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	<title>Comments on: Un écran de fumée sur le Rwanda</title>
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	<description>Surtout si vous n&#039;êtes pas d&#039;accord</description>
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		<title>By: sinumvayabo</title>
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		<dc:creator>sinumvayabo</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 22:11:44 +0000</pubDate>
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		<description>C´est a croire que l´histoire se repete car malgre les difficultes qu´a connu la region des grands lacs, il y a neamoins un espoir, cet espoir  qui fait que  trionpher la verite a la surprise de toute l´humanite. . 
La repetition d´une chose, une situtiation quelconque par plus d´une personne ne constitue pas la gratuite de l´affirmation mais plutot la confirmation d´une verite absolue.
Le combat pour faire triompher la verite est une tache pour  l´humanite.
Ce meme combat est encourage par notre Createur dans le livre saint par les propos que suivant :
&quot; S´il n´y avait pas des bonnes gens pour combattre et repousser les mauvaises, le monde serait corrompu &quot; Coran</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C´est a croire que l´histoire se repete car malgre les difficultes qu´a connu la region des grands lacs, il y a neamoins un espoir, cet espoir  qui fait que  trionpher la verite a la surprise de toute l´humanite. .<br />
La repetition d´une chose, une situtiation quelconque par plus d´une personne ne constitue pas la gratuite de l´affirmation mais plutot la confirmation d´une verite absolue.<br />
Le combat pour faire triompher la verite est une tache pour  l´humanite.<br />
Ce meme combat est encourage par notre Createur dans le livre saint par les propos que suivant :<br />
&#8221; S´il n´y avait pas des bonnes gens pour combattre et repousser les mauvaises, le monde serait corrompu &#8221; Coran</p>
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		<title>By: Beckner</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15996</link>
		<dc:creator>Beckner</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 09:56:08 +0000</pubDate>
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		<description>Et si Mittérand avez raison?

Depuis vendredi dernier, le Rwanda est devenu un pays anglophone. Après l&#039;exclusion des rwandais de l&#039;intérieur de la vie politique, économique et sociale, les criminels du FPR les excluent culturellement. Où va -t- trouver des enseignants pour dispener les cours aux hutu et rescapés tutsi? Où vont-ils trouver des traducteurs pour eux des textes officiels ? Le &quot;parlement rwandais majoritairement composé de femme&quot; n&#039;a même pas été consulté! Que vont nous dire les activistes des droits de l&#039;homme du FPR? Vont-ils se lever et défendre les libertés des &quot;hutu&quot; qu&#039;ils ont globalement accusé de génocidaires (les &quot;hutu-modérés&quot; sont morts) ? Le serpen se mort la queu</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et si Mittérand avez raison?</p>
<p>Depuis vendredi dernier, le Rwanda est devenu un pays anglophone. Après l&#8217;exclusion des rwandais de l&#8217;intérieur de la vie politique, économique et sociale, les criminels du FPR les excluent culturellement. Où va -t- trouver des enseignants pour dispener les cours aux hutu et rescapés tutsi? Où vont-ils trouver des traducteurs pour eux des textes officiels ? Le &#8220;parlement rwandais majoritairement composé de femme&#8221; n&#8217;a même pas été consulté! Que vont nous dire les activistes des droits de l&#8217;homme du FPR? Vont-ils se lever et défendre les libertés des &#8220;hutu&#8221; qu&#8217;ils ont globalement accusé de génocidaires (les &#8220;hutu-modérés&#8221; sont morts) ? Le serpen se mort la queu</p>
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		<title>By: Kabanda</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15716</link>
		<dc:creator>Kabanda</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 09:48:17 +0000</pubDate>
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		<description>Monsieur Emmanuel • 09.10.08 à 13:02,
Vous vous interrogez sur M. Cattier, Emmanuel je suppose de Survie France, etc.,  sur lequel je n&#039;ai rien à ajouter, et encore moins sur « leurs » intentions que, pourtant, je vois clairement. 
Vous avez écrit et je cite : « Ça fait un moment que M. Cattier nous réfère à son site (paraît-il bien documenté), mais malheureusement pareille infos y est absente. Où est le sérieux? » Je vous inviterais à lire, d’abord,  Jean-Christophe NIZEYIMANA à l’adresse que j’affiche en fin de page ; puis me daigner d’une réponse éventuellement. 
L’objet du présent message est : Pourquoi ce site www.iwacu1.com qui a intérêt à se faire connaître au plus grand monde possible se limite à en autoriser l’accès à ses associés ? Les autres, les Cattier ne font pas de la sorte … ! En d’autres termes, pourquoi leurs écrits sont fermés au libre accès ; car, à force de s’inscrire ici et là, on perd le mot de passe ! Lien :
http://www.iwacu1.com/news/article.php?lang=francais&amp;dfrom=0&amp;id=340&amp;catid=politique</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Emmanuel • 09.10.08 à 13:02,<br />
Vous vous interrogez sur M. Cattier, Emmanuel je suppose de Survie France, etc.,  sur lequel je n&#8217;ai rien à ajouter, et encore moins sur « leurs » intentions que, pourtant, je vois clairement.<br />
Vous avez écrit et je cite : « Ça fait un moment que M. Cattier nous réfère à son site (paraît-il bien documenté), mais malheureusement pareille infos y est absente. Où est le sérieux? » Je vous inviterais à lire, d’abord,  Jean-Christophe NIZEYIMANA à l’adresse que j’affiche en fin de page ; puis me daigner d’une réponse éventuellement.<br />
L’objet du présent message est : Pourquoi ce site <a href="http://www.iwacu1.com" rel="nofollow">http://www.iwacu1.com</a> qui a intérêt à se faire connaître au plus grand monde possible se limite à en autoriser l’accès à ses associés ? Les autres, les Cattier ne font pas de la sorte … ! En d’autres termes, pourquoi leurs écrits sont fermés au libre accès ; car, à force de s’inscrire ici et là, on perd le mot de passe ! Lien :<br />
<a href="http://www.iwacu1.com/news/article.php?lang=francais&#038;dfrom=0&#038;id=340&#038;catid=politique" rel="nofollow">http://www.iwacu1.com/news/article.php?lang=francais&#038;dfrom=0&#038;id=340&#038;catid=politique</a></p>
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	<item>
		<title>By: dido</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15550</link>
		<dc:creator>dido</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 11:14:37 +0000</pubDate>
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		<description>Seuls les plus courageux résistent aux manipulations du FPR, les autres s&#039;en foutent que leurs enfants marcheront la tête baissée par honte des thèses fragiles et racistes défendu par leur pères. Ce cas de courage devrait vous motiver pauvre manipulé!

Au cours de son témoignage devant le TPIR, M. Jean Marie Vianney Ndagijimana, ancien Ministre des Affaires étrangères du gouvernement FPR, a confirmé l’information contenue dans les documents de l’ONU disant qu’en octobre 1994, dans son bureau à Kigali, il avait été approché par MM. Kofi Annan, chef du Département des opérations de maintien de la paix à l’ONU et Brian Atwood, chef de l’USAID pour l’Afrique, dans le cadre de leur démarche visant à couvrir les massacres de l’APR. Il a déclaré avoir préféré l’exil plutôt
que de s’associer aux manoeuvres de dissimulation des crimes commis par l’Armée
Patriotique Rwandaise (APR). Il a démissionné de son poste et s’est exilé en novembre 1994 Lire Témoignage du Ministre des Affaires Étrangères, Jean-Marie Ndagijimana dans Affaire le Procureur
c. Bagosora et al - ICTR-98-41-T, le16/11/2006 et dans l’Affaire le Procureur c. Karemera et al - ICTR-98-
44-T, le 11/07/2008</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Seuls les plus courageux résistent aux manipulations du FPR, les autres s&#8217;en foutent que leurs enfants marcheront la tête baissée par honte des thèses fragiles et racistes défendu par leur pères. Ce cas de courage devrait vous motiver pauvre manipulé!</p>
<p>Au cours de son témoignage devant le TPIR, M. Jean Marie Vianney Ndagijimana, ancien Ministre des Affaires étrangères du gouvernement FPR, a confirmé l’information contenue dans les documents de l’ONU disant qu’en octobre 1994, dans son bureau à Kigali, il avait été approché par MM. Kofi Annan, chef du Département des opérations de maintien de la paix à l’ONU et Brian Atwood, chef de l’USAID pour l’Afrique, dans le cadre de leur démarche visant à couvrir les massacres de l’APR. Il a déclaré avoir préféré l’exil plutôt<br />
que de s’associer aux manoeuvres de dissimulation des crimes commis par l’Armée<br />
Patriotique Rwandaise (APR). Il a démissionné de son poste et s’est exilé en novembre 1994 Lire Témoignage du Ministre des Affaires Étrangères, Jean-Marie Ndagijimana dans Affaire le Procureur<br />
c. Bagosora et al &#8211; ICTR-98-41-T, le16/11/2006 et dans l’Affaire le Procureur c. Karemera et al &#8211; ICTR-98-<br />
44-T, le 11/07/2008</p>
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	<item>
		<title>By: Gatama</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15549</link>
		<dc:creator>Gatama</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 11:07:06 +0000</pubDate>
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		<description>Qui ne pouvait pas fuire devant ce carnage reconnu même par Colette Braeckman dans son livre : Les nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale, Éditions
Fayard 2003, p. 19.&quot; ?

« … nous [militaires ougandais] avons vu des corps descendre le cours de la rivière Akagera et flotter sur le lac Victoria, il nous a fallu du temps pour comprendre ce qui se passait, car les communes frontalières voisines étaient entièrement contrôlées par le FPR. Nous avons finalement compris que ces corps n’étaient pas ceux des tutsis, mais de civils hutus systématiquement éliminés. Nos commandants ont alors protesté auprès des Rwandais, leurs anciens compagnons d’armes. Les commandants du FPR n’ont rien voulu entendre. Nous avons dès lors commencé à
nous méfier… »</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Qui ne pouvait pas fuire devant ce carnage reconnu même par Colette Braeckman dans son livre : Les nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale, Éditions<br />
Fayard 2003, p. 19.&#8221; ?</p>
<p>« … nous [militaires ougandais] avons vu des corps descendre le cours de la rivière Akagera et flotter sur le lac Victoria, il nous a fallu du temps pour comprendre ce qui se passait, car les communes frontalières voisines étaient entièrement contrôlées par le FPR. Nous avons finalement compris que ces corps n’étaient pas ceux des tutsis, mais de civils hutus systématiquement éliminés. Nos commandants ont alors protesté auprès des Rwandais, leurs anciens compagnons d’armes. Les commandants du FPR n’ont rien voulu entendre. Nous avons dès lors commencé à<br />
nous méfier… »</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Emmanuel</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15546</link>
		<dc:creator>Emmanuel</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 11:02:30 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Ça fait un moment que M. Cattier nous réfère à son site(paraît-il bien documenté), mais malheuresement pareille infos y est absente. Où est le sérieux? 

Vers la fin du mois d’avril 1994, les 2/5 de la population totale du pays étaient en fuite devant l’avancée du
FPR soit environ trois millions de personnes. Le Général Roméo Dallaire confirme, à la page 425 de son
livre « J’ai serré la main du diable, « qu’en quelques jours, pas moins de 500.000 réfugiés avaient traversé
le seul pont entre Rusumo et la Tanzanie »[ Est du Rwanda] à la fin du mois d’avril 1994. Dès lors, il est totalement absurde
d’accuser l’Opération Turquoise [arrivée au Rwanda mi-juin, à l&#039;Ouest] d’avoir incité la population à fuir le pays alors que la population a fuit le
FPR depuis le déclenchement de la guerre en octobre 1990.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Ça fait un moment que M. Cattier nous réfère à son site(paraît-il bien documenté), mais malheuresement pareille infos y est absente. Où est le sérieux? </p>
<p>Vers la fin du mois d’avril 1994, les 2/5 de la population totale du pays étaient en fuite devant l’avancée du<br />
FPR soit environ trois millions de personnes. Le Général Roméo Dallaire confirme, à la page 425 de son<br />
livre « J’ai serré la main du diable, « qu’en quelques jours, pas moins de 500.000 réfugiés avaient traversé<br />
le seul pont entre Rusumo et la Tanzanie »[ Est du Rwanda] à la fin du mois d’avril 1994. Dès lors, il est totalement absurde<br />
d’accuser l’Opération Turquoise [arrivée au Rwanda mi-juin, à l'Ouest] d’avoir incité la population à fuir le pays alors que la population a fuit le<br />
FPR depuis le déclenchement de la guerre en octobre 1990.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Sigaho</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15454</link>
		<dc:creator>Sigaho</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 14:46:41 +0000</pubDate>
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		<description>« En Europe, on se passionne pour la défense des minorités et l’on passe l’éponge sur l’extermination de la majorité […] Les Tutsi ont réussi à inféoder, noyauter toutes les organisations internationales. Même la presse et la radio Vatican […] où ils ont su placer des abbés rwandais tutsi […] qui faussent toutes les informations avec une habileté extraordinaire, orfèvres de la supercherie, fourbes et maîtres es intrigues ? De jolies filles tutsies rwandaises ont infiltré les organisations internationales humanitaires et conquis le terrain par leurs charmes inégalables. »Bulletin d’information africaine no 257 cité in “Au Rwanda, le Tutsi est menteur et la femme Tutsi est une espionne, explique Pierre Péan “ANB/BIA, no 257, 1er mai 1994 cite par kagatana</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>« En Europe, on se passionne pour la défense des minorités et l’on passe l’éponge sur l’extermination de la majorité […] Les Tutsi ont réussi à inféoder, noyauter toutes les organisations internationales. Même la presse et la radio Vatican […] où ils ont su placer des abbés rwandais tutsi […] qui faussent toutes les informations avec une habileté extraordinaire, orfèvres de la supercherie, fourbes et maîtres es intrigues ? De jolies filles tutsies rwandaises ont infiltré les organisations internationales humanitaires et conquis le terrain par leurs charmes inégalables. »Bulletin d’information africaine no 257 cité in “Au Rwanda, le Tutsi est menteur et la femme Tutsi est une espionne, explique Pierre Péan “ANB/BIA, no 257, 1er mai 1994 cite par kagatana</p>
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		<title>By: hirth</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15453</link>
		<dc:creator>hirth</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 14:39:43 +0000</pubDate>
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		<description>« En Europe, on se passionne pour la défense des minorités et l’on passe l’éponge sur l’extermination de la majorité […] Les Tutsi ont réussi à inféoder, noyauter toutes les organisations internationales. Même la presse et la radio Vatican […] où ils ont su placer des abbés rwandais tutsi […] qui faussent toutes les informations avec une habileté extraordinaire, orfèvres de la supercherie, fourbes et maîtres es intrigues ? De jolies filles tutsies rwandaises ont infiltré les organisations internationales humanitaires et conquis le terrain par leurs charmes inégalables. »Bulletin d’information africaine no 257 cité in &quot;Au Rwanda, le Tutsi est menteur et la femme Tutsi est une espionne, explique Pierre Péan &quot;ANB/BIA, no 257, 1er mai 1994 cite par kagatana</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>« En Europe, on se passionne pour la défense des minorités et l’on passe l’éponge sur l’extermination de la majorité […] Les Tutsi ont réussi à inféoder, noyauter toutes les organisations internationales. Même la presse et la radio Vatican […] où ils ont su placer des abbés rwandais tutsi […] qui faussent toutes les informations avec une habileté extraordinaire, orfèvres de la supercherie, fourbes et maîtres es intrigues ? De jolies filles tutsies rwandaises ont infiltré les organisations internationales humanitaires et conquis le terrain par leurs charmes inégalables. »Bulletin d’information africaine no 257 cité in &#8220;Au Rwanda, le Tutsi est menteur et la femme Tutsi est une espionne, explique Pierre Péan &#8220;ANB/BIA, no 257, 1er mai 1994 cite par kagatana</p>
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	<item>
		<title>By: Arthémon</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15444</link>
		<dc:creator>Arthémon</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 12:11:30 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est chaque jour que le nazillon est débusqué! Vous m&#039;en dirait des nouvelles!

&quot;Me feriez-vous le grand honneur de m’ajouter à votre liste noire de négationnistes, révisionnistes et racistes, aux côtés des Lugan, Palou-Loverdos, Péan, Philpot et Verlinden ? L’un de vos apôtres au Québec, Gil Courtemanche, m’a écrit dernièrement que j’étais l’un des visages du fascisme. Voilà qui devrait vous suffire pour acquiescer à ma demande.

 

Je vous concède cependant que, pour ce qui est du révisionnisme, je ne vous arriverai jamais à la cheville. Depuis que vous avez commencé à vous emparer du pouvoir par la force, avec l’aide de vos amis américains, vous avez réussi à gommer des pans entiers de l’histoire rwandaise, à un point tel que, dans les manuels d’histoire désormais prescrits aux écoles secondaires de votre pays, l’histoire du Rwanda commence en 1994. Grâce à vous, en Occident, la plupart des gens qui ont déjà entendu parler du Rwanda n’en ont retenu qu’un mot ressassé par les médias depuis des années : génocide. Le drame rwandais se résume à cent jours en 1994. Rien avant et rien après. Selon la version officielle de l’histoire, le diable s’est mis à sévir tout à coup, puis vous, le sauveur, êtes arrivé. Quel virtuose vous êtes ! &quot;

 

Vos qualités de grand maitre de la désinformation n’ont d’égal que vos talents de belligérant. À la tête de quelques divisions de l’armée ougandaise composées de soldats professionnels ougandais, étrangement surnommées « Armée patriotique rwandaise » (APR) et associées à l’organisation politique qu’est le « Front patriotique rwandais » (FPR), vous avez merveilleusement commencé à appliquer les leçons apprises dans un collège militaire américain. Vous avez réussi à envahir une partie du Rwanda en 1990, à en massacrer la population, et à exclure totalement les ONG et les médias des zones dont vous vous étiez emparé. Seuls vos conseillers stratégiques américains faisant la navette avec leur ambassade à Kigali y avaient accès.

 

Des centaines de milliers de Hutus expulsés par l’APR/FPR de la zone sous votre emprise se sont ainsi retrouvés dans des camps de réfugiés intérieurs au Rwanda. L’idéologie génocidaire que vous aimez brandir n’est-elle pas avant tout la frustration et la colère d’un peuple assiégé et massacré ? Permettez-moi de faire un parallèle avec le Canada.&quot;


Bernard Desgagné.&quot;Lettre à Paul KAGAME&quot; lundi 31 mars 2008</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est chaque jour que le nazillon est débusqué! Vous m&#8217;en dirait des nouvelles!</p>
<p>&#8220;Me feriez-vous le grand honneur de m’ajouter à votre liste noire de négationnistes, révisionnistes et racistes, aux côtés des Lugan, Palou-Loverdos, Péan, Philpot et Verlinden ? L’un de vos apôtres au Québec, Gil Courtemanche, m’a écrit dernièrement que j’étais l’un des visages du fascisme. Voilà qui devrait vous suffire pour acquiescer à ma demande.</p>
<p>Je vous concède cependant que, pour ce qui est du révisionnisme, je ne vous arriverai jamais à la cheville. Depuis que vous avez commencé à vous emparer du pouvoir par la force, avec l’aide de vos amis américains, vous avez réussi à gommer des pans entiers de l’histoire rwandaise, à un point tel que, dans les manuels d’histoire désormais prescrits aux écoles secondaires de votre pays, l’histoire du Rwanda commence en 1994. Grâce à vous, en Occident, la plupart des gens qui ont déjà entendu parler du Rwanda n’en ont retenu qu’un mot ressassé par les médias depuis des années : génocide. Le drame rwandais se résume à cent jours en 1994. Rien avant et rien après. Selon la version officielle de l’histoire, le diable s’est mis à sévir tout à coup, puis vous, le sauveur, êtes arrivé. Quel virtuose vous êtes ! &#8221;</p>
<p>Vos qualités de grand maitre de la désinformation n’ont d’égal que vos talents de belligérant. À la tête de quelques divisions de l’armée ougandaise composées de soldats professionnels ougandais, étrangement surnommées « Armée patriotique rwandaise » (APR) et associées à l’organisation politique qu’est le « Front patriotique rwandais » (FPR), vous avez merveilleusement commencé à appliquer les leçons apprises dans un collège militaire américain. Vous avez réussi à envahir une partie du Rwanda en 1990, à en massacrer la population, et à exclure totalement les ONG et les médias des zones dont vous vous étiez emparé. Seuls vos conseillers stratégiques américains faisant la navette avec leur ambassade à Kigali y avaient accès.</p>
<p>Des centaines de milliers de Hutus expulsés par l’APR/FPR de la zone sous votre emprise se sont ainsi retrouvés dans des camps de réfugiés intérieurs au Rwanda. L’idéologie génocidaire que vous aimez brandir n’est-elle pas avant tout la frustration et la colère d’un peuple assiégé et massacré ? Permettez-moi de faire un parallèle avec le Canada.&#8221;</p>
<p>Bernard Desgagné.&#8221;Lettre à Paul KAGAME&#8221; lundi 31 mars 2008</p>
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	<item>
		<title>By: Vianney</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15443</link>
		<dc:creator>Vianney</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 11:58:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1019#comment-15443</guid>
		<description>Et lorsque quelqu&#039;un dit que le mensonge est institutionnalisé au Rwanda, on ne veut pas le croire! Et ça s&#039;est quoi?

Montréal, 2 octobre 2008 (FH) – La défense du Rwandais Désiré Munyaneza a présenté mercredi le dernier témoin qui devait comparaître devant la Cour Supérieure du Québec, laissant se profiler les plaidoyers, a-t-on appris de sources judiciaires.
 

Avant que la défense ne cloture sa preuve, la cour doit recevoir l’examen médical réalisé par un docteur agissant en tant que « témoin par admission », a déclaré à l’Agence Hirondelle Richard Perras, l’un des trois avocats de M. Munyaneza. « Ça ne prendra pas plus de 15 minutes », a dit Me Perras. Selon l’avocat, le rapport médical indique que l’accusé n’est pas séropositif, contrairement à ce qu’avaient affirmé plus tôt certains témoins de la poursuite. Ces derniers avaient déclaré avoir contracté le virus du SIDA par la faute de M. Munyaneza. 

Sept témoins ont été entendus au cours du mois de septembre. Impossible cependant de connaître la teneur des propos ou l’identité des témoins, les comparutions ayant eu lieu à huis clos. 


L’avocat de l’accusé a seulement indiqué qu’une Rwandaise était venue dire que contrairement à ce qu’avaient affirmé quatre témoins de la poursuite, elle n’avait pas été l’objet sexuel de M. Munyaneza. « Ces quatre témoins ont décrit la personne, son nom, sa taille, son apparence physique, en disant qu’elle aurait été enlevée à la préfecture (de Butare, ndlr) par l’accusé », a dit Me Perras. Or, a-t-il poursuivi, cette femme a déclaré à la Cour Supérieure du Québec qu’une telle chose ne lui était « jamais arrivée ». 


« C’est quand même étonnant une telle coïncidence : que quatre témoins aient eu un même souvenir, faux, sans jamais se parler entre eux ni se connaître », a déclaré Me Perras. L’avocat a ajouté qu’il allait plaider, pour ce cas, « carrément la collusion ». 


Il a indiqué en outre qu’un des sept témoins avait déclaré que l’association de victimes Ibuka l’avait incité à mentir contre une autre personne, dans un autre procès, que Me Perras n’a pas nommé. 


« Nous n’avons pas l’intention de faire de commentaire pour l’instant », a dit pour sa part Paul-Alexis Gauthier, l’un des trois avocats de la Couronne, représentant le ministère public dans ce procès ouvert en janvier 2007 mais dont les comparutions ont débuté en mars de la même année. 


Une rencontre technique doit avoir lieu mardi 7 octobre entre le juge, l’accusation et la défense. On en saura alors davantage sur le calendrier des plaidoiries. En l’état, la mise en délibéré ne devrait pas intervenir avant les fêtes de fin d’année. 


Fils d&#039;un commerçant aisé de Butare (sud du Rwanda), Désiré Munyaneza est arrivé au Canada en 1997 avec un faux passeport camerounais. Il a été arrêté en 2005 puis accusé de crimes contre l&#039;humanité, génocide, viols et pillages.
 

CS/ER/GF 

© Agence Hirondelle</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et lorsque quelqu&#8217;un dit que le mensonge est institutionnalisé au Rwanda, on ne veut pas le croire! Et ça s&#8217;est quoi?</p>
<p>Montréal, 2 octobre 2008 (FH) – La défense du Rwandais Désiré Munyaneza a présenté mercredi le dernier témoin qui devait comparaître devant la Cour Supérieure du Québec, laissant se profiler les plaidoyers, a-t-on appris de sources judiciaires.</p>
<p>Avant que la défense ne cloture sa preuve, la cour doit recevoir l’examen médical réalisé par un docteur agissant en tant que « témoin par admission », a déclaré à l’Agence Hirondelle Richard Perras, l’un des trois avocats de M. Munyaneza. « Ça ne prendra pas plus de 15 minutes », a dit Me Perras. Selon l’avocat, le rapport médical indique que l’accusé n’est pas séropositif, contrairement à ce qu’avaient affirmé plus tôt certains témoins de la poursuite. Ces derniers avaient déclaré avoir contracté le virus du SIDA par la faute de M. Munyaneza. </p>
<p>Sept témoins ont été entendus au cours du mois de septembre. Impossible cependant de connaître la teneur des propos ou l’identité des témoins, les comparutions ayant eu lieu à huis clos. </p>
<p>L’avocat de l’accusé a seulement indiqué qu’une Rwandaise était venue dire que contrairement à ce qu’avaient affirmé quatre témoins de la poursuite, elle n’avait pas été l’objet sexuel de M. Munyaneza. « Ces quatre témoins ont décrit la personne, son nom, sa taille, son apparence physique, en disant qu’elle aurait été enlevée à la préfecture (de Butare, ndlr) par l’accusé », a dit Me Perras. Or, a-t-il poursuivi, cette femme a déclaré à la Cour Supérieure du Québec qu’une telle chose ne lui était « jamais arrivée ». </p>
<p>« C’est quand même étonnant une telle coïncidence : que quatre témoins aient eu un même souvenir, faux, sans jamais se parler entre eux ni se connaître », a déclaré Me Perras. L’avocat a ajouté qu’il allait plaider, pour ce cas, « carrément la collusion ». </p>
<p>Il a indiqué en outre qu’un des sept témoins avait déclaré que l’association de victimes Ibuka l’avait incité à mentir contre une autre personne, dans un autre procès, que Me Perras n’a pas nommé. </p>
<p>« Nous n’avons pas l’intention de faire de commentaire pour l’instant », a dit pour sa part Paul-Alexis Gauthier, l’un des trois avocats de la Couronne, représentant le ministère public dans ce procès ouvert en janvier 2007 mais dont les comparutions ont débuté en mars de la même année. </p>
<p>Une rencontre technique doit avoir lieu mardi 7 octobre entre le juge, l’accusation et la défense. On en saura alors davantage sur le calendrier des plaidoiries. En l’état, la mise en délibéré ne devrait pas intervenir avant les fêtes de fin d’année. </p>
<p>Fils d&#8217;un commerçant aisé de Butare (sud du Rwanda), Désiré Munyaneza est arrivé au Canada en 1997 avec un faux passeport camerounais. Il a été arrêté en 2005 puis accusé de crimes contre l&#8217;humanité, génocide, viols et pillages.</p>
<p>CS/ER/GF </p>
<p>© Agence Hirondelle</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Habamenshi</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15438</link>
		<dc:creator>Habamenshi</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 10:51:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1019#comment-15438</guid>
		<description>Lundi soir dernier, la BBC (Kirundi- Kinyarwanda) a évoqué le dernier recencement( une initiatives des étudiants rwandais) des victimes de 1994 au Rwanda. Plus de 2.000.000 victimes rwandais ont été identifiés et les étudiants disaient que les chiffrent doivent être revus à la hausse car à certains endroits des villageois ne se sont pas montrés coopératifs. Le recencement national de 1991 avait révélé qu&#039;au Rwanda, vivaient autour de 530.000 Tutsi. Selon la dépêche de l&#039;Agence Hirondelle du 29 octobre 2008 :&quot;Le nombre de rescapés du génocide encore vivants au Rwanda s&#039;élève à 327.555 personnes, apprend on lundi selon un recensement publié sur le site du service national des juridictions gacacas (SNJG).&quot;  Selon le général Habyarimana( ancien ministre de la défense de Kagame) les Tutsi génocidé s&#039;élèvent à 250.000 âmes. Il n&#039;y a pas de juristes qui puissent nous dire comme qualifier les 1.750.000 âmes sacrifiées qui restent? Quand est-ce qu&#039;ils vont être inhumés dans la dignité? Pourquoi les gacaca se désinterèssent d&#039;eux? Sont-ils des sous-âmes? Pourquoi celui qui tue ces &quot;sous-être( créés pour assouvir la cupidité des décideurs de ce monde)&quot;  est décorée docteur honorus ici et là et les &quot;très respectueuses organisations de défense de l&#039;espèce humaine et les humanistes auto-proclamés&quot; les encencent?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi soir dernier, la BBC (Kirundi- Kinyarwanda) a évoqué le dernier recencement( une initiatives des étudiants rwandais) des victimes de 1994 au Rwanda. Plus de 2.000.000 victimes rwandais ont été identifiés et les étudiants disaient que les chiffrent doivent être revus à la hausse car à certains endroits des villageois ne se sont pas montrés coopératifs. Le recencement national de 1991 avait révélé qu&#8217;au Rwanda, vivaient autour de 530.000 Tutsi. Selon la dépêche de l&#8217;Agence Hirondelle du 29 octobre 2008 :&#8221;Le nombre de rescapés du génocide encore vivants au Rwanda s&#8217;élève à 327.555 personnes, apprend on lundi selon un recensement publié sur le site du service national des juridictions gacacas (SNJG).&#8221;  Selon le général Habyarimana( ancien ministre de la défense de Kagame) les Tutsi génocidé s&#8217;élèvent à 250.000 âmes. Il n&#8217;y a pas de juristes qui puissent nous dire comme qualifier les 1.750.000 âmes sacrifiées qui restent? Quand est-ce qu&#8217;ils vont être inhumés dans la dignité? Pourquoi les gacaca se désinterèssent d&#8217;eux? Sont-ils des sous-âmes? Pourquoi celui qui tue ces &#8220;sous-être( créés pour assouvir la cupidité des décideurs de ce monde)&#8221;  est décorée docteur honorus ici et là et les &#8220;très respectueuses organisations de défense de l&#8217;espèce humaine et les humanistes auto-proclamés&#8221; les encencent?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Kabanda</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15331</link>
		<dc:creator>Kabanda</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 14:38:04 +0000</pubDate>
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		<description>Monsieur Habamenshi • 07.10.08 à 15:38,

Je voudrais vous dire pourquoi vous ai-je cité La Mort du Loup.

Nous n&#039;avons plus le droit de mourir sans pousser un cri.

De tous ces témoignage, faites-en un livre,
afin que l&#039;Avenir puisse lire que nous sommes passés par ici.

Votre Kabanda</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Habamenshi • 07.10.08 à 15:38,</p>
<p>Je voudrais vous dire pourquoi vous ai-je cité La Mort du Loup.</p>
<p>Nous n&#8217;avons plus le droit de mourir sans pousser un cri.</p>
<p>De tous ces témoignage, faites-en un livre,<br />
afin que l&#8217;Avenir puisse lire que nous sommes passés par ici.</p>
<p>Votre Kabanda</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Kabanda</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15328</link>
		<dc:creator>Kabanda</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 14:30:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1019#comment-15328</guid>
		<description>Message à l&#039;Ecrivain Pierre PEAN: 

Bien merci de lire: 

&quot; Anthologie rundi / accompagnée de traductions et de commentaires par F. M. Rodegem. - Paris : Armand Colin, 1973. - 417 p. ; 24 cm &quot;. 

Les chiens aboient mais la caravane passe.
Elle passera.

J&#039;ai confiance, à mon tour, en la Justice Française.

Autant que je sache, vous arrivez après Baudelaire et Flaubert.

Le temps dira pourquoi !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Message à l&#8217;Ecrivain Pierre PEAN: </p>
<p>Bien merci de lire: </p>
<p>&#8221; Anthologie rundi / accompagnée de traductions et de commentaires par F. M. Rodegem. &#8211; Paris : Armand Colin, 1973. &#8211; 417 p. ; 24 cm &#8220;. </p>
<p>Les chiens aboient mais la caravane passe.<br />
Elle passera.</p>
<p>J&#8217;ai confiance, à mon tour, en la Justice Française.</p>
<p>Autant que je sache, vous arrivez après Baudelaire et Flaubert.</p>
<p>Le temps dira pourquoi !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Habamenshi</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15319</link>
		<dc:creator>Habamenshi</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 13:38:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1019#comment-15319</guid>
		<description>Le racisme, l&#039;extremisme existent même chez des minorité. Il ne suffit pas d&#039;être mojoritaire pour être fort, puissant et ségrégationniste. La preuve, votre thèse s&#039;éffrite et fuit de partout

&quot;Comment être hutu? 

Par ailleurs, les médias canadiens nous ont habitués aux simplifications factices: Hutu = assassin, Tutsi = victime. Dès lors, pour des raisons de marketing -- que je comprends fort bien --, il est difficile pour un artiste d&#039;assumer son identité ethnique hutue tout en contribuant, de façon aussi magistrale et majestueuse que la sienne, à l&#039;enrichissement culturel de notre commune humanité. 

Ceux qui ont été accusés d&#039;être à l&#039;origine du désastre ne peuvent pas légitimement prétendre appartenir à la grande famille humaine. Ce sont des animaux ou, à tout le moins, des êtres attardés dans la marche de leurs semblables vers la civilisation. 

Nous avons été nombreux à voir surgir des points d&#039;interrogation dans le regard de nos interlocuteurs chaque fois que nous avons dit, devant des compatriotes canadiens, que nous appartenons à l&#039;ethnie hutue. Dans les regards semblait surgir cette question des Parisiens de Montesquieu découvrant les Persans, Rica et Usbeck, que je parodie: «Ah! Monsieur est hutu? C&#039;est une chose bien épouvantable! Comment peut-on être hutu?» 

Cette accusation portée collectivement contre une composante ethnique de l&#039;Afrique des Grands Lacs tournait au cauchemar devant des agents d&#039;immigration chargés de statuer sur la recevabilité des demandes de statut de réfugié. Le demandeur était sommé de prouver que, tout en étant hutu, il n&#039;était pas un assassin. La Société Radio-Canada a donc en partie réparé ce qu&#039;elle avait elle-même détruit. 

La cécité et la surdité des chevaliers des médias avaient -- et nous en avons profondément souffert -- élaboré des schémas tragiques, classant les uns dans le camp des saints, des bons à protéger, des victimes à soigner, et les autres dans le camp des salauds, des réprouvés, des mauvais à éloigner de la bonne société, pour éviter la propagation du cancer génocidaire. 

La compassion des frères humains suivait elle aussi les lignes de fracture dessinées par la couverture médiatique. Quel psychologue a assisté cette jeune Hutue rwandaise de Montréal livrée à ses cauchemars après que sa famille eut été entièrement massacrée?&quot; Fabien Cishahayo.&quot;Corneille retrouve son passé douloureux&quot; in Le Devoir</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le racisme, l&#8217;extremisme existent même chez des minorité. Il ne suffit pas d&#8217;être mojoritaire pour être fort, puissant et ségrégationniste. La preuve, votre thèse s&#8217;éffrite et fuit de partout</p>
<p>&#8220;Comment être hutu? </p>
<p>Par ailleurs, les médias canadiens nous ont habitués aux simplifications factices: Hutu = assassin, Tutsi = victime. Dès lors, pour des raisons de marketing &#8212; que je comprends fort bien &#8211;, il est difficile pour un artiste d&#8217;assumer son identité ethnique hutue tout en contribuant, de façon aussi magistrale et majestueuse que la sienne, à l&#8217;enrichissement culturel de notre commune humanité. </p>
<p>Ceux qui ont été accusés d&#8217;être à l&#8217;origine du désastre ne peuvent pas légitimement prétendre appartenir à la grande famille humaine. Ce sont des animaux ou, à tout le moins, des êtres attardés dans la marche de leurs semblables vers la civilisation. </p>
<p>Nous avons été nombreux à voir surgir des points d&#8217;interrogation dans le regard de nos interlocuteurs chaque fois que nous avons dit, devant des compatriotes canadiens, que nous appartenons à l&#8217;ethnie hutue. Dans les regards semblait surgir cette question des Parisiens de Montesquieu découvrant les Persans, Rica et Usbeck, que je parodie: «Ah! Monsieur est hutu? C&#8217;est une chose bien épouvantable! Comment peut-on être hutu?» </p>
<p>Cette accusation portée collectivement contre une composante ethnique de l&#8217;Afrique des Grands Lacs tournait au cauchemar devant des agents d&#8217;immigration chargés de statuer sur la recevabilité des demandes de statut de réfugié. Le demandeur était sommé de prouver que, tout en étant hutu, il n&#8217;était pas un assassin. La Société Radio-Canada a donc en partie réparé ce qu&#8217;elle avait elle-même détruit. </p>
<p>La cécité et la surdité des chevaliers des médias avaient &#8212; et nous en avons profondément souffert &#8212; élaboré des schémas tragiques, classant les uns dans le camp des saints, des bons à protéger, des victimes à soigner, et les autres dans le camp des salauds, des réprouvés, des mauvais à éloigner de la bonne société, pour éviter la propagation du cancer génocidaire. </p>
<p>La compassion des frères humains suivait elle aussi les lignes de fracture dessinées par la couverture médiatique. Quel psychologue a assisté cette jeune Hutue rwandaise de Montréal livrée à ses cauchemars après que sa famille eut été entièrement massacrée?&#8221; Fabien Cishahayo.&#8221;Corneille retrouve son passé douloureux&#8221; in Le Devoir</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Kabanda</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-4#comment-15231</link>
		<dc:creator>Kabanda</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 21:41:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1019#comment-15231</guid>
		<description>Monsieur  Haba ! 

O! Lourde tâche ! 

Je vous accuse !
Habamenshi  
06.10.08 à 13:25.
Parfaitement perméable
Je vois, ci-après le pétainiste 
Le voici-ci après ce pétainiste d’ Hitler digeste
Je vois bien ce vol, ultime, sauvage
Vol d’Albatros, le Vôtre ! 
Hitler Pétain
Je parle, ici, de la Mort du Loup
Avec tous ces et ses.

La Mort du loup
La Mort du loup


I

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l’incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l’horizon.
Nous marchions, sans parler, dans l’humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par des loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. — Ni le bois ni la plaine
Ne poussaient un soupir dans les airs ; seulement
La girouette en deuil criait au firmament,
Car le vent, élevé bien au-dessus des terres,
N’effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d’en bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque, baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s’étaient mis en quête
A regardé le sable, attendant, à genoux,
Qu’une étoile jetât quelque lueur sur nous ;
Puis, tout bas, a juré que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands Loups-cerviers et de deux Louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions, pas à pas, en écartant les branches.

Trois s’arrêtent, et moi, cherchant ce qu’ils voyaient,
J’aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au-delà quelques formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit, sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
L’allure était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du Loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu’à deux pas, ne dormant qu’à demi,
Se couche dans ses murs l’homme, leur ennemi.

Le Père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa Louve reposait comme celle de marbre
Qu’adoraient les Romains, et dont les flancs velus
Couvaient les Demi-Dieux Rémus et Romulus.
— Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n’a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu’au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu’à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l’entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.


II

J’ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n’ai pu me résoudre
À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l’attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l’eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
À ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l’homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.


III

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C’est vous qui le savez, sublimes animaux !

À voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse,
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
— Ah ! je t’ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au cœur.
Il disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive,
À force de rester studieuse et pensive,
Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.

Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler. » 

Haba !

Kabanda</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur  Haba ! </p>
<p>O! Lourde tâche ! </p>
<p>Je vous accuse !<br />
Habamenshi<br />
06.10.08 à 13:25.<br />
Parfaitement perméable<br />
Je vois, ci-après le pétainiste<br />
Le voici-ci après ce pétainiste d’ Hitler digeste<br />
Je vois bien ce vol, ultime, sauvage<br />
Vol d’Albatros, le Vôtre !<br />
Hitler Pétain<br />
Je parle, ici, de la Mort du Loup<br />
Avec tous ces et ses.</p>
<p>La Mort du loup<br />
La Mort du loup</p>
<p>I</p>
<p>Les nuages couraient sur la lune enflammée<br />
Comme sur l’incendie on voit fuir la fumée,<br />
Et les bois étaient noirs jusques à l’horizon.<br />
Nous marchions, sans parler, dans l’humide gazon,<br />
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,<br />
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes<br />
Nous avons aperçu les grands ongles marqués<br />
Par des loups voyageurs que nous avions traqués.<br />
Nous avons écouté, retenant notre haleine<br />
Et le pas suspendu. — Ni le bois ni la plaine<br />
Ne poussaient un soupir dans les airs ; seulement<br />
La girouette en deuil criait au firmament,<br />
Car le vent, élevé bien au-dessus des terres,<br />
N’effleurait de ses pieds que les tours solitaires,<br />
Et les chênes d’en bas, contre les rocs penchés,<br />
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.<br />
Rien ne bruissait donc, lorsque, baissant la tête,<br />
Le plus vieux des chasseurs qui s’étaient mis en quête<br />
A regardé le sable, attendant, à genoux,<br />
Qu’une étoile jetât quelque lueur sur nous ;<br />
Puis, tout bas, a juré que ces marques récentes<br />
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes<br />
De deux grands Loups-cerviers et de deux Louveteaux.<br />
Nous avons tous alors préparé nos couteaux<br />
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,<br />
Nous allions, pas à pas, en écartant les branches.</p>
<p>Trois s’arrêtent, et moi, cherchant ce qu’ils voyaient,<br />
J’aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,<br />
Et je vois au-delà quelques formes légères<br />
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,<br />
Comme font chaque jour, à grand bruit, sous nos yeux,<br />
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.<br />
L’allure était semblable et semblable la danse ;<br />
Mais les enfants du Loup se jouaient en silence,<br />
Sachant bien qu’à deux pas, ne dormant qu’à demi,<br />
Se couche dans ses murs l’homme, leur ennemi.</p>
<p>Le Père était debout, et plus loin, contre un arbre,<br />
Sa Louve reposait comme celle de marbre<br />
Qu’adoraient les Romains, et dont les flancs velus<br />
Couvaient les Demi-Dieux Rémus et Romulus.<br />
— Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées<br />
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.<br />
Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris,<br />
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;<br />
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,<br />
Du chien le plus hardi la gorge pantelante<br />
Et n’a pas desserré ses mâchoires de fer,<br />
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair<br />
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,<br />
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,<br />
Jusqu’au dernier moment où le chien étranglé,<br />
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.<br />
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.<br />
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu’à la garde,<br />
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;<br />
Nos fusils l’entouraient en sinistre croissant.<br />
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,<br />
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,<br />
Et, sans daigner savoir comment il a péri,<br />
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.</p>
<p>II</p>
<p>J’ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,<br />
Me prenant à penser, et n’ai pu me résoudre<br />
À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,<br />
Avaient voulu l’attendre, et, comme je le crois,<br />
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve<br />
Ne l’eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;<br />
Mais son devoir était de les sauver, afin<br />
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,<br />
À ne jamais entrer dans le pacte des villes,<br />
Que l’homme a fait avec les animaux serviles<br />
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,<br />
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.</p>
<p>III</p>
<p>Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,<br />
Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !<br />
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,<br />
C’est vous qui le savez, sublimes animaux !</p>
<p>À voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse,<br />
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.<br />
— Ah ! je t’ai bien compris, sauvage voyageur,<br />
Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au cœur.<br />
Il disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive,<br />
À force de rester studieuse et pensive,<br />
Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté<br />
Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.</p>
<p>Gémir, pleurer prier est également lâche.<br />
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche<br />
Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,<br />
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler. » </p>
<p>Haba !</p>
<p>Kabanda</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Emmanuel Cattier</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-3#comment-15188</link>
		<dc:creator>Emmanuel Cattier</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 17:46:57 +0000</pubDate>
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		<description>Gil ne vous fatiguez pas, ces gens là ont trop la tête dans le guidon pour comprendre votre invitation à être concis. De plus beaucoup envoient des tas de caillasses pas dessus les messages qui leur déplaisent, pour qu&#039;on ne les lise pas. Ce qu&#039;ils veulent c&#039;est que seul l&#039;article soit lu. C&#039;est leur technique. Ils n&#039;arrêtent pas de m&#039;interpeller, mais je n&#039;ai pas le temps de répondre, il vaut mieux consulter le site français peut être le plus documenté sur le Rwanda :
www.enquete-citoyenne-rwanda.org</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Gil ne vous fatiguez pas, ces gens là ont trop la tête dans le guidon pour comprendre votre invitation à être concis. De plus beaucoup envoient des tas de caillasses pas dessus les messages qui leur déplaisent, pour qu&#8217;on ne les lise pas. Ce qu&#8217;ils veulent c&#8217;est que seul l&#8217;article soit lu. C&#8217;est leur technique. Ils n&#8217;arrêtent pas de m&#8217;interpeller, mais je n&#8217;ai pas le temps de répondre, il vaut mieux consulter le site français peut être le plus documenté sur le Rwanda :<br />
<a href="http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org" rel="nofollow">http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: GIL Mihaely</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-3#comment-15146</link>
		<dc:creator>GIL Mihaely</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 12:57:48 +0000</pubDate>
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		<description>Cher tous,
J&#039;essaie de suivre le débat mais les commentaires sont trop longs et je vous conseille de les  restreindre à une petite centaine de mots au maximum. Au-delà de cette longueur, je crains que beaucoup de lecteurs (y compris yours truly) laissent tomber... dommage ! essayez d&#039;être concis s.v.p</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher tous,<br />
J&#8217;essaie de suivre le débat mais les commentaires sont trop longs et je vous conseille de les  restreindre à une petite centaine de mots au maximum. Au-delà de cette longueur, je crains que beaucoup de lecteurs (y compris yours truly) laissent tomber&#8230; dommage ! essayez d&#8217;être concis s.v.p</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Habamenshi</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-3#comment-15130</link>
		<dc:creator>Habamenshi</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:25:01 +0000</pubDate>
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		<description>Même le régime de l&#039;apartheid, la traîte négrière avaient leurs défenseurs, pourquoi pas le régime criminel ethno-raciste du FPR en manquerait?

&quot;Le Network international du FPR 

Permettez moi quelques mots introductifs expliquant les motifs de mes efforts de recherche depuis 1994. Vous allez voir que je lutte contre la « version officielle » de l&#039;explication du génocide contre les tutsi. Ma question principale a toujours été et restera toujours : Pourquoi les tutsi n&#039;ont il pas été sauvés tandis que cela était faisable ? Qui a sacrifié les tutsi ? Pour être clair : les tutsi ont été victimes de la fureur d&#039;un million de déplacés internes hutu chassé de nouveau par le FPR le 7 avril 1994. Cette « fureur hutu » était sciemment provoquée par le FPR alors qu&#039;elle aurait pu être endiguée facilement dans le cadre d&#039;une concertation internationale. Le destin des tutsi était scellé par la décision honteuse de Conseil de sécurité du 21 avril 1994 de réduire à un chiffre symbolique la MINUAR et d&#039;encourager par ce fait « la bête humaine ». Les victimes hutu dans les territoires sous contrôle du FPR ne peuvent plus être niées, mais c&#039;est justement là le grand tabou. Robin PHILPOT a raison : « Ça ne s&#039;est pas passé comme ça à Kigali. » 1 

Je vais me concentrer maintenant sur le rôle de quelques personnes qui ont oeuvré pour cacher au monde la vérité historique dans l&#039;intérêt de Paul KAGAME. Ce vainqueur de la guerre d&#039;agression a été caractérisé dans une interview avec LE SOIR du 13.1.2005 par Filip REYNTJENS à forte raison comme «le plus grand criminel de guerre en fonction aujourd&#039;hui ». 

La création du réseau international du Front Patriotique Rwandais (FPR) 

Deux noms s&#039;imposent en premier lieu: Alexandre KIMENYI et Roger WINTER. Alexandre KIMENYI a pu faire ses études de linguiste aux Etats Unis à Partir de 1971 et y est resté comme une sorte d&#039;exilé tutsi rwandais. Il est devenu professeur à l&#039;université à Sacramento en Californie. Il a créé en 1982 la revue IMPURUZA où il a propagé le retour au pouvoir des aristocrates tutsi. Il était très lié à Fred RWIGEMA, un exilé tutsi, devenu viceministre de la défense sous Yoweri MUSEVENI en Ouganda. Le « Commandant Fred » avait créé avec un groupe d&#039;amis, entre autres avec le chef adjoint du service secret militaire ougandais Paul KAGAME, la nouvelle organisation des exilés tutsi FPR en 1986/7. C&#039;est RWIGEMA qui a commandé l&#039;agression du FPR le la octobre 1990 mais a été tué dans des circonstances toujours obscures dans les premiers jours de cette guerre de reconquête. 

Notamment avec Roger WINTER, Alexandre KIMENYI2 avait organisé en 1988 une conférence à Washington où la décision du retour armé a été prise. Cette conférence a été rendue possible par le fait que Roger WINTER pouvait utiliser ses contacts politiques et se servir des infrastructures de l&#039;organisation semi étatique qu&#039;il présidait. En effet, depuis longtemps Roger WINTER était directeur de United States&#039; Committee for Refugees qui s&#039;occupe de l&#039;aide aux réfugiés dans beaucoup de pays du monde. Mais il avait établi spécialement des liens avec et des sympathies pour les exilés tutsi en Ouganda notamment. 

WINTER défend de tout coeur la cause du FPR dès sa création et est resté jusqu&#039;à présent un « sponsor » infaillible du régime KAGAME Roger WINTER peut être considéré comme un des plus importants « blancs menteurs » pour reprendre la terminologie de Pierre PÉAN. WINTER a joué un rôle important dans la duperie concernant l&#039;implication rwandaise dans la destruction des camps de réfugiés à l&#039;est du Zaïre et le renversement de MOBUTU pour empêcher des élections au Congo en 1996/1997. 

Le réseau international du FPR en action 

KIMENYI et WINTER avaient compris déjà en 1988 qu&#039;il fallait mettre en oeuvre une stratégie astucieuse pour convaincre la communauté internationale de la nécessité d&#039;une guerre de reconquête du pouvoir à un moment où le vent démocratique commençait à souffler à travers le monde entier. Ils savaient que ce vent transformerait obligatoirement la structure étatique rwandaise. Il faillait donc cacher la peur de la minorité aristocratique devant des élections qu&#039;elle perdrait à coup sûr. C&#039;est pour cela qu&#039;elle s&#039;est couverte de quelques hutu qui étaient en brouille avec le Président HABYARIMANA et qui vivaient à l&#039;extérieur du Rwanda. Il fallait devancer par tous les moyens ce processus démocratique par l&#039;incitation d&#039;une guerre civile et un dénigrement à outrance du gouvernement légal en place sous la direction du Général Juvénal HABYARIMANA. « Le danger démocratique » a grandi avec la défaite cuisante du FPR et la mort de Fred RWIGEMA en octobre 1990. La propagande camouflant des vrais objectifs du FPR est devenue un impératif quand Paul KAGAME est devenu l&#039;homme fort du FPR malgré la présidence formelle du hutu Alexis KANYARENGWE à la tête de l&#039;organisation. Dès la reprise de la guerre en janvier 1991 KAGAME a appliqué une stratégie de terreur contre la population civile. Pour divertir l&#039;opinion internationale de ce fait il fallait donc attribuer au régime en place les crimes qui étaient la conséquence inévitable de la stratégie de guérilla. La recherche du soutien d&#039;un « réseau blanc » dans l&#039;application de la propagande anti Habyarimana était judicieuse et KAGAME a raison quand il a constaté une fois que personne n&#039;a maîtrisé l&#039;outil de propagande mieux que le FPR. 

Roger WINTER et ses amis à travers le monde entier ont justifié tout sacrifice imposé à la population hutu rwandaise par l&#039;invention d&#039;horreurs attribuées au régime Habyarimana. Sans rentrer dans les détails je voudrais juste mentionner qu&#039;une partie importante dans cette propagande revenait au protestantisme américain et international pour des raisons pas très faciles à expliquer. L&#039;ancien Premier ministre français et protestant pratiquant Michel ROCARD y ajoué un certain rôle en diffusant après un voyage au Rwanda en 1997 le terme inventé par Jean Pierre Chrétien « nazisme tropical » pour caractériser le régime HABYARIMANA. 

Pendant la guerre de reconquête qui n&#039;était pas populaire dans un monde après l&#039;écroulement du communisme et la dissolution de l&#039;Union Soviétique il fallait absolument inventer des prétextes pour divertir l&#039;opinion internationale du fait que le FPR a toujours rompu des accords de cessez le feu quand elle avait pu s&#039;approvisionner suffisamment en armes. 

La stratégie de diversion du FPR 

En infraction des cessez le feu en vigueur le FPR 

– a lancé une nouvelle offensive en juin 1992 pour occuper une partie du territoire rwandais au nord, 

- a attaqué le 8 février 1993 pour imposer une zone démilitarisée et a commencé l&#039;agression finale le 6 avril 1994 contre l&#039;esprit et la lettre des Accords d&#039;Arusha conclus le 4 août 1993 

La propagande anti gouvernementale a minutieusement été développée pour divertir notamment le public des conséquences néfastes prévisibles de l&#039;agression du 8 février 1993. Ce fut une sorte de répétition générale. Toutes les actions de propagande appliquée avant l&#039;offensive du 7 avril 1994 sont une sorte de doublette de ce qui a été préparé en janvier 1993 à l&#039;exception de l&#039;attentat des deux Chefs d&#039;États rwandais et burundais le 6 avril 1994. 

La CIE 

En préparation de l&#039;agression du 8 février 1993 un rôle décisif revenait au réseau « blanc » du FPR. En anticipant les événements horribles qui accompagneraient cette offensive « le réseau blanc » est arrivé à imposer à l&#039;opinion internationale une « lecture officielle » par l&#039;envoi d&#039;une « COMMISSION INTERNATIONALE D&#039;ENQUETE SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L&#039;HOMME AU RWANDA DEPUIS LE 1 er OCTOBRE 1990 ». Les membres de cette Commission arrivent au Rwanda le 8 janvier 1993. Sur base de documents incontestables, on sait que le FPR a attendu le rapport des « ses » experts en majorité blancs. KAGAME pouvait être sûr que ses experts joueraient le rôle qu&#039;il leur a attribué. Et effectivement le rapport préliminaire soumis fin janvier 1993 au public dans une conférence de presse fort médiatisée a eu les effets attendus. L&#039;opinion internationale a pris les « résultats » des éminents personnages à la lettre. Par conséquent HABYARIMANA et son gouvernement de coalition ont perdu tout crédit de la part des « donateurs ». La Belgique a tout de suite gelé son programme d&#039;aide. 

Je voudrais vous présenter un petit tableau non exhaustif des actrices et des acteurs blancs sur la scène médiatique en faveur du FPR notamment les membres de cette « Commission d&#039;Enquête ». 

La « procureure mondiale honoraire » qu&#039;est devenue Alison DES FORGES que la Cour a déjà entendu entre au moment de la préparation de cet Commission aux services de Africa Watch aujourd&#039;hui Human Rights Watch pour succéder à la Somaliene Rakyia OMAAR qui était déjà « brulée » puisque tout le monde connaissait ses partis pris en faveur du FPR. 

A Alison Des FORGES revenait soutenu entre autres par Filip REYNTJENS à partir de New York l&#039;organisation technique de cette fameuse « COMMISSION INTERNATIONALE D&#039;ENQUETE » pour divertir l&#039;opinion internationale des effets néfastes que l&#039;agression programmée par le FPR va avoir sans doutes. 

La Commission était composée d&#039;éminents personnages. A côté de Alison DES FORGES se trouvaient des juristes de renom comme les professeurs SCHABAS (Canada) et SEGUIDEGNI (Côte d&#039;Noire), Halidou OUEDRAOGO de la Cour Suprême de Burkina Faso, l&#039;avocat belge Eric GILLET, le Docteur en droit et journaliste Philippe DAHINDEN (Suisse) et le Néerlandais Rein ODINK. Comme «&#039;chef spirituel » de l&#039;opération s&#039;est avéré Jean CARBONARE, le chef de l&#039;organisation SURVIE en France. Lors de la conférence de presse sensationnelle, déjà mentionnée, la délégation surprend le monde entier en accusation le Président HABYARIMANA et son Premier ministre NSENGIYAREMYE de préparer à l&#039;aide des « escadrons de la mort » un génocide dirigé contre la population tutsi . 

Puisque Kenneth ROTH, le nouveau chef du Human Rights Watch et dont une partie de lafamille était victime de la Shoa perpétrée par le gouvernement allemand, a demandé l&#039;utilisation prudente du terme de génocide, le Rapport publié le 8 mars 1993, par conséquent, n&#039;accuse pas ouvertement Habyarimana de planifier un génocide. On y lit la phrase énigmatique : « Certains juristes estiment que le nombre de tués est un élément d&#039;importance pour que l&#039;on puisse parler de génocide. Les chiffres que nous avons cités, certes considérables pour le Rwanda, pourraient, aux yeux de cesjuristes, rester en deça du seuil juridique requis. La Commission estime que, quoi qu&#039;il en soit des qualifications juridiques, la réalité est tragiquement identique. » Le Rapport présenté par cette Commission est scandaleux. Presque toutes les affirmations ont été démasquées entre temps. Les instigateurs de la Commission ont apparemment essayé de créer un document comparable aux procès verbaux de la Conférence de Wannsee en 1942 qui effectivement ont prouvé la planification de l&#039;extermination des juifs européens par l&#039;état nazi. Le rapport de la Commission d&#039;enquête servait aux Procureurs du Tribunal d&#039;Arusha pendant un certain temps comme document de référence pour « prouver » la thèse de la planification du génocide anti tutsi par les extrémistes hutu. Mais à la longue toute personne honnête doit reconnaître sa mauvaise qualité et son caractère trompeur. 

Jean CARBONARE le « chef de file » des « blancs menteurs » 

Parlons un peu plus du grand « blanc menteur » qu&#039;est Jean CARBONARE. Ce protestant français joue un grand rôle dans la justification de la reconquête du pouvoir par les exilés. Jean CARBONARE avait un renommé de vrai « tiers mondiste» auprès de la gauche européenne. J&#039;ose dire que c&#039;est ce fait qui, a même fait hésiter le Président Mitterrand d&#039;utiliser des informations dont il disposait pour réfuter immédiatement les mensonges propagé par Jean CARBONARE à la télévision française le 28 janvier 1993. A partir de ce moment toute la gauche européenne et pas seulement elle croyait que le Président HABYARIMANA était un train de préparer un génocide. Comme je l&#039;ai déjà les « révélations » de Jean CARBONARE devant la presse internationale ont atteint leur objectif majeur. La communauté internationale, notamment la Belgique a commencé à geler Jean GOL en était heureux son soutien de vingt années au Président HABYARIMANA. 

François Xavier VERSCHAVE, à ce moment proche collaborate&amp;de Jean CARBONARE en sa fonction de président de l&#039;organisation SURVIE a succédé à Jean CARBONARE dans cette fonction quand celui ci s&#039;est installé après la victoire du FPR à Kigali pour bien « observer » au nom de Paul K AGAME le hutu Pasteur BIZIMUNGU, le premier Président de « l&#039;Etat FPR ». CARBONARE et VERSCHAVE ont développé une haine farouche contre l&#039;armée française, ce qui a plu à une grande partie de la gauche mondiale. 

Filip REYNTJENS ne faisait pas partie de la Commission mais c&#039;est lui qui avait fournie avant l&#039;arrivée de la Commission à Kigali de la crédibilité à un certain Janvier AFRIKA qui s&#039;est avéré beaucoup plus tard de ne pas être crédible du tout. Mais sous la pression du « réseau REYNTJENS » HABYARIMANA a accepté que la Commission a pu rendre visite à Janvier AFRIKA en prison sans accompagnement d&#039;agents du gouvernement pour « pérorer » devant une caméra sur le rôle de Président HABYARIMANA au sein de ces escadrons de la mort inventés de A à Z. 

Vous avez eu l&#039;occasion d&#039;entendre longuement le Professeur REYNTJENS dont la position très critique actuelle envers Paul KAGAME ne peut pas cacher que jusqu&#039;à présent il est influencé par une haine presque maladive contre le Président HABYARIMANA, haine qui l&#039;a conduit jusqu&#039;à fournir la première filière française fausse concernant la provenance des missiles qui on détruit l&#039;avion présidentiel le 6 avril 1994. Il avoue aujourd&#039;hui cette erreur, mais il continue à maintenir ses spéculations concernant la planification du génocide par des « extrémistes hutu ». Selon mes informations il a fait croire à la Cour que l&#039;information que le gouvernement belge avait des indications concernant la planification de l&#039;assassinat d&#039;un certain nombre de casques bleus belges pas les « génocidaires hutu» est sérieuse. Or, cette information se trouve dans le fameux fax du Général DALLAIRE du 11 janvier 1994 reportant des « informations » d&#039;un certain « Jean Pierre ». D&#039;ailleurs, l&#039;original de ce fax adressé à son ami canadien Maurice BARIL au Quartier Général à New York ne se trouve pas dans les archives des Nations Unies. Toutes les conséquences que ce fax a produites se basent sur une copie et Chris BLACK, un avocat au TPIR, affirme que la copie contiendrait des rajouts. 

Concernant les « révélations » de « Jean Pierre » on ne risque plus de se tromper quand on affirme que cet homme du vrai nom de Abubakar TURATSINZE était un agent du FPR qui a dû payer de sa vie cette connaissance dangereuse. 

Je ne veux pas spéculer trop pourquoi le FPR a mis au monde cette information le 10 janvier 1994. Je veux simplement dire que ce n&#039;est pas du tout une information émanant de quelques groupes hutu. Par ailleurs, une grande partie des informations qui devraient prouver le rôle criminel du régime HABYARIMANA par exemple la lettre des « militaires modérés » du 3 décembre 1993 étaient fabriquées par le FPR. Le cas le plus spectaculaire me semblent être les assassinats d&#039;Emmanuel GAPYISI et de Félicien GATABAZI. Pendant des années la communauté internationale croyait à la version officielle de la responsabilité du « cercle HABYARIMANA » pour ces meurtres. Maintenant il est établi par André GUICHAOUA que la responsabilité en revient à Paul KAGAME. 

Jean GOL 

J&#039;aimerais juste un petit moment revenir sur le rôle décisif de Jean GOL pour la préparation du terrain international en faveur du FPR. Il y a beaucoup d&#039;éléments pour expliquer pourquoi cet homme anti clérical soit anti catholique et humaniste a pu être gagné à la cause terroriste du FPR. De fait il a cru à la présentation scandaleuse des exilés aristocratiques comme les « Juifs africains » par le réseau mondial des extrémistes tutsi comme Alexandre KIMENYI. Par ailleurs, Louis MICHEL, l&#039;actuel Commissaire Européen au Développement, se comporte comme successeur spirituel de Jean GOL. La justification par Louis MICHEL de tous les crimes commis par Paul KAGAME décrits minutieusement par le dissident du FPR Abdul RUZIBIZA et ses éloges en faveur de la dictature rwandaise actuelle s&#039;inspirent bien de l&#039;action de feu Jean GOL. Dans la même ligne d&#039;idées, il faut citer Alain DESTHEXE. Ses sympathies pour la dictature de Kigali sont notoires. 

Concernant Colette BREACKMAN et Marie France CROS, les deux « haut parleurs » belges de la voix du FPR je veux me limiter à citer leurs noms. Vous les connaissez mieux que moi. Mais il faut dire que Colette BREACKMAN a joué un rôle de premier ordre pour empêcher la gauche internationale d&#039;utiliser leurs propres têtes pour analyser la vraie situation. Gérard PRUNER avait une importance égale dans ce processus avec son livre tout de suite publié en anglais pour présenter la « lecture officielle ». Comme Filip REYNTJENS, tous les trois ont entre temps changé même plusieurs fois leurs positions, mais maintiennent néanmoins la fausse thèse de la planification du génocide préparé par le gouvernement intérimaire. Cette thèse est la raison d&#039;être du Tribunal d&#039;Arusha dont la création était favorisée par tous les quatre. 

Je ne comprendrai jamais pourquoi un quotidien conservateur comme LE FIGARO a ouvert ses colonnes pendant maintenant plus de 10 ans à leurs thèses plutôt « gauchistes » de dénigrement de l&#039;armée françaises reprises par Patrick de SAINT EXUPÉRY3. Pour convaincre les sociaux démocrates Allemands qui étaient de longue date très critiques vis à vis de la présence « néo coloniale » française en Afrique francophone et vis à vis du catholique fervent HABYARIMANA le professeur Jean Pierre CHRÉTIEN ajoué un rôle très important. Le directeur pour l&#039;Afrique au ministère des affaires étrangères allemand Harald GANNS a beaucoup apprécié et la position de SURVIE et celle de Jean Pierre CHRÉTIEN. GANNS, un social démocrate servant sous un ministre libéral, était une sorte de courroie de transmission pour SURVIE en Allemagne puisque il connaissait très bien l&#039;Afrique pour avoir été longtemps ambassadeur dans différents pays africain et pour avoir développé une certaine antipathie visible contre les français en Afrique. C&#039;est un des éléments qui ont joué pour découvrir une grande sympathie envers Paul KAGAME. Harald GANNS vient de défendre dans une revue de tendance protestante sa « priorité des priorités » pour défendre le régime FPR contre vents et marées. Il écrit qu&#039;il a visité entre 1994 et 1998 10 fois le Rwanda et a eu 15 entrevues avec KAGAME. Lors d&#039;une conférence il a publiquement expliqué le 30 avril 1995 : « Nous nous battonsfarouchement avec lesfrançais concernant le Rwanda, mais nous lefaisons à huis clos puisque nous ne voulons pas risquer une crise avec la France au sujet de ce pavs. ». 

A partir de 1995 il était soutenu par Uschi EID dans son effort de protéger KAGAME. Mme EID est toujours député du parti des écologistes GRÜNE et a « couvert » le régime de KAGAME notamment pendant ses années comme Secrétaire d&#039;Etat parlementaires. Elle a pu sous la protection du ministre des Affaires étrangères Joschka FISCHER qui de sa part était protégé par Madeleine ALBRIGHT supprimer toute velléité allemande qui aurait pu chercher la vérité concernant l&#039;attentat du 6 avril 1994. 

Bill CLINTON et Madeleine ALBRIGTH 

C&#039;est le bon moment de faire un petit saut en arrière. Puisque la prise en charge de l&#039;administration américaine par le nouveau Président américain Bill CLINTON le 20 janvier 1993 est décisive pour l&#039;ambiance anti Habyarimana dans le monde occidental. Tandis que l&#039;administration BUSH père favorisait en la personne du Secrétaire d&#039;Etat Herman COHEN une collaboration étroite avec la France, ce contact perd tout son poids sous la nouvelle administration. Pourtant la France et la nouvelle administration CLINTON ont encore négocié ensemble les Accords d&#039;Arusha qui prévoyaient une participation du FPR au pouvoir mais voulaient empêcher la prise totale du pouvoir pas les exilés tutsi. Selon mes recherches c&#039;est avant tout la nouvelle représentante américaine auprès des Nations Unies, Madeleine ALBRIGHT, probablement parce qu&#039;elle se méfiait de la position pro Arabe de Mitterrand, qui cherchait à arriver à d&#039;autres rives. Quand CLINTON a subitement quitté militairement l&#039;Afrique après la débâcle de Mogadishu le 3 octobre 1993 les États Unis ont abandonné la concertation avec MITTERRAND. La démocratisation~propagée par lui n&#039;était plus à l&#039;ordre du jour à Washington. L&#039;éloge de la nouvelle génération de chefs militaires comme alliés des Etats Unis se faisait jour. 

Un autre fait important n&#039;est pas pris en compte à sa juste valeur. C&#039;est l&#039;arrivée de Robert RAWSON comme Ambassadeur américain à Kigali. Ce militant du mouvement protestant « évangélical » Prayer Breakfast Movement avait participé comme représentant de ce mouvement aux négociations d&#039;Arusha. Il a pu exercer une certaine influence pour que leur résultat soit en faveur du FPR et de l&#039;Ouganda. Quand il est arrivé peu après à Kigali comme ambassadeur américain RAWSON a pu influencer à Kigali ensemble avec la numéro 2 de l&#039;ambassade Joyce LEADER l&#039;application des Accords dans un esprit pro FPR. RAWSON avait longtemps collaboré avec le fervent protestant Rudolf DECKER, chef de la succursale allemande des Breakfast Prayer dans l&#039;établissement des Accords d&#039;Arusha. DECKER a pu établir de liens étroits avec la famille HABYARIMANA pour la convaincre des bonnes intentions de MUSEVENI. Est ce que RAWSON et DECKER étaient définitivement au courant de la décision du Pentagon de laisser leurs alliés FPR « liquider » HABYARIMANA et le nouveau Président hutu Cyprien NTARYAMIRA. 

Je ne peux pas le prouver. Il est cependant révélateur qu&#039;un militaire américain est arrivé à Kigali quelques heures avant l&#039;attentat du 6 avril 1994 pour préparer l&#039;évacuation de personnel de l&#039;ambassade et des ressortissants américains. 

Il est évident que depuis le mois d&#039;octobre 1993 les Etats Unis favorisent la victoire du FPR au détriment d&#039;un partage de pouvoir négocié à Arusha. En conséquence, ils ont laissé la main libre au tandem KAGAME MUSEVENI pour préparer la disparition d&#039;abord du Président hutu du Burundi Melchior NDADAYE et plus tard de HABYARIMANA. Car les amis de KAGAME ont partagé son avis que HABYARIMANA et le mouvement démocratique du Burundi représentaient un danger pour la conquête militaire du pouvoir au Rwanda. Le « danger français » qui avait en février 1993 empêché la victoire déjà tangible était écarté à Arusha où le départ des soldats français était fixé après l&#039;arrivée de la MINUAR. Le « problème NDADAYE » fut « réglé » le 21 octobre 1993 par son assassinat. Le réseau FPR a pu contenir toute réaction internationale défavorable au FPR. 

Il restait à régler « le problème HABYARIMANA ». Après le départ définitif des soldats français fin décembre 1993 le moment était venu pour passer à l&#039;action. Ce fut fait par le commando spécial du FPR4 avec l&#039;accord tacite des Etats Unis et probablement de la Belgique le 6 avril 1994. Je n&#039;ai pas de doute que le général DALLAIRE travaillait dès son arrivée sur la scène rwandaise en faveur de la victoire du FPR, mais il est également clair qu&#039;il pensait que la victoire était compatible avec le sauvetage des tutsi, ce qui n&#039;était malheureusement pas dans la stratégie de Paul KAGAME. Bien au contraire il a pu convaincre Washington d&#039;éviter le moindre risque et de réduire la MINUAR. 

Tout était prévu car déjà le 13 avril 1994 dans une lettre de son représentant à New York adressée au Conseil de Sécurité le gouvernement intérimaire a trouvé seulement la veille son domicile préliminaire près de Gitarama le FPR a constaté un « génocide accompli » (« a crime of genocide has been committed »). Le FPR refusait tout effort pour l&#039;établissement d&#039;un cessz le feu et a demandé de pouvoir régler le problème des massacres à sa façon. Déjà à ce moment, le FPR a demandé un tribunal international pour juger les responsables parce que les « perpetrators of these atrocities in Rwanda are known ». La machine publicitaire préparée entre autres par les gens dont je viens d&#039;évoquer leur rôle dans cette entreprise de diversion, fut mise en marche et travaille formidablement bien au TPIR à Arusha jusqu&#039;à ce jour. 

Résumé 
Je veux m&#039;arrêter à ce point tout en sachant que le tableau n&#039;est pas encore complet. Je devrais par exemple évoquer un peu plus en détail les réseaux de soutien canadien où Louise ARBOUR a sa place et néerlandais où il faudrait parler de Jan PRONK. 

Comme résumé je voudrais faire deux constatations : 

a) Personne n&#039;a pu prouver un plan de génocide anti tutsi établi par la communauté hutu.Les massacres des tutsi par un million de fuyards hutu ont pu se réaliser dans un vide étatique créé par le FPR et ses alliés. 

b) Les alliés occidentaux du FPR ont mis en scène un scénario pour cacher leur responsabilité pour une politique agressive qui a causé des millions de morts dans la Région des Grands Lacs Africains. Dans cet objectif beaucoup de boucs émissaires hutu ont été inventés. 

Je vous remercie de votre attention et me tiens à votre disposition pour tout éclaircissement demandé.&quot; 
(1) Titre de son livre de 2003. 
(2) Après la victoire du FPR KIMENYI a rompu avec KAGAME sur des divergences concernant la façon de diriger le nouvel état. 
(3) Le professeur français Bernard LUGAN vient de réfuter toutes les attaques contre l&#039;armée française dans un livre intitulé : Rwanda. Contre enquête sur le génocide. 

(4) Voir l&#039;Ordonnance de Soit Communiqué du juge Bruguière du 17 november 2006. 
Source:Helmut Strizek.Témoignage dans le Procès contre Bernard Ntuyahaga, Bruxelles, 10 mai 2007, 14.30 h</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Même le régime de l&#8217;apartheid, la traîte négrière avaient leurs défenseurs, pourquoi pas le régime criminel ethno-raciste du FPR en manquerait?</p>
<p>&#8220;Le Network international du FPR </p>
<p>Permettez moi quelques mots introductifs expliquant les motifs de mes efforts de recherche depuis 1994. Vous allez voir que je lutte contre la « version officielle » de l&#8217;explication du génocide contre les tutsi. Ma question principale a toujours été et restera toujours : Pourquoi les tutsi n&#8217;ont il pas été sauvés tandis que cela était faisable ? Qui a sacrifié les tutsi ? Pour être clair : les tutsi ont été victimes de la fureur d&#8217;un million de déplacés internes hutu chassé de nouveau par le FPR le 7 avril 1994. Cette « fureur hutu » était sciemment provoquée par le FPR alors qu&#8217;elle aurait pu être endiguée facilement dans le cadre d&#8217;une concertation internationale. Le destin des tutsi était scellé par la décision honteuse de Conseil de sécurité du 21 avril 1994 de réduire à un chiffre symbolique la MINUAR et d&#8217;encourager par ce fait « la bête humaine ». Les victimes hutu dans les territoires sous contrôle du FPR ne peuvent plus être niées, mais c&#8217;est justement là le grand tabou. Robin PHILPOT a raison : « Ça ne s&#8217;est pas passé comme ça à Kigali. » 1 </p>
<p>Je vais me concentrer maintenant sur le rôle de quelques personnes qui ont oeuvré pour cacher au monde la vérité historique dans l&#8217;intérêt de Paul KAGAME. Ce vainqueur de la guerre d&#8217;agression a été caractérisé dans une interview avec LE SOIR du 13.1.2005 par Filip REYNTJENS à forte raison comme «le plus grand criminel de guerre en fonction aujourd&#8217;hui ». </p>
<p>La création du réseau international du Front Patriotique Rwandais (FPR) </p>
<p>Deux noms s&#8217;imposent en premier lieu: Alexandre KIMENYI et Roger WINTER. Alexandre KIMENYI a pu faire ses études de linguiste aux Etats Unis à Partir de 1971 et y est resté comme une sorte d&#8217;exilé tutsi rwandais. Il est devenu professeur à l&#8217;université à Sacramento en Californie. Il a créé en 1982 la revue IMPURUZA où il a propagé le retour au pouvoir des aristocrates tutsi. Il était très lié à Fred RWIGEMA, un exilé tutsi, devenu viceministre de la défense sous Yoweri MUSEVENI en Ouganda. Le « Commandant Fred » avait créé avec un groupe d&#8217;amis, entre autres avec le chef adjoint du service secret militaire ougandais Paul KAGAME, la nouvelle organisation des exilés tutsi FPR en 1986/7. C&#8217;est RWIGEMA qui a commandé l&#8217;agression du FPR le la octobre 1990 mais a été tué dans des circonstances toujours obscures dans les premiers jours de cette guerre de reconquête. </p>
<p>Notamment avec Roger WINTER, Alexandre KIMENYI2 avait organisé en 1988 une conférence à Washington où la décision du retour armé a été prise. Cette conférence a été rendue possible par le fait que Roger WINTER pouvait utiliser ses contacts politiques et se servir des infrastructures de l&#8217;organisation semi étatique qu&#8217;il présidait. En effet, depuis longtemps Roger WINTER était directeur de United States&#8217; Committee for Refugees qui s&#8217;occupe de l&#8217;aide aux réfugiés dans beaucoup de pays du monde. Mais il avait établi spécialement des liens avec et des sympathies pour les exilés tutsi en Ouganda notamment. </p>
<p>WINTER défend de tout coeur la cause du FPR dès sa création et est resté jusqu&#8217;à présent un « sponsor » infaillible du régime KAGAME Roger WINTER peut être considéré comme un des plus importants « blancs menteurs » pour reprendre la terminologie de Pierre PÉAN. WINTER a joué un rôle important dans la duperie concernant l&#8217;implication rwandaise dans la destruction des camps de réfugiés à l&#8217;est du Zaïre et le renversement de MOBUTU pour empêcher des élections au Congo en 1996/1997. </p>
<p>Le réseau international du FPR en action </p>
<p>KIMENYI et WINTER avaient compris déjà en 1988 qu&#8217;il fallait mettre en oeuvre une stratégie astucieuse pour convaincre la communauté internationale de la nécessité d&#8217;une guerre de reconquête du pouvoir à un moment où le vent démocratique commençait à souffler à travers le monde entier. Ils savaient que ce vent transformerait obligatoirement la structure étatique rwandaise. Il faillait donc cacher la peur de la minorité aristocratique devant des élections qu&#8217;elle perdrait à coup sûr. C&#8217;est pour cela qu&#8217;elle s&#8217;est couverte de quelques hutu qui étaient en brouille avec le Président HABYARIMANA et qui vivaient à l&#8217;extérieur du Rwanda. Il fallait devancer par tous les moyens ce processus démocratique par l&#8217;incitation d&#8217;une guerre civile et un dénigrement à outrance du gouvernement légal en place sous la direction du Général Juvénal HABYARIMANA. « Le danger démocratique » a grandi avec la défaite cuisante du FPR et la mort de Fred RWIGEMA en octobre 1990. La propagande camouflant des vrais objectifs du FPR est devenue un impératif quand Paul KAGAME est devenu l&#8217;homme fort du FPR malgré la présidence formelle du hutu Alexis KANYARENGWE à la tête de l&#8217;organisation. Dès la reprise de la guerre en janvier 1991 KAGAME a appliqué une stratégie de terreur contre la population civile. Pour divertir l&#8217;opinion internationale de ce fait il fallait donc attribuer au régime en place les crimes qui étaient la conséquence inévitable de la stratégie de guérilla. La recherche du soutien d&#8217;un « réseau blanc » dans l&#8217;application de la propagande anti Habyarimana était judicieuse et KAGAME a raison quand il a constaté une fois que personne n&#8217;a maîtrisé l&#8217;outil de propagande mieux que le FPR. </p>
<p>Roger WINTER et ses amis à travers le monde entier ont justifié tout sacrifice imposé à la population hutu rwandaise par l&#8217;invention d&#8217;horreurs attribuées au régime Habyarimana. Sans rentrer dans les détails je voudrais juste mentionner qu&#8217;une partie importante dans cette propagande revenait au protestantisme américain et international pour des raisons pas très faciles à expliquer. L&#8217;ancien Premier ministre français et protestant pratiquant Michel ROCARD y ajoué un certain rôle en diffusant après un voyage au Rwanda en 1997 le terme inventé par Jean Pierre Chrétien « nazisme tropical » pour caractériser le régime HABYARIMANA. </p>
<p>Pendant la guerre de reconquête qui n&#8217;était pas populaire dans un monde après l&#8217;écroulement du communisme et la dissolution de l&#8217;Union Soviétique il fallait absolument inventer des prétextes pour divertir l&#8217;opinion internationale du fait que le FPR a toujours rompu des accords de cessez le feu quand elle avait pu s&#8217;approvisionner suffisamment en armes. </p>
<p>La stratégie de diversion du FPR </p>
<p>En infraction des cessez le feu en vigueur le FPR </p>
<p>– a lancé une nouvelle offensive en juin 1992 pour occuper une partie du territoire rwandais au nord, </p>
<p>- a attaqué le 8 février 1993 pour imposer une zone démilitarisée et a commencé l&#8217;agression finale le 6 avril 1994 contre l&#8217;esprit et la lettre des Accords d&#8217;Arusha conclus le 4 août 1993 </p>
<p>La propagande anti gouvernementale a minutieusement été développée pour divertir notamment le public des conséquences néfastes prévisibles de l&#8217;agression du 8 février 1993. Ce fut une sorte de répétition générale. Toutes les actions de propagande appliquée avant l&#8217;offensive du 7 avril 1994 sont une sorte de doublette de ce qui a été préparé en janvier 1993 à l&#8217;exception de l&#8217;attentat des deux Chefs d&#8217;États rwandais et burundais le 6 avril 1994. </p>
<p>La CIE </p>
<p>En préparation de l&#8217;agression du 8 février 1993 un rôle décisif revenait au réseau « blanc » du FPR. En anticipant les événements horribles qui accompagneraient cette offensive « le réseau blanc » est arrivé à imposer à l&#8217;opinion internationale une « lecture officielle » par l&#8217;envoi d&#8217;une « COMMISSION INTERNATIONALE D&#8217;ENQUETE SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L&#8217;HOMME AU RWANDA DEPUIS LE 1 er OCTOBRE 1990 ». Les membres de cette Commission arrivent au Rwanda le 8 janvier 1993. Sur base de documents incontestables, on sait que le FPR a attendu le rapport des « ses » experts en majorité blancs. KAGAME pouvait être sûr que ses experts joueraient le rôle qu&#8217;il leur a attribué. Et effectivement le rapport préliminaire soumis fin janvier 1993 au public dans une conférence de presse fort médiatisée a eu les effets attendus. L&#8217;opinion internationale a pris les « résultats » des éminents personnages à la lettre. Par conséquent HABYARIMANA et son gouvernement de coalition ont perdu tout crédit de la part des « donateurs ». La Belgique a tout de suite gelé son programme d&#8217;aide. </p>
<p>Je voudrais vous présenter un petit tableau non exhaustif des actrices et des acteurs blancs sur la scène médiatique en faveur du FPR notamment les membres de cette « Commission d&#8217;Enquête ». </p>
<p>La « procureure mondiale honoraire » qu&#8217;est devenue Alison DES FORGES que la Cour a déjà entendu entre au moment de la préparation de cet Commission aux services de Africa Watch aujourd&#8217;hui Human Rights Watch pour succéder à la Somaliene Rakyia OMAAR qui était déjà « brulée » puisque tout le monde connaissait ses partis pris en faveur du FPR. </p>
<p>A Alison Des FORGES revenait soutenu entre autres par Filip REYNTJENS à partir de New York l&#8217;organisation technique de cette fameuse « COMMISSION INTERNATIONALE D&#8217;ENQUETE » pour divertir l&#8217;opinion internationale des effets néfastes que l&#8217;agression programmée par le FPR va avoir sans doutes. </p>
<p>La Commission était composée d&#8217;éminents personnages. A côté de Alison DES FORGES se trouvaient des juristes de renom comme les professeurs SCHABAS (Canada) et SEGUIDEGNI (Côte d&#8217;Noire), Halidou OUEDRAOGO de la Cour Suprême de Burkina Faso, l&#8217;avocat belge Eric GILLET, le Docteur en droit et journaliste Philippe DAHINDEN (Suisse) et le Néerlandais Rein ODINK. Comme «&#8217;chef spirituel » de l&#8217;opération s&#8217;est avéré Jean CARBONARE, le chef de l&#8217;organisation SURVIE en France. Lors de la conférence de presse sensationnelle, déjà mentionnée, la délégation surprend le monde entier en accusation le Président HABYARIMANA et son Premier ministre NSENGIYAREMYE de préparer à l&#8217;aide des « escadrons de la mort » un génocide dirigé contre la population tutsi . </p>
<p>Puisque Kenneth ROTH, le nouveau chef du Human Rights Watch et dont une partie de lafamille était victime de la Shoa perpétrée par le gouvernement allemand, a demandé l&#8217;utilisation prudente du terme de génocide, le Rapport publié le 8 mars 1993, par conséquent, n&#8217;accuse pas ouvertement Habyarimana de planifier un génocide. On y lit la phrase énigmatique : « Certains juristes estiment que le nombre de tués est un élément d&#8217;importance pour que l&#8217;on puisse parler de génocide. Les chiffres que nous avons cités, certes considérables pour le Rwanda, pourraient, aux yeux de cesjuristes, rester en deça du seuil juridique requis. La Commission estime que, quoi qu&#8217;il en soit des qualifications juridiques, la réalité est tragiquement identique. » Le Rapport présenté par cette Commission est scandaleux. Presque toutes les affirmations ont été démasquées entre temps. Les instigateurs de la Commission ont apparemment essayé de créer un document comparable aux procès verbaux de la Conférence de Wannsee en 1942 qui effectivement ont prouvé la planification de l&#8217;extermination des juifs européens par l&#8217;état nazi. Le rapport de la Commission d&#8217;enquête servait aux Procureurs du Tribunal d&#8217;Arusha pendant un certain temps comme document de référence pour « prouver » la thèse de la planification du génocide anti tutsi par les extrémistes hutu. Mais à la longue toute personne honnête doit reconnaître sa mauvaise qualité et son caractère trompeur. </p>
<p>Jean CARBONARE le « chef de file » des « blancs menteurs » </p>
<p>Parlons un peu plus du grand « blanc menteur » qu&#8217;est Jean CARBONARE. Ce protestant français joue un grand rôle dans la justification de la reconquête du pouvoir par les exilés. Jean CARBONARE avait un renommé de vrai « tiers mondiste» auprès de la gauche européenne. J&#8217;ose dire que c&#8217;est ce fait qui, a même fait hésiter le Président Mitterrand d&#8217;utiliser des informations dont il disposait pour réfuter immédiatement les mensonges propagé par Jean CARBONARE à la télévision française le 28 janvier 1993. A partir de ce moment toute la gauche européenne et pas seulement elle croyait que le Président HABYARIMANA était un train de préparer un génocide. Comme je l&#8217;ai déjà les « révélations » de Jean CARBONARE devant la presse internationale ont atteint leur objectif majeur. La communauté internationale, notamment la Belgique a commencé à geler Jean GOL en était heureux son soutien de vingt années au Président HABYARIMANA. </p>
<p>François Xavier VERSCHAVE, à ce moment proche collaborate&amp;de Jean CARBONARE en sa fonction de président de l&#8217;organisation SURVIE a succédé à Jean CARBONARE dans cette fonction quand celui ci s&#8217;est installé après la victoire du FPR à Kigali pour bien « observer » au nom de Paul K AGAME le hutu Pasteur BIZIMUNGU, le premier Président de « l&#8217;Etat FPR ». CARBONARE et VERSCHAVE ont développé une haine farouche contre l&#8217;armée française, ce qui a plu à une grande partie de la gauche mondiale. </p>
<p>Filip REYNTJENS ne faisait pas partie de la Commission mais c&#8217;est lui qui avait fournie avant l&#8217;arrivée de la Commission à Kigali de la crédibilité à un certain Janvier AFRIKA qui s&#8217;est avéré beaucoup plus tard de ne pas être crédible du tout. Mais sous la pression du « réseau REYNTJENS » HABYARIMANA a accepté que la Commission a pu rendre visite à Janvier AFRIKA en prison sans accompagnement d&#8217;agents du gouvernement pour « pérorer » devant une caméra sur le rôle de Président HABYARIMANA au sein de ces escadrons de la mort inventés de A à Z. </p>
<p>Vous avez eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre longuement le Professeur REYNTJENS dont la position très critique actuelle envers Paul KAGAME ne peut pas cacher que jusqu&#8217;à présent il est influencé par une haine presque maladive contre le Président HABYARIMANA, haine qui l&#8217;a conduit jusqu&#8217;à fournir la première filière française fausse concernant la provenance des missiles qui on détruit l&#8217;avion présidentiel le 6 avril 1994. Il avoue aujourd&#8217;hui cette erreur, mais il continue à maintenir ses spéculations concernant la planification du génocide par des « extrémistes hutu ». Selon mes informations il a fait croire à la Cour que l&#8217;information que le gouvernement belge avait des indications concernant la planification de l&#8217;assassinat d&#8217;un certain nombre de casques bleus belges pas les « génocidaires hutu» est sérieuse. Or, cette information se trouve dans le fameux fax du Général DALLAIRE du 11 janvier 1994 reportant des « informations » d&#8217;un certain « Jean Pierre ». D&#8217;ailleurs, l&#8217;original de ce fax adressé à son ami canadien Maurice BARIL au Quartier Général à New York ne se trouve pas dans les archives des Nations Unies. Toutes les conséquences que ce fax a produites se basent sur une copie et Chris BLACK, un avocat au TPIR, affirme que la copie contiendrait des rajouts. </p>
<p>Concernant les « révélations » de « Jean Pierre » on ne risque plus de se tromper quand on affirme que cet homme du vrai nom de Abubakar TURATSINZE était un agent du FPR qui a dû payer de sa vie cette connaissance dangereuse. </p>
<p>Je ne veux pas spéculer trop pourquoi le FPR a mis au monde cette information le 10 janvier 1994. Je veux simplement dire que ce n&#8217;est pas du tout une information émanant de quelques groupes hutu. Par ailleurs, une grande partie des informations qui devraient prouver le rôle criminel du régime HABYARIMANA par exemple la lettre des « militaires modérés » du 3 décembre 1993 étaient fabriquées par le FPR. Le cas le plus spectaculaire me semblent être les assassinats d&#8217;Emmanuel GAPYISI et de Félicien GATABAZI. Pendant des années la communauté internationale croyait à la version officielle de la responsabilité du « cercle HABYARIMANA » pour ces meurtres. Maintenant il est établi par André GUICHAOUA que la responsabilité en revient à Paul KAGAME. </p>
<p>Jean GOL </p>
<p>J&#8217;aimerais juste un petit moment revenir sur le rôle décisif de Jean GOL pour la préparation du terrain international en faveur du FPR. Il y a beaucoup d&#8217;éléments pour expliquer pourquoi cet homme anti clérical soit anti catholique et humaniste a pu être gagné à la cause terroriste du FPR. De fait il a cru à la présentation scandaleuse des exilés aristocratiques comme les « Juifs africains » par le réseau mondial des extrémistes tutsi comme Alexandre KIMENYI. Par ailleurs, Louis MICHEL, l&#8217;actuel Commissaire Européen au Développement, se comporte comme successeur spirituel de Jean GOL. La justification par Louis MICHEL de tous les crimes commis par Paul KAGAME décrits minutieusement par le dissident du FPR Abdul RUZIBIZA et ses éloges en faveur de la dictature rwandaise actuelle s&#8217;inspirent bien de l&#8217;action de feu Jean GOL. Dans la même ligne d&#8217;idées, il faut citer Alain DESTHEXE. Ses sympathies pour la dictature de Kigali sont notoires. </p>
<p>Concernant Colette BREACKMAN et Marie France CROS, les deux « haut parleurs » belges de la voix du FPR je veux me limiter à citer leurs noms. Vous les connaissez mieux que moi. Mais il faut dire que Colette BREACKMAN a joué un rôle de premier ordre pour empêcher la gauche internationale d&#8217;utiliser leurs propres têtes pour analyser la vraie situation. Gérard PRUNER avait une importance égale dans ce processus avec son livre tout de suite publié en anglais pour présenter la « lecture officielle ». Comme Filip REYNTJENS, tous les trois ont entre temps changé même plusieurs fois leurs positions, mais maintiennent néanmoins la fausse thèse de la planification du génocide préparé par le gouvernement intérimaire. Cette thèse est la raison d&#8217;être du Tribunal d&#8217;Arusha dont la création était favorisée par tous les quatre. </p>
<p>Je ne comprendrai jamais pourquoi un quotidien conservateur comme LE FIGARO a ouvert ses colonnes pendant maintenant plus de 10 ans à leurs thèses plutôt « gauchistes » de dénigrement de l&#8217;armée françaises reprises par Patrick de SAINT EXUPÉRY3. Pour convaincre les sociaux démocrates Allemands qui étaient de longue date très critiques vis à vis de la présence « néo coloniale » française en Afrique francophone et vis à vis du catholique fervent HABYARIMANA le professeur Jean Pierre CHRÉTIEN ajoué un rôle très important. Le directeur pour l&#8217;Afrique au ministère des affaires étrangères allemand Harald GANNS a beaucoup apprécié et la position de SURVIE et celle de Jean Pierre CHRÉTIEN. GANNS, un social démocrate servant sous un ministre libéral, était une sorte de courroie de transmission pour SURVIE en Allemagne puisque il connaissait très bien l&#8217;Afrique pour avoir été longtemps ambassadeur dans différents pays africain et pour avoir développé une certaine antipathie visible contre les français en Afrique. C&#8217;est un des éléments qui ont joué pour découvrir une grande sympathie envers Paul KAGAME. Harald GANNS vient de défendre dans une revue de tendance protestante sa « priorité des priorités » pour défendre le régime FPR contre vents et marées. Il écrit qu&#8217;il a visité entre 1994 et 1998 10 fois le Rwanda et a eu 15 entrevues avec KAGAME. Lors d&#8217;une conférence il a publiquement expliqué le 30 avril 1995 : « Nous nous battonsfarouchement avec lesfrançais concernant le Rwanda, mais nous lefaisons à huis clos puisque nous ne voulons pas risquer une crise avec la France au sujet de ce pavs. ». </p>
<p>A partir de 1995 il était soutenu par Uschi EID dans son effort de protéger KAGAME. Mme EID est toujours député du parti des écologistes GRÜNE et a « couvert » le régime de KAGAME notamment pendant ses années comme Secrétaire d&#8217;Etat parlementaires. Elle a pu sous la protection du ministre des Affaires étrangères Joschka FISCHER qui de sa part était protégé par Madeleine ALBRIGHT supprimer toute velléité allemande qui aurait pu chercher la vérité concernant l&#8217;attentat du 6 avril 1994. </p>
<p>Bill CLINTON et Madeleine ALBRIGTH </p>
<p>C&#8217;est le bon moment de faire un petit saut en arrière. Puisque la prise en charge de l&#8217;administration américaine par le nouveau Président américain Bill CLINTON le 20 janvier 1993 est décisive pour l&#8217;ambiance anti Habyarimana dans le monde occidental. Tandis que l&#8217;administration BUSH père favorisait en la personne du Secrétaire d&#8217;Etat Herman COHEN une collaboration étroite avec la France, ce contact perd tout son poids sous la nouvelle administration. Pourtant la France et la nouvelle administration CLINTON ont encore négocié ensemble les Accords d&#8217;Arusha qui prévoyaient une participation du FPR au pouvoir mais voulaient empêcher la prise totale du pouvoir pas les exilés tutsi. Selon mes recherches c&#8217;est avant tout la nouvelle représentante américaine auprès des Nations Unies, Madeleine ALBRIGHT, probablement parce qu&#8217;elle se méfiait de la position pro Arabe de Mitterrand, qui cherchait à arriver à d&#8217;autres rives. Quand CLINTON a subitement quitté militairement l&#8217;Afrique après la débâcle de Mogadishu le 3 octobre 1993 les États Unis ont abandonné la concertation avec MITTERRAND. La démocratisation~propagée par lui n&#8217;était plus à l&#8217;ordre du jour à Washington. L&#8217;éloge de la nouvelle génération de chefs militaires comme alliés des Etats Unis se faisait jour. </p>
<p>Un autre fait important n&#8217;est pas pris en compte à sa juste valeur. C&#8217;est l&#8217;arrivée de Robert RAWSON comme Ambassadeur américain à Kigali. Ce militant du mouvement protestant « évangélical » Prayer Breakfast Movement avait participé comme représentant de ce mouvement aux négociations d&#8217;Arusha. Il a pu exercer une certaine influence pour que leur résultat soit en faveur du FPR et de l&#8217;Ouganda. Quand il est arrivé peu après à Kigali comme ambassadeur américain RAWSON a pu influencer à Kigali ensemble avec la numéro 2 de l&#8217;ambassade Joyce LEADER l&#8217;application des Accords dans un esprit pro FPR. RAWSON avait longtemps collaboré avec le fervent protestant Rudolf DECKER, chef de la succursale allemande des Breakfast Prayer dans l&#8217;établissement des Accords d&#8217;Arusha. DECKER a pu établir de liens étroits avec la famille HABYARIMANA pour la convaincre des bonnes intentions de MUSEVENI. Est ce que RAWSON et DECKER étaient définitivement au courant de la décision du Pentagon de laisser leurs alliés FPR « liquider » HABYARIMANA et le nouveau Président hutu Cyprien NTARYAMIRA. </p>
<p>Je ne peux pas le prouver. Il est cependant révélateur qu&#8217;un militaire américain est arrivé à Kigali quelques heures avant l&#8217;attentat du 6 avril 1994 pour préparer l&#8217;évacuation de personnel de l&#8217;ambassade et des ressortissants américains. </p>
<p>Il est évident que depuis le mois d&#8217;octobre 1993 les Etats Unis favorisent la victoire du FPR au détriment d&#8217;un partage de pouvoir négocié à Arusha. En conséquence, ils ont laissé la main libre au tandem KAGAME MUSEVENI pour préparer la disparition d&#8217;abord du Président hutu du Burundi Melchior NDADAYE et plus tard de HABYARIMANA. Car les amis de KAGAME ont partagé son avis que HABYARIMANA et le mouvement démocratique du Burundi représentaient un danger pour la conquête militaire du pouvoir au Rwanda. Le « danger français » qui avait en février 1993 empêché la victoire déjà tangible était écarté à Arusha où le départ des soldats français était fixé après l&#8217;arrivée de la MINUAR. Le « problème NDADAYE » fut « réglé » le 21 octobre 1993 par son assassinat. Le réseau FPR a pu contenir toute réaction internationale défavorable au FPR. </p>
<p>Il restait à régler « le problème HABYARIMANA ». Après le départ définitif des soldats français fin décembre 1993 le moment était venu pour passer à l&#8217;action. Ce fut fait par le commando spécial du FPR4 avec l&#8217;accord tacite des Etats Unis et probablement de la Belgique le 6 avril 1994. Je n&#8217;ai pas de doute que le général DALLAIRE travaillait dès son arrivée sur la scène rwandaise en faveur de la victoire du FPR, mais il est également clair qu&#8217;il pensait que la victoire était compatible avec le sauvetage des tutsi, ce qui n&#8217;était malheureusement pas dans la stratégie de Paul KAGAME. Bien au contraire il a pu convaincre Washington d&#8217;éviter le moindre risque et de réduire la MINUAR. </p>
<p>Tout était prévu car déjà le 13 avril 1994 dans une lettre de son représentant à New York adressée au Conseil de Sécurité le gouvernement intérimaire a trouvé seulement la veille son domicile préliminaire près de Gitarama le FPR a constaté un « génocide accompli » (« a crime of genocide has been committed »). Le FPR refusait tout effort pour l&#8217;établissement d&#8217;un cessz le feu et a demandé de pouvoir régler le problème des massacres à sa façon. Déjà à ce moment, le FPR a demandé un tribunal international pour juger les responsables parce que les « perpetrators of these atrocities in Rwanda are known ». La machine publicitaire préparée entre autres par les gens dont je viens d&#8217;évoquer leur rôle dans cette entreprise de diversion, fut mise en marche et travaille formidablement bien au TPIR à Arusha jusqu&#8217;à ce jour. </p>
<p>Résumé<br />
Je veux m&#8217;arrêter à ce point tout en sachant que le tableau n&#8217;est pas encore complet. Je devrais par exemple évoquer un peu plus en détail les réseaux de soutien canadien où Louise ARBOUR a sa place et néerlandais où il faudrait parler de Jan PRONK. </p>
<p>Comme résumé je voudrais faire deux constatations : </p>
<p>a) Personne n&#8217;a pu prouver un plan de génocide anti tutsi établi par la communauté hutu.Les massacres des tutsi par un million de fuyards hutu ont pu se réaliser dans un vide étatique créé par le FPR et ses alliés. </p>
<p>b) Les alliés occidentaux du FPR ont mis en scène un scénario pour cacher leur responsabilité pour une politique agressive qui a causé des millions de morts dans la Région des Grands Lacs Africains. Dans cet objectif beaucoup de boucs émissaires hutu ont été inventés. </p>
<p>Je vous remercie de votre attention et me tiens à votre disposition pour tout éclaircissement demandé.&#8221;<br />
(1) Titre de son livre de 2003.<br />
(2) Après la victoire du FPR KIMENYI a rompu avec KAGAME sur des divergences concernant la façon de diriger le nouvel état.<br />
(3) Le professeur français Bernard LUGAN vient de réfuter toutes les attaques contre l&#8217;armée française dans un livre intitulé : Rwanda. Contre enquête sur le génocide. </p>
<p>(4) Voir l&#8217;Ordonnance de Soit Communiqué du juge Bruguière du 17 november 2006.<br />
Source:Helmut Strizek.Témoignage dans le Procès contre Bernard Ntuyahaga, Bruxelles, 10 mai 2007, 14.30 h</p>
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		<title>By: haguma</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-3#comment-15128</link>
		<dc:creator>haguma</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:19:35 +0000</pubDate>
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		<description>Il n&#039;y a plus raciste que le défenseur d&#039;un assassin de plus de 8.000.000 d&#039;être humains!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;y a plus raciste que le défenseur d&#8217;un assassin de plus de 8.000.000 d&#8217;être humains!</p>
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		<title>By: Mbuguje</title>
		<link>http://www.causeur.fr/un-ecran-de-fumee-sur-le-rwanda,1019/comment-page-3#comment-15124</link>
		<dc:creator>Mbuguje</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:11:50 +0000</pubDate>
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		<description>La France n&#039;est ni pro-hutu ni pro-tutsi, elle est humaniste 

&quot;La France 

La France a soutenu le gouvernement de Habyarimana jusqu&#039;à la signature des Accords d&#039;Arusha . Son contingent, formé de 600 hommes, assurait l&#039;assistance technique des Forces Armées Rwandaises. Il a été décisif au moment de l&#039;invasion de 1990, pendant laquelle le FPR aurait pu arriver jusqu&#039;à la capitale. A chaque grande offensive du FPR, la France approvisionnait l&#039;armée rwandaise en armement. Elle s&#039;est retirée définitivement du pays à l&#039;arrivée des premiers soldats de la MINUAR, en novembre 1993. 

Lors de la reprise de la guerre, en 1994, les Etats-Unis, ainsi que la Belgique ont fait pression sur la France pour la dissuader d&#039;intervenir. L&#039;opération humanitaire Turquoise (Turquesa) (juin-août 1994) fut acceptée avec beaucoup de réticences et de conditions. On n&#039;a pas autorisé les Français à établir des zones de sécurité dans le Nord-Ouest du pays, comme ils l&#039;avaient fait dans le sud-ouest, argumentant que ce serait protéger les auteurs des massacres et particulièrement le gouvernement qui s&#039;était réfugié dans cette partie du pays. 

Accusée de connivence avec le génocide des tutsis pour avoir formé l&#039;armée hutu, après l&#039;opération Turquoise, la France se maintiendra à distance quand Mobutu sera attaqué en 1996. 

La France donne conseil et support logistique à l&#039;armée tutsi du Burundi. Elle le faisait déjà en 1972 quand le massacre de 350.000 hutus se produisit. Cela n&#039;a pas empêché qu&#039;à partir de 1990 elle aide aussi l&#039;armée hutu de Rwanda. La France semble appliquer une &quot;realpolitik&quot; qui, essayant de supplanter la Belgique dans la région, a donné support aux régimes établis au Rwanda et au Burundi. 

Les États-Unis 

Alors que le rôle de la France a toujours été public et notoire, celui des États-Unis n&#039;a pas été aussi clair, pour beaucoup d&#039;analystes. Pour cette raison, nous voulons nous étendre pou montrer l&#039;évidence de leur implication. 

Au début de 1996, Ronald Brown, secrétaire de commerce des États-Unis, énonçait publiquement ce qui pour beaucoup d&#039;observateurs commençait déjà à être une évidence: &quot;L&#039;ère du domaine économique et de l&#039;hégémonie commerciale de l&#039;Europe en Afrique est terminée. L&#039;Afrique nous intéresse.&quot; Beaucoup de faits montrent cet intérêt; nous signalons les suivants: 


Quelques-uns des membres du FPR qui ont attaqué le Rwanda en 1990 à partir de l&#039;Ouganda avaient acquis une formation militaire aux États-Unis dans le cadre du programme IMET. 


Entre 1989 et 1992, les États-Unis ont donné à l&#039;Ouganda une aide économique de 183 millions de dollars. Cette aide équivalait à toute l&#039;aide des États-Unis pendant les 27 années précédentes4. La Banque Mondiale (IDA) a donné à Museveni, le président de l&#039;Ouganda, 1800 millions de dollars jusqu&#039;à mars 1997 seulement. 


Les États-Unis sont les principaux fournisseurs d&#039;armes en Ouganda en vue de leur utilisation dans la région des Grands Lacs. Il y a des militaires américains à l&#039;ancien aéroport d&#039;Entebbe, à Nakasongola, Kabamba, Ssingo, Nkosi, aux îles Ssese et dans d&#039;autres endroits mobiles d&#039;Ouganda, entraînant des militaires ougandais et rwandais5. 


Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont empêché le Rwanda de recourir au Conseil de Sécurité de l&#039;ONU sur l&#039;agression de l&#039;Ouganda, sous prétexte de manque de preuves matérielles. Ces mêmes pays ont rendu inefficace le travail de la Mission des Nations Unies chargée de contrôler la frontière rwandais-ougandaise (MONUOR). Non seulement ils se sont opposés au renfort de la MONUOR en hommes et en matériel, mais ils ont refusé également de condamner l&#039;Ouganda quand les responsables de la MONUOR ont informé que ce pays les empêchait d&#039;accomplir leur mission. 

Egalement les États-Unis et la Grande Bretagne ont bloqué pendant longtemps la décision du Conseil de Sécurité sur le déploiement de la Force Internationale prévue par les Accords de paix d&#039;Arusha. Les premiers soldats de la MINUAR ne sont arrivés à Rwanda qu&#039;en novembre 1993, près de quatre mois après la signature des Accords, qui ne pouvaient s&#039;appliquer sans cette force internationale. Le retard a provoqué des tensions entre le gouvernement rwandais et le FPR, et à l&#039;intérieur des partis politiques. 


L&#039;ambassade des États-Unis à Rwanda à été la première à évacuer Rwanda le lendemain du 6 avril 1994, jour de l&#039;assassinat des présidents du Rwanda et du Burundi, événement qui a déchaîné les massacres à grande échelle. Des mesures plus énergiques, prises de concert avec les autres pays ou au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, auraient empêché l&#039;extermination de la population. 


Les Etats-Unis ont bloqué l&#039;adoption et l&#039;application de la résolution 1080 (1996) adoptée par le Conseil de Sécurité de l&#039;ONU, le 15.11.96, sur le déploiement d&#039;une force multinationale de protection des réfugiés et de la population civile menacée à l&#039;est de l&#039;ex Zaïre; cette force aurait pu arrêter les massacres. 


Pendant sa visite au Rwanda en septembre 1996, Johnston, membre du Congrès nord-américain, a plaidé en faveur de la politique consistant à obliger les réfugiés. Johnston a dit: &quot;Cesser de les alimenter, transférez vos dispositifs d&#039;aide alimentaire à l&#039;intérieur des frontières, essayer d&#039;obtenir que les armées rwandaise et tanzanaise imposent la discipline, qu&#039;une force de sécurité escorte personnellement les réfugiés, qu&#039;elle leur fasse passer la frontière et les conduise aux centres de distribution d&#039;aliments&quot;. 


La déclaration de l&#039;ambassadeur américain à Kigali, le 21.01.97, dit: &quot;Les agences humanitaires doivent partir de l&#039;est du Zaïre et cesser d&#039;alimenter des assassins. Alors, ceux-ci se volatiliseront dans la nature à la recherche de quelque chose à manger, laissant derrière eux les otages. Si nous n&#039;agissons pas ainsi, nous sauverons les enfants de Tingi-Tingi au préjudice des enfants qui seront assassinés ou qui deviendront orphelins à l&#039;intérieur du Rwanda&quot;.6 

L&#039;ambassade américaine au Rwanda donne un clair support au gouvernement Kagame, minimisant ouvertement les problèmes et les violations des droits humains; et les agences humanitaires internationales ont l&#039;impression qu&#039;elle leur est franchement défavorable. Un fonctionnaire de l&#039;ambassade américaine a déclaré a Physicians for Human Rights (PHR) (Physiciens pour les Droits Humains) qu&#039;il donnait support à ce que faisait le Rwanda pour contrecarrer le projet d&#039;une mission d&#039;investigation sur les atrocités commises à l&#039;ex Zaïre et il défiait PHR de présenter des preuves de violations graves des droits humains au Rwanda et à la R.D. du Congo. 7 


L&#039;administration nord-américaine a étouffé le génocide des réfugiés rwandais à l&#039;ex Zaïre. Sous sa pression, la version finale du rapport des Nations Unies a été modifiée afin de substituer le mot &quot;génocide&quot; par &quot;massacre&quot;. Il est expliqué à l&#039;ONU que &quot;après des discussions approfondies&quot; à New York, les auteurs du rapport ont décidé &quot;eux-mêmes&quot; de retirer le terme &quot;génocide&quot;8. En outre, le rapport se termine avec la recommandation que Kabila et Kagame enquêtent, eux-mêmes, sur les auteurs des massacres. Avec ceci, on demande aux auteurs présumés des massacres qu&#039;ils en fassent eux-mêmes les enquêtes, ce qui est ridicule. Par cette action, Washington a voulu préserver l&#039;intégrité morale de ses protégés, puisque ces derniers utilisent le génocide tutsi comme justification éthique de leur dictature ethnique. 


Un journaliste britannique, Nick Gordon, a enquêté et informé que le régime du FPR a construit des fours crématoires dans les régions rwandaises de Bugesera, Ruhengeri, Buyumba, Kibungo, Nyungwe et d&#039;autres endroits où des milliers de hutus sont assassinés et leurs corps brûlés, pendant que les responsables des Etats-Unis détournent le regard. 9 


Un membre de l&#039;administration Clinton interrogé sur l&#039;assistance militaire massive des Etats-Unis au Rwanda, déclarait qu&#039;&quot;il était nécessaire d&#039;établir un régime militaire très puissant dans la région des Grands Lacs pour imposer des solutions militaires aux conflits&quot;.10 


En plus de l&#039;approvisionnement du matériel de guerre, Rwanda et Ouganda participent activement aux programmes de formation et assistance militaire suivants: 

Rapid Intervention Force (RIP) 

Appelé aussi l&#039;African Crisis Response Initiative (ACRI), ce programme a commencé en 1995. Bien que d&#039;autres pays africains y participent, surtout le Sénégal, on donne une importance très particulière au Rwanda et en Ouganda, au nom du génocide. Des milliers de soldats et d&#039;officiers tutsis prennent part, chaque semestre, à ces formations militaires assurées par les bérets verts, une unité d&#039;élite de la 3ème Division des Forces Spéciales de Fort Bragg, en Caroline du Nord. 

International Military Education and Training (IMET) 

Ce programme offre une formation militaire très avancée. Historiquement, beaucoup de dictateurs militaires du Tiers Monde, ainsi que leurs pelotons d&#039;exécution, y ont été formés. C&#039;est le cas des &quot;tontons macoutes&quot; d&#039;Haïti, et des brigades sanguinaires du Chili, de l&#039;Argentine et d&#039;autres pays. Beaucoup d&#039;officiers tutsis y sont enrôlés à fort Bragg et à Fort Leavenwoth, ce dernier au Kansas. C&#039;est dans le cadre de ce programme que Kagame, à ce moment-la officier dans l&#039;armée ougandaise, a participé à une formation militaire, en 1993, en compagnie de quelques officiers ougandais. 

Joint Combined Exchange Training (JCET) 

Ce programme est supervisé par la Marine, l&#039;Armée de terre et la Force aérienne. L&#039;objectif de cette formation est de permettre aux troupes tutsis d&#039;améliorer leur expérience militaire. Les unités de la 3ème et de la 5ème Forces spéciales y prennent part. Quelques disciplines militaires sont enseignées, à savoir: les techniques de camouflage, la préparation des combats, la mobilité des unités réduites, l&#039;entretien du matériel de guerre, la navigation nocturne, etc.. 

Rwandan Interagency Assessment Team (RIAT) 

Ce projet a été spécialement conçu pour évaluer l&#039;efficacité de tous les entraînements militaires auxquels participent les soldats et les officiers rwandais, avec comme objectif, le cas échéant, la recommandation de solutions pour les améliorer. 


Il y a un rapport du Pentagone, adressé au Congrès, dans lequel est détaillée la participation de l&#039;armée américaine à la formation des forces armées rwandaises depuis 1994. Selon ce rapport, les États-Unis ont élargi leur coopération avec l&#039;armée rwandaise au moment où celle-ce était impliquée dans l&#039;aide aux rebelles congolais, pour renverser le régime de Mobutu11. D&#039;après le Soir, deux jours avant la deuxième invasion du Congo, le 02.08.98, quelques experts militaires américains ont été vus près de la frontière. D&#039;autre part, deux vaisseaux de guerre américains opéraient à la hauteur de Matadi, dans l&#039;Ocean Atlantique, servant de liaison de communications entre Goma, Kigali et Kitona. Ils dirigeaient également les communications de la tour de contrôle de l&#039;aéroport militaire de Kitona. De plus, &quot;des instructeurs américains entraînaient des mercenaires serbes, colombiens, somaliens et sud-africains, à la localité de Dedia, près de l&#039;île d&#039;Idwi, dans la province congolaise du Kivu Sud&quot;. 

Les sociétés minières 

Selon des études géologiques faites ces dernières années, le sous-sol du Congo contient des gisements de cuivre, de cobalt, de zinc, d&#039;argent, de diamants, d&#039;uranium, de cadmium et d&#039;autres métaux rares, mais surtout des concentrations d&#039;or en quantités exceptionnelles. 

La majeure concentration d&#039;or se trouve dans la province orientale, dans la région d&#039;Ituri, aux confins de la frontière avec l&#039;Ouganda et le Soudan. Une légende de l&#039;est congolais situe les mines d&#039;or du roi Salomon dans cette zone. Selon une étude faite par le Centre National de Recherches Géologiques et Minières (CRGM), le sol d&#039;Ituri est si riche qu&#039;il est possible, avec les méthodes modernes de traitement, d&#039;obtenir de l&#039;or fin jusqu&#039;à une moyenne de 6 à 7 kg par tonne, seulement avec le traitement des déblais des anciennes mines de l&#039;Okimo. Des milliers de chercheurs de paillettes d&#039;or travaillent pour leur compte dans la région qui s&#039;étend sur 83.000 km2. Dans quelques endroits, la quantité d&#039;or atteint le chiffre astronomique de 18 kg/or fin par tonne, contre une moyenne mondiale qui se situe autour de 11 grammes d&#039;or par tonne, selon les données de CRGM. Jusqu&#039;à présent, seulement les gisements secondaires (d&#039;alluvions) ont été exploités par l&#039;Okimo. Les gisements primaires (roche dure souterraine) sont intacts et seraient les plus riches. Selon les spécialistes du secteur, dans le carré 200 de la concession 40 de l&#039;Okimo, situé aux environs de la ville de Mongbalu, à la frontière avec l&#039;Ouganda, la seule mine Senzere contiendrait des réserves estimées entre 2.000 et 3.000 tonnes d&#039;or, d&#039;une valeur qui atteindrait 20 ou 30 milliards de dollars. 

Dans le Sud-Kivu, l&#039;exploitation de terres vierges, qui n&#039;est pas encore commencé, devrait produire des métaux précieux, comme l&#039;europium ou le thonium, utilisés dans l&#039;aéronautique et l&#039;industrie spatiale. 

Bien qu&#039;il y ait une forte présence des entreprises nord-américaines au Zaïre de Mobutu, elle s&#039;intensifie et essaie de s&#039;assurer avec l&#039;arrivée de Kabila. Des extraits d&#039;un article de François Misser à La Libre Enteprise, le 26.04.97, son significatifs : 

«Les entreprises américaines occupent des positions capitales dans le cobalt et dans l&#039;or. Elles s&#039;introduisent dans le même secteur des diamants, où l&#039;empire De Beers (sud-africain) avait le monopole de la commercialisation de la production de la seule exploitation industrielle du pays. Le déploiement le plus spectaculaire a été le contrat de un milliard de dollars terminé le 16 avril par American Mineral Fields, une entreprise nouvelle avec le siège à Hope, Arkansas, l&#039;Etat de Bill Clinton, pour la création d&#039;une fabrique de zinc et l&#039;exploitation de gisements de zinc, de cuivre et de cobalt à Kolwezi et à Kipushi. Les désirs d&#039;AMF ne se limitent pas au cobalt ou au cuivre. Cette société, qui possède une filiale dans le secteur de l&#039;or en Zambie voisine, à Zamgold, est également active dans le secteur du diamant en Angola, où elle a une concession de 8.700 km2 bordant la rivière Luremo, au Lunda Nord, à la frontière du Kasai occidental. 

D&#039;autres compagnies nord-américaines n&#039;ont pas l&#039;air d&#039;avoir beaucoup de difficultés, comme Eurocan Consolidated Ventures, l&#039;associé suédois dont le magnat, Adolph Lundin, a signé à la fin de 1996, avec le gouvernement Kengo, un contrat de un milliard cinq cents millions de dollars pour l&#039;exploitation des gisements de Tenke-Fungurume (où les réserves de cobalt correspondent à l&#039;équivalent de 30 ans de travail de la production mondiale actuelle). La compagnie américano-canadienne Barrick Gold a une autorisation d&#039;exploitation sur 81.000 km2 des concessions du Bureau des mines d&#039;or de Kilo-moto, au Haut Zaïre». 

Il faut dire que cette autorisation d&#039;exploitation de Barrick Gold a été obtenue en pleine guerre contre Mobutu, à la fin de 1996, et que l&#039;ex-président des États-Unis et ex-directeur de la CIA, George Bush, est un membre du Conseil d&#039;administration dont le président est Brian Mulroney, ex Premier ministre du Canada. 12 &quot; www.inshuti.org 

4. M. Harald Marwitz, ancien responsable de l&#039;USAID (United States International Development Aid). 

5. Remigius Kintu (Ugandan Democratic Coalition), &#039;Terror incognito: the U.S. conspiracy behind Museveni&#039;s wars&#039;, Maryland, 19-04-97. Le Sénat des États Unis ont invité M. Remigius Kintu plus d&#039;une fois pour exposer son analyse du conflit. 

6. IRIN (part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs), 28-01-97. 

7. Physicians for Human Rights, &#039;Investigation in Eastern Congo and Eastern Rwanda, a Report&#039;, 16-07-97, pp. 14-15. 

8. Le Monde, &#039;L&#039;ONU évite d&#039;avoir à condamner Kigali et Kinshasa&#039;, New York (United States), 05-06-98. 

9. Nick Gordon, &#039;Return to hell&#039;, Sunday Express, 21-04-96. 

10. Lynn Duke, The Washington Post, 14-07-98. 

11. Agence France Presse, &#039;Le Pentagone confirme participer à la formation de l&#039;armée rwandaise depuis 94&#039;, Washington, 29-08-97. 

12. &#039;La rébellion du Kivu risque d&#039;accélerer l&#039;éclatement du Zaire&#039;, Le Monde, 27-11-96, p.2.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La France n&#8217;est ni pro-hutu ni pro-tutsi, elle est humaniste </p>
<p>&#8220;La France </p>
<p>La France a soutenu le gouvernement de Habyarimana jusqu&#8217;à la signature des Accords d&#8217;Arusha . Son contingent, formé de 600 hommes, assurait l&#8217;assistance technique des Forces Armées Rwandaises. Il a été décisif au moment de l&#8217;invasion de 1990, pendant laquelle le FPR aurait pu arriver jusqu&#8217;à la capitale. A chaque grande offensive du FPR, la France approvisionnait l&#8217;armée rwandaise en armement. Elle s&#8217;est retirée définitivement du pays à l&#8217;arrivée des premiers soldats de la MINUAR, en novembre 1993. </p>
<p>Lors de la reprise de la guerre, en 1994, les Etats-Unis, ainsi que la Belgique ont fait pression sur la France pour la dissuader d&#8217;intervenir. L&#8217;opération humanitaire Turquoise (Turquesa) (juin-août 1994) fut acceptée avec beaucoup de réticences et de conditions. On n&#8217;a pas autorisé les Français à établir des zones de sécurité dans le Nord-Ouest du pays, comme ils l&#8217;avaient fait dans le sud-ouest, argumentant que ce serait protéger les auteurs des massacres et particulièrement le gouvernement qui s&#8217;était réfugié dans cette partie du pays. </p>
<p>Accusée de connivence avec le génocide des tutsis pour avoir formé l&#8217;armée hutu, après l&#8217;opération Turquoise, la France se maintiendra à distance quand Mobutu sera attaqué en 1996. </p>
<p>La France donne conseil et support logistique à l&#8217;armée tutsi du Burundi. Elle le faisait déjà en 1972 quand le massacre de 350.000 hutus se produisit. Cela n&#8217;a pas empêché qu&#8217;à partir de 1990 elle aide aussi l&#8217;armée hutu de Rwanda. La France semble appliquer une &#8220;realpolitik&#8221; qui, essayant de supplanter la Belgique dans la région, a donné support aux régimes établis au Rwanda et au Burundi. </p>
<p>Les États-Unis </p>
<p>Alors que le rôle de la France a toujours été public et notoire, celui des États-Unis n&#8217;a pas été aussi clair, pour beaucoup d&#8217;analystes. Pour cette raison, nous voulons nous étendre pou montrer l&#8217;évidence de leur implication. </p>
<p>Au début de 1996, Ronald Brown, secrétaire de commerce des États-Unis, énonçait publiquement ce qui pour beaucoup d&#8217;observateurs commençait déjà à être une évidence: &#8220;L&#8217;ère du domaine économique et de l&#8217;hégémonie commerciale de l&#8217;Europe en Afrique est terminée. L&#8217;Afrique nous intéresse.&#8221; Beaucoup de faits montrent cet intérêt; nous signalons les suivants: </p>
<p>Quelques-uns des membres du FPR qui ont attaqué le Rwanda en 1990 à partir de l&#8217;Ouganda avaient acquis une formation militaire aux États-Unis dans le cadre du programme IMET. </p>
<p>Entre 1989 et 1992, les États-Unis ont donné à l&#8217;Ouganda une aide économique de 183 millions de dollars. Cette aide équivalait à toute l&#8217;aide des États-Unis pendant les 27 années précédentes4. La Banque Mondiale (IDA) a donné à Museveni, le président de l&#8217;Ouganda, 1800 millions de dollars jusqu&#8217;à mars 1997 seulement. </p>
<p>Les États-Unis sont les principaux fournisseurs d&#8217;armes en Ouganda en vue de leur utilisation dans la région des Grands Lacs. Il y a des militaires américains à l&#8217;ancien aéroport d&#8217;Entebbe, à Nakasongola, Kabamba, Ssingo, Nkosi, aux îles Ssese et dans d&#8217;autres endroits mobiles d&#8217;Ouganda, entraînant des militaires ougandais et rwandais5. </p>
<p>Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont empêché le Rwanda de recourir au Conseil de Sécurité de l&#8217;ONU sur l&#8217;agression de l&#8217;Ouganda, sous prétexte de manque de preuves matérielles. Ces mêmes pays ont rendu inefficace le travail de la Mission des Nations Unies chargée de contrôler la frontière rwandais-ougandaise (MONUOR). Non seulement ils se sont opposés au renfort de la MONUOR en hommes et en matériel, mais ils ont refusé également de condamner l&#8217;Ouganda quand les responsables de la MONUOR ont informé que ce pays les empêchait d&#8217;accomplir leur mission. </p>
<p>Egalement les États-Unis et la Grande Bretagne ont bloqué pendant longtemps la décision du Conseil de Sécurité sur le déploiement de la Force Internationale prévue par les Accords de paix d&#8217;Arusha. Les premiers soldats de la MINUAR ne sont arrivés à Rwanda qu&#8217;en novembre 1993, près de quatre mois après la signature des Accords, qui ne pouvaient s&#8217;appliquer sans cette force internationale. Le retard a provoqué des tensions entre le gouvernement rwandais et le FPR, et à l&#8217;intérieur des partis politiques. </p>
<p>L&#8217;ambassade des États-Unis à Rwanda à été la première à évacuer Rwanda le lendemain du 6 avril 1994, jour de l&#8217;assassinat des présidents du Rwanda et du Burundi, événement qui a déchaîné les massacres à grande échelle. Des mesures plus énergiques, prises de concert avec les autres pays ou au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, auraient empêché l&#8217;extermination de la population. </p>
<p>Les Etats-Unis ont bloqué l&#8217;adoption et l&#8217;application de la résolution 1080 (1996) adoptée par le Conseil de Sécurité de l&#8217;ONU, le 15.11.96, sur le déploiement d&#8217;une force multinationale de protection des réfugiés et de la population civile menacée à l&#8217;est de l&#8217;ex Zaïre; cette force aurait pu arrêter les massacres. </p>
<p>Pendant sa visite au Rwanda en septembre 1996, Johnston, membre du Congrès nord-américain, a plaidé en faveur de la politique consistant à obliger les réfugiés. Johnston a dit: &#8220;Cesser de les alimenter, transférez vos dispositifs d&#8217;aide alimentaire à l&#8217;intérieur des frontières, essayer d&#8217;obtenir que les armées rwandaise et tanzanaise imposent la discipline, qu&#8217;une force de sécurité escorte personnellement les réfugiés, qu&#8217;elle leur fasse passer la frontière et les conduise aux centres de distribution d&#8217;aliments&#8221;. </p>
<p>La déclaration de l&#8217;ambassadeur américain à Kigali, le 21.01.97, dit: &#8220;Les agences humanitaires doivent partir de l&#8217;est du Zaïre et cesser d&#8217;alimenter des assassins. Alors, ceux-ci se volatiliseront dans la nature à la recherche de quelque chose à manger, laissant derrière eux les otages. Si nous n&#8217;agissons pas ainsi, nous sauverons les enfants de Tingi-Tingi au préjudice des enfants qui seront assassinés ou qui deviendront orphelins à l&#8217;intérieur du Rwanda&#8221;.6 </p>
<p>L&#8217;ambassade américaine au Rwanda donne un clair support au gouvernement Kagame, minimisant ouvertement les problèmes et les violations des droits humains; et les agences humanitaires internationales ont l&#8217;impression qu&#8217;elle leur est franchement défavorable. Un fonctionnaire de l&#8217;ambassade américaine a déclaré a Physicians for Human Rights (PHR) (Physiciens pour les Droits Humains) qu&#8217;il donnait support à ce que faisait le Rwanda pour contrecarrer le projet d&#8217;une mission d&#8217;investigation sur les atrocités commises à l&#8217;ex Zaïre et il défiait PHR de présenter des preuves de violations graves des droits humains au Rwanda et à la R.D. du Congo. 7 </p>
<p>L&#8217;administration nord-américaine a étouffé le génocide des réfugiés rwandais à l&#8217;ex Zaïre. Sous sa pression, la version finale du rapport des Nations Unies a été modifiée afin de substituer le mot &#8220;génocide&#8221; par &#8220;massacre&#8221;. Il est expliqué à l&#8217;ONU que &#8220;après des discussions approfondies&#8221; à New York, les auteurs du rapport ont décidé &#8220;eux-mêmes&#8221; de retirer le terme &#8220;génocide&#8221;8. En outre, le rapport se termine avec la recommandation que Kabila et Kagame enquêtent, eux-mêmes, sur les auteurs des massacres. Avec ceci, on demande aux auteurs présumés des massacres qu&#8217;ils en fassent eux-mêmes les enquêtes, ce qui est ridicule. Par cette action, Washington a voulu préserver l&#8217;intégrité morale de ses protégés, puisque ces derniers utilisent le génocide tutsi comme justification éthique de leur dictature ethnique. </p>
<p>Un journaliste britannique, Nick Gordon, a enquêté et informé que le régime du FPR a construit des fours crématoires dans les régions rwandaises de Bugesera, Ruhengeri, Buyumba, Kibungo, Nyungwe et d&#8217;autres endroits où des milliers de hutus sont assassinés et leurs corps brûlés, pendant que les responsables des Etats-Unis détournent le regard. 9 </p>
<p>Un membre de l&#8217;administration Clinton interrogé sur l&#8217;assistance militaire massive des Etats-Unis au Rwanda, déclarait qu&#8217;&#8221;il était nécessaire d&#8217;établir un régime militaire très puissant dans la région des Grands Lacs pour imposer des solutions militaires aux conflits&#8221;.10 </p>
<p>En plus de l&#8217;approvisionnement du matériel de guerre, Rwanda et Ouganda participent activement aux programmes de formation et assistance militaire suivants: </p>
<p>Rapid Intervention Force (RIP) </p>
<p>Appelé aussi l&#8217;African Crisis Response Initiative (ACRI), ce programme a commencé en 1995. Bien que d&#8217;autres pays africains y participent, surtout le Sénégal, on donne une importance très particulière au Rwanda et en Ouganda, au nom du génocide. Des milliers de soldats et d&#8217;officiers tutsis prennent part, chaque semestre, à ces formations militaires assurées par les bérets verts, une unité d&#8217;élite de la 3ème Division des Forces Spéciales de Fort Bragg, en Caroline du Nord. </p>
<p>International Military Education and Training (IMET) </p>
<p>Ce programme offre une formation militaire très avancée. Historiquement, beaucoup de dictateurs militaires du Tiers Monde, ainsi que leurs pelotons d&#8217;exécution, y ont été formés. C&#8217;est le cas des &#8220;tontons macoutes&#8221; d&#8217;Haïti, et des brigades sanguinaires du Chili, de l&#8217;Argentine et d&#8217;autres pays. Beaucoup d&#8217;officiers tutsis y sont enrôlés à fort Bragg et à Fort Leavenwoth, ce dernier au Kansas. C&#8217;est dans le cadre de ce programme que Kagame, à ce moment-la officier dans l&#8217;armée ougandaise, a participé à une formation militaire, en 1993, en compagnie de quelques officiers ougandais. </p>
<p>Joint Combined Exchange Training (JCET) </p>
<p>Ce programme est supervisé par la Marine, l&#8217;Armée de terre et la Force aérienne. L&#8217;objectif de cette formation est de permettre aux troupes tutsis d&#8217;améliorer leur expérience militaire. Les unités de la 3ème et de la 5ème Forces spéciales y prennent part. Quelques disciplines militaires sont enseignées, à savoir: les techniques de camouflage, la préparation des combats, la mobilité des unités réduites, l&#8217;entretien du matériel de guerre, la navigation nocturne, etc.. </p>
<p>Rwandan Interagency Assessment Team (RIAT) </p>
<p>Ce projet a été spécialement conçu pour évaluer l&#8217;efficacité de tous les entraînements militaires auxquels participent les soldats et les officiers rwandais, avec comme objectif, le cas échéant, la recommandation de solutions pour les améliorer. </p>
<p>Il y a un rapport du Pentagone, adressé au Congrès, dans lequel est détaillée la participation de l&#8217;armée américaine à la formation des forces armées rwandaises depuis 1994. Selon ce rapport, les États-Unis ont élargi leur coopération avec l&#8217;armée rwandaise au moment où celle-ce était impliquée dans l&#8217;aide aux rebelles congolais, pour renverser le régime de Mobutu11. D&#8217;après le Soir, deux jours avant la deuxième invasion du Congo, le 02.08.98, quelques experts militaires américains ont été vus près de la frontière. D&#8217;autre part, deux vaisseaux de guerre américains opéraient à la hauteur de Matadi, dans l&#8217;Ocean Atlantique, servant de liaison de communications entre Goma, Kigali et Kitona. Ils dirigeaient également les communications de la tour de contrôle de l&#8217;aéroport militaire de Kitona. De plus, &#8220;des instructeurs américains entraînaient des mercenaires serbes, colombiens, somaliens et sud-africains, à la localité de Dedia, près de l&#8217;île d&#8217;Idwi, dans la province congolaise du Kivu Sud&#8221;. </p>
<p>Les sociétés minières </p>
<p>Selon des études géologiques faites ces dernières années, le sous-sol du Congo contient des gisements de cuivre, de cobalt, de zinc, d&#8217;argent, de diamants, d&#8217;uranium, de cadmium et d&#8217;autres métaux rares, mais surtout des concentrations d&#8217;or en quantités exceptionnelles. </p>
<p>La majeure concentration d&#8217;or se trouve dans la province orientale, dans la région d&#8217;Ituri, aux confins de la frontière avec l&#8217;Ouganda et le Soudan. Une légende de l&#8217;est congolais situe les mines d&#8217;or du roi Salomon dans cette zone. Selon une étude faite par le Centre National de Recherches Géologiques et Minières (CRGM), le sol d&#8217;Ituri est si riche qu&#8217;il est possible, avec les méthodes modernes de traitement, d&#8217;obtenir de l&#8217;or fin jusqu&#8217;à une moyenne de 6 à 7 kg par tonne, seulement avec le traitement des déblais des anciennes mines de l&#8217;Okimo. Des milliers de chercheurs de paillettes d&#8217;or travaillent pour leur compte dans la région qui s&#8217;étend sur 83.000 km2. Dans quelques endroits, la quantité d&#8217;or atteint le chiffre astronomique de 18 kg/or fin par tonne, contre une moyenne mondiale qui se situe autour de 11 grammes d&#8217;or par tonne, selon les données de CRGM. Jusqu&#8217;à présent, seulement les gisements secondaires (d&#8217;alluvions) ont été exploités par l&#8217;Okimo. Les gisements primaires (roche dure souterraine) sont intacts et seraient les plus riches. Selon les spécialistes du secteur, dans le carré 200 de la concession 40 de l&#8217;Okimo, situé aux environs de la ville de Mongbalu, à la frontière avec l&#8217;Ouganda, la seule mine Senzere contiendrait des réserves estimées entre 2.000 et 3.000 tonnes d&#8217;or, d&#8217;une valeur qui atteindrait 20 ou 30 milliards de dollars. </p>
<p>Dans le Sud-Kivu, l&#8217;exploitation de terres vierges, qui n&#8217;est pas encore commencé, devrait produire des métaux précieux, comme l&#8217;europium ou le thonium, utilisés dans l&#8217;aéronautique et l&#8217;industrie spatiale. </p>
<p>Bien qu&#8217;il y ait une forte présence des entreprises nord-américaines au Zaïre de Mobutu, elle s&#8217;intensifie et essaie de s&#8217;assurer avec l&#8217;arrivée de Kabila. Des extraits d&#8217;un article de François Misser à La Libre Enteprise, le 26.04.97, son significatifs : </p>
<p>«Les entreprises américaines occupent des positions capitales dans le cobalt et dans l&#8217;or. Elles s&#8217;introduisent dans le même secteur des diamants, où l&#8217;empire De Beers (sud-africain) avait le monopole de la commercialisation de la production de la seule exploitation industrielle du pays. Le déploiement le plus spectaculaire a été le contrat de un milliard de dollars terminé le 16 avril par American Mineral Fields, une entreprise nouvelle avec le siège à Hope, Arkansas, l&#8217;Etat de Bill Clinton, pour la création d&#8217;une fabrique de zinc et l&#8217;exploitation de gisements de zinc, de cuivre et de cobalt à Kolwezi et à Kipushi. Les désirs d&#8217;AMF ne se limitent pas au cobalt ou au cuivre. Cette société, qui possède une filiale dans le secteur de l&#8217;or en Zambie voisine, à Zamgold, est également active dans le secteur du diamant en Angola, où elle a une concession de 8.700 km2 bordant la rivière Luremo, au Lunda Nord, à la frontière du Kasai occidental. </p>
<p>D&#8217;autres compagnies nord-américaines n&#8217;ont pas l&#8217;air d&#8217;avoir beaucoup de difficultés, comme Eurocan Consolidated Ventures, l&#8217;associé suédois dont le magnat, Adolph Lundin, a signé à la fin de 1996, avec le gouvernement Kengo, un contrat de un milliard cinq cents millions de dollars pour l&#8217;exploitation des gisements de Tenke-Fungurume (où les réserves de cobalt correspondent à l&#8217;équivalent de 30 ans de travail de la production mondiale actuelle). La compagnie américano-canadienne Barrick Gold a une autorisation d&#8217;exploitation sur 81.000 km2 des concessions du Bureau des mines d&#8217;or de Kilo-moto, au Haut Zaïre». </p>
<p>Il faut dire que cette autorisation d&#8217;exploitation de Barrick Gold a été obtenue en pleine guerre contre Mobutu, à la fin de 1996, et que l&#8217;ex-président des États-Unis et ex-directeur de la CIA, George Bush, est un membre du Conseil d&#8217;administration dont le président est Brian Mulroney, ex Premier ministre du Canada. 12 &#8221; <a href="http://www.inshuti.org" rel="nofollow">http://www.inshuti.org</a> </p>
<p>4. M. Harald Marwitz, ancien responsable de l&#8217;USAID (United States International Development Aid). </p>
<p>5. Remigius Kintu (Ugandan Democratic Coalition), &#8216;Terror incognito: the U.S. conspiracy behind Museveni&#8217;s wars&#8217;, Maryland, 19-04-97. Le Sénat des États Unis ont invité M. Remigius Kintu plus d&#8217;une fois pour exposer son analyse du conflit. </p>
<p>6. IRIN (part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs), 28-01-97. </p>
<p>7. Physicians for Human Rights, &#8216;Investigation in Eastern Congo and Eastern Rwanda, a Report&#8217;, 16-07-97, pp. 14-15. </p>
<p>8. Le Monde, &#8216;L&#8217;ONU évite d&#8217;avoir à condamner Kigali et Kinshasa&#8217;, New York (United States), 05-06-98. </p>
<p>9. Nick Gordon, &#8216;Return to hell&#8217;, Sunday Express, 21-04-96. </p>
<p>10. Lynn Duke, The Washington Post, 14-07-98. </p>
<p>11. Agence France Presse, &#8216;Le Pentagone confirme participer à la formation de l&#8217;armée rwandaise depuis 94&#8242;, Washington, 29-08-97. </p>
<p>12. &#8216;La rébellion du Kivu risque d&#8217;accélerer l&#8217;éclatement du Zaire&#8217;, Le Monde, 27-11-96, p.2.</p>
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