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Un jour la démocratie viendra…

Démocratie, belle espérance !

Publié le 07 février 2012 à 18:00 dans Politique

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Photo : http://www.ndf.fr

À 15 ans, et même à 20, la démocratie ne me faisait pas bander. Concevoir qu’une forme politique, quelle qu’elle fût, pût résoudre cette tragédie métaphysique qui s’appelle l’homme était au-dessus de mes forces. Peut-être est-on trop sérieux à cet âge-là, mais un gouvernement fondé sur l’accumulation des désirs d’une plèbe dont on connaît assez, pour la fréquenter tous les jours, la misère intérieure et l’appétit du ventre − quand ce n’est pas du bas-ventre − ne réjouit pas la glande pinéale. Si j’arrivais assez bien à comprendre, comme tout adolescent ou jeune homme, c’est-à-dire comme tout romantique, qu’un peuple ait pu se battre et mourir pour sa liberté, je n’admettais pas que la conclusion logique de cette grandiose révolte put être le régime parlementaro-présidentiel dans lequel l’affairiste Mitterrand disputait la palme de l’héroïsme au robotique Chirac. Non, vraiment, je n’y voyais rien à admirer, pas plus qu’à aimer. Enfant, déjà, j’avais peur de la petite main jaune qu’Harlem et ses potes voulaient nous coller au revers de l’anorak comme un symbole rituel. Elle figurait pour moi notre entrée dans ce monde de la démocratie, et j’aurais crevé plutôt que d’en être.

J’en avais déduit assez naturellement, et sans que ma culture familiale y soit étrangère, qu’il valait mieux devant le mal éternel choisir la meilleure part, c’est-à-dire celle de la gloire, de l’honneur et de la grandeur. Et à la notable exception de de Gaulle, dans l’histoire de ma France, ces trois-là n’étaient pas du côté des démocrates.

[...]

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  • 8 February 2012 à 11h35

    livia dit

    Quel dommage que nos médias copient ce qui m’a tjr agacée dans les médias italiens , le pire et les petites phrases, la polémique stérile, sans contrebalancer par l’approfondissement des sujets .
    Lisez donc la Presse étrangère pour comparer.

    Euh…notre école de journalisme sont-elles libres idéologiquement ? s’il y a plusieurs ou justes bonnes à former des clones de la pensée unique ?
    C’est dangereux à tous égards, car ce sont eux qui diffusent à haute dose.
    Je sais bien critiquer la presse c’est LE mal absolu. ,-)

  • 7 February 2012 à 21h11

    Mangouste1 dit

    Fiorino,

    Pardon, mais parfois vous êtes d’un lourd!

    Guillebon,

    Merci pour votre très bon texte, je l’avais déjà noté en recevant le magazine. Je plussoie Guenièvre. 

    • 8 February 2012 à 10h47

      Fiorino dit

      Je ne suis pas lourd je suis perspicace ;-). Guillebon parle de leçons de démocratie données par la Suisse. En voilà une :-)
      Je pense que Guillebon n’est pas content de la France d’aujourd’hui trop mécreant à ses yeux, et ils fantasme sur des pays à un moment c’est l’hongrie, l’autre la suisse, mais au font derrière tout cela il y a une culture commune: la sécularisation, la privatisation e libéralisation de la réligion qui fait que la pluspart des catholiques ont bcp plus de choses un commun avec un ahtée comme moi qu’avec un type comme Guillebon dont si internet n’existait pas j’aurai jamais fais la conaissance. Peut-être que ça changera un jour, qu’on reviendra “aux sources” mais pas en faisant croire qu’à l’étranger c’est le bonheur pour les croyants, ça fait dix ans qu’on nous joue cette musique. Je vous invite à remercier la France pour son système educatif qui protége les écoles cathos. En Italie vous auriez bcp de mal à vivre avec votre salaire dans le privé dans des écoles cathos qui exploitent les professeurs qui n’ont pas l’agrégation dans le public et de toute façon qui sont en traint de fermer les unes après les autres. Je m’arrête là je vous laisse discuter entre vous.

  • 7 February 2012 à 20h57

    laborie dit

    Chez nous il manque le catalyseur de la monarchie constitutionnelle. On a fait tomber une tête et on n’est pas prêt hélas à la recoudre…

  • 7 February 2012 à 20h04

    Guenièvre dit

    Très bon texte, très bonne analyse: la démocratie est un idéal, une quête : en démocratie rien n’est acquis, tout reste à faire, la démocratie est toujours à conquérir. Tous les malentendus viennent du fait que l’on croit qu’elle est un fait accompli.
    De plus c’est un régime fragile et qui porte en elle-même des possibilités de dérive. Rien ne prouve que la majorité a nécessairement raison. On y fait le pari, d’amener les meilleurs aux postes dirigeants mais dans les périodes troublées on a aussi le risque que ce soient les plus intéressés ou les médiocres qui arrivent au pouvoir.
    En plus, La démocratie n’a de sens que portée par un vrai travail éducatif.C’est là que le bât blesse aujourd’hui.

    Là où je serai plus perplexe évidemment c’est sur cette phrase : « C’est ici qu’il faut nécessairement en appeler à quelque chose de supérieur, sur lequel aucun accord général n’a été trouvé en deux cents ans. »

    Quelque chose de supérieur ? je ne comprends pas bien le mot “supérieur “. En démocratie il ne peut pas y avoir de pouvoir supérieur, ni de structures à priori, les hommes sont les inventeurs des structures dans lesquelles ils s’inscrivent.

    • 7 February 2012 à 20h05

      Guenièvre dit

      qui porte en lui-même…

  • 7 February 2012 à 18h14

    Fiorino dit

    C’est vrai De Guillebon la Suisse a approuvé par référendum le pacs.

    • 8 February 2012 à 10h24

      red benjamin dit

      Fiorino…
      Quel rapport avec l’unité de civilisation appelée de ses voeux par J.deG.?
      Vous êtes pénible.

      • 8 February 2012 à 10h38

        Fiorino dit

        On y parlait de la Suisse…