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Un strapontin pour le député Hunault

Publié le 18 avril 2010 à 7:00 dans Brèves

Un député du Nouveau Centre, l’indispensable Michel Hunault – qui a été jadis au RPR, à l’UMP, et à l’UDF – s’est fendu mardi d’une proposition de loi comique à l’Assemblée Nationale : l’instauration, en France, d’une vice-Président. Manifestement bouleversé par la mort récente du Président polonais dans un crash aérien, le député de Loire-Atlantique nous assure que cette mesure “permettrait dans des circonstances exceptionnelles d’assurer la continuité de l’Etat”.

N’ignorant pourtant pas – j’imagine – le rôle que notre constitution a prévu pour le Président du Sénat, qui doit prendre en charge l’intérim du pouvoir en cas de mort du Président de la République, M. Hunault (un avocat défenseur de l’éthique en politique) se met bille en tête de créer cet improbable “strapontin” présidentiel. N’ayons pas mauvais esprit… ne nous demandons pas si cette proposition pourrait être motivée par l’idée fantasmatique de réserver à un membre du Nouveau Centre une petite place à l’ombre du pouvoir suprême… Non, cette proposition de loi a été présentée sous le coup d’une émotion profonde et sincère.

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  • 19 April 2010 à 13h33

    caton dit

    Quand j’entends le nom Michel qui n’est pas suivi d’Hunault, je me désespère.
    Alors pour être sûr d’entendre parler de moi, je fais des propositions assez simplettes pour que tout le monde puisse comprendre..

  • 18 April 2010 à 19h11

    xc dit

    @Guyot
    Il ne faudrait certainement pas rééditer quelque chose dans le genre des rapports entre Roosevelt et Truman, le second n’ayant appris qu’au décès du premier l’existence de la bombe A US….

    Personnellement, je verrais plutôt un intérim assuré par le premier ministre, lequel cumulerait 2 fonctions.

  • 18 April 2010 à 18h34

    Ludovic Lefebvre dit

    Petite coquille fix, “une vice-président.”

    Le politique n’a plus d’autres alternatives que de faire de la non-politique. J’adore cette époque, elle est comique et utile. La gueuse se suicide.

  • 18 April 2010 à 13h30

    guyot dit

    Il est vrai que vu la présidentialisation de plus en plus marquée du régime, et la durée égale des mandats du présiden et des députés, un vice président ne serait pas forcément une mauvaise idée. Mais cela demande réflexion. Une réforme constitutionelle ne doit pas se faire sous le coup de l émotion. Si on avait un vice président, que ferait il en attendant le décès éventuel du titulaire? Inaugurateur de chrysanthèmes ? Collaborateur du président ? Premier ministre bis ? On peut imaginer pour 2012 un ticket Sarkozy-Villepin face à Aubry-Royal … Ou pourquoi pas Jean Sarkozy en vice président de son père … Ou Carla en régente… Le Président est mort, vive le Président !

  • 18 April 2010 à 12h49

    xc dit

    J’ajouterai qu’à l’époque où le Président était élu pour 7 ans, on pouvait se permettre d’en élire un nouveau quand l’un d’eux ne terminait pas son mandat. Depuis que le mandat est réduit à 5 ans, on peut estimer que ça ferait des élections à intervalles trop rapprochés.

    @Guyot: vous n’avez pas à redouter l’élection d’un “vice-Sarkozy”, du moins, pas tout de suite. Si l’institution du vice-président était adoptée, elle n’interviendrait effectivement qu’à la prochaine élection présidentielle suivant son adoption. Une telle institution n’a de sens que si Président et Vice-Président sont élus ensemble. Vous imaginez Ségolène, ou Martine, élue vice-présidente de Sarkozy ?

  • 18 April 2010 à 10h08

    xc dit

    Dans la version d’origine de la Constitution de 1958, le Président de la République et celui du Sénat sont élus au suffrage indirect, pas directement par les Français, mais par leurs élus. Et le Président de la République n’avait pas vocation à s’occuper de tout. Il était donc légitime que l’intérim du premier soit assuré par le second, cela ne devait pas avoir grande incidence. Mais la révision constitutionnelle de 1962 a mis en place l’élection du Président de la République au suffrage direct, ce qui lui a donné une légitimité que celui du Sénat ne pouvait avoir. Avec le quinquennat et Sarko, le Président de la République est devenu celui qui s’occupe de tout. Mais en cas d’intérim, le président du Sénat n’aurait pas le même poids politique que celui qu’il remplace, il s’en suivrait la paralysie de nos institutions le temps que soit élu un nouveau Président. D’où l’utilité d’un vice-président.
    PS: c’est volontairement que je parle pas de “suffrage universel”, souvent confondu, y compris par les politiciens, avec le suffrage direct.

  • 18 April 2010 à 9h05

    guyot dit

    Jusqu ici, après un fait divers, on faisait une nouvelle loi . Maintenant on pond une réforme constitutionnelle ! Voilà ce que c est de légiférer sous le coup de l émotion et les feux de l actualité. Je propose une réforme, qu un député cède la place à son suppléant, s il fait preuve de son incompétence. Quand Pompidou est mort, il n y avait pas de Vice-président ; on c est bien débrouillé quand même ! Notre président a assez de vices, n en rajoutons pas.