L’Union européenne tombera d’un coup | Causeur

L’Union européenne tombera d’un coup

Comme un château de cartes

Auteur

Roland Hureaux

Roland Hureaux
essayiste français né le 14 juin 1948 à Bayonne. Haut fonctionnaire

Publié le 10 mars 2016 / Monde Politique

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L'UE ira-t-elle vers la mort après une longue agonie ou bien le Brexit signera-t-il le début de sa véritable fin?

(Photo : Photo.AP21311813_000008)

Comme toutes les œuvres humaines, de la tour de Babel aux empires coloniaux, l’Union européenne aura un jour fait son temps. Les craquements que l’on entend aujourd’hui : crises de l’euro, récession, vagues migratoires hors de contrôle, guerre en Ukraine, peuvent laisser présager que cette échéance est proche. Quel  facteur sera fatal à l’édifice dont les bases, jetées dans le courant des années 50, semblent vermoulues : crise économique ou événement militaire ou encore élection d’une majorité hostile dans un grand pays membre ? On ne sait.

Ce que l’on peut affirmer en revanche, sans crainte de se tromper, est que cette chute se fera d’un coup, comme celle de l’Union soviétique. Même si l’Union européenne n’a, bien entendu, jamais généré à ce jour les horreurs du système communiste1, elle n’en est pas moins, elle aussi, un système idéologique, d’une sorte différente. On pourrait dire un système utopique ou encore, selon l’expression de Hayek, constructiviste. De Gaulle disait une « chimère ».

Des effets contraires aux buts poursuivis

Pour le décrire, nous pourrions commencer par ses effets : toujours le contraire de ceux qui sont recherchés. Lénine avait promis « le pain, la paix, la liberté », l’URSS eut la famine, une économie de guerre et l’esclavage. Les promesses des pères fondateurs de la construction européenne : la prospérité, une influence mondiale, la fraternité, la paix sont les unes après les autres démenties. La récession, la désindustrialisation, la crise agricole, la vassalisation au sein de l’OTAN, l’ignorance de plus en plus grande des cultures et des langues des partenaires (au bénéfice du basic english) disqualifient chaque jour ces promesses. Il n’est jusqu’à la guerre en Yougoslavie et en Ukraine, où la Commission de Bruxelles, comme l’a dit  Helmut Schmidt2,  a eu sa part de responsabilités, qui ne démente l’idée que la construction européenne pourrait être une entreprise de paix. On ajoutera : pensée pour contrôler l’Allemagne, elle lui a assuré la suprématie.

Il en résulte un sentiment d’absurdité suscité non seulement par ces contre-performances mais aussi par l’accumulation de règles qui paraissent arbitraires (et qui ont conduit, par exemple, par pur dogmatisme, au démantèlement d’EDF), un sentiment qui n’est pas sans rappeler celui qui prévalait au sein du système soviétique. Les anciens dissidents de ce dernier (Soljenitsyne, Zinoviev, Boukovski) furent d’ailleurs unanimes à souligner les ressemblances. Chez les nouveaux adhérents de l’Est, les mêmes qui soutenaient le communisme sont devenus les meilleurs partisans de l’intégration européenne et ceux qui résistaient résistent toujours.

On pourra trouver notre tableau noir. Ceux qui ont étudié le processus idéologique ont abouti à un constat sans appel : il n’en sort jamais rien de bon. Ce qui semble prospérer et qu’on met de manière fallacieuse sur le compte de l’Europe de Bruxelles s’est en réalité développé en dehors, sous la forme d’une coopération naturelle sans caractère idéologique : Airbus, Ariane, l’OCCAR3. A l’inverse, Galileo, pur produit de l’Europe de Bruxelles ne sort pas des limbes.

Un principe unique

Le processus idéologique a été défini par Hannah Arendt4 ou Jean Baechler5 : il consiste à gouverner à partir d’une idée simple, trop simple, et par là fausse, réductrice du réel, dont toutes les conséquences y compris  les plus folles sont tirées (puisque aucune idée concurrente ne vient se mettre en travers). Le communisme disait : les hommes sont aliénés par la propriété, supprimons la propriété et ils seront heureux. Les  partisans de l’Europe supranationale disent : la guerre a ravagé l’Europe, c’est la faute des Etats-nations, supprimons les Etats-nations pour ne faire qu’un seul Etat continental, ce sera la paix perpétuelle et, par la grâce de la concurrence  et de la monnaie unique, la prospérité. Tout le reste en découle. On ne se demande pas si la guerre ne proviendrait pas plutôt des  idéologies que des nations.

Ceux qui fondent leur politique sur une seule idée pensent qu’elle est géniale et qu’elle apportera le salut. Si elle s’oppose à certaines tendances naturelles de l’homme (le sens de la propriété, le sens national), il faut passer en force, au besoin contre le peuple : le jeu en vaut la chandelle. On le voit : chez les idéologues de l’Europe supranationale, la confiance ne règne pas ; ils se sentent assiégés par le chauvinisme, le protectionnisme, le nationalisme, le populisme assimilés depuis peu au racisme.  D’où le déficit démocratique (Junker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »6), l’intolérance à toute opposition, la pensée  unique, la bureaucratie  et il faut bien le dire le centralisme (l’Europe qui s’est construite, en particulier depuis l’Acte unique de 1987, est tout sauf fédérale).

Les idéologues pensent que l’idée simple qu’ils professent doit transformer la condition humaine ; ils diviseront dès lors l’histoire entre un avant fait de guerres, d’affrontements, de fanatisme et un après plus ou moins paradisiaque. Mais si cette entreprise, fondée sur une idée, est bonne pour les Européens, elle le sera pour les autres hommes. Toute entreprise  idéologique a une vocation universelle. Le socialisme ne pouvait s’établir dans un seul pays. L’Europe de Bruxelles doit répandre son idéal dans toutes ses périphéries : l’Ukraine, la Turquie et pourquoi pas demain le Maghreb et le Machrek ? Elle fait déjà la morale à l’Afrique. Idéaliste, elle est de fait impérialiste.

Méfiante de la nature (où subsistent les instincts mauvais), l’idéologie se méfie aussi de la culture. Produit d’un passé rempli d’horreurs, que l’on veut précisément dépasser, elle est suspecte. On ne dit pas à Bruxelles « Du passé faisons table rase » mais la politique culturelle et éducative qui y est promue, à base de repentance et de promotion du libéralisme-libertaire (gender, ultraféminisme), tend  à dévaluer les immenses richesses que ce passé a produites. Par méfiance du passé, et parce que toute idéologie est, de fait, une   religion séculière concurrente, l’idéologie ne pouvait qu’être hostile à la  reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe. Des racines chrétiennes dont un ami agnostique nous disait que leur négation est contraire à  la laïcité puisque la laïcité est fondée sur le respect de la vérité, scientifique ou historique.

L’irréversibilité, ce talon d’Achille

Ce que porte le mot de « construction » (du socialisme, de l’Europe) est une entreprise prométhéenne dont la preuve du bien-fondé est non point le bon fonctionnement mais la marche en avant. Elle est donc irréversible. Comme la bicyclette, elle chute si elle s’arrête, un principe qui a été opposé à satiété aux opposants des traités soumis à référendum en France en 1992 et 2005 : ne pas aller plus loin, disait-on, c’est mettre en danger tout l’édifice. Cette marche en avant signifie à la fois l’approfondissement (« vers une union toujours plus étroite » comme le dit le traité) et l’élargissement.

Le principe d’irréversibilité, qui s’appliquait  déjà au socialisme est le talon d’Achille de l’entreprise, un facteur de vulnérabilité. On peut prendre une  autre comparaison, celle du château de cartes où il suffit d’en enlever une seule pour qu’il s’effondre. C’est pourquoi tout a été fait pour maintenir Chypre puis la Grèce dans la zone euro, malgré le peu qu’ils représentent dans   l’économie du continent (respectivement 0,1 et 1,2 % du PIB européen). L’enjeu n’était pas économique mais idéologique.

C’est pourquoi le Brexit qui pourrait résulter du référendum britannique de juin 1996  engage l’avenir de la construction européenne. Techniquement, elle pourrait continuer sans le Royaume-Uni qui n’est pas partie prenante aux deux  politiques les plus importantes (la monnaie unique et la libre circulation). Mais dès lors que l’Europe de Bruxelles est une construction idéologique qui doit toujours aller de l’avant, cet échec lui serait insupportable et pourrait précipiter  la fin : qui osera, après une sécession britannique, imposer quoi que ce soit à la Grèce, quand se produira  la prochaine crise monétaire ?

Il faut donc s’attendre à ce que les pressions les plus fantastiques soient exercées sur le peuple britannique d’ici juin. A moins que les promoteurs de l’utopie aient cessé d’y croire, comme le pouvoir soviétique au temps de Gorbatchev. Tout était alors allé très vite. Il faut espérer dès lors que l’Europe qui est déjà tombée bien bas n’ait pas à subir encore dix ou quinze ans d’ère Eltsine, avec tous les désordres que cela suppose, avant de repartir de l’avant, les égarements surmontés, sur des bases assainies, c’est à dire libérées de  toute idéologie.

>>> Retrouvez en cliquant ici l’ensemble de nos articles consacrés au Brexit.

  1. Mais l’Union européenne peut encore déclencher une guerre continentale
  2. Bild, 16 mai 2014
  3. Organisation de coopération conjointe en matière d’armement dont le siège est à Bonn
  4. Hannah Arendt, Le système totalitaire, Seuil, Collection Points, 1972
  5. Jean Baechler Qu’est-ce que l’idéologie? Idées-Gallimard, 1976
  6. Le Figaro, 29 janvier 2014

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 15 Mars 2016 à 17h45

      radagast dit

      Je n’ai pas toujours apprécié les articles de M Hureaux mais celui-ci le rachète amplement .
      Oui , l’U.E. telle qu’elle est devenue est bien une idéologie .
      Peut être est-ce à cause de l’étroitesse d’esprit de nos dirigeants U.M.P.S.?
      N’entendais-je pas dernièrement M Barnier , qui ne passe pas pour eurosceptique , déplorer ce qu’il appelait “la sur-transposition” dans le droit français par NOS députés , des directives européennes?
      Je pense que nous avons raisons de dénoncer ici le fonctionnement technocratique de l’U.E., sa soumission aveugle et indiscutable au dogme de “la main invisible des marchés” , sa conception économiste de la politique et sa vision consumériste.
      Nous les subissons oh combien! mais n’est ce pas aussi parce que NOS dirigeants politiques , pour je ne sais quelles inavouables raisons ou par pure bêtise n’ont pas fait ce qu’il fallait pour utiliser tous les mécanismes à leur disposition? pour défendre les intérêts de la France et des Français comme d’autres pays l’ont fait pour leurs citoyens?
      Entre le cynisme de certains gagnés à la pensée “libérale-libertaire (Attali ou Bergé par exemple) et l’aveuglement idéologique et un peu nunuche des autres , ils auront corrompu ce qui aurait pu être une belle idée et qui leur survivra peut être.
      Je souhaite la disparition de l’U.E. dans laquelle nous vivons , je ne souhaite pas la disparition de tout sentiment européen .
      Mais une Europe crédible ne naîtra que si elle respecte les particularités de tous ses peuples au lieu de vouloir tout niveler , si elle encourage les synergies et la coopération plutôt que la concurrence à outrance , si elle ne tourne pas le dos à l’histoire commune de ses composants et si elle se conçoit comme un îlot de résistance aux excès et dérives de la mondialisation au lieu de vouloir en être le cheval de Troie.

    • 15 Mars 2016 à 17h31

      radagast dit

      Je n’ai pas toujours apprécié les articles de M Hureaux mais celui-ci le ra

    • 15 Mars 2016 à 6h32

      cage dit

      Etienne Balibar sur France Culture, hier. Pathétique discours sous perfusion de Marx/Bourdieu. Rêve d’une Europe sans nation (le mal) au profit d’un internationalisme marxiste (le bien) mais on ne sait pas très bien comment ça devrait marcher (marché?) Convergence avec DCBendit et son côté bateleur de Bernard Tapie qui aurait fait 68: “tvoua, les clivaâââges gauche/droite sont obsolèèètes, au niveau de l’UE mais pas au niveau de etc… 
      L’Europe s’échappe de leurs discours d’incontinents.

      • 15 Mars 2016 à 13h10

        Pacte-Social-Républicain dit

        Faire du batelage mode cage ne fait pas argument !

        • 15 Mars 2016 à 14h19

          cage dit

          :o)
          faut dire que côté quincaillerie argumentative, le Postier en connait un rayon.
          A propos, comment va la Vierge de Wembley? 

      • 15 Mars 2016 à 13h21

        Borgo dit

        Effectivement, Balibar a été pitoyable. Mais entendre Caroline Broué glousser à chaque sortie du maître était bien réjouissant…
        Pauvre cloche !  

    • 15 Mars 2016 à 6h09

      cage dit

      Bibi
      votre lien ne fonctionne pas ( en fait, il renvoie aux colloques de Cerisy, je souhaitais l’article du Haaretz sur B.Shannon)
      sur les sujets civilisation/culture, je renvoie aussi à ce “quelles ne sont pas” comme l’évoque Freud/Einstein ds “pourquoi la guerre”:
      “on se saurait porter un jugement d’ensemble sur les guerres de conquête. Nbre d’entre elles, comme celles des Mongols et des Turcs, n’ont apporté que du malheur, d’autres en revanche, ont contribué à la transformation de la violence en droit, en créant de plus vastes unités au sein desquelles la possibilité du recours à la force se trouvait supprimée et un nouveau régime de droit apaisait les conflits. Ainsi les conquêtes romaines qui apportèrent aux pays méditerranéens la précieuse pax romana… etc…”
      Le rapport civilisation/violence est donc au coeur du langage, où il est.. rapporté… et comme vous le signalez la “langue” a aussi son importance, car elle  devient aussi un champ de bataille et/ou chants des batailles.

    • 14 Mars 2016 à 16h22

      fleurda dit

      En lisant l’article on croirait lire le programme électoral de l’UPR de francois aselineau… Mais l’analyse est valide. Pourquoi ne tirez-vous pas les conclusions qui s’imposent? 

      • 14 Mars 2016 à 16h38

        minguette dit

        Bien vu, c’est 100% du Asselineau !

        • 14 Mars 2016 à 16h43

          durru dit

          Et donc l’analyse aussi est valide :) Pourquoi alors avoir crié autant?

    • 14 Mars 2016 à 15h54

      Pacte-Social-Républicain dit

      Autre exemple du côté fantasmatique des europhobes :
      De même que pour la Grèce où ils se sont pris une grosse gifle, leur rêve-fantasme de Brexit prélude à l’ecroulement de l’UE (comme depuis 25 ans) ne prend pas le chemin qu’ils espéraient : les sondages montrent que l’opinion britannique s’eloigne d’un brexit : http://www.theweek.co.uk/eu-referendum/65461/eu-referendum-polls-what-will-the-choice-come-down-to
      Mais ca ne vas décourager la propagande europhobe : ils preparent déjà cette future déroute en expliquant qu’ils sont victimes de “pressions” ..

    • 14 Mars 2016 à 15h24

      saintex dit

      Joli et riche débat sur culture et civilisation. Après réflexion, je me range à la définition de Bibi. Même si je sens que la part faite à la langue est trop faible, sans pour l’instant être capable d’énoncer clairement cette place. C’est d’autant plus complexe que les concepts de langues véhiculaires et vernaculaires ne me paraissent pas pouvoir être mis de côté.

      • 14 Mars 2016 à 15h48

        Pacte-Social-Républicain dit

        Et l’influence des rayons gammas sur la sexualité des pissenlits ?

        • 14 Mars 2016 à 16h08

          saintex dit

          Alors comme ça La Hurlette, ta grand-mère fait du vélo ?

      • 14 Mars 2016 à 17h17

        Pacte-Social-Républicain dit

        j’etais sûr qu’une diversion allait plaire à saintex.

        • 14 Mars 2016 à 17h48

          durru dit

          Diversion? On parlait d’un critère d’union entre les pays européens, la culture/civilisation.

        • 14 Mars 2016 à 17h53

          saintex dit

          Attention durru, tu te justifie face à La Hurlette, spécialiste de la diversion.

        • 15 Mars 2016 à 13h08

          Pacte-Social-Républicain dit

          au point de délire où vous êtes tombés, examinons donc le “branlex”(allez ! joues-nous la vierge effarouchée que je me sois mis à ton niveau !) qui faute de se mouiller se rejouit à contempler les autres excités “hurler” justement.

      • 14 Mars 2016 à 18h52

        Bibi dit

        J’ai listé la majorité des ingrédients du “gâteau”, en vrac, sans proportions.

        • 14 Mars 2016 à 21h27

          saintex dit

          Je l’ai bien vu ainsi et c’est pour ça que je m’y suis rangé.

    • 14 Mars 2016 à 13h00

      Pacte-Social-Républicain dit

      Les incohérences des europhobes qui faute de structurer un discours beuglent en tous sens :
      - reprochant à l’Europe … ce qu’ils combattent (la perte de souveraineté nationale)
      - reprochant à l’Europe … de ne pas être fiscalement, socialement harmonieuse … et s’opposant à toute initiative en ce sens (impôt fédéral, charte sociale européenne)
      - reprochant à l’Europe de ne pas être assez démocratique, mais crachant sur ses symbôles au parlement européen (hymne, drapeau) et déniant le fait que les représentants au Conseil sont des ELUS de chaque pays … utilisant des fonctionnaires, comme les élus francais.
      J’arrête là, car leur principal argument est de gueuler, plus fort, plus grossier et qu’il sont plus nombreux (ici, sur causeur).

      • 14 Mars 2016 à 14h09

        durru dit

        Ah, mais il est revenu, finalement. Ca nous manquait pour un débat structuré et courtois :)

        • 14 Mars 2016 à 15h06

          Pacte-Social-Républicain dit

          ni parti , ni revenu. Je ne vous ai pas garanti d’une présence 7j/7 ! C’est sûr que c’est plus confortable pour vous d’injurier en bande sans contradiction.

        • 14 Mars 2016 à 15h16

          durru dit

          “Les incohérences des europhobes qui faute de structurer un discours beuglent en tous sens”, “leur principal argument est de gueuler, plus fort, plus grossier et qu’il sont plus nombreux”
          C’est sûr, ça c’est de l’argumentaire. Au lieu de continuer à “injurier en bande sans contradiction”. Je vais citer Diogène, c’est la réponse la plus appropriée: Ptdr!!!

      • 14 Mars 2016 à 15h36

        Pacte-Social-Républicain dit

        durru, l’affirmation que tu rappelles n’est pas un argument.
        Cependant je l’ai développé par ailleurs : vous ne cessez de clamer que ceux qui ne beuglent votre europhobie seraient isolés, aveugles et vous les injuriez copieusement (pas vous specialement).
        Pas le moindre argument (pas faute de l’avoir demandé) en faveur des caprices de quitter l’euro, l’UE). C’est COMME CA …”les autres sont aveugles”.

    • 14 Mars 2016 à 11h48

      RED (From Tex) dit

      Dommage que la phrase essentielle soit juste… entre parenthèses ! Comme un “détail”…

      «(l’Europe qui s’est construite, en particulier depuis l’Acte unique de 1987, est tout sauf fédérale)»

      Eh oui. Le problème, c’est que l’Europe n’est PAS fédérale, mais est bien en réalité une “Europe des Nations” où les nations, et en fait les DIRIGEANTS des nations, nomment des fonctionnaires à Bruxelles pour ensuite se défausser sur eux des décisions qu’ils ne sont pas capables d’assumer !

      Tout ça parce que MM. Hollande et ses prédécesseurs préfèrent être “Président de la République” plutôt que “Gouverneur d’un état fédéré”…

      • 14 Mars 2016 à 16h37

        minguette dit

        Et oui, l’UE n’est pas une fédération, elle est donc coincée entre ceux qui lui reprochent tout et n’importe quoi (trop libérale ou pas assez, trop intégrée ou pas assez, trop démocratique ou pas assez… d’exister en fait) et les gouvernants qui ne pensent qu’à leur réélection et dont elle est une variable d’ajustement comme les autres.
        Elle ne peut pas rester dans cet entre-deux, ce n’est pas viable. 

        • 14 Mars 2016 à 17h24

          Pacte-Social-Républicain dit

          “pas viable” n’est pas le mot, puisqu’”elle vit”.
          Reste à savoir si les processus destructeurs gagneront ou si un élan reviendra.
          Tiens, Hollande qui n’a plus rien à espérer électoralement pourrait faire oeuvre d’utilité dans le domaine.
          Rappellons un des éléments de la propagande des FN qui s’agitent sur des arguments que personne n’avance : “l’irréversibilité” de la contruction européeenne.
          Et non, ce n’est pas irréversible ! L’Europe et la France ont connu des ages sombres de plusieurs siècles ou après une prospérité relative, des forces sécessionnistes ont repris pouvoir et enfoncé les populations dans l’arriérisme, les famines. Donc oui, l’Europe peut s’enfoncer à nouveau vers des “dark ages” ! Le FN, mais aussi Daesh en rêvent !