle bien de l’UE ici) est également incapable de bien d’autres choses. Si vous voulez vous changer un peu les idées: http://institutdeslibertes.org/pourquoi-et-comment-leuro-detruit-leurope/

    • 23 Février 2017 à 16h35

      bèche dit

      Quelques précisions:
      -Une des interprétations de la droite polonaise (médias, politiques, juristes etc) du conlit autour du Tribunal Constitutionnel veut que le parti de Jaroslaw Kaczynski ait voulu modifier la loi sur le Tribunal afin de “réctifier” une démarche législative illégale (ou semi-légale) du gouvernement précédent (Plateforme civique). En effet, ce dernier, en prévoyant qu’il ne serait plus réélu, se serait décidé à faire en sorte de garder la main sur le seul organe apte à influer sur les projets de loi et les lois votées par Droit et Justice. Il me semble que la question de la légalité ou non des démarches entreprises par Kaczynski est tout de même plus épineuse que ne le laisse etendre l’auteure de cet article vu les débats animés entre juristes qu’elle a suscité.
      -Il me parait assez étrange de parler de l’euro-scepticisme de Droit et Justice vu à quel point ce parti est pro-européen, cause pour laquelle il est d’ailleurs très attaqué par une partie des acteurs politiques plus à droite (Janusz Korwin-Mikke cité dans l’article en est un bon exemple). Une autre question qui peut être débattue, est la vision de l’Europe que prône le parti de Jaroslaw Kaczynski (contre une Union “fédérale” et pour une plus grande autonomie des États-membres).
      -Droit et Justice n’a pas proposé de ” projet de loi ultra-restrictive sur l’avortement “. Ce projet de loi est l’oeuvre de l’institut Ordo Iuris qui n’a rien à voir avec le parti de Kaczynski.

      • 23 Février 2017 à 17h24

        durru dit

        Le parti de M. Tusk (Plateforme Civique) en a fait une belle avant de partir, qui lui a plutôt réussi. Le retournement de veste sur les quotas de migrants, action faite carrément après les élections, mais avant la prise de fonctions de la nouvelle majorité.
        D’ailleurs, le gouvernement polonais actuel a décidé d’attaquer la légalité de cette décision. Avez-vous des informations à ce sujet?

        • 23 Février 2017 à 17h47

          bèche dit

          À ma connaissance cette loi n’est pas entrée en vigueur, Droit et Justice étant un parti formellement opposé à l’accueil des migrants en Pologne.

        • 23 Février 2017 à 18h11

          durru dit

          Je parlais au niveau européen, car la décision prise à majorité qualifiée suite au retournement du gouvernement polonais plus vraiment légitime s’est imposée à l’ensemble des pays, de par les accords de l’Union. Faudrait que je me renseigne…

    • 23 Février 2017 à 15h42

      isa dit

      Mais cassez- vous les Polaks et vite!

      • 23 Février 2017 à 15h46

        lisa dit

        Raciste !

      • 23 Février 2017 à 16h10

        steed59 dit

        mais cassez-vous les tunisiennes et vite !

      • 23 Février 2017 à 16h35

        jeanpierremartin dit

        Je me demande toujours qu’est ce qui peut bien motiver ce genre de phrase “Mais cassez-vous les…”
        Peut importe par quoi on remplace les points de suspension.
        Quel raisonnement vous conduit à cette phrase rejetant tout un peuple ?

      • 24 Février 2017 à 19h45

        cage dit

        qu’ils se cassent…
        tant que restent les polonaises…

    • 23 Février 2017 à 15h33

      Schlemihl dit

      Pospolita ruszenie ! Pan Waszczykowski est un gaillard du genre du général Cambronne , il ne mâche pas ses mots .

      Ou bien l’ UE est capable d’ imposer les règles démocratique , ou bien … elle sert à quoi ? efficacité militaire ? économique ? les Polonais y croient , ça se voit , ont ils raison ?

      Ou bien les Polonais veulent être membres du club et alors ils respectent le règlement . Ou bien ….

      Tout cela me parait fonctionner comme du papier de chiottes dans un saxophone .

      Liberum veto mes enfants et beaucoup de choses autour .

      • 23 Février 2017 à 15h35

        beubeuh dit

        Evidemment ce qui s’est passé en Roumanie le mois dernier compte pour du beurre.

        • 23 Février 2017 à 17h20

          durru dit

          Quel rapport? Une quelconque intervention européenne? Les Roumains se sont très bien débrouillé tout seuls.

        • 23 Février 2017 à 23h11

          beubeuh dit

          Le parquet anti-corruption qui fait le ménage dans la classe politique roumaine, et que les manifestants se sont mobilisés pour soutenir, a été mis en place à la suite de l’adhésion à l’UE. Il s’agissait d’un critère d’adhésion. Il a bénéficie pour sa mise en place de l’appui technique et financier de l’Union européenne.

        • 24 Février 2017 à 0h17

          durru dit

          Ah… ces bons à rien de Roumains, des ploucs incapables et stupides. Sans l’Europe, ils seraient encore à payer leurs pots-de-vin à chaque petite démarche administrative. Bien sûr. Autre chose?
          Les manifestants se sont mobilisés pour bloquer une loi d’amnistie et de dépénalisation de la “petite” corruption. Le parquet anti-corruption fait du bon boulot, mais faut pas croire, il a lui-même son propre agenda…
          N’essayez pas de comprendre ce qui se passe là-bas, ça dépasse très largement vos capacités.
          Quant aux critères d’adhésion, faudrait savoir que plein de critères que la Roumanie ou d’autres nouveaux adhérents ont été tenus à respecter dès le départ n’ont jamais été respectés par d’anciens membres. Le deux poids – deux mesures fonctionne à fond dans le paradis démocratique qu’est l’UE.

      • 23 Février 2017 à 15h43

        golvan dit

        @ Schlemihl à 15h33
        C’est exactement ce que je développe dans mon post plus bas.
        Soit il y a des règles et on les respecte, mais l’UE a beaucoup trop peur de perdre des membres pour prendre des mesures coercitives réelles, ou bien les Etats font ce qu’ils veulent, et alors l’UE n’existe pas.
        Concrètement l’UE ne peut être qu’une fédération au sein de laquelle les Etats n’existent plus, mais tout le monde fait semblant de ne pas le savoir car les peuples européens ne le souhaitent pas.
        On se retrouve donc le cul entre deux chaises et seule l’Allemagne prospère année après année, du moins en apparence.

        • 23 Février 2017 à 16h33

          Schlemihl dit

          Ce n’ est plus une UE , mais une pétaudière .

          Le Roi Pétaud , vu son nom , devait gagner au concours de pets . Ce mode de succession me plait d’avantage que les règles actuelles .

          Au concours de pets aux USA qui aurait gagné ? et qui gagnerait chez nous ? et ailleurs ?

          Nous aurions des gouvernements pleins de pétulance dans le monde entier et surement pas pires que ceux de maintenant .

          Le concours de pets en Corée , en Pologne , en France , partout ..et les candidats devront donner le meilleur d’ eux mêmes .

          Et , Golvan , se trouver le cul entre deux chaises a ses avantages .

    • 23 Février 2017 à 15h31

      beubeuh dit

      La procédure de l’article 7 évoquée dans cet article n’est pas du ressort de la Commission, mais du Conseil des Etats membres.

      Par ailleurs si je comprends bien cet article, il est reproché à la Commission de ne pas agir assez sur cette question Polonaise, avant de conclure qu’il serait une erreur d’agir et qu’il faudrait surtout laisser les Polonais se démerder. Bref, ne cherchez surtout pas la logique, ce qu’il faut retenir c’est que l’Europe a tort.

      • 23 Février 2017 à 15h35

        Sancho Pensum dit

        C’est la logique causeurienne. Je crois que pour tous les articles qui sont publiés ici, il y a un petit génie malfaisant qui ajoute son grain de sel au premier jet des pigistes : – t’as pas assez critiqué l’Europe, t’as oublié de dire du mal de Libé et de Mediapart, t’as pas assez cassé de PD ou de bougnoules, t’as pas assez défendu de fraudeurs fiscaux ou de prédateurs sexuels…

        • 23 Février 2017 à 15h49

          lisa dit

          Sancho, pas étonnant que l’on ne vous lise pas !

        • 23 Février 2017 à 17h49

          Sancho Pensum dit

          Que venez-vous de faire ?

    • 23 Février 2017 à 15h15

      accenteur dit

      La prise de pouvoir par un organisme quel qu’il soit, où qu’il soit, quelle que soit la raison pour laquelle il s’est constitué, est inéluctable. la commission européenne tend à vouloir dominer les états et leurs représentants élus.

      • 23 Février 2017 à 15h20

        Rattachiste dit

        Et elle le fait. Vous avez déjà vu les représentants des Etats-Membres face à la Commission dans une réunion. Moi j’en vois tous les mois. Certains ont pour mandat de suivre la Commission quoi qu’elle dise. Je vois parfois leur visages déconfits lorsqu’ils votent une chose en dépit de tout bon sens mais les ordres de Bruxelles sont les ordres n’est-ce pas ?

        • 23 Février 2017 à 16h57

          accenteur dit

          Il en va de la commission comme du Coran, sa puissance tient aux textes de lois qu’on doit suivre scrupuleusement, ils sont la vérité absolue. Avant le Brexit des “gens des “textes” nous expliquaient tantôt doctement tantôt horrifiés qu’on ne POUVAIT pas sortir de l’Europe, aucun texte ne l’ayant prévu. Mais l’Anglais l’a fait.

    • 23 Février 2017 à 15h13

      golvan dit

      ” les deux pays membres les plus critiqués par les eurocrates sont les pays les plus enthousiastes vis-à-vis de l’UE” Tout est dit dans cette phrase, et les deux pays en question sont les plus nationalistes, la Pologne se foutant pas mal d’acheter européen et se faisant le fidèle vassal des Usa dans ses achats d’armement.
      Il serait peut-être temps de comprendre que la seule logique de l’UE est l’intégration définitive avec disparition des nations la composant, suivant en cela le projet (masqué et dissimulé) de Jean Monnet.
      Des nations enthousiastes mais jouant (logiquement) leur carte personnelle et nationale, voire nationaliste, n’ont finalement rien compris à l’UE.
      Le seul pays autorisé à jouer sa carte nationale à fond et sans complexe est l’Allemagne qui a réussi à imposer sa monnaie l’euro-mark, les autres pays doivent accepter leur disparition.
      Quant aux Français, ils ne comprennent l’UE que comme un agrandissement de la France avec autant de fonctionnaires par tête d’habitant et les mêmes prélèvements que chez eux, voire avec, nouveauté, un RU européen, alors qu’absolument aucun Européen ne souhaite rejoindre l’enfer fiscal qu’est la France.
      Il semble donc que de la Pologne à la France, ce soit la confusion qui règne vis-à-vis de l’UE.

    • 23 Février 2017 à 14h55

      Rattachiste dit

      Verhofstadt dit que ce n’est pas bien de pas avoir mis la réforme de la Cour Constitutionnelle dans son programme. Il me fait rigoler le Flamand. Jamais, mais alors là jamais, son parti n’a dit ce qu’il ferait une fois au pouvoir pour la bonne raison que le système proportionnel conduit à des accords de gouvernement post-éléctoraux qui n’ont rien à voir avec les programmes des partis.
      Verhofstadt a ouvert des article de la Consitution à révision avant les élections et ne les a pas modifiés par la suite, son parti a été en faveur de conventions à Strasbourg et ne les a pas ratifiées en Belgique.

      Ce mec est lamentable, que les rédacteurs de Causeur évitent de le citer, avec lui c’est deux phrases, trois conneries.

    • 23 Février 2017 à 14h40

      steed59 dit

      pas mal la chute

    • 23 Février 2017 à 14h29

      Sancho Pensum dit

      Le 1er mai 2004, on s’est réveillé avec dix pays de merde en plus dans l’Union européenne. On n’a pas fini d’en payer le prix. Malte et Chypre, passe encore. Mais les huit autres, franchement… Corruption, népotisme, tentations totalitaires… qu’avait-on besoin d’inviter cette racaille au banquet européen ?

      • 23 Février 2017 à 14h49

        Rattachiste dit

        Malte et Chypre sont des nids à corruption où les Britanniques planquent leur pognon ils ont une voix égale à celle de la France dans certains domaines… Pour un européiste comme vous, il est étonnant de vous voir mépriser une grande partie de l’Europe.

        Vous devriez avoir l’honnêteté de reconnaître que l’UE est un grand bordel depuis sa conception et que son élargissement n’a fait qu’approfondir ses failles.

        • 23 Février 2017 à 14h56

          steed59 dit

          c’est qu’auparavant on avait l’Italie, la Grèce et l’Espagne championne du monde du travail au noir c’était bien aussi

        • 23 Février 2017 à 15h07

          Sancho Pensum dit

          Je méprise avant tout les démocratures, qu’elles soient européennes ou pas. Et, même si je connais les raisons de l’adhésion de ces pays, je persiste à dire qu’il fallait être très con pour en faire entrer dix d’un coup et surtout ceux là.

        • 23 Février 2017 à 15h14

          Rattachiste dit

          Ah oui, les démocratures dans votre language, ce sont les démocraties qui votent mal. Et puis, hein, tout le monde sait que les Tribunaux constitutionnels sont peuplés de gens que le pouvoir ne démange pas, qui ne disent jamais le contraire de ce que dit la loi par le truchement des chartes de truc et de préambule de machin quand ils ne légifèrent pas carrément. De ce point de vue, l’Union européenne en est une belle de démocrature depuis que sa Cour de Justice a jugé depuis plus de 40 ans que les directives ont un effet direct alors que le traité dit le contraire, pour ne prendre que cet exemple.

        • 23 Février 2017 à 15h43

          Sancho Pensum dit

          Non, ce sont les dictatures qui se font passer pour une démocratie.
          Et non, les directives n’ont, pour la plupart, pas d’effet direct. Vous confondez avec les règlements.

        • 23 Février 2017 à 17h39

          Rattachiste dit

          Que la plupart des directives n’aient pas d’effet direct n’empêche qu’en conférer un est un abus. Et je ne les confonds pas avec les Règlements  (voir affaire 6/62 van gend en loos pour ces derniers). Sur ces sujets vous n’êtes pas de taille alors camembert.

        • 23 Février 2017 à 17h51

          Sancho Pensum dit

          Mon dieu, qu’il est drôle !

        • 24 Février 2017 à 7h53

          Rattachiste dit

          Quant à vous, on ne dira pas ce que vous êtes,…

      • 23 Février 2017 à 14h49

        durru dit

        Je doute très fort que certains des vieux membres aient une quelconque leçon à leur prodiguer dans ces domaines.

      • 23 Février 2017 à 14h59

        lisa dit

        Sancho, êtes vous pour l’entrée de la Turquie dans l’UE ?

    • 23 Février 2017 à 14h24

      Sancho Pensum dit

      « Permettez-nous d’agir en accord avec notre Constitution et non pas avec votre vision de notre Constitution. ». (…) Bien que le Polonais ait eu tort, dans la mesure où les agissements de l’actuel gouvernement de Droit et Justice sont anticonstitutionnels (…)

      Ah là-bas aussi, ils ont leurs Tartuffes ?