La farce de Bratislava | Causeur

La farce de Bratislava

Un sommet européen manipulé par Angela Merkel

Auteur

Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig
Journaliste.

Publié le 07 octobre 2016 / Économie Monde Politique

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En glissant allègrement sous le tapis les dossiers bouillants du moment (migrants, austérité budgétaire, Tafta), le couple franco-allemand coaché par Angela Merkel a transformé le sommet européen en summum de la farce.
angela merkel hollande bratislava

Sommet européen de Bratislava. Sipa. Numéro de reportage : AP21951498_000001.

Les coryphées européistes les plus ardents, comme Jean Quatremer de Libération et Bernard Guetta de France Inter, en étaient tout tourneboulés : le sommet de l’UE qui s’est tenu les 16 et 17 septembre dans la capitale de la Slovaquie, Bratislava, a tourné à la farce dans un décor d’opérette de province.

Enfermés dans un château forteresse dominant la ville et le Danube, puis traînés bon gré, mal gré dans une mini-croisière sur le fleuve, juste pour montrer que l’Europe institutionnelle s’amuse dans la tempête, les 27 chefs d’États et de gouvernements de l’UE se sont livrés à une mascarade indigne.

Comment faire croire au bon peuple qu’après le coup de Trafalgar du Brexit, la débâcle générale provoquée par la crise des migrants, l’absence de l’Europe dans la tourmente du Moyen-Orient, sans oublier la persistance et même l’approfondissement des divergences sur les orientations économiques de l’Union, ce sommet allait donner un nouveau souffle à un système en fin de course ?

Fastoche ! On laisse de côté les sujets qui fâchent (répartition des migrants dans tous les pays de l’UE, remise en cause des dogmes de l’ordo-libéralisme germanique, traités de libre-échange avec les États-Unis et le Canada), pour monter en épingle quelques bricolages dans le domaine de la défense européenne et quelques vœux pieux relatifs à la relance des investissements dans les infrastructures et l’innovation technologique.access capability=”lire_inedits”]
On met en scène une renaissance, pour la galerie, du couple franco-allemand, qui serait remis en selle par le retrait de la Grande-Bretagne du jeu européen. François Hollande s’est complaisamment associé à ces simagrées destinées à démontrer que la France avait encore son mot à dire alors que la pièce avait été écrite du début à la fin par la chancelière allemande. Invité à participer à la conférence de presse avec Merkel et Hollande, Matteo Renzi a provoqué un esclandre en boudant cette mascarade, et en motivant cette attitude par son refus de cautionner des documents « sans vision et sans âme ». Un sursaut de dignité que le président français n’a pas eu le courage politique d’imiter… Les couleuvres avalées à Bratislava étaient pourtant de taille exceptionnelle !

Le Brexit ? Hollande s’était prononcé dès le lendemain du vote britannique en faveur d’une procédure accélérée d’expulsion des Anglais de l’UE, alors que Berlin calmait le jeu dans cette affaire, car les atouts de Londres dans la négociation ne sont pas négligeables, notamment en raison du marché important que la Grande-Bretagne constitue pour l’industrie allemande… Résultat : Merkel 1, Hollande 0.

La question des migrants ? Il est vrai que dans ce dossier Angela s’était mise dans un mauvais cas, aussi bien sur le plan intérieur (chute de la CDU et percée de l’AfD) que dans ses rapports avec les pays voisins, du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), ralliés par l’Autriche, totalement rétifs à se laisser imposer des quotas de migrants décidés par Bruxelles. Elle a donc passé son été, mouillant abondamment son chemisier, à négocier avec ces rebelles, reculant sur les quotas, mais s’assurant, par ailleurs, le soutien de ces mêmes États dans son intransigeance sur le respect des normes de Maastricht pour les budgets nationaux, qui condamnent nombre de pays à une austérité perpétuelle. Pendant ce même été, Hollande s’affiche à Athènes avec les pays dits du « Club Med » pour défier la chancelière et fustiger cette politique inflexible. La Grèce, l’Italie, Malte sont laissées sans aide communautaire conséquente face à la déferlante des migrants, et ce n’est pas l’envoi de 200 garde-frontières de l’UE en Bulgarie qui va changer la situation en Grèce ou en Sicile. Hollande réussit l’exploit de trahir l’Europe du Sud, sans se concilier pour autant les pays d’Europe centrale, qui voient d’un mauvais œil l’exigence française de mettre fin à la directive sur les travailleurs détachés. Celle-ci mine la compétitivité des PME françaises, mais favorise une Allemagne avide de main-d’œuvre qualifiée et disponible… Merkel préserve donc son avantage au score, malgré une situation délicate dans cette phase de jeu. Elle regarde maintenant avec amusement l’agitation verbale des candidats à l’élection présidentielle française, de droite comme de gauche, qui se font fort d’imposer à Bruxelles un assouplissement des critères de Maastricht, essentiellement sur le dogme des 3 % de déficit budgétaire, créateur de chômage de masse dans une conjoncture mollassonne…

La chancelière est déjà passée au coup suivant, consistant à obtenir de la BCE une hausse des taux d’intérêt dans la zone euro qui satisferait, avant les élections au Bundestag, les épargnants allemands, en particulier les retraités qui se sont constitué un complément de revenu fondé sur les bons d’État dont le rendement est aujourd’hui ridicule, et qui étaient jusque-là des électeurs fidèles de la CDU…

Ce serait une catastrophe pour les pays fortement endettés, dont la France, mais un handicap facilement surmontable par les pays d’Europe du Nord, car ni une éventuelle hausse de l’euro consécutive à celle des taux ni le renchérissement de la charge de la dette ne mettrait sérieusement en danger leur compétitivité à l’échelle mondiale. Quant aux pays d’Europe centrale et orientale, leur dépendance envers l’économie allemande est telle qu’ils sont obligés de suivre Berlin dans ce domaine.

Merkel compte aussi, pour imposer ses vues, sur une force que l’on a toujours tendance à négliger : l’inertie. À quoi sert-il en effet d’appeler à une remise à plat des traités fondant l’UE, s’il est d’emblée impossible de faire avaliser ce chambardement par des peuples qui ont des intérêts différents, voire contradictoires ? Un nouveau traité satisfaisant, par exemple, le souhait des Européens du Sud de mettre en œuvre une solidarité financière à l’échelle continentale serait retoqué sans appel par le Bundestag, quelle que soit sa composition, et le SPD ne serait pas le dernier à s’insurger ! Les divergences ne sont pas moins grandes entre la « vision » de l’Europe post-Brexit de Merkel et celle de Hollande. Paris ramène la vieille lubie du « noyau dur » des pays décidés à aller plus loin dans l’intégration et vers plus de fédéralisme, alors que Berlin, au contraire, refuse cette Europe à la carte, préférant garder les pays du Nord et d’Europe centrale dans son orbite directe. On ne touche à rien, donc, sauf à la marge, c’est cela l’esprit de Bratislava – une ville que nombre d’Allemands et d’Autrichiens continuent de nommer Pressburg.[/access]

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    publié dans le Magazine Causeur n° 98 - Octobre 2016

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  • La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 9 Octobre 2016 à 12h44

      golvan dit

      @ Thalcave
      Votre profession de foi envers l’ordolibéralisme est touchante, ce qui l’est moins c’est de défendre l’Allemagne contre les autres pays européens.
      D’autre part, défendre la Deutsche Bank est plutôt héroïque de votre part, car elle est en faillite et ne se relèvera pas, pour cause d’hystérie affairiste, sauf si Merkel se découvre et vient à son secours, ce qui n’arrivera probablement pas car le parti montant qui lui taille en ce moment des croupières n’est pas né en réaction à l’immigration mais contre l’aide apportée aux banques par l’Etat allemand… Ce qui vient tout de même légèrement écorner votre belle démonstration.
      Et ça n’est pas parce que je suis français que j’encourage la gabegie de ces 35 dernières années, ni que je suis partisan d’un Etat obèse, ni partisan d’impôts confiscatoires. Je suis au contraire partisan d’un Etat se réduisant à ses strictes missions régaliennes, d’autant plus d’ailleurs que j’ai monté ma propre entreprise il y a trente trois ans et que je n’ai pas été convié au banquet socialiste.
      Mais ça ne fait pas de moi un admirateur inconditionnel de l’Allemagne et surtout, un type qui pond des posts pleins de morgue envers les Français comme s’il ne l’était pas lui-même.   

      • 10 Octobre 2016 à 15h27

        Thalcave dit

        1/ Il n’est nulle part question de la Deutsche Bank dans mes posts! Je viens de les relire, tous attentivement.
        2/ Mon explicitation de l’ordolibéralisme n’est pas une profession de foi, mais une analyse.
        3/ Je n’exprime nulle part une admiration inconditionnelle de l’Allemagne même si j’admire l’extraordinaire redressement et le leadership européen d’un pays anéanti sous les bombes en 1945 (anéantissement au demeurant mérité). J’aurais aimé que mon pays, la France, égale cette performance.
        4/ J’ai été longtemps très fier de mon pays la France où je suis né de modestes immigrés d’Europe centrale et qui m’a permis par son ouverture, son souci de l’égalité des chances, par la qualité de son système d’enseignement de me hisser au meilleur niveau possible gratuitement.
        5/J’ai cru pouvoir rembourser ma dette en servant mon pays comme sous-lieutenant en Algérie à 20 ans dans les Aurès (j’ai été payé un moment en espèces, n’ayant pas l’âge pour ouvrir un compte bancaire). Ce fut le début d’une désillusion.
        6/ Je crois que nous ne parlons pas la même langue, que nous n’avons pas les mêmes valeurs et que tout échange est inutile.

    • 9 Octobre 2016 à 8h15

      Thalcave dit

      Pauvres français! Ils n’aiment pas l’ordolibéralisme qui a pour objet de cantonner l’Etat dans un rôle de régulation, c’est à dire de s’opposer à la tendance naturelle du marché à la concentration pour constituer des monopoles ou oligopoles, et perdre tous les avantages de création, d’efficacité, de croissance et d’innovation de l’économie de marché. Les pauvres français préfèrent que l’Etat achète des TGV pour les faire rouler sur des voies à petite vitesse, crée sans que qu’on lui en demande des licences de taxi pour créer un monopole figé de telle sorte que le nombre de taxis à Paris reste invariable de 1927 à 2016, de concentrer toute la production et la distribution d’électricité, de chemins de fer, de transport aérien, etc.. entre les mains d’un seul opérateur où les syndicats prennent une importance tératologique et irrésistible car on leur confère le pouvoir de pouvoir paralyser tout le pays à la moindre revendication. Le secteur public n’a pas de clients mais des usagers et son but n’est pas l’intérêt général mais celui de ses seuls employés comme dans tout monopole qui se respecte. Tous les vrais pays libéraux ont compris cela depuis logtemps, aux USA depuis le Sherman anti-trust Act qui date de 1890, et plus tard les allemands. Voilà pourquoi, la Deutsche Bahn peut se privatiser sans s’effondrer alors qu’à l’inverse la SNCF lutte jusqu’à son dernier souffle -qui n’est plus très loin- pour sa prolongation – une petite libéralisation dans le transport des marchandises par fer a montré la totale incapacité de la SNCF de soutenir la concurrence pendant que les écolos s’évertuent à brailler que les trains c’est mieux que les camions- avec l’appui du gouvernement français qui a sacrifié en échange pour obtenir cette prérogative outrancière sans que personne n’en dise mot, des secteurs entiers comme l’agriculture -quota laitiers- et bien d’autres secteurs sous la table des compromis – on n’a rien sans rien.
      L’ordolibéralisme, c’est un libéralisme ordonné.

      • 9 Octobre 2016 à 8h27

        Thalcave dit

        Ce n’est pas le social-libéralisme, concept creux, inventé à la va vite sous la pression de la mondialisation, mutation hors de portée de compréhension pour le socialisme de sous-préfecture français et dont se gargarisent les griots du Hollandisme-écoutez l’inénarrable Roland Cayrol qui a son rond de serviette dans “C’est dans l’air” et dans “On refait le monde” avec sa mine de vieux sage sage Jivaro.
        L’ordolibéralisme, ce serait la fin de l’Etat-je-mèle-de-tout-surtout-si-je-n’y-connais-rien, à la Ségolène Royal ou au Montebourg, au choix. Ce serait la fin des 500.000 élus dont 450.000 ne servent qu’à paralyser la marche de l’économie productrice. Ces 450.000 élus qui n’ont jamais travaillé pour de bon dans une entreprise- sont coûteux, contre-productifs. On dirait qu’ils ont été inventés pour baisser les chiffres du chômage alors que vicieusement ils font out pour l’aggraver en produisant des textes qu’ils croient utiles à la régulation de quelque chose à quoi ils ne comprennent rien. Comme l’avait déjà compris Tocqueville il y a 150 ans dans “L’ancien Régime et la Révolution”, nos pseudo-révolutionnaires étaient en peau de lapin et n’ont eu de cesse que de reconstituer les castes privilégiées de l’Ancien Régime.

        • 9 Octobre 2016 à 12h04

          isa dit

          Merci Thalacave de m’avoir redonne le goût de lire deux commentaires tres brillants sur Causeur.

          Hors sujet: merci Wil d’avoir mis une bonne branlee à Lector sur l’autre fil.
          Si qq’ un pouvait faire de même à Kelenborn, ce serait parfait.
          Merci d’avance… 

    • 8 Octobre 2016 à 12h27

      golvan dit

      François Mauriac disait qu’il aimait tellement l’Allemagne qu’il était ravi qu’il y en ait deux …
      Je ne suis pas loin de penser la même chose.
      Mais concernant la puissance de ladite Allemagne, on peut tout de même remarquer la faillite de la Deutsche Bank dont les effets ne vont pas tarder à se faire sentir.
      Toutefois ce qui est sûr, c’est que depuis sa réunification, l’Allemagne a une politique internationale catastrophique à commencer par la reconnaissance unilatérale de la Croatie, vieille amie nazie, qui avait inauguré les guerres de Yougoslavie, pour terminer par l’appel délirant à l’immigration musulmane de l’année dernière…
      C’est le problème avec les Allemands, ils sont tellement dénués de sens de l’humour qu’on les croit sérieux.   

      • 9 Octobre 2016 à 10h46

        Thalcave dit

        Schadenfreude. Ca ne vous apportera aucun soulagement. Car vous avez de bonnes raisons d’être jaloux, et ça va continuer! Je vous plains!

        • 9 Octobre 2016 à 12h27

          golvan dit

          @ thalcave à 10h46
          Manifestement il n’y a pas que les Allemands à manquer de sens de l’humour.
          Si vous me pensez jaloux des Allemands c’est que vous êtes un imbécile.
          Je remarque seulement que l’Allemagne est un pays à l’égoïsme forcené et surtout qu’un tas d’idiots se laissent berner par la vertu affichée par les Allemands supposés honnêtes, travailleurs etc…, alors que la réalité c’est l’exploitation de la main d’oeuvre bon marché des pays limitrophes de l’est, l’escroquerie de VW, la faillite de la Deutsche Bank, et une sous natalité telle que la patronat allemand qui appuie Merkel l’a applaudie des deux mains en pensant faire entrer sur le sol allemand des esclaves qualifiés jusqu’au moment où même le plus imbécile d’entre eux a compris la catastrophe provoquée par cet aveuglement.
          Alors mon vieux thalcave je ne suis pas jaloux de l’Allemagne, qu’on peut d’ailleurs admirer sous un certain aspect: les Allemands se foutent éperdument des autres nations composant l’UE et ne confondent jamais leurs intérêts avec ceux des autres, et tout ça pour la bonne raison que l’UE n’est à leurs yeux qu’une zone relevant de leur espace vital.
          Alors ne me plaignez pas et si vous aimez l’Allemagne, déménagez.  

      • 9 Octobre 2016 à 10h51

        Thalcave dit

        Notre grand tort a été de compter sur Mauriac pour créer de la croissance, des emplois, augmenter le niveau et atténuer le désespoir des classes moyennes et des enseignants. Il est vrai que le désespoir, Mauriac, il aimait ça!

      • 9 Octobre 2016 à 12h28

        Angel dit

        Bien vu Golvan le role de l’Allemagne pire que celle de la Russie et des Etats Unis lors des guerres civiles de l’ex Yougoslavie

    • 8 Octobre 2016 à 9h21

      QUIDAM II dit

      Depuis la réunification, l’Allemagne se comporte sans le moindre égard pour ses alliés et voisins, et très souvent sans la moindre concertation.
      L’Allemagne est typiquement ce qu’on appelle « un faux ami »… quelque chose de plus dangereux qu’un ennemi.
      Il serait bon que les observateurs politiques cessent de se ridiculiser en parlant du « couple franco-allemand », expression qui tape sur les nerfs de nos voisins d’outre-Rhin.

      • 9 Octobre 2016 à 10h54

        Thalcave dit

        C’st un couple dépareillé, une mésalliance. La France croyait avoir épousé un vaincu, elle se réveille au côté d’un vainqueur. D’où son impuissance irréductible!
        La France a beau se concerter à jet continu avec ses voisins, rien n’y fait!

    • 7 Octobre 2016 à 20h43

      Wil dit

      Ce qui je crois est le plus formidable dans tout ce désastre institutionnel,politique et surtout médiatique qu’a été le quinquennat Hollande c’est qu’il aura réussi à faire passer Sarko,probablement le pire arriviste que la politique française ait connue(à coté,je crois que Chirac avait de convictions,c’est dire.),comme un président…surement pas de la France mais un président quoi.Pour peu que ça veuille dire quelque chose.

      • 7 Octobre 2016 à 20h52

        Wil dit

        Et en fait non.Le temps d’une réflexion qui m’aura pris le temps d’aller pisser et qui dnc en vaut autant,le plus formidable n’est pas que Hollande ait fait presque fait passé Sarko pour un président mais qu’en fait,il est l’aboutissement de l’esprit républicain et démocratique français qui veut que n’importe quel guignol peut accéder aux plus hautes fonctions sans avoir ni les compétences ni le caractère pour diriger un état.
        Hollande est en fait le rejeton ultime de la gauche 68arde.

        • 7 Octobre 2016 à 22h14

          kelenborn dit

          ouais heureusement que c’est moi que l’Eugene traite de scato!

        • 7 Octobre 2016 à 23h00

          Wil dit

          Rhoo,va va kelerborn,arrête de te faire passer pour plus rebelle style Gun’s n Roses encore plus drogué que tu ne l’es,ça va je connais ça.
          J’aime tes déilres de toutes façons mêmes si je comprends pas souvent tout,mais c’est fait exprès.;-)
          ROCK N ROLL BABY!

        • 9 Octobre 2016 à 11h03

          Thalcave dit

          Sarko est vulgaire, je vous l’accorde mais il a contrairement à ce que dit la presse de bobos du marais, fait des réformes malgré les millions de syndiqués d’entreprises publiques qu’Aubry et Hollande lui ont jeté dans la rue. Sans ces réformes Marisol ne pourrait prétendre avoir remis à l’équilibre les régimes sociaux au prix de quelques opérations de cavalerie.
          Sans Sarko et Gordon Brown, la crise de 2008 auraient des effets catastrophiques en Europe. Non Sarko et Hollande, c’est pas la même chose même si on n’aime pas Sarko, sauf Carla Bruni qui en connait un rayon de grands hommes séduisants et intelligents. La démocratie c’est fait pour des gens raisonnables, éduqués, pas pour des lyncheurs mus par la seule émotion, énervés par une presse de caniveau.

    • 7 Octobre 2016 à 20h41

      kelenborn dit

      Tout à fait!! cela réconforte!! au moins on n’écrit pas que des conneries sur Causeur
      Presbourg!! Oui puisque cela fait partie du Lebensraum de l’Allemagne!!
      Mais une chose m’a fait marrer vue furtivement à la téloche !
      BRATISLAVA SUMMIT

      Le Royaume Uni quitte l’UE mais la langue commune reste l’Anglais
      Bon ne nous plaignons pas!!! bientôt ce sera l’arabe!!
      MK

      • 9 Octobre 2016 à 11h17

        Thalcave dit

        Avec ce moral dans les chaussettes, vous devriez vous réfugier comme un simple afghan ou unsyrien aux USA ou en Australie. Sinon, vous allez vous rendre malade!

    • 7 Octobre 2016 à 20h25

      steed59 dit

      Hey Luc j’ai cru comprendre que Merkel était divorcé, alors si j’ai un conseil à te donner, vas-y fonce on ne sait jamais sur un malentendu ça peut peut-être marcher.

       parce que là un tel niveau d’adoration, ça devient irrationel 

      • 7 Octobre 2016 à 20h43

        Simbabbad dit

        Je ne vois pas bien en quoi il dit du bien de Merkel?

        • 8 Octobre 2016 à 9h30

          durru dit

          Il lui donne bien plus de pouvoir qu’elle n’en a réellement.
          Pas besoin de s’appeler Merkel pour savoir que l’inertie existe et s’en servir. Le seul point que Luc n’a pas relevé: le mur s’approche.

        • 8 Octobre 2016 à 13h34

          steed59 dit

          salut durru !!

      • 9 Octobre 2016 à 11h04

        Thalcave dit

        Que voilà une profonde réflexion politique! Que peut-on faire avec des électeurs de ce niveau?

        • 10 Octobre 2016 à 0h04

          durru dit

          Alors que les vôtres, de réflexions…
          Rien que votre conviction que Sarko aurait fait quelque chose et qu’on doit lui remercier pour 2008 (on met aussi Lisbonne dans le paquet, tant qu’à faire?) vous disqualifie totalement pour donner un avis sur qui que ce soit.